Monsieur Monsieur le Ministre Ferdinand de Lesseps 9 Rue Richepance à Paris Vienne 29mai 1 Juin 1856 Très cher et très honorable ami! J’ai rétardé quelques jours à répondre à Vôtre lettre du 17 cour(an)t avec sur la demande dirigée à touts le commissaires si le 15 Juin nous convient pour réaliser le rendevous rendez-vous général à Paris, par ce que j'étais empêché par la marche un peu fatiguante de certaines négociations avec des Envoyés du Roi de Sardaigne pour la jonction des chemins de fer autrichiens aux chemins de fer Sardes, dont S(a) M(ajesté) l’Empereur a bien voulu me charger en qualité de Plénipotentiaire, négociations, qui a causé du procédé peu diplomatique et peu convenable du Comte de Cavour à Paris, et dernièrement dans les Chambres de son pays, ont reçu une augmentation de difficulté, et je ne puis pas quitter le terrain sans avoir antérieurement règlé cette affaire dans une manière ou dans l’autre. Vous connaissez cependant par vôtre précieuse expériance la difficulté qu'on rencontre en matière des négotiations quelconques entre Etât et Etât même dans une condition normale des chosesenmatier rélations réciproques: et cependent nos rélations avec le Piémont ne se trouvent pas dans cette condition. Je tâcherai néanmoins d'arriver à Paris vers le 15 Juin, mais je ne puis pas encore préciser le jour, et que je fairaidèsàprésentsse regrette de ne pouvoir faire de sa présent, et je vous Jeporterai prie de m'indiquer si les autres collègues ont accepté tout simplement l’appel pour le 15, ou pour quel jour, car le Président m'écrit du Chateau du Wiers le 21 Mai qu’il était à la campagne pour recouvrer et fortifier sa santé. Cependent si jene serai à Paris le 15, je m' y trouverai le 16 ou le 17, et peut être même le 14 – car je m’empresserai de partir bientôt après avoir accompli les ordres de S(a) M(ajesté) l’Empereur, dont je vous ai entretenu. J’ai reçu aussi la lettre du 22 de notre bon ami St. Hilaire, et je vous prie de lui dire que j'ai fait tout de suite ce qu'il désirait envers M(onsieu)r Leo Herz. Je félicite aussi M(onsieu)r Mougel de son arrivée à Paris et je compte sur lui son appui pour la soupression des écluses. C’est une des prérogatives de la communication directe sur leCanale l'indirecte le libre passage sans écluses, et la libre circulation des eaux assurera la durée du gran Canal maritime. Mes batteries sont disposés prêtes pour soutenir mon opinion, et je suis bien aise de voir que vous -même la partagez. Ayez donc la complaisance de m'écrire le plus tôt possible si le15 sest est accepté par la majorité des commissaires, et faites agréer mes cordialités à nos amis, que je j’espère révoir bien portantes, et sans plus Dieu vous benisse! Negrelli