Paris 7 mars 1847 Cher collègue, J'ai reçu, à Marseille, votre bonne lettre du 15 février, je me hâte d'y [réscondre] dès mon retour à Paris. Je vous remets ci-joint ma traite de F.8000 à votre ordre, à 10 jours de vue, sur Mrs Briggs et Cie d'Alexandrie, je préviens ces messieurs que vous passerez cette traite à l'ordre d'une personne à la quelle vous donnerez d'ailleurs, une lettre d'introduction auprès d'eux. Je vous prie, pour la bonne règle, d'ariser directement Mr Briggs et Cie en fesant mettre sur cette lettre d'avis la signature de cette personne à la quelle vous [endotteres] la traite de F.8000. Vous trouverez également, sous ce fili, deux mille francs F.2000 en une traite à quinze jours de [dote] sur Messieurs Henikstein et Cie de Vienne Mr Paulin Talabot, avec qui je viens de passer une douzaine de jours, pour nos affaires des chemins du midi, mais aussi pour celle de Suez, a dû vous écrire aujourd'hui pour vous faire part de ses dispositions et vous féliciter e de celles que vous avez prites. Pendant notre court séjour à Lyon et à Marseille nous nous sommes occupés de l'adhésion des Chambres de commerce de ces deux villes à notre societé d'études. J'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons trouvé dans chacune d'elles le plus vif empressement de t'attache A Mr. Negrelli à notre grande entreprise c'est [nieue] déjà chote terminée pour la Chambre de commerce de Lyon; quant à la Chambre de commerce de Marseille, elle n'est retardée que par des formalités sous importance. Le groupe français se trouve donc ainsi complétée au minimum de sept quant aux trois autres, qui restent disponibles, nous en disposerons selon le développement que prendra notre affaire, c'est à dire selon l'importance qu'aurait pour nous telle ou telle adjonction. La dernière lettre de Londres, en date du 23 février me dit que Mr Stephenson à la certitude de m'envoyer très prochainement les noms de nos collègues du groupe anglais. J'ai reçu une lettre de Mr Linant. La publicité incomplète et prénatinée donnée à nos projets l'a placé vis-à-vis du Pacha dans une situation embarassante après la lecture d'un article du journal de Francfort son attesse [t'afait] appeler et Linant lui a expliqué franchement notre affaire. Le Pacha a [paru] disposé à donner aide et assistance aux trois ingénieurs; il a même dit qu'il donnerait un bateau à vasseur pour visiter Peluze; mais ces bonnes dispositions reposent, nous ne pouvons pas nous la dissimuler, sur la pensée que les gouvernemens européens sont d'accord, et, dans ce cas nièmes, le [Paelie] prétend, comme il l'a toujours fait, qu'il n'a besoin de personne pour exécuter le canal, en du [moiur] qu'il [n'aset] besoin du concours de compagnie. Profitons donc de ces dispositions pour faire nos études, nous verrons le reste plus tard. Linant attend avec impatience l'arrivée des brigades. La vôtre marchant la première je lui ai [amoné] que vous mettriez son chef en rapport avec lui. Je crois qu'il serait bien, ainsi que M Talabot compte le faire aussi pour ta brigade, que vous donnassiez connaissant à Mr Linant des instructions que vous remettrez à votre chef de brigade. Il a été dit, dans des journaux, et on m'a aussi d'Egypte que le Pacha avait été vivement blessé[...] qu'on l'eut menacé de recourir à Constantinop(le) de lui-même, il ne donnait pas son concours[...] communication des deux mers; peut-être, ceci n'e[...] qu'un propos anglais lance pour troubler l'esprit[...] Pacha, mais je crois que toute parole dite dans ce[...] serait dangereuse. [Votre tiret dévoie lapputirire] Enfantin Monsieur Monsieur Louis Negrelli Conseille Impériale, Inspecteur de la[unleserlich] Genérale des Chemins de Fer Vienne Autriche