Société d'Études du Canal de Suez Rue de la Victoire, 34. Paris 22(Decem)bre 1847 Cher Collègue Avant de répondre à vos deux bonnes lettres des 2 et 8(Décembre) j’ai fait mes efforts pour arriver à la solution que vous desiriez. J‘ai le regret de vous dire qu’ils ont été vains et que décidément M(onsieur) Stephenson se déclare dans l‘impossibi(li)té de partir en fevrier, et s’engage positivement pour (Octo)bre ou(Novem)bre, ainsi que M(onsieu)r Talabot. Contre cette impossibilité je crois que nous aurions tort de concevoir des segrets inutiles et que nous devons nous occuper de tirer le meilleur parti possible de la position nouvelle òu cette résolution de nos collegues nous place. Maintenant qu’il ne s'agit plus d’une légère différence de quelques semaines entre l’époque où Vous pourriez partir et celle ou vos collègues s’engagent à faire le voyage, je ne saurais plus vous engager, comme je le faisais dernièrement, à partir seul en Fevrier. Il me semble que ce qu'il y a de plus sage est de presser le plus possible la mise au Net des études de la Brigade française, d'en prendre connaissance, chacun de vôtre côté, et de préparer ainsi, sur cette base commune de renseignements, les idées au moyen des quelles vous concerterez un avant projet lorsque vous partirez, et pour ainsi dire pendant la traversée. Je crois, comme nos collegues, que cette suspension peut être utilement employée, et je m'en consolerai bien facilement si au commencement de 1849 votre projet définitif et vos devis sont prets pour la constitution de la Société financière- je ne crois pas que jusqu'à cette époque on puisse mettre utilement cette grand affaire devant les yeux des banquiers. L'opinion se forme lentement, et ne veut pas être trop pressée. On m'a reproché souvent d'être un peu trop pressé dans mes désirs; je puis donc me permettre de Vous engager à la patience. Recevez, cher collègue la nouvelle assurance de mon bien sincère attachement P. Enfantin Monsieur Monsieur L Negrelli, Conseiller Impérial, Inspecteur g(énér)al des Chemins de fer du Nord Herrengasse Vienne Autriche Paris 22.(Decem)ber 1847 Enfantin Am 29. Mittheilung an Dufour gemacht, u(nd) angezeigt, daß ich in(Octo)ber u(nd)(Novembe)r 1848 nicht abkom(m)en kann u(nd) folglich beim Grundsatz festhalte, Mitte Jän(n)er abzureisen.