W. F. Exner. u8Stellungs-Bibliothek. EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1873 A VIENNE. /// CATALOGUE EAISOMÜ DE L’ EXPOSITION EGYPTIENNE PAR LA COMMISSION D’EGYPTE. %****si*i*i2e=* f Xi -H 00 pq r- YIENN E. IMPRIMERIE IMPERIALE ET ROYALE. E-< S l873- W. F. Exner. usstellungs-Bibliothsk, EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1873 A VIENNE. CATALOGUE UAISOME DE L’EXPOSITION ßGYPTIENNE PAR LA COMMISSION D’EGYPTE. VIENNE. 1MPRIMERIE IMPERIALE ET ROYALE. l873- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1873 Ä VIENNE. CATALOGUE KAISOIIE DE PAR DA L’EXPOSITION liGYPTIENNE COMMISSION D’EGYPTE. VIENNE. IMPRIMERIE IMPERIALE ET ROYALE. 1873 . S-■«. \Ä. »»; js. .■‘Ä # I- v PREFACE. L’exposition egyptienne de 1873 ä Vienne qui figure dans le palais de Findustrie (Galerie 15, A) est due entierement ä la haute initiative et aux soins eclaires de Son Altesse ISMAEL I er Khedive d’Egypte. Prevoyant avec raisoii la place importante que l’exposition des productions du sol et de Findustrie de son pays devait occuper necessairement au milieu des expositions des autres nations, Son Altesse s’empressa de donner les ordres necessaires pour l’organisa- tion aussi complete que possible de Fexposition egyptienne. Dans l’espace d’une annee ces ordres furent completement executes. L’Egypte et les vastes regions du Soudan, jusqu’a la cote de la mer rouge, livraient les produits de leur sol, et des collections extreme- ment riches de leur Industrie particuliere qui actuellement sont exposes dans la galerie egyptienne du palais de Findustrie. C’est ainsi que le programme publie par la Direction Generale de FExposition universelle fut suivi exactement. Mais, pour ne rien oublier qui put contribuer ä repandre de justes idees sur l’Egypte et Fesprit particular de ses habitants, Son Altesse ordonna egale- ment la construction, dans les meilleures conditions de solidite, d’une mosquee, d’une maison et d’une metairie dans le style egyptien. Tout le monde a pu admirer la beaute du style d’architecture qui distingue ces monuments, style qui, pour la premiere fois, se voit en Europe, represente d’une maniere aussi exacte et aussi complete k la fois. Etudier ces bätisses, et examiner les objets exposes dans la galerie egyptienne, c’est faire un voyage en Egypte et dans le II Soudan sans frais et sans peril. Le public eclaire doit savoir gre a Son Altesse le Khedive d’avoir represente ainsi l’dtat productif de ses vastes possessions, et d’avoir fourni l’occasion de connaitre ces regions qui, malgre la distance qui les separe de l’Europe, commen- cent k prendre une part active aux travaux de la civilisation. Les feuilles suivantes sont destinees 4 remplir un but special. Elies constituent le Catalogue raisonne des produits du sol exposes dans la galerie egyptienne, ainsi que les produits resultant de leurs nombreuses applications, et qui, les uns et les autres, sont ceux qui presentent le plus d’interet. Les noms des Auteurs qui ont compose les articles du Catalogue en question, M. Gastinel-Bey, Professeur de physique et de chimie k l’ecole de medecine et k l’ecole d’Etat-Major, et M. Deichevalerie, Direeteur de l’ecole d’agriculture au Caire, nous dispensent d’appeler l’attention des lecteurs sur l’interet tout particulier que presente leur travail k ce sujet. L’appendice que M. Gastinel-Bey a bien voulu ajouter ä son Expose, et qui traite notamment le Systeme metrologique en usage en Egypte, se recommande par l’exactitude des recherches sur les mesures et les poids, ainsi que sur le Systeme monetaire de l’Egypte. La description, au moyen d’une legende, de la mosquee, de la maison et de la metairie, illustree par des plans places ä la fin de cet ouvrage, servira de guide ä tons ceux qui voudraient connaitre et etudier le style arabe dans son application aux differents genres de l’architecture. R. BRUGSCH, Commissaire General de Son Altesse le Khedive. L’ßGYPTE Ä L’ EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1873 Ä VIENNE. GROUPE 2. 1« AG-RICFLTURB, 2» ARBORICULTURE, 3 ° HORTICULTURE 4» MATERIEL AGRICOLE comprenant: 1° Les cereales, legumineuses alimentaires, plantes saccharines, f'ourrageres, textiles, tinctoriales oleagineuses, papyriferes, odori- ferantes on ä essence, medicinales et tabacs. — 2» Les arbres fruitiers, forestiers, d’ebenisterie et de construction, d’alignement, roseaux gigantesques, arbres, arbrisseaux et arbustes d’ornement. — 3° Les plantes potageres, grimp antes, vivaces et annuelles d’ornement, k feuillage ornemental et aquatiques du Nil. — 4« Le materiel agricole, employe dans les cultures de lavallee d’Egypte. 5° Animanx domestiques, exposes dans la metairie egyptienne. VIENNE, 1873. 1 * I. AGRICULTURE I. CEREALES. II. LEGUMINEUSES ALIMENTAIRES. III. PLANTES SACCHARINES. IV. n FOURRAGERES. V. 7 TEXTILES. VI. 7 TINCTORIALES. VII. n OLEAGINEUSES. VIII. n PAPYRIFERES. IX. 7 ODORIFERANTES OÜ A ESSENCE. X. 7 MEDICINALES. XI. 7 TABACS. V L’^GYPTE Ä L’EXPOSITION universelle de 1873 Ä VIENNE. PARTIE I. AGRICULTURE. L’ agriculture en Egypte est la base la plus solide de la prosperity de ce beau pays. La nature en lui refusant les principaux elements de production industrielle, mais en le dotant largement d’un ciel et d’un sol exceptionnels, semble lui avoir assigne un role exclu- sivement agricole. Quand on considere toutes les richesses que le sol de la Vallee du Nil produit actuellement, et toutes celles qu’il peut produire encore, on reste couvaincu de la haute importance que presente pour ce pays le developpement de son agriculture qui en donnant satisfaction ä de graves et legitimes interets, doit devenir une source feconde de bien etre moral et materiel. Mais, pour obtenir tous les bienfaits que peut produire en Egypte le progres agricole, il est indispensable, non seulement de tenir grand compte des Iepons de F experience, et de l’observation des faits, mais encore d’eclairer la pratique des lumieres de la science. Si Fagriculture a fait en Europe des progres serieux, ce n’est que depuis que la science y a apporte son concours le plus devoue. Par eile, en effet, les questions d’amendements et d’engrais qui sollt les questions dominantes en agriculture, peuvent etre facilement elucidees. Par son intervention le cultivateur peut, non seulemeut ameliorer la constitution physique du sol par un choix rationnel de materiaux qui lui sont necessaires, mais encore observer avec connaissance de cause la loi de restitution qui lui est imposee pour conserver k sa terre tons les elements de fertilisation dont eile est pourvue, par Femploi des engrais. Ceux-ci renferment, en effet, les principes de nutrition qui sont indispensables ä l’existence et au developpement des cultures. En rendant au sol les materiaux qui en ont ete enleves par des cultures anterieures, 8 et qui doivent y revenir sous une forme nouvelle qui les rende assimilables, non seulement on retablit ses forces fertilisantes, mais encore ä cet emploi rationnel des engrais se rattaclient des questions de salubrite qui ne sauraient etre meconnues sans danger pour riiygiene publique, tant il est vrai que les questions de salubrite et de fertilite se lieut de la maniere la plus intime. C’est ce que eomprend bien S. A. le Khedive qui en agronome eclaire et plein de sollicitude pour les interets generaux de son pays fait tous ses efforts pour ledoter de cultures que la science indique comme les plus remuneratrices, en mettant en pratique ses preceptes. Le Nil qui est la vie de l’Egypte, en repandant sur les terres ses eaux bienfaisantes, devient le collaborateur, l’auxiliaire le plus puissant de l’agriculteur actif et intelligent. Le climat, l’etat atmospherique, la lumiere, la clialeur apportent aussi leur concours pour seconder son labeur. Servi par des agents naturels aussi lieureux et guide par les saines doctrines de la science, cet agriculteur voit ses efforts couronnes de succes. C’est ce que demontrent aujourd’hui les nombreux produits agricoles exposes dans la galerie egyptienne. 9 I. CEREALES. I. BLES EGYPTIENS. On distingue dans le commerce enEgypte, les bles de la Haute- Egypte sons le nom de ble Sai'di et ceux de la Basse-Egypte sous le nom de ble Bell era. Sur les marches on les distingue aussi par le nom de la province d’oii ils proviennent. Les bles Behera (du Delta egyptien) ont le cliaume plus eleve que ceux de la Haute-Egypte. Les parties de l’Egypte les plus fertiles en bles sont les environs de Thebes, de Girgeh, de Sy out et Mini eh dans la Haute-Egypte; et le Caire, Menoufyeli et Man sour ah dans la Basse-Egypte. Les Bles egyptiens atteignent en moyenne 0-80 centimetres de hauteur • l’epi est long de 5 ä 6 centimetres, large de un et demi ä deux portant ordinairement 25 ä 30 epillets separes en deux rangs par une cannelure dans la direction du rachis. Les balles sont de couleur jaune paille tres-velues appliquees sur le grain. Les barbes souvent caduques ont 15 k 20 centimetres de longueur, de meine couleur de la base au sommet. Le grain est ovo’ide ventru de 7 millimetres de longueur sur 3 de largeur. On ne cultive en Egypte que les bles barbus appartenant au Triticum sativum turgidwn; leurs chaumes s’elevent beaucoup moins que ceux des bles d’Europe. Les bles barbus se sement en octobre et novembre et montent en epis en mars. On les recolte en avril dans la Haute-Egypte et en mai dans la Basse-Egypte. Quelquefois on jette le grain sur le limon apres la retraite des eaux de l’inondation et on traine ensuite, pour l’enfouir, un fagot d’epines sur le sol detrempe ; mais le plus souvent c’est apres un ou plusieurs labours que Ton seme. On emploie ordinairement un demi ardeb de grains pour Fensemencement d’un feddan. Dans les terrains secs, on donne un, deux et meme trois arrosements. Dans les terres qui ont ete inondees par le Ml et que les Arab es appelent el-bayady les bles n’ont besoin d’aucun arrosement. 10 On coupe le ble 4 la fancille et on l’arrache anssi quelquefois. On bat l’epi sous le Nor eg *), cliariot que Ton fait circuler sur les gerbes etalees sur le sol. Par ce proeede, il se mele de la terre avec le ble; on le nettoie alors avec des cribles. La paille est hacliee sous les roues en fer du Noreg et sert de nourriture au betail. Le feddan produit ordinairement autant de charges de chameaux de paille que d’ardebs de grains. Nous avons dit que dans les terres labourees on emploie un demi ardeb de grains pour l’ensemencement d’un feddan. Dans les terres non labourees que le Nil a inondees, on emploie deux tiers d’ardebs de grains pour un feddan, lequel produit de deux k cinq ardebs de grains suivant la fertility des terres. Varietes de bles egyptiens exposees en grains, en gerbes et en epis: Ble de Ghezireh Gameh Behera. „ „ Koubbe n 7 ,, blanc de Bouhi 7 , 7 „ de la province de Garbye 7 7 n . n n n „ Galioubye Ti 7 n 7) vt n s Menoufieh V 7 n r) r> n „ Syout 7 Saldi. n n n n „ Minieh 7 7 n rt r> n- „ Ghizeh (blanc) 7 7 71 n 7) 7} du Fayoum 7 7 „ demi dur du Fayoum 7 7 Echantillons de paille hachee 7 7 Ble du Soudan (acclimate) 7 7 BLES ACCLIMATES. BLE DUR DE MEDEAH; variete introduite dans les cultures egyptiennes depuis 1863, par les soins du prof. Gastinel Bey, et dont le chaume atteint un metre de hauteur en Egypte. L’epi de 748 centimetres de longeur sur 15 4 18 millimetres de largeur avec les balles blanchatres ou jaunes-paille et les barbes longues de 25 4 30 centimetres noires 4 la base et jaune paille 4 l’extremite. Le grain ovoi'de et renfle au milieu, mesure 8 millimetres de longueur sur 3 et demi de largeur. ') Voir la description de cet instrument dans le materiel agricole. 11 Cette variete, parfaitement acclimatee dans le pays est dejä repandue en grand dans les cultures. Une excellente publication sur ce ble, a ete faite par le prof. Gastinel Bey dans les bulletins de la so riete d’acclimatation de Paris. Un echantillon de ce ble envoye par l’lionorable General Stone aux Etats Unis d’Amerique a ete tellement apprecie que le gouverne- ment de ce pays par un sentiment de reconnaissance pour son impor- tateur lui a donne le nom de ble Gastinel. BLE NOIR DU MAROC; variete cultivee au cliamp d’experiences de l’ecole V. R. d’agriculture depuis cinq ans. C’est une des meilleures varietes, donnant un beau grain ovo'ide ventru, de 0,009 millimetres de longueur sur 0,004 de diametre. Le chaume atteint 1,25 cent, de hauteur,- l’epi mesure ordinairement 8 k 9 centimetres sur 15 millimetres de largeur se composant de 40 ä 45 epillets enveloppes de bailes noires avec les barbes de 26 ä 30 cent, de longueur, noires ä la base et de couleur jaune paille dans la partie superieure. Le ble noir du Maroc merite d’etre Signale k 1’attention des agriculteurs de l’Egypte,- aussi faisons nous des voeux de voir bientot sa culture se repandre dans le pays, car sa provenance et sa nature nous font esperer que, de meine que le ble de Medeah, il conservera en Egypte ses caracteres essentiels. Parmi les autres bles acclimates ä Fecole d’agriculture egyp- tienne, nous citerons encore: Le ble de Malte (sans barbes) expose. Le ble d’Espagne (barbu) „ Le ble de Moree (barbu) „ Le ble frangais (barbu) „ Le ble de Medeah, des cultures de S. E. Nubar Pacha. SEIGLE (Secale Cereale). Le seigle est cultive depuis longtemps dejä en Egypte,- mais il est peu repandu et on ne le trouve guere qu’aux environs du Caire. Il est productif et pourrait devenir d’une utilite reelle pour faire le pain qui, nous le croyons serait superieur k celuique font lesArabes avec le Dourah. Varietes exposees en grains et en epis: Seigle de la province de Ghizeh — Gameh Franghi. „ du domaine de Koubbe — Gam eh Franghi. 12 MAIS (Zea Mays .J Le mais commnn est cultive depuis longtemps en Egypte. II y produit des racines fibreuses et une tige droite ferme epaisse, haute de 1 m. 50 centimetres ä deux metres garnie de feuilles oblongues lanceolees planes membraneuses, longues de 50 ä 60 centimetres. L’inflorescence male atteint jusqu’ä 25 et 30 centimetres. Elle est fonnee de grappes plus ou moins ecartees. Epis femelles solitaires sessiles enveloppes par de larges gaines oblongues-lanceolees blan- chätres ou rougeatres. L’epi fructifere est conique serre et volumi- neux, long de 15 ä 30 centimetres forme de grames qui different beaucoup de grossem 1 , de forme et de couleur, suivant les Varietes mais qui sont ordinairement comprimees. Le mais connu sous le nom de ble d’Inde ou de Turquie est d’origine americaine et ne nous est connu que depuis la decouverte du nouveau monde par Cristophe Colomb. Bonafous a publie un excellent ouvrage sur cette cereale auquel nous renvoyons le lecteur. Le mais a produit un grand nombre de Varietes qui se distin- guent les unes des autre s par la couleur du grain , par sa forme et sa grosseur, et aussi celle des epis, et encore par la rapidite ou la lenteur de leur developpement. Les varietes agricoles sont ordinairement divisees en trois categories selon la couleur du grain ja une ou roux; celles k grains blancs et celles ä grains rouges noirätres ou panaches brun ou de couleur nacree. Les Egyptiens sement le mais en mars et en aout et l’arrosent beaucoup • on en fait souvent deux recoltes dans le meine terrain. Lorsque arrive l’epoque de la maturation on arrache les plantes et on les transporte au milieu ou a cote des villages 1 on les range en tas en laissant au milieu une place circulaire de 20 metres de dia- metre ; lä les femmes et les enfants detaclient l’epi de la plante et on etale au milieu de cette place abritee par des remparts de tige de mais, les epis qui sechent ainsi facilement. On les transporte ensuite dans les magasins. On fait un grand usage des epis encore verts en leur faisant subir une legere torrefaction. Les gens du peuple et surtout les enfants sont tres friands de ce comestible. Varietes de mais exposees en plantes, en epis et en grains: Mais blanc ordinaire, Dourah Tourquy. „ jaune ordinaire, „ „ „ rouge ordinaire, „ „ „ jaune de Grhizeh, „ „ 13 Mais jaune de Koubbe, Dourah Tourquy, n rouge de Koubbe, n n V) brun oü violace » 77 n panache, n n n blanc argente, n de couleur variee, 77 17 n noir 77 77 n curagua 77 77 Le mai's curagua est une des Varietes le plus productives de l’Egypte. Originaire du Chili, eile a ete introduite recemment dans les cultures de S.E. Nubar Pacha, oil nous avons vu des epis comptant plus de mille grains chacun. *>• SORGHO (Sorghum vulgare). On distingue en Egypte le sorgho d’hiver (Doura chitaouy) du Sorgho d’ete (Doura sei'fy). Le sorgho, se nomme aussi Doura beledy; sa tige atteint deux, trois et jusqu’ä quatre metres de hauteur, dressee simple, epaisse de 3 ä 4 centimetres et garnie de feuilles grandes et larges parcourues par une grosse cote mediane, blanche, bordee de tres petites dente- lures. La panicule terminale longue de 20 ä 30 centimetres a les ramifications verticillees. Caryopse arrondi comprime jaunätre ou brunatre. Le sorgho est une des cereales alimentaires des plus productives pour les pays chauds et produit facilement cent pour un. Le sorgho d’hiver se seme en mars et avril. On depose plusieurs graines dans des trous prepares ä cet effet de distance en distance. On donne ordinairement dans les environs du Caire au Sorgho seme au printemps un seul arrosement; ce genre de culture s’appelle el chitaouy (culture d’hiver). Le grain murit en quatre mois; il n’est point cache dans sa balle; aussi, suffit il pour le battre de frapper les panicules sur un baton apres les avoir eoupees en leur laissant une partie de la tige. Parfois aussi on les bat sous le Noreg, mais ce procede n’est pas avantageux en ce que les grains se trouvent trop melanges de terre. On fait un pain avec la farine de sorgho, qui a la forme de gateaux arrondis et applatis. Quand arrive l’epoque de la matunte du sorgho, le fellah est oblige de faire la chasse aux oiseaux; comme les tiges ont souvent plus de deux metres de hauteur on forme des monticules sur lesquels montent des hommes qui effarouchent les oiseaux par leurs cris. 14 Le sorgho d’ete se seme en juillet et aout et on en recolt e le grain k l’automne. Seme ä eette epoque le sorgho doit recevoir plusieurs arrosements. Ce mode de culture s’appelle el-keydy ou e 1 - s e 1 f y. Varietes de sorghos exposees en tiges, en epis et en grains : Sorgho jaune d’hiver. Dourah chitaouy asfar. „ hlanc d’hiver. Dourah chitaouy ahyad. „ jaune d’ete. Dourah seify asfar. „ blanc d’ete. Dourah seify ahyad. ,, d’ete de Syout. Dourah Keidy abyad. „ du Soudan. Dourah Soudani. „ k balais. Dourah Frangy. Les tiges de eette derniere espece, une fois depouillees de leurs grains, servent ä faire des balais. PJZ CULTIVE fOrizct sativaj. Cette cereale atteint un metre de hauteur, droite et ferme, grele, k feuilles lineaires, longues, planes. Panicule allongee, resserree, a rameaux disposes en grappes* glumes lineaires lanceolees aristees ou mutiques suivant les varietes, grain oblong comprime. Le riz est regarde comme originaire de Finde, - il n’a ete introduit en Chine oü il est aujourd’hui cultive en grand qu’en Fan 2822 avant J. C. sous le regne de Fempereur Chin-Nong. Le riz n’etait pas cultive en Egypte dans l’antiquite, ce n’est que sous les khalifes que la premiere graine de riz a ete importee de Finde en Egypte et e’est k Damiette, qu’on connnenga k le cultiver. Aujourd’hui eette ville en exp orte pour des sommes considerables. Les environs de Rosette et d’Alexandrie sont aussi les lieux de production de riz. Les varietes de riz sont nombreuses. Leschenault de Latour en mentionne 30 cultivees aux environs de Pondichery. Heyne en cite 21 especes et varietes aux environs de Mysore. Le riz barbu k balles jaunatres est celui que l’on cultive en Egypte. On cultive aussi le riz ä grains rougeätres. On choisit pour les semailles le grain le plus beau et on le met dans des couffins que Fon met k moitie dans l’eau pendant quelques jours pour le faire germ er en le retournant chaque jour. Quand il commence ä germer on le sort de l’eau et on le met en tas en le recouvrant la nuit do trefle ou de paille. On le seme ensuite le matin dans un champ qui a ete inonde et duquel l’eau ne s’est pas entierement retiree. On met 15 quelquefois le champ a sec pour forcer le riz ä s’enraciner et l’empecher de surnager. Plus tard on arraclie les mauvaises herbes; on eclaircit si le plant est trop dru, et on repique la ou il a manque. On recolte le riz en octobre, sept mois apres les semailles. On bat le grain sous le noreg et une fois separe de la paille, il conserve encore, comme l’orge, son enveloppe fortement adherente. On l’appelle ainsi rouz cha’yr (riz en orge). Le riz est ensuite decortique par des machines, puis passe au crible. On fait la recolte du riz en sciant les tiges en octobre et novembre et on lie les epis en gerbes, comme le ble pour les porter sous le Noreg. Varietes de riz exposees en epis, en grains, en orge et monde: Riz barbu en orge d’Alexandrie. Rouz cha’yr. „ „ „ „ de Rosette. Rouz cha’yr. „ „ „ „ Damiette. Rouz cha’yr. „ „ ,, „ fahl. Rouz cha’yr. „ „ „ „ de Kafr-el-Battikh. Rouz cha’yr. ,, en orge de la Caroline (des cultures de S. E. Nubar Pacha). „ blanc fahl. Rouz abyad. „ „ en-el-Bint. Rouz abyad. „ „ de Kafr-el-Battikh. Rouz abyad. „ rouge de Rosette. Rouz alimar. „ „ „ Damiette. Rouz ahmar. ORGE (hnrdeum hexastichonj. L’orge est cultivee pour son grain avee lequel on ne peilt faire qu’un pain lourd et mediocre. Le principal usage de l’orge en Egypte est dans la nourriture des clievaux et pour la fabrication de la biere. On cultive l’orge, vulgairement appelee pain de cheval, depuis la plus haute antiquite en Egypte, puisqu’on en retrouve encore dans les caisses de momies qui datent de plus de 6000 ans. On seme l’orge k l’automne et on en recolte le grain en mars, un mois avant le ble. Quand on ne laboure pas le champ on emploie deux tiers d’ardebs pour l’ensemencement d’un feddan. Si on donne au sol un bon labour un demi ardeb de grains suffit. Avec le grain on prepare l’orge monde et l’orge perle qui servent ä preparer une boisson rafraichissante et nourrissante usitee en medecine. L’orge perle est quelquefois employe dans les potages. 16 Varietes exposees en gerbes, en epis et en grains: Orge de la Haute-Egypte. Cha’yr Saidi. „ „ „ Moyenne-Egypte. Cha’yr Masri. „ „ „ Basse-Egypte. Cha’yr Behera. „ du Caire. Cha’yr Masri. „ de Syout. Cha’yr Saidi. Nota. On cultive aussi dans les champs d’experiences les especes suivantes: Thef (Poa Abyssinica) cereale alimentaire. Tocusso (Eleusine Tocusso) cereale alimentaire. Echantillons exposes en graines. II. LEGUMINEUSES ALIMENTAIRES. FE VE (Vicia faba equinia , Hoiiy). La feve d’Egypte est une plante annuelle de 50 ä 60 centimetres de hauteur et au dessus a feuilles dont les folioles sont epaisses, ovales mucronees. Fleurs blanches. Gousses grosses, coriaces, un peu gonflees. Graines oblongues. On seme la feve sur de vastes etendues de terrains en Egypte. Elle donne des tiges droites non ramiflees, qui se chargent de gousses dans le genre de la feverolle; mais qui n’a point la saveur amere des feverolles d’Europe. La feve sert de nourriture au fellah en Egypte; celles de qua- lite inferieure se donnent aux bestiaux. La feve reste trois mois i/ a en terre et se recolte en fevrier. On emploie un ardeb de graines pour ensemencer un feddan et on en recolte ordinairement trois et quelquefois quatre. On monde la feve comme la lentille en enlevant la peau et divisant les deux lobes par Taction de deux meules. Dans cet etat on s’en sert pour faire des purees. On fait aussi griller les feves dans le genre des marrons et les enfants pauvres mangent ee comestible. Le plus grand usage qu’on fait de la feve consiste h les faire bouillir, et en leur ajoutant un peu de sei et parfois un peu d’liuile; eile constitue la nourriture principale du peuple. Celles qui Ton donne aux bestiaux sont melangees avec des pois de qualite inferieure. 17 Les feves de la Haute-Egypte sont superieures comme qualite ä celles de la Basse-Egypte. Varietes exposees en plantes, en gousses et en graines entieres et concassees: Feve de la Haute-Egypte. Foul Saldi. Feve de la Moyenne-Egypte. Foul Masri. Feve de la Basse-Egypte. Foul Behera. Feve de Ghizeh. Foul Masri. Feve de Syout. Foul Syouy. Feve de Bir-abou-Ballah. Foul el Bir-abou-Ballah. Feve coneassee. Foul beledy. Feves torrefiee. Foul beledy. FEVE DE MARAIS ( Vicia saliva). Plante annuelle, plus elevee que la preeedente ä graines beau- coup plus grandes et cultivees dans quelques localites seulement en Egypte. C’est plutöt une plante potagere qu’une legumineuse des champs. Varietes exposees en graines entieres et concassees: Feve de Marais de Bir-abou-Ballah. Foul frangy. „ ,, „ du Caire. Foul frangy. „ „ „ coneassee. Foul frangy. LENTILLE (Ervum lens Linne). La lentille est une plante annuelle de 30 centimetres de hauteur, rameuse k folioles glabres oblongues presque octogones. Fleurs bleues pales disposees au sommet. Gousses larges, courtes, comme tronquees, reticulees a deux graines comprimees. La lentille est cultivee depuis la plus haute antiquite en Egypte. C’est surtout dans la Moyenne-Egypte entre le Caire et Edfou et notamment aux environs de Minieh que la lentille est cultivee en grand. La terre recoit ordinairement un labour. On seme alors y s d’ardeb de graines. Dans les terres qui n’ont point ete labourees apres que le Nil les a inondees on seme 3 / 3 d’ardeb. La lentille reste quatre mois en terre et la recolte a lieu en mars. On passe les tiges sous le Noreg et le produit d’un feddan est ordinairement de trois ardebs de graines. 2 18 Les lentilles destinees k la consommation sont mondees entre deux meules afin de les depouiller de leur ecorce et les lobes separes sont d’une belle couleur rouge orangee. POI8 CHICHE (Ctcer arietinum, LinneJ. Le pois chiche est une plante annuelle de 30 centimetres converte de nombreux poils glanduleux, garnie de feuilles impari- pennees k folioles egales, ovales, dentees; gousse rhomboidale ou ovale renflee k deux grames. Le pois chiche est alimentaire et ses graines font la base d’une puree aux croutons tres estimee. On seme le pois chiche ä l’automne; on mange les fruits verts qui gariiisseiit les tiges en Mars. On mange aussi les pois chiches sees et ils deviennent friables etant rötis apres les avoir mis un peu dans l’eau. On seme deux tiers d’ardeb de graines pour un feddan, lequel produit quatre k cinq ardebs de graines. Echantillons exposes en plantes, en graines entieres et con- cassees: Pois chiche de la Haute-Egypte. Mälaneh sa'idä. „ „ du Caire. Malaneh Masri. „ „ concasses. Malaneh Masri. „ „ Torrefies. Mälaneh (Hommus). POIS DES CHAMPS (Pisum arvense, Linne^. On cultive le pois des champs dans beaucoup d’endroits en Egypte. Le commerce que le pays fait avec ses graines est assez important et il s’en fait une grande consommation dans le pays. On le concasse comme les feves et les lentilles, et on en fait d’excellentes purees. Varietes exposees en gousses et en graines entieres et con- cassees: Pois cultive de Bir-abou-Ballah. Besilli frangy. „ „ concasse de Bir-abou-Ballah. Besilli frangy. „ des champs. Besilli beledy. „ „ „ concasses. Besilli beledy. „ vert de G-hizeh. Besilli beledy. „ „ concasses. Besilli beledy. GESSE CULTIVEE (Lathyrus sativus, Linne ). La gesse se seme comme le treffe et le Fenu-Grec. On en retire un excellent fourrage. Quand on la cultive pour la graine, eile reste une centaine de jours en terre. La gesse est une plante de 80 centimetres , ä fleurs blanelies solitaires, ä gousses oblongues, ä graines lisses ti’igones. Eehantillons exposes en tiges et en graines: Gesse cultivee. Gibban. LUPIN D’EGYPTE (Lupirms tennis, Forsk.y. Le lupin atteint un metre de hauteur; il est garni de feuilles k folioles oblongues obovales glabres en dessus. Les fleurs sont blanches ou bleuätres au sommet formant des epis läches, sessiles gousses k 5, 6 graines assez grosses un peu applaties. On seme le lupin dans les terres sablonneuses des deux rives du Nil. Les fleurs qui naissent par etages sont jolies et les gousses qui leur succedent sont larges et velues. On arrache les tiges aussitöt la mäturite des graines et on les trappe avec un baton pour faire tomber la graine. Les graines sont arneres, et on ne les mange qu’apres les avoir fait macerer dans l’eau salee et les avoir nettoyees de leur pellicule. On seme 3 / 3 d’ardeb de graines par feddan et cinq mois apres on en recolte 4 ou 5. Eehantillons exposes en gerbes en gousses et en graines: Lupin de la Haute-Egypte. Termes Saldi. „ „ „ Moyenne-Egypte. Termes Masri. „ du Caire. Termes Masri. „ de la Basse-Egypte. Termes Behera. DOLIQUE CULTIYEE (T Dolichos lubia, hort.J. Cette legumineuse, cultivee dans la Moyenne et Haute-Egypte, est une plante annuelle k tiges basses produisant un grain blanc ovoi'de, marque d’un point noir k l’ombilic. La graine se vend sur les marches; c’est un des legumes secs les plus en usage en Egypte et qui tient un rang a cote des feves et des lentilles. Eehantillons exposes en graines entieres et coneassees: Dolique cultivee. Loubya beledy. „ „ concassee. Loubya beledy. LEGUMINEUSES ALXMENTAIRES EOÜVELLEMENT INTRODUCES ET ACOLIMATEES EN EGYPTE, EMBREVADE *) (Cajanus indicus , Sprengl.J. Arbrisseau atteignant en Egypte trois, quatre et cinq metres de hauteur, ä tiges droites, lisses, verdatres ou rougeätres suivant la variete, marquees de lignes blanches longitudinales, ä ramifications nombreuses de la base au sommet, se ramifiant de nouveau et formant au sommet, des touffes compactes et volumineuses. En elaguant le pied de Farbrisseau on pent lui donner la forme d’un petit arbre dont les extremites se recourbent par le poids des fruits. Les feuilles sont trifoliees ä folioles ovales et lanceolees mu- eronees, k nervures saillantes vert-tomenteux au dessus des feuilles et vert blanchätre k reflets soyeux ä la face inferieure. Pendant presque toute Pannee fleurs tres nombreuses en grappes axillaires pedonculees, jaunes dans lavariete flavus D. C. et rouges carmine dans la variete bicolor D. C. Gousses de la variete flavus, jaune clair et sans macules tandis que celles de la variete bicolor, sont maculees oblongues, lanceolees, comprimees par 4, 5, 6 graines presque globuleuses, separees exterieurement par des sortes d’etranglements en sillons obliques auxquels correspondent inte- ri eurem ent des cloisons membraneuses. L’Embrevade est originaire de Finde orientale et cultivee au Bresil, aux Antilles, ä Madagascar, dans FAmerique et l’Asie tropi- cales et dans le centre de FAfrique. A File Maurice FEmbrevade est cultivee en jachere dans les terres de canne ä sucre. Les premieres graines que nous avons regues en Egypte de FEmbrevade, nous ont ete euvoyees de File Maurice par Mr. De Bragard beau-pere de Mr. F. de Lesseps; cet amateur zele d’ agriculture, qui habita pendant longtemps File Maurice, me disait, que cette plante precieuse etait appelee ä occuper un rang distingue dans les cultures egyptiennes. En effet les experiences que nous avons faites en Egypte sur la culture de cette legumineuse, notamment au champ d’experiences de Fecole d’agriculture Egyptienne, dans les domaines du Khedive, sur tous les points de FEgpypte, et dans la propriete de S. A. le Prince heritier k Koubbe ainsi que dans plusieurs proprietes de S. E. *) Cette plante a obtenu la medaille de merite , ä la premiere exposition tem- poraire d’ horticulture. 21 Nubar Pacha, ont pleinement justifie cette assertion et nous avons lien de croire, que cette legumineuse occupera sous peu un rang distingue k cote des feres et des lentilles. L’Embrevade se plait dans tous les sols, mats prefere ceux de nature sablonneuse j cet arbrisseau seme au commencement de l’ete, k deux metres de distance Fun de l’autre, commence k fleurir en octobre et produit ses premieres gousses en novembre, et se succe- dent sans interruption pendant tout 1’hiver et le printemps jusqu’au commencement de l’ete. Dans le domaine du Khedive de Bir-abou-Ballah, la recolte de l’Embrevade aurait ete, d’apres Mr. Marchetti, Directeur de ce domaine, de neuf ä dix ardebs pour un feddan. Dans les domaines de Koubbe le rendement a ete d’un litre par plante, environ 3000 litres par feddan. Les graines de l’Embrevade constituent une excellente legumineuse alimentaire. On mange les graines en sec, et en vert, comme les petits pois ecosses, qui ont un gout plus fin que celui de la feve. Mais le principal usage que Ton fait des graines de l’Embrevade, consiste k les faire cuire dans l’eau et ä les assaisonner k l’liuile et au vinaigre. Faria coction, les graines acquierent un volume beaucoup plus considerable. A File Maurice les indigenes mangent l’Embrevade cuite dans Feau, sans autre assaisonnement qu’un peu de sei. En Egypte, les indigenes mangent FEmbrevade ä la maniere des feves en les faisant cuire dans Feau, en les assaisonnant ensuite de sei et parfois d’un peu d’huile. L’Embrevade, par sa composition (voir l’analyse de cette legumineuse, par le professeur Gastinel-Bey, dans les applications des produits du sol), nous presente une composition riche en matieres azotees, grasses, amilacees et en sels mineraux qui en fait un aliment complet, appele ä rendre de grands services aux populations pauvres des pays chauds • la culture de cette plante n’exigeant aucun soin et produisant des graines en abondance pendant les trois quarts de Fannee, et cela pendant six ou sept ans successifs, sans aucun frais de culture, que l’arrosage et la recolte, est ä la portee des populations habitant sous un soleii tropical, oil on ne peut cultiver que des plantes alimentaires d’une culture facile et n’exigeant pour ainsi dire aucun entretien. Varietes exposees, en plantes en fleurs et en fruits, en gousses et en graines: Embrevade jauue. Loubya Soudani asfar. 22 Embrevade rouge. Loubya Soudani alimar. „ blanche. Loubya Soudani abyad. „ maculee. Loubya Soudani abyad-essoiuL „ noire. Loubya Soudani essoud. „ de 1871 des cultures de S. E. Nubar Paclia. „ de 1872 des cultures de S. A. le Prince heritier. „ de 1873 de l’Ecole V. R d’Agriculture du Caire. „ de Bir abou-Ballah (Isthme de Suez). ,, concassee de 1871. CAN AY ALI SABRE fCarucvalia gladiata , I)co.j. Haricot grimpant, jusqu’a dix metres de hauteur en Egypte et se cultivant comme les haricots ä rallies. Les feuilles out trois folioles larges, un peu en forme de coeur. Fleurs blanchätres. Gousses appa- raissant en grappes de 3, 4, 5 et six gousses longues de 0-30 centimetres sur 0-05 de largeur et 0-03 cFepaisseur en forme de sabre arque. Graines rouges de la grosseur d’une noix. Originaire de Finde orientale, cette legumineuse est cultivee dans le Soudan egyptien, oil eile est alimentaire de meine qu’en Egypte ou eile est deja cultivee dans plusieurs jardins. Cette legumineuse est l’une des plus belles et des plus grosses que Fon connaisse. On la cultive comme le haricot ä rames sur des perches solides, car ses gousses sont tres lourdes et tres nombreuses. La plante etant tres vigoureuse doit etre plantee ä deux metres de distance. Ecliantillons exposes en rameau feuille, gousses et graines: Canavali sabre. Phasolia Soudani. III. PLANTES SACCHARINES. CANNE A SUCRE (Saccharum officinarum, Lin.y. Le sol egyptien convient tout entier ä la culture de la canne ä sucre. Les teures destinees a la culture de cette plante sont preparees vers le mois de mars par deux labours profonds en sens contraire. Le sol se trouvant ainsi suffisamment ameubli, on y trace des sillons paralleles dans lesquels on couehe horizontalement les Cannes ä sucre fraiclies que Fon recouvre de deux ou trois doigts 23 de terre. On arrose le champ aussitot apres la plantation et on continue k rarroser de temps en temps jusqu’au complet developpement des Cannes. La recolte a lieu en janvier, fevrier et mars de l’annee suivante pour les Cannes plantees en avril c’est-a-dire dix k douze mois apres la plantation. Les plantations ne durent ordinairement qu’un an en Egypte; mais il en est dejä que l’on conserve apres la coupe et qui produisent pendant la deuxieme annee. Les varietes blanches, violettes etru banne es de la canne k sucre sont celles qui sont le plus cultivees en Egypte. C’est dans les provinces de B eni-S ou ef et du Fayoum, de MiniehetBeniMazar, de Beni-Hassan et Rhodah et aux environs d’Erment un peu au dessus de Thebes, que la canne ä sucre est le plus cultivee en Egypte. Les sucreries du Khedive au nombre de seize, montees d’apres les procedes les plus nouveaux et les plus perfectionnes, fabriquent aujourd’hui une grande quantite de sucre (voir la statistique). Les magnifiques plantations de Cannes k sucre sur la rive gauche du Nil, entre Beni-Souef et Rhodah, s’etendent sur un par- cours de pres de deux cent kilometres de longueur sur 20 k 30 dans la plus grande largeur. Chacune des sucreries met en culture environ 12 mille feddans de terrain, soit en tout 200 mille feddans dont la moitie 100 mille c’est-a-dire environ 6 mille par sucrerie sont plantes annuellement en Cannes ; 1’autre moitie du terrain sert d’assolement et regoit apres la canne des cultures de eereales, four- rageres, etc. La laboureuse ;i vapeur Fowler a ete introduite pour preparer les terres destinees ä recevoir les plantations de Cannes dans la Haute-Egypte. Le labourage a vapeur defonce le sol ä 40 centimetres de profondeur, et deux labours en sens contraire suffisent pour preparer convenablement le sol. Tout le monde connait Fusage du sucre en medecine et en economie domestique. En Egypte le peuple mange les tiges lorsqu’- elles approchent de l’epoque de la maturite et pendant toute la duree de leur conservation qui a lieu de la fin de Fete, pendant tout Fhiver et jusqu’au commencement de Fete suivant. Varietes exposees en Cannes: Canne a sucre blanche de la Haute-Egypte. n n violette „ „ „ ,, „ „ „ rubannee „ „ „ 24 Canne ä sucn n r> v n ?•> v v v v v n v tt r, v V n V V V V V V V V V V blanche de violette „ rubannee „ blanche de violette „ rubannee „ blanche de violette „ rubannee „ blanche de violette „ rubannee ,, la Moyenne-Egypte. n V n V ?? V la province du Fayoum. V V V V V ?? n Tl la Basse-Egypte. n vi j? V V V Bir-abou-Ballah. f? V V V V V SORGHO SUCRE (Sorghum saccharatum, Pers. }. Le sorgho sucre est cultive pour l’extraction de la melasse et du sucre. On le cultive peu en Egypte, la canne a sucre etant superieure a cette plante pour la production du sucre. La tige haute de deux a trois metres, de lagrosseur de la canne k sucre, est terminee par une panicule lache portant des graines rougeätres avec lesquelles on nourrit la volaille. On retire une forte proportion de sucre incristallisable de la tige de ce sorgho. Le sorgho sucre aime les terres fertiles et profondes et des arrosements assez frequents. Cette plante atteignant de fortes proportions doit etre plantee ä une distance convenable. Quelques binages et un buttage sont necessaires pour obtenir une belle vegetation du sorgho sucre, et des arrosements frequents. Echantillons exposes en tiges et en panicules: Sorgho sucre du Caire. Dokhn en Arabe. „ „ de la Haute-Egypte. Dokhn en Arabe. IV. PLANTES FOÜRRAGERES. TREFLE D’ALEXANDRIE (Trifolium Alexandrinum, DelilleQ. Le trefle d’Egypte est une plante annuelle de 70 a 80 centimetres de hauteur, portant un feuillage abondant et des fleurs blanches. 25 Comme il n’y a pas possibility en Egypte d’avoir des prairies naturelles deGraminees comme celles d’Europe, on supplee ä celles- ci par des prairies artificielles en semant le trefle dans une partie des terres que le Ml a inondees. Le trefle d’Egypte est plus tendre que eelui d’Europe,• on le seme sans labour des que les eaux se sont retirees en octobre. Ordinairement on fait trois ou quatre coupes de trefle d’octobre en mars. La premiere coupe s’appelle ras (tete) et a lieu avant la floraisou; on l’appelle aussi fal, quand c’est un bersim fort, mais dont la racine perit apres que la tige a ete coupee. Le Bersim balqly, qui est deli cat, repousse au eontraire faci- lement. On distingue la deuxieme et troisieme coupe de Bersim sous le nom de Khelfeli ou ribbeh (regain). C’est ordinairement le trefle de la deuxieme coupe que l’on fait secher pour gar der. La troisieme coupe donne des graines qui ser- vent pour la multiplication et la reproduction l’annee suivante. Echantillons exposes en fourrages et en graines: Trefle d’Alexandrie. Bersim beledy. TREFLE DE L’EDJAZ (Medicago sativa, Linne). Plante vivace de 50 a 60 centimetres de hauteur dressee, glabre, ä folioles obovales-oblongues. Fleurs bleuätres ou violettes en grappes axillaires plus longues que les feuilles. Oousse polysperme decrivant deux ou trois tours de spire. Cette plante sert ü faire des prairies artificielles en Egypte et dure plusieurs annees sans autre soin pour le cultivateur que eelui de la faucher. Cette plante n'est cultivee que dans quelques localites en Egypte, tandis qne la precedente est repandue dans tout le pays. Ecliantillons exposes en fourrage et en graines: Trefle de l’Edjaz. Bersim Hegazi. FENU-GREC (Trigonella feenum Grceeumj. LeFenu-Grec est une plante ressemblant au trefle et produisant des fleurs, d’oii naissent de longues gousses etroites coraues. La graine germe faeilement et couvre bientot de verdure les champs que le Ml a abandonues. Les indigenes mangent les jeunes tiges aA^ant qu’elles aient fleuri. Le Fenu-Grec est un herbage hatif que l’on coupe une fois en trois mois, et il est dejä fane a l’epoque oil le trefle est abondant. 26 On fait germer le grain et on le mange. On le reduit aussi en farine pour le melanger avec le mai's et le dourah pour faire le pain. Les tiges vertes ou seches se donnent aux animaux. Echantillons exposes en fourrage et en graines: Fenu-Grec de la Moyenne-Egypte. Helbeli. „ ,, „ „ Basse ,, „ Syout V. PLANTES TEXTILES. COTONNIER JUMEL (Gossypium vitifolium , Laink.J. Le cotonnier cultive en Egypte est un arbrisseau de deux ä trois metres de hauteur glabre et ponctue k feuilles uniglandulees en dessous, ordinairement k cinq lobes palmes. Fleurs jaunes tachees de pourpre avec les folioles du calice laciniees. Originaire de Finde orientale, le cotonnier jumel, a ete intro- duit et cultive en Egypte sous le regne de Mehemet-Aly, par un agrieulteur-industriel francais M. Jumel, dont le nom est reste attache an cotonnier dans le pays. Dans l’ancienne Egypte on cultivait dejä une espece de cotonnier; les pretres seuls alors avaient le droit de se couvrir d’etoffes faites avec le tissu du Gossypium. Le c otonnier aime les terres voisines des lacs salins et, k ce sujet, l’Egypte est le pays par excellence pour la culture du cotonnier. Plus de trois cent mille feddans sont plantes chaque annee enCotonniers dans la Moyenne et surtout dans laBasse-Egypte, et le port d’Alexandrie en exporte tous les ans plus de deux millions de quintaux d’une valeur officielle de plus de 200 millions de francs, L’Egypte exporte aussi des graines de cotonnier en Europe, environ douze cent mille ardebs, d’une valeur officielle de 25 millions de francs. On seme le coton en mars en Egypte, et on commence la recolte en aoüt, qui se continue en septembre, octobre et jusqu’en novembre. On plante les graines de cotonniers, en lignes espacees d’environ un metre Fune de l’autre, et les plants sont distances de 0-75 centimetres dans la longueur des lignes. En avril, le cotonnier est dejä sorti de terre, c’est le moment de lui donner un binage pour ameublir le sol et faire prosperer le jeune plant; en mai quand les jeunes cotonniers sont assez forts, on les butte dans la longueur des lignes de maniere ä laisser entre oelles-ci line rigole pouvant conduire les eaux d’irri- gations d’un bout des lignes ä 1’autre. On arrose de temps en temps, trois ou quatre fois dans la saison suivant la nature du terrain. Le cotonnier commence k fleurir en juin et les premieres capsules arrivent ä maturite en aout, epoque de la premiere recolte du coton. Le Coton est recolte ä la main et en suite seche au soleil, s’il renferme quelque humidite. C’est dans le milieu du jour qu’a lieu la recolte, apres que la rosee a ete entierement dmsipee; on trans- porte ensuite le Coton dans les ateliers d’egrenage et une fois de- barrasse de ses graines, on le met dans des bailes fortement pres- sees, ä l’aide de macliines, et on l’exporteen Europe pour alimenter les filatures de coton. Avec les graines on fait une liuile excellente a brfder et que l’on est arrive a rendre aussi limpide que l’huile a manger; aussi en Egypte est-elle employee ä la consommation. Les tourteaux des graines, servent etant melanges a d’autres matieres a faire d’excellents engrais employes a la culture des Cannes a sucre et aux diverses autres cultures du pays. Les usines k liuile du Fayoum, de Talkah, et d’Alexandrie en fournissent des quantites. Varietes exposees, enplantes, en fleurs, enlierbier, en capsules, en graines, etc.: Coton de la Basse-Egypte.Kotn des Arabes „ de la Moyenne-Egypte . .. „ „ „ „ de la province du Fayoum. „ „ „ de Bir-abou-Ballali. „ „ „ „ du Soudan. „ „ „ du Sennarr .. „ „ Collection de cotons egrenes des domaines des S. A. le Khedive, preparee par M. Khedevie: H a s e 1 d e n, classificateur des cotons de la Daira * Prix °) 1. Coton Asclnnuni santa . . . 23 par Kantar. ^ • n » Kurascie.. . . 23>/ s H 11 3- „ Satfia. . . 22i/, 4. „ Kafr-el-sciek . . . . • ■ 23i/, ?? n 5 - Batra. . . 23i/ 3 6. Coton Asclnnuni Mohallet roll . . . , . 23i/, VI V *) Prix en reaux ; le real equivaut ä 5 francs IS cent, de notrc monnaie, et le Kantar peut etre eonsiclere comme egal ä 45 kilogrammes. Cette classification est de Liverpool. Prix 7. Coton Asohmuni Saha .. . par Kantar. 8. r> n Zagazig. . . 22 11 91 9. n ' Ti Desnnes ...... . . 23 11 91 10. n 99 Abu Kibir. . . 21 y 3 n 91 11. ii 11 Talkha . ..... . . 22 ii 12. n 11 Mohallet Damana ■ • 24 y 8 ii 91 13. ii 11 Tel-el-Baroud . . . . . 23i/ 8 n 91 14. ii 11 Tal-Hauin . . . 22 y 3 11 91 15. ii 11 Hehya ..... . . 22 y ä V 91 16. V 11 Gabaris . . . 23 11 91 17. ii r> Wadi . • • 2iy, v 91 18. n V Asenanai . . . 23i/. 91 99 19. ii n Kafr. Damaro . . . . . 22i/ z 91 T 20. y) n Gubbe . . . 22 99 21. n Mako ou Jumelle sciubra (fine) • • 22>A 91 11 22. 11 V Alline „ Saffia .... • • 21 i/ a 91 V 23. n „ Saffia (fine) . . . . 28 91 91 24. ii 11 „ Tal Haiun . . . . . 25 91 91 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. Mako on Jumelle sciubra," Good. „ „ „ Jully Good fair. .. .. Saudala .. » „ „ Hehya Good fair. „ „ Talka, fair. „ „ Talka, Middling fair. „ „ Hehja Good Middling. „ „ Talka Middling. Asohmuni Knrascie Good. „ Mahallet damana, Good. „ Kafr-scheik, Jully Good fair. „ Talka, Good fair. „ Kafr-Damaro, Fair. „ Saffia, Middling fair. „ Zagazic, Good Middling. „ Zagazic, Middling. Sea Island saffia. „ „ „ fine. Alline, Saffia, fine. „ Asenanai, Good. „ Tal Hanin, Good. „ Maliallet-Damana, Jully Good fair. „ Saffia, Good fair. 29 48. Coton Alline Zagazic, fair, 49. „ ,, Tal Hanin, Middling fair. 50. „ ,, Zagazic, Good Middling. 51. „ „ „ Middling. 52. „ New-Orleans saffia, Fair. 53. ,, „ ,, Kurascie, Middling fair. 54. „ „ „ Kafr Hamam, Good Middling. 55. ^ -i f) » „ fair. LIN USUEL ( Linum usiiatissimum Linne^. Le lin est cultive dans laMoyenne et Basse-Egypte; an solstice d’hiver, on le seme, ä raison d’un ardeb de graines par feddan. Les champs ensemences de lin, exigent pen de soin jusqu’a la reeolte qui a lien an commencement de mars, trois mois et demi apres les se- mailles. On fait la reeolte, et on fait secher les tiges, apres qnoi on les bat pour en retirer la graine, pnis on lie les tiges en bottes et on les depose dans des fosses en magonnerie pour le rouissage. Apres cette operation on broie les tiges et on leur fait subir un peignage pour enlever les derniers fragments de bois, pnis le lin est livre au commerce. On retire ordinairement par feddan deux quintaux et demi de lin propre k etre file. Inddpendamment de la filasse, le feddan produit encore trois ardebs de graines propres ä la fabrication de l’huile. Echantillons exposes en plantes, filasse, etoupes et graines: Lin de Syout. Kettan beledy. „ de Belgique (acclimate). Kettan frangy. „ de la Moyenne-Egypte. Kettan beledy. „ de la Basse-Egypte. Kettan beledy. CHANVRE DE BOMBAY (Hibiscus cannabinus). Plante annuelle, k tige de la grosseur du doigt, atteignant trois metres de liauteur dont l’eeorce contient une filasse abondante ettres solide, impregnee d’un mucilage abondant qu’il suffit de separer des fibres pour obtenir une filasse fine et tres solide. Un feddan peut produire 2000 kilog. de filasse finement pre- paree et propre k etre tissee. Le chanvre de Bombay se seme en mars et se reeolte en octo- bre et novembre en Egypte. 30 Echantillons exposes en tiges, ecorces, fibres et grames: Chanvre de Bombay. Tyl indy oil beledy des Arabes. LIN DE LA NOÜVELLE ZELANDE (Phormium tenax). Le lin de la nouvelle Zelande est ime plante precieuse par la filasse fine et soyeuse et surtout tres resistante qu’elle fournit, et avec laquelle on fait des filets et des cordes plus fortes que celles du chanvre, et des etoffes d’une blanclieur remarquable. Le lin de la nouvelle Zelande a ete recemment acclimate dans les domaines du Khedive. Echantillons exposes en feuilles en fibres brutes et en fibres preparees: Lin de la nouvelle Zelande. Kettan nov. Zelande. CHAN VRE CULTIVE (Cannabis sativa). Le cliauvre est peu cultive en Egypte. Son usage est remplace par le chanvre de Bombay, tres productif, et qui n’exige aucun soin de culture. Echantillons exposes en plantes et grames: Chanvre cultive. Charäneh. FROMAGER DU SOUDAN (Eriodendron anfractuosum). Arbre gigantesque produisant des capsules de la grosseur et de la forme d’un citron allonge, renfermant une soie excessivement fine et qui est emportee par le moindre souffle. Nous pensons que cette soie vegetale pourrait etre utilisee dans le commerce ä differents usages. Echantillons exposes en fruits et en soie: Fromager du Soudan. Kotn kibir des Arabes. BAOBAB (Adansonia digitata). Arbre acclimate en Egypte. II en existe de grande s quantites dans le Soudan et TAbyssinie egyptiennes. (Voir aux arbres fruitiers.) On retire de l’ecorce une matiere textile tres forte et propre ä faire des tissus de toute Sorte. Echantillons exposes en ecorces et en fibres: Baobab des Africains. Dina des Abyssins. ROI DES BANANIERS (Musa ensete). Le plus grand des bananiers, originaire d’Abyssinie. Le tronc est gros eomme celui d’un gros arbre ; on mange l’interieur du trone en Abyssinie, en guise de pain. Les ecailles ou enveloppes du tronc doiment une belle filasse propre ä etre tissee. Echantillons exposes en tige florale et en fibres: Musa ensete. Mouz des Arabes. GOMPHOCARPE FRUTESCENT (Gomphocarpus fruticosus ). Plante d’Abyssinie dont l’ecorce produit une filasse fine et assez solide. Les fruits ou capsules laissent echapper un duvet soyeux qui pourrait etre employe k different» usages. Echantillons exposes en tiges, fibres et soie. FOURCROYA GIGANTESQUE (Furcrcm gigantea). Plante grasse dans le genre des agavees ä feuilles plus vertes, longues de un ä deux metres , tres epaisses, et renfermant des fibres longues et solides que Ton extrait en pressant les feuilles sous des cylindres pour en separer le parencliyme. Echantillons exposes en feuilles et en fibres. AGAVE D’AMERIQUE (Agave americana). Plante grasse dans le genre de la precedents, ä feuillage plus glauque et produisant des fibres que l’on extrait de la meme fagon. Echantillons exposes en feuilles et en fibres. AGAVE VIVIPARE (Agave vivipara). Plante dans le genre de la precedente ä feuilles plus nombreu- ses et plus petites dont on extrait des fibres exeellentes par le meine precede. Echantillons exposes en hampe florale, feuilles et fibres. JONC DES NATTIERS (Junens spinosus). Plante spontanee en Egypte. On se sert de ses tiges pour con- fectionner des nattes, des corbeilles pour les fruits et qui servent aussi k d’autres usages. Les tiges mesurent un metre de hauteur. Echantillons exposes en tiges, corbeilles et en nattes. Jone des Nattiers. Samare. SOUCHET ORDINAIRE (Cyperus dives). Plante aqondante dans les cananx du Nil dans laBasse-Egypte. On peut retirer de ses tiges une bonne filasse et une exeellente ma- tiere ä papier. Ecliantillons exposes en plantes et en fibres : Souchet ordinaire. Diss des Arabes. MASSETTE D’EAU (Typha lati folia). Plante tres abondante dans les canaux du Nil de la Basse- Egypte. On peut retirer de ses tiges et de ses feuilles une filasse abondante. Echantillons exposes, en plantes et fibres. Nota. Mr. Dauphin et C ie ä Alexandrie ont exploite la massette en vue de la fabrication du papier et pour en faire de la filasse, et ont obtenu une medaille cP argent ä l’exposition de Lyon en 1872 et une mention honorable en 1873 ä Vienne. Echantillons exposes, en tiges, fibres, matiere ä papier et echan- tillon de papier. GrOMBO (Hibiscus esculentus). On retire encore du Gombo (voir plantes potageres) une filasse fine et tres blanche de Fecorce, avee laquelle on peut faire de beaux tissus. Echantillons exposes en tiges, ecorces et fibres : Gombo. Bahmieh des egyptiens. Le Ricin commun et rouge (voir plantes medicinales) produi- sent aussi de leur ecorce une filasse fine avec laquelle on peut faire des tissus. Echantillons exposes en tiges, ecorces et fibres : Ricin rouge. Kharoua ahmar. Le Bananier du Paradis (voir arbres fruitiers) produit aussi d’excellentes fibres de sa tige, propres ä faire des tissus, des cordages, etc. Echantillons exposes en tiges et en fibres: Bananier du Paradis. Mouz beledy. Le Bananier de Chine (voir arbres fruitiers) produit aussi de sa tige d’excellentes fibres pour tissus, cordages, etc. Echantillons exposes en tiges et en fibres: Bananier nain de Chine. Mouz Siny. ASCLEPIADE GIGANTESQUE (Asclepias procera). Arbrisseau, dont Feeorce produit d’excellentes fibres et dont le fruit renferme une soie vegetale, nacree, argentee des plus remar- quables. Echantillons exposes, en fibres de Fecorce et soie du fruit: Asclepiade gigantesque • Ochar des Egyptiens. POUR LES FIBRES DU DATTIER (voir Arbres fruitiers). Ketmie changeante (Hibiscus mutabilis), arbrisseau de trois a quatre metres de hauteur, fieurissant abondamment dans les jardins en Egypte. Apres la floraison, on peut couper ses longues tiges et en detacher Fecorce qui contient une filasse blanche, excellente, propre ä faire des tissus. Echantillons exposes en tiges, ecorces et en fibres. ESPECE NOUVELLEMENT INTRODÜITE ET ACOLIMATEE EN EGYPTE. ORTIE TEXTILE DE CHINE (Urtica tenacissima, Roxb.). China-grass des Anglais: L’ortie textile de la Chine est introduite et eultivee en Egypte oü eile produit des fibres tres appreciees. On la plante par la division des pieds, et par ses racines eoupees en morceaux, au prin- temps, et aussitot que les tiges ont atteint un metre 25 centimetres ou 1, 50 centimetres de hauteur on commence la premiere coupe qui a lieu ordinairement enjuillet; en aofit, septembre, octobre et novembre, on peut faire d’autres recoltes en coupant toujours les tiges les plus elevees, afin de donner du jour et de permettre aux jeunes, qui sont au pied, de pouvoir se developper k leur tour. Aussitot les tiges coupees, on doit les depouiller de leurs feuilles et enlever Fecorce pour la traiter immediatement. On arrose abondamment pendant le developpement des tiges en ete. On ne 34 doit pas attendre la maturite des graines pour faire la recolte des tiges: eile doit avoir lieu aussitöt qu’elles commenceat k prendre a leur base la consistauce du bois ce qui a lieu ordinairement un pen avant la floraison. Le feddan pent donner 1000 kilogrammes de Ramie (China- Grass) en Egypte, prepare et propre ä etre tisse, d’une valeur de 1300 k 2000 francs la tonne en Angleterre. De gran des plantations de China-Grass out lieu en ce moment dans les domaines du Khedive en Egypte *). La filasse du China-Grass est Tune des plus belles et des meil- leures que Fon connaisse; eile est d’un blanc nacre, tres douce au toucher et sous ces deux rapports eile se distingue de celle des autres textiles. Les tissus et les cordages dont eile forme la matiere ont une duree superieure ä celle des tissus de lin et de chan vre. En outre cette filasse a une tenacite considerable. L’application des fibres du China-Grass ä tons les articles de la passementerie, aux melanges avec les tissus de coton, de laine et de soie afin de donner aux etoffes plus de resistance, a ete realisee par l’industrie europeenne. On trouve dejä dans le commerce, surtout dans la confection, de nombreux vetements pour homines doubles en etoffes de China-Grass qui remplacent si bien la soie que I’oeil le pins exeree pourrait s’y tromper. Les marches de Londres et de Liverpool offrent aujourd’hui un debouclie certain ä des prix avantageux pour le cultivateur. Echantillons exposes en plantes, en tiges, en ecorces, en fibres et en graines: Or tie textile de Chine. Lo-mä des ehinois. VI. PLANTES TLNCTORIALES. LAWSONIE A FLEURS BLANCHES (Lawsonici alba, Linn A). Le Henne (Lawsonie) est en usage depuis la pins haute antiquite en Egypte. Les feuilles etaient employees comme medicament et comme cosmetique, et les fleurs servaient dans la medecine. Les anciens Egyptiens s’en servaient pour parfumer les pommades et les *) Voir pour do plus amples renseignements sur la culture de cette plante en Egypte notre brochure sur ce sujet, publiee au Caire en 1871. 35 liuiles pom - s’oindre le corps afin de lui donner de la souplesse; ils se servaient aussi des fleurs du Henne dans leurs embaumements, puisqu’on a retrouve des rameaux fleuris de Henne dans les momies. Ala fin du siede dernier Bert holet et D es co tils etudie- rent le Henne. Ceschimistes demontrerent que le principe colorant est tres abondant et qu’on pouvait l’employer avantageusement ä la teinture. Le Henne est un arbrisseau de 3 k 4 metres de hauteur, do nt le tronc acquiert 20 cent, de diametre, ä tete ramifiee portant des feuilles opposees, ovales lanceolees entieres k surface unie et luisante d’un beau vert. Fleurs blanches disposees en panicules terminales a l’extremite des jeunes rameaux, exhalant une odeur agre- able. Capsule globuleuse de la grossem’ d’un pois ä 4 loges remplies de graines de couleur jaune-cendre. II existe plusieurs varietes de Henne,- celui k grandes feuilles, se propage par boutures et rejetons, et c’est cette variete que Ton cultive pour ses feuilles employees k la teinture. Les feuilles se reduisent en poudre, pour etre livrees au commerce, et donnent une belle couleur rouge-orange avec laquelle les Egyptiens et surtout les Egyptiennes se teignent les mains, les pieds et les ongles, - on teint aussi la criniere et la queue des chevaux, des änes, etc. Echantillons exposes, en rameaux fleuris et en fruits, en feuilles entieres et en poudre, graines, etc.: Lawsonie k fleurs blanche; Henne des Arab es. INDIGOTIER (Indigo f er a argentea, Linnej. LTndigotier est cultive en Egypte; on seme les graines dans des petits trous ä 20 ou 25 centimetres de distance; quand la plante est suffisamment developpee, on la coupe a deux doigts de terre et on separe les graines d’avec les feuilles. On proeede ensuite k l’extrac- tion de la couleur que contiennent ces dernieres. La meilleure mode de culture de lTndigotier est de le semer tons les ans, en mars; deux mois et demi apres les semailles, on fait la premiere coupe, et les autres ont lieu 50 jours apres. Echantillons exposes, en graines, en plantes, en gousses, etc: Indigotier de l’ecole V. R. d’agriculture; Nyleh. „ de Bir-abou-Ballah; Nyleh. „ des cultures de S. E. Nubar Pacha; Hyleh. 3 * 36 GARANCE (Rubia tinctorum, Linne). La garanee de meme que l’indigo est une plante tinctoriale importante; eile donne les teintnres les plus belles et les plus solides qu’on connaisse eu rouge, comme l’indigotier donne toutes les nuances bleues. La garanee est connue et cultivee dequis les temps les plus recules. C’est de la racine, reduite en poudre, que Ton extrait le principe colorant. Cette plante prospere bien dans toils les sols, mais prefere les teures de nature legere et poreuse. La garanee d’Egypte est tres coloree. C’est aux environs de Foüali dans la Basse-Egypte qu’on la cultive le plus. Le sol qui doit recevoir les plantations de garanee doit etre profondement defonce, ear ses racines penetrent tres avant dans la terre. Echantillons exposes, en racines et en graines: Garanee. Foüah en Arabe. CARTHAME (Charthamus tinctorius). On cultive le Carthame depuis le Caire jusqu’ä Esneli ; on en reeolte la fleur et la graine; la premiere sert ä faire une tein- ture connue sous le nom de Safran on; la seconde sert k faire de riiuile. Pour en faire de la teinture, on reeolte les petales des fleurs trois mois apres l’ensemencement. Ce sont les femmes et les enfants qui, pendant la floraison, arrachent cliaque matin les petales, que Fon fait secher et qui sont employes dans la teinture. Pour en faire de l’liuile; quand les fleurs ont ete reeucillies, on laisse secher la plante et on arrache les tiges dont on retire la graine en les frappant avec un baton, on les ecrase ensuite pour en extraire Fhuile. Echantillons exposes, en plantes, en fleurs et en graines: Carthame du Caire. Kortom masri. „ de Syout. Kortom Saldi. „ de Girgeh. Kortom Sa'idi. / . 1 . VII. PLANTES OLEAGINEUSES. SESAME (Sesamurn oleiferum). Le sesame est une plante annuelle de un metre cinquante centimetres ä deux metres de hauteur. C’est une culture d’ete; on seme le sesame an commencement de l’ete et on le reoolte en octobre, cinq mois apres. On arrache les plantes, et on frapp e les extremites sur un baton pour en faire tomber les graines des capsules lesquelles sortent facilement. La graine sert k la fabrication de l’huile qui est beaucoup usitee en Egypte. Echantillons exposes en plantes et en graines: Sesame du Caire. Semsem en Arabe. „ de la Haute-Egypte. Semsem saidi. COLZA f Brassica oleifera , Dec.^. On cultive le colza dans la province de Syout et de Girgeh; le colza reste trois mois en terre et on en recolte la graine an prin- temps. La graine est employee h faire de l’huile. Echantillons exposes en plantes et en graines: Colza de la Haute-Egypte. Selgam en Arabe. LAITUE OLEIFERE (Lactuca sativa oleifera). La culture de cette oleagineu.se a lieu au dessus de Qeneli et dans la partie meridionale de la province de Thebes. On seme la graine k i’automne; la laitue reste 6 mois en terre, et quand la graine est mure on coupe la plante, et on la fait secher, apres quoi on la bat. La culture de la laitue oleifere est egalement repandue aux envirous d’Edfou. Echantillons exposes en graines: Laitue oleifere de la Haute-Egypte; Khass en Arabe. RICIN ROUGE ( Ricinus sanguineus, liort.^. Arbrisseau de plusieurs metres de hauteur, en Egypte, fleuris- sant et produisant des graines k toute epoque de l’annee. Ses 38 magnifiques thyrses pyramidales, d’un beau rouge avec les capsules herissees d’epines, sont d’un tres bei effet. II existe une variete saus epines (Ricinus inermis , Jacq.^ dont le fruit est absolument depourvu de toute espece de pointe saillante et ride transversalement. Varietes exposees, en tliyrses, capsules et en graines: Ricin rouge du Gaire. Kbaroua abmar. Ricin inerme du Caire. Kbaroua kibir. Ricin commun du Caire. Kbaroua beledy. Ricin du Soudan. Kbaroua Soudani. GAME LI KE (Camelina saliva , Crantz^. Plante annuelle, petite, ä fleurs jaunätres dont les graines pro- duisent une huile bonne ä bruler et qui a moins d’odeur que celle de Colza. On seme la cameline a la volee au printemps, et on en recolte la graine vers le milieu de Tete, lorsque les siliques commencent ä jaunir. Echantillons exposes en plantes et en graines. SENEVE (Moutarde), (Sinapis nigra , LinneJ. Plante annuelle, cultivee dans la Haute-Egypte pour ses graines qui produisent une huile. On en fait aussi de la moutarde comme condiment. Cette plante se seme h la volee en terre douce, legere et ne demande aucun soin particulier. Ecliantillons exposes en graines: Seneve de la Haute-Egypte j Kardal essoued. ARACHIDE (Arachis hypogma , Linne). Plante annuelle, cultivee pour sa graine qui fournit une buile bonne ä manger et qui peut remplacer celle d’amaudes douces. L’Arachide demande une terre douce et chaude. Les gousses ayant la propriete de s’enfoncer en terre pour finir leur developpe- ment, il est necessaire de donner au sol de bons binages afin de faciliter cette singuliere operation de la nature. Echantillons exposes en gousses et en graines: Arachide (Pislache de terre)] Ful Sennari. Les autres vegetaux cultives en Egypte, et dont on retire de 1’huile, sont: 39 L’Olivier (voir arbres fruitiers). L’Amandier (voir arbres fruitiers). Le Lin (graines) (voir plantes textiles). Le Carthame (graines) (voir plantes tinetoriales). Le Cotonnier (graines) (voir plantes textiles). Le Lanrier noble (fruits) (voir arbres d’ornement). Le Pavot somnifere (voir plantes medicinales). Le Tournesol (Helianthus annum etc,). VIII. PLANTES PAPYMFERES. SPARTE (Macrochloa tenacissima , Kunth.J. Cette plante, spontanee est tres abondante dans tonte i’Egypte 5 ses feuilles roides et tres resistantes sont employees pour la confection des ouvrages de sparterie, tapis, nattes, couffins, etc. Mais le principal usage que l’on fait aujourd’hui de cette plante, consiste dans la fabrication du papier. L’Egypte pourrait fournir k PEurope de grandes quantites de sparte et alimenter des papeteries importantes. La papeterie V. R. du Caire, fabrique aujourd’hui d’excellents papiers avec ce vegetal. Echantillons exposes en plantes: Sparte . . .Alfa en Arabe. ANGELIQUE A PAPIER (Ar alia papyrifera). Arbrisseau de la Chine introduit et acclimate en Egypte. C’est avec la moelle des jeunes tiges de cet arbrisseau que se prepare le papier veloute de Chine. Le magnifique feuillage de l’Angelique a papier en fait un des plus beaux ornements des jardins en Egypte, ou il fleurit et fruetifie abondamment chaque annee. Echantillons exposes en tiges, hampe florale et en graines. Les autres papyriferes sont : Le Broussonetia papyrifera (voir aux arbres d’ornement). La Massette d’eau (voir aux plantes aquatiques du Nil). Le Souchet ä papier (voir plantes aquatiques du Nil). 40 IX. PLANTES 0D0MFERANTES 0Ü Ä ESSENCE. ANIS (Pimpinella anisurn, LinneJ. L’anis et un plante annuelle de 30 centimetres de hauteur k feuilles en coeur, dentees et ä flenrs blanches. Cette plante se seme au printemps en terre legere, et demande de frequents arrosements. Les graines sent employees en parfumerie et on en extrait de l’huile essentielle. Les confiseurs et les distillateurs en font un grand usage. On les mele avec le pain et on s’en sert aussi en medecine, etc. Echantillons exposes en graines: Anis de la Haute-Egypte — Yanisum. ROSIER (Rosa centifolia ). La rose ä odeur est cultivee auFayoum. La recolte des petales a lieu en avril et maij chaque matin on arrache les petales des fleurs epanouies et on les distille immediatement. Le plant ne produit que la deuxieme annee et il est en plein rapport jusqu’ä la 5 me annee. Echantillons exposes: Rosier k odeur (herbier); L T hard beledi des Arabes. MENTIIE POIYREE (Mentha piperita, Linne^. Plante vivace, cultivee en grand, ä cause de son odeur agreable et de sa saveur piquante et chaude suivie d’une sensation de froid qui plait beaucoup. On retire des feuilles et des tiges une huile essentielle, tres legere de couleur vert jaunätre qui entre dans beaucoup de preparations pharmaceutiques et dans la confiserie, Echantillons exposes en plantes: Mentlie poivree (herbier), Nanäh en Arabe. GERANIER ODORANT fGeranium odoraiissunum , Kit.J. Plante vivace k tige charnue courte garnie de rameaux herbaces et de feuilles cordiformes arrondies. Fleurs rose fonce en ombelles au printemps et en ete. On retire par la distillation, des feuilles du geranier odorant, une eau de Geranium et une essence odoriferantes employees en medecine et dans la parfumerie. Echantillons exposes en lierbier: Geranier odorant; Ytr beledy. ACACIE DE FARNESE (Acacia farnesiana ). Arbrisseau de six ä sept metres de hauteur ä feuillage tres petit, se couvrant pendant tout l’hiver et le printemps de jolies petites fleurs jaunes en boules, exhalant un parfum delicieux dans tout le voisinage. On retire de ces fleurs une sorte de resine odoriferante d’une odeur suave et tres rechercliee pour la parfumerie. Echantillons exposes en coupe d’arbre, bois ouvre, lierbier et graines: Acacie de Farnese; Fötneh des Arabes. Les autres vegetaux ä feuillage ou k fleurs odoriferantes, exposes en lierbier en graines ou en fruits, sont: Citronelle ( Verbena triphylla) , Luiza des Arabes. Romarin (Rosmarium officinalis) . Reseda odorant (voir plantes annuelles). Rasilic fOcymum basilicum). Jasmin blanc (Jasminium grandiflorum) , Yasmin. Jasmin d’Arabie (Jasminium sambac). Murraya exotique (Murray a exotica). Cardamome (Amomvm cardamomum), etc. X. PLANTES MEDICINALES. HASCHICH (Cannabis indica). Plante cultivee en Egypte. Sa culture est la meme que celle du chanvre, seulement, il s’eleve beaucoup moins et prend la forme pyramidale. L’extremite se couvre de graines et secrete une matiere employee en medecine et dans le narguilet sous le nom de Haschich. Echantillons exposes en plantes et en graines: Chanvre de Finde. Haschich des Arabes. 42 CHARDON A FOULON (Dipsacus fullomim). Plante introduite en Egypte par les soins du prof. Gastinel- Bey et qui y prospere bien et se reprodnit d’elle mdme. Gette plante abonde a l’etat spontane en Europe. On en retire un principe employe en medeeine. Ecbantillons exposes en plantes et en fruits. NIGELLE (Nigella salina). Plante cultivee en Egypte pour ses graines noires aromatiques que les Arabes recherchent pour en saupoudrer leurs galettes, leurs gäteaux, etc. Ecliantillons exposes en graines: Nigelle; Abessoud. CUMIN BLANO (Cuminum cyminum). Plante cultivee dans la Haute-Egypte pour ses graines odo- riferantes. On les melange au pain et aux from ages. On en retire une huile essentielle employee en parfumerie. On emploie la graine pour faire des liqueurs tres appreciees, et dans la medeeine. Echantillons exposes en graines : Cumin blanc; camoun. PAYOT SOMNIFERE (Pap aver somniferum). Plante dont on retire Fopium en incisant les capsules. On retire des graines l’huile d’oeillette que l’on emploie ä differents usages. Le pavot a opium est cultive dans la Haute-Egypte, les Arabes s’en s er vent beaucoup et on en voit dans tous les etalages des marchands de plantes officinales en Egypte. Echantillons exposes en fruits et en graines: Pavot ä graines blanches; abu noum. „ rouges „ „ „ noires „ „ „ , en melange ; abu noum. „ de Syout ,, n „ CASSIE FISTULEUSE (Cassia fistula). Arbre tres elegant ä petit feuillage, et se couvrant au prin- temps de nombreuses grappes de fleurs jaunes, auxquelles succedent k l’automne et pendant l’liiyer des gousses cylindriques de pres d’un metre de longueur de Ia grosseur du doigt 7 et d’un tres bei ornement sur les arbres. La pulpe contenue dans ces gousses est employee en medecine en Egypte. Echantillons exposes en coupe d’arbre, bois ouvre, herbier, fruits et graines: Cassie fistuleuse ; khyar chanbar. FENOüIL OFFICINAL (Famiculum officinale , All.^). Les graines du fenouil sont employees en medecine. On les eonfit aussi avec les cornicbons et on les met comme assaisonnement dans le bouillon. La plante teint en jaune fonce et son liuile sert dans la parfumerie. Echantillons exposes en graines. CACHOU ( Acacia catechu , Willd^. On prepare avec les fruits verts et la partie centrale du bois un extrait nomme cachou, dont il existe plusieurs sortes. Cet arbreaete indroduit depuis quelques annees seulement dans les jardins du Khedive oü il fructifie abondamment. Echantillons exposes en herbier et en fruits: Cachou (acacia) • kachou. SENE (Cassia acuiifolia). Produit le sene arbrisseau ou sous arbrisseau ä 6 paires de folioles laneeolees aigues et ä fleurs jaunes en grappes aux aisselles des feuilles du sommet des rameaux; on recolte les feuilles de cette plante dans la Haute-Egypte d’oü on les apporte au Caire pour etre employees en medecine. Echantillons exposes en gousses et en feuilles: Sene de la Haute-Egypte; Senemeka. SEBESTIER (Cordia myxaj. Arbre cultive en Egypte; le bois sert dans la Sellerie et le fruit dans ia medecine. On en retire une glu que Ton exportait autrefois sous le nom de glu d’Alexandrie; eile etait d’une saveur douce et blanche. Echantillons exposes en coupe d’arbre, bois ouvre, et en herbier: Sebestier; Moquette des Arabes. HOUBLON (Ilumulus lupulus). Plante grimpante bien connue pour ses proprietes medicinales et pour l’usage qu’on en fait pour la conservation de la biere. Le Houblon a ete introduit dans les domaines du Khedive et s’y developpe avec vigueur et promet de s’acclimater dans le pays. Echantillons exposes en cones: Houblon anglais Grapes; Hachich-el-dinar. Houblon anglais Jones’s „ „ „ Les autres plantes medicinales exposees en herbier, fruits ou graines etc. sont: Pomme epineuse spontanee; el-nefyr. „ jaune (Datura stramonium) j el-nefyr. „ violette (Datura stramonium ); el-nefyr. Noix vomique acclimatee. Coloquintes (cucumis colocynthis); handal des Arabes. Medicinier (Jatpopha curcas). Cat (Celastrus edulis). Acacie mellifere (Acacia mellifera), fleurs febrifuges. Tamarix (Galles de), Tarfeh des Arabes, etc. XL TABAGS. (Nicotiana tahacum.) Le tabac est cultive en Egypte; on le seme immediatement apres la retraite des eaux dans un sol qui ne repoit aucune prej)aration. On le seme aussi quelquefois au printemps en'meme temps que le Dourah et alors on laboure le sol. Quarante k cinquante jours apres le semis on transplante le tabac ordinairement dans le limon sur les bords du Nil et des canaux. Deux mois et demi apres, on le recolte en coupant la plante ä quelques doigts du sol. Apres la premiere coupe, le pied repousse des rejetons, dont on laisse monter les plus beaux. 45 Le Tombae est une sorte de tabac que Ton cultive speciale- ment pour le narguilet. Ecliantillons exposes en plantes et en feuilles: Tabac de la Haute-Egypte — Dokhan beledy Tabac de la Moyenne-Egypte „ „ Tabac de la Basse-Egypte ,, „ Tabac d’Abyssinie ,, Tabac havanais (acclimate). Tabac beige (acclimate). Tabac frangais (acclimate). Tabac corani. Tabac de Bir-abou ballah (acclimate). Tabac turc 1®, 2®, 3® et 4® qualite. Tabac glauque. Tombae du Caire. Tombae de l’Edjaz. Tombae de Perse. Nota. Consulter pour de plus amples renseignements sur l’agriculture egyp- tienne et le rendement des differentes cultures de ce pays : Notre memoire sur l’Agriculture ancienne et moderne delavallee d’Egypte, publie sous la direction duProfesseur Dr. C. Th.Richter, redacteur en chef de la relation officielle de l’exposition uniyerselle de 1873 ä Vienne, etc. Consulter aussi la statistique de l’Egypte, publiee par le ministere de l’interieur au Caire, sous la direction de M. E. de Regny-Bey. I ' : ÜNM I. ARBRES FRUITIERS. II. „ FORESTIERS. III. „ A BOIS DE CONSTRUCTION ET D’EBENISTERIE. IV. „ ARBRES D’ALIGNEMENT. V. ROSEAUX GIGANTESQUES. VI. ARBRES, ARBRISSEAUX ET ARBUSTES D’ORNEMENT. 49 I. ARBRES FRUITIERS. DATTIER, (Phoenix dactylifera, LinneJ. Le üattier est l’arbre national des Egyptiens et celui dont les Arabes soignent le mieux la culture. II est indigene en Egypte et croit sur la lisiere du desert et dans les terres cultivees *). II existe de nombreuses forets naturelles de dattiers en Egypte. Les plus belles dans la Basse-Egypte sont sur la route d’El-Arisch ä Salallyeli et ä Bulbeys. Aux environs du Caire, la plus remar- quable est au-dessus de Ghyze sur l’emplacement oh fut Memphis. Non loin de Kankah au Birket-el-Haggi il existe une autre grande foret de dattiers. Sur un dattier cultive, en plein rapport, on laisse ordinaire- ment 20 ä 25 feuilles; un dixie me de celles-oi etant coupees pendant l’hiver chaque annee, il en resulte que l’arbre s’eleve d’avantage et produit plus de fruits. Sur un dattier ä l’etat sauvage on compte jusqu’ä 50 palmes et au-dessus. Le dattier est l’arbre le plus utile de tonte l’Egypte. Sa culture aete perfectionnee par les Arabes qui enpossedent aujourd’hui un grand nombre de Varietes. Les fruits des diverses Varietes de dattiers de TEgypte se distinguent par la couleur, la forme, le volume et la qualite des fruits. Par rapport ä la couleur, on pourrait diviser les dattes en trois categories, les rouges, les jaunes et les blanches. Le dattier prospere particulierement bien dans les oasis et rendseul possible les autres cultures. Dejä dans l’antiquite, les anciens Egyptiens avaient reconnu la necessite de porter des fleurs males sur les fleurs femelies pour les feconder. Aujourd’hui les Arabes fecon- dent aussi les dattiers femelies dans le but d’ augment er la production des fruits. A cet effet, ils coupent les spadices des dattiers males conserves, dans ce but, en petit nombre dans les plantations ; ils di- visent les grappes des fleurs males et ils monteut en secouer la poussiere sur les spadices femelies en mars-avril. Les dattes precoces murissent au commencement d’aout et de- puis cette epoque jusqu’ä la flu de deeembre, les marches sont abon - dämm ent pourvus de dattes fraiches. *) Voir notre memoire sur le dattier d’Egypte, publie dans les bulletins do la federation des societes d’Iiorticulture de Belgique. 4 Toutes les parties dn dattier sont utilisees. Les petioles des feuilles servent ä faire des cages des canapes, etc. Le tronc sertdans les constructions. Les racines, le lyf, les folioles, etc. donnent des fibres textiles. Le chon dn dattier est anssi tres estime, il a un pen le gout de la noisette. Varietes de dattes exposees en fruits et en herbier, etc.: Arbre du dattier femelle d’lbrim charge des ses fruits abondants. Pollen du dattier male ä l’epoque de la fecondation. •1 n n apres .* „ n Fleurs „ „ male k „ „ ,, j i v) apres „ „ „ Grappes de fleurs du dattier male k Fepoque de la fecondation. Spadice du dattier male k l’epoque de la fecondation. „ „ „ „ k son entier developpement. Spathe du dattier male k Fepoque de la fecondation. „ „ „ „ k son entier developpement. Fleurs du dattier femelle k l’epoque de la fecondation. „ „ „ „ qui n’ont pas ete fecondees. Grappes de fleurs du dattier femelle apres la fecondation. Spadice dn dattier femelle k Fepoque de la fecondation. „ ,, „ „ ä son entier developpement. Spathe du dattier femelle k Fepoque de la fecondation. „ „ „ „ k son entier developpement. Chou du dattier male (Goumar). Chou du dattier femelle (Goumar). Petiole des frondes du dattier femelle (G.cryd). Palmes du dattier fermelle (Geryd). Rameau pascal du dattier. Fibres du dattier (voir aux plantes textiles). Lyf du dattier. Corde en lyf du dattier. Corde ä puits en lyf du dattier. Folioles du dattier (textiles). „ du coenr du dattier (textiles). Fibres brutes des folioles du dattier. „ preparees „ „ „ Cordes de folioles de dattier. Couffin en folioles de dattier ( ,, „ „ du coeur du dattier. Balai avec la base du pedoncule des palmes» Balai avec les folioles du dattier. 51 Balai avec les grappes des fruits. Fibres de la spathe du dattier. Cordes en fibres de la spathe du dattier. Pedoncule floral du dattier (fibreux). Fibres brutes du pedoncule floral du dattier. Fibres preparees „ „ „ „ Cordes de fibres „ „ „ „ Coupe du trone du dattier. Bois ouvre du trone du dattier. Poutre du trone du dattier. Fibres du trone du dattier. Racines du dattier (fibreuses). Fibres des racines du dattier. Graines de dattes. Pate de dattes d’Agouäh. n n •' rouge. ,, „ „ jaime. „ de dattes du Sinai', enveloppees dans des sacs en peau de gazelle et renfermant des amandes douces. Dattes d’Ibrim (balali ibrimy), Haute-Egypte. „ de Sivi (balali sivi), Haute-Egypte. „ du Sultan (balah sultani), Haute-Egypte. „ rouge commune (balah amhat), Moyenne-Egypte. „ jaune commune (balah Ayany), Moyenne-Egypte. de Bourlos (balah bourlosy), Basse-Egypte. ,, de Kore'in (balah korein), Basse-Egypte. „ clielebie blanche (balah chelebie abyad), Haute-Egypte. „ chelebie rouge (balah chelebie abmar), Haute-Egypte. ,, chamie grosse (balah chamie kibir), Haute-Egypte. „ chamie petite (balah chamie), Haute-Egypte. „ de Sakkouty (balah sakkouty), Haute-Egypte. „ de la vie (balah a’omry), Haute-Egypte. „ d’Esneh (balah Esneh), Haute-Egypte. „ d’Ibrim blanche (belah Ibrimy abyad), Haute-Egypte. „ d’Ibrim grosse (balah Ibrimy kibir), Haute-Egypte. „ d’ Assouan (balah Assouan), Haute-Egypte. „ de Louhak (balah Louhak), Haute-Egypte. PALMIER-DOUM (Ihjphcene Thebaica , Goevt.J. Le palmier-doum croit dans la Haute-Egypte, ou il en existe de grandes quantites. Son port difiere assez des palmiers et ressemble plutot au Pandanus. Le trone atteint 8 ä 10 metres de hauteur et 4 * se partage ordinairement en deux branches qni se partagent eiles memes en deux autres et ainsi de suite. Le trone atteint ordinairement un metre cinquante centimetres de circonference, presque uni. Feuilles palmees, grandes. Fleurs males ou femelies en longues grap- pes, enveloppees de spathes, apparaissant sur des pieds differents, en avril. Chaque grappe porte 40 ou 50 fruits tres pesants se colorant et se couvrant d’une poussiere glauque ; lanoixque le fruit enve- loppe sert a faire des anneaux de rideaux et autres objets utiles. Le bois est solide; on en fait des planches et des meubles dans la Haute-Egypte. Les feuilles servent k faire des tapis, des paniers, des couffins, etc. Echantillons exposes: Palmier-Doum de Girgeh (Haute-Egypte) charge de ses fruits abondants. Coupe d’arbre du Doum de la Thebaide, Do um en Arabe. Bois ouvre du Doum de la Thebaide, „ „ „ Corbeilles de fruits de Doum de la Thebaide, „ „ „ „ „ „ „ de Soudan, „ „ ,, Lyf de Doum, „ „ „ Palmes de Doum, ,, „ „ Objets de sparterie en feuilles de Doum, ,, „ „ Grappes de fruits de Doum, „ „ „ Tete de Palmier Doum, „ „ „ SYCOMOBE (arbre de la Yierge) (Ficus antiquorum). Le sycomore est un des arbres les plus anciennement connus en Egypte; dans Fantiquite son bois servait k faire les caisses des mo- mies et on en trouve encore aujourd’hui en bon etat de conservation. Le sycomore est un des arbres les plus eleves et les plus ombrageux de l’Egypte; aussi pour cette raison ; le plante-t-on ca et lä dans la Campagne aupres des sakies, afin d’abriter du soleil les animaux qui les mettent en mouvement. On plante aussi frequemment le sycomore sur les routes et les avenues. II fructifie abondamment en ete et k l’automne; ses fruits apparaissent sur le vieux bois comme plantes dans Pecorce sur des crochets ramifies; ils sont d’un beau rose et recherches des Arabes qui les mangent pendant tout l’ete et Pautomne. II existe, k Matarieh, non loin d’Heliopolis, un sycomore tres, ancien et qui porte le nom d’arbre de la Vier ge, parce que suivant la tradition, la Vierge Marie, lors de sa fuite en Egypte se serait cacliee sons son epais ombrage descendant presque jusqu’ä terre, pour se derober avec 1’ enfant Jesus, aux satellites d’Herode qui la poursuivaient. Le bois du sycomore est employe aujourd’hui ä faire des affüts de canon, des parquets, des instruments d’agriculture, etc. Ecliantillons exposes : Coupe d’arbre du sycomore; Gimmeyz en Arabe/ Bois ouvre du sycomore; Gimmeyz en Arabe. Rameau feuille du sycomore; Gimmeyz en Arabe. Fruits du sycomore (sees). Rameaux en fruits de Farbre de la Vierge. Rameaux feuilles de l’arbre de la Yierge. ORANGER (Citrus cmrantium, Linne^. Les orangers sont cultives dans toute l’Egypte et notamment aux environs des villes. Ils produisent d’exellents fruits. L’espece appelee Youssef effendi (Mandarinier) est une des meilleures et qui mürit en decembre. Apres celles-ci viennent les sanguine s qui mürissent en janvier-fevrier et qui sont delicieuses ä manger. En novembre, les premieres oranges qui arrivent ä maturite, sont ä chair jaune; au printemps plusieurs autres especes ä fruits jaunes mürissent et se conservent jusqu’au commencement de l’ete. Ecliantillons exposes en bois, en graines et en fruits: Oranger doux (citrus aurantiumj. Coupe du frone de 1’oranger doux. Bois ouvre de l’oranger doux. Rameau feuille de l’oranger ä feuilles panachees. Orange Mandarine; Youssef effendi. „ myrte; Naring mersym. „ douce; Naring helou. „ amere; Naring mäleh. „ sanguine; Naring alimär. CEDRATIER (Citrus medica cedraj. Le cedratier k gros fruit, dit cedrat-callebasse, produit des fruits abondants et tres gros; on en fait des compotes et des conserves; il existe plusieurs varietes de cette espece, dont le fruit est plutöt d’un bei ornement dans les jardins que d’une utilite reelle. Ecliantillons exposes en graines et en fruits : Cedrat callebasse; Leymoun indy. 54 CITRONNIER (Citrus merit ca, Risso^. Le citronnier est cultive en Egypte, oü il en existe des plantations qui ressemblent ä des forets. Le citronnier commun ä petits fruits, est un des plus repandus dans le pays. Il fructifie a toute epoque de l’annee. Le citronnier a gros fruit fructifie k l’automne et pendant Driver et les fruits se conservent jusqu’au commencement de Fete. On fait un grand usage des citrons dans les sauces et pom- faire des limonades. Varietes exposees en grames, bois et fruits: Citron commun (petits fruits). „ „ (gros fruits). Coupe du tronc du citronnier commun. Bois ouvre du citronnier commun. Coupe du tronc du citronnier adhalia. Bois ouvre du citronnier adhalia. ABRICOTIER (Ärmeniaca vulgaris, Linncg). L’abricotier commun est cultive dans tous les jardins de l’Egypte, oüi il atteint la grandeur d’un petit arbre; il fieurit de bonne heure au printemps et ses fruits arrivent ä maturite en mai- juin. Il s’ en fait une grande consommation dans le pays; on en fait d’excellente confiture. Echantillons exposes en graines et fruits conserves : Abricotier commun,- Meclimech des Arabes. GRENADIER (Punica granaium, Limuy). Arbrisseau cultive en grand dans les jardins fruitiers de l’Egypte. Ses fruits tres volumineux arrivent ä maturite ä la fin de l’ete et se conservent pendant tout l’hiver jusqu’au commencement du printemps. On en fait une grande consommation dans le pays. Echantillons exposes en fruits secs et conserves: Grenadier ä fruit rouge; Roumman des Arabes. AMANDIER (Amygdalus persica, Linnq). L’amandier est cultive en Egypte dans les jardins fruitiers. On fait une grande consommation, pour la table, d’amandes vertes, non arrivees ä l’etat complet de maturite. On les fait aussi secher et se conservent comme les amandes que Ton trouve dans le commerce en Europe. Ecliantillons exposes en fruits secs. FIGUIER COMESTIBLE (Ficus carica , LinneJ. Arbre fruitier cultive dans les jardins des environs des villes eil Egypte; les figues d’Egypte sont delicieuses ä manger fraiches; il en existe plusieurs Varietes ä fruits de forme et de couleur differentes. Les figues d’Egypte se consomment k peu pres toutes fraiclies dans le pays; on n’en fait pas seclier pour les conserver et les livrer it P exportation. Ecliantillons exposes: Coupe du tronc du figuier comestible; Tyn en Arabe. Bois ouvre du „ „ „ ,, Fruits secs „ „ „ „ „ Rameaux en fruits „ „ „ PECHER (Persica vulgaris, Linne^). Arbrisseau cultive dans les jardins fruitiers pour ses fruits delicieux qui arrivent a maturite en Egypte vers le commencement de Fete; les fruits sont petits et ä chair rouge, parfumee, adlierente au noyau. Par line culture bien cut endue, on pent les rendre plus gros avec la chair se detachant bien du noyau. Echantillon expose en herbier. CAROUBIER (Ceratonia siiiquaj. Arbre eleve, k feuillage epais et ornemental, donnant de nom- breuses gousses tout autour de ses grosses et petites branches et qui sont alimentaires et employees en medecine. Cet arbre est cultive dans beaucoup de jardins en Egypte. Ecliantillons exposes: Coupe du tronc du earoubier, Kharroub. Bois ouvre du caroubier, „ Gousses du caroubier, „ Graines du caroubier, „ CAFEIER (Coffea arabica). Arbrisseau cultive en grand en Arabie; en Egypte, on le cul- live dans les jardins, ou il se developpe vigoureusement et oil il produit des fruits qui mürissent ä Pantonine. Mr. le Professeur Gastinel-Bey a publie un excellent memoire sur le cafeier, auquel nous renvoyons le lecteur. Ecbantillons exposes : Rameaux en fruits de cafeier cultive au Caire. Fruits du cafeier cultive au Caire. Rauu au feuille du cafeier du Caire. JUJUBIER EPINE DU CHRIST (Zizyphus spina Christi, Desf.J. Arbre eleve, k cime arrondie, toutfue gar nie d’un epais feuil- lage, et dont les ramifications se couvrent de petits fruits appeles J u j u b e s. Cet arbre est tres repandu en Egypte, dans les jardins et les champs, et ne demaude aucun soin particulier. Pendant l’hiver on recolte les fruits oü on les ramasse par terre pour les manger. Ecbantillons exposes: Coupe d’arbre du jujubier epine de Christ; Nabaq. Bois ouvre du „ „ „ „ „ Fruits secs du „ „ ,, „ Rameau en fruits „ „ „ „ „ On cultive encore le jujubier ä fruits rouges (zizyphus sativa) ennab des Arab es; les fruits sont meilleurs que ceux de l’espece precedente; il est moins repandu dans le pays. Ecbantillons exposes: Coupe d’arbre du jujubier cultive; ennab. Bois ouvre du „ „ „ Fruits secs du „ „ „ II existe encore plusieurs autres especes parmi lesquelles nous citerons une espece exotique, k feuilles blanchatres en dessous et ä gros fruits. Echantillons exposes: Rameaux en fruits; Nabaq. roumy. Fruits secs, „ „ VIGrNE ( Vit is vinifera). La vigne etait cultivee en Egypte dans l’antiquite. Les hiero- glyphes des anciens temples, nous montrent encore la fabrication du vin ä plus de 6000 ans de nos jours actuels (voir les scenes d’agricul- ture et de fabrication du vin dans le tombeau de Beni-IIassan, k l’exposition universelle de 1873 ä Yienne). 57 Les vins, provenant des cultures du Mary out pres d’Alexandrie, etaient, dit-on, tres estimes dans l’antiquite. La province du Fayoum et les environs du Caire et d’Ale- xandrie fournissent aujourd’hui d’excellents raisins. Ilserait possible de retablir les anciennes vignes d’Alexandrie, et l’Egypte pourrait recolter la grande quantity de vins qu’elle est obligee d’importer d’Europe. Dans les sables du desert de l’isthme de Suez, des plantations de vignes ont ete etablies et ont donne d’excellents resultats. Echantillons exposes : Coupe de la vigne d’Egypte, eneb des Arabes. Bois ouvre de la vigne „ „ „ Raisins secs ,, „ „ Vins d’Egypte „ „ „ BALAXITE D’EGYPTE (Balanites Egyptiaca). Arbre cultive et spontane dans le Soudan, dont le fruit h chair verte, jaunissant en mürissant, est alimentaire; on le nomme datte du desert. Echantillons exposes : Bois du Baianite d’Egypte j Keglig des Arabes. Fruits du „ „ ,, „ Rameau en fruits „ „ OLIYIER (Olea europoea, Linne^. L’olivier est cultive aux envirous du Caire et dans le Fayoum • il produit des fruits apprecies et consommes dans le pays. Echantillons exposes: Coupe d’arbre de l’olivier, Zeytoun. Bois ouvre de l’olivier, „ Fruits de l’olivier (conserves), „ JAMBOSIER COMMUN (Jambosa vulgaris , D. C.;. Le jambosier est un arbre de l’Inde orientale, acclimate en Egvpte. Le fruit charnu de la grossem* d’une prune, ä chair succu- lente est tres parfume et couronnd par le limbe tres large du calice, c'est un manger delicieux, dont on fait des compotes qui ont l’odeur de la rose. ■58 Le fruit clu jambosier est en outre estime dans les fievres bilieuses et la dyssenterie. Echantillons exposes en herbier. MANGUIER DE L’INDE (Mangifera indica, Linne^. Le manguier a ete introduit dans les jardins egyptiens au temps d’Ibraliim Paclia et de Meliemet-Aly. C’est un arbre qui produit un fruit delicieux que Ton mange cru ou trempe dans du vin; on en confit au sucre et au vinaigre. On cultive plusieurs Varietes de manguiers dans les jardins du Caire. Eebantillons exposes en herbier et en graines: Manguier ; Mangah en Arabe. (EGLE A MARMELADE ((Egle marmelos, Vovr.). Petit arbre de l’Inde orientale, dont le fruit est delicieux et odorant; on en fait d’excellentes marmelades en Egypte; il est nu- tritif et astringent et conti ent une quantite de gluten tres tenace et transparent. Les fruits se eonservent pendant longtemps et sont tres odorants. Les graines qu’on en retire sont fertiles et servent k la propagation de l’espece en Egypte. Echantillons exposes en herbier, en fruits, graines et marmelades : (Egle h manne lade; Marmelos. PAPAYE CULTIVE (Corica papaya, Linne^. Arbre acclimate et cultive dans plusieurs jardins de l’Egypte, dont les fruits, de la grosseur d’un petit melon, ovo'fde, pulpeux, est tres estime; ces fruits naissent aux aisselles des feuilles, comme les rosettes autour du chou de Bruxelles. Les graines sont fertiles en Egypte. Echantillons exposes en graines et en compotes. Papaye cultive; Tar-el-babas. ANONE SQUAMEUSE (Anona squamosa , Linne). Arbrisseau de Finde orientale, dont le fruit de la grosseur d’une grosse pomme ecailleuse, renferme une Sorte de creme tres parfumee. C’est un des fruits exotiques les plus estimes de FEgypte. 59 Cet arbrisseau est dejä repandus dans beaucoup de jardins en Egypte. On le multiple facilement de graines. Echantillons exposes en graines et en fruits. Anone squameusej Kechta en Arabe. GOYA VIER PORTE-POIRE (Psidium pyriferum , LinnA). Arbrisseau d’Amerique acclimate en Egypte, dont le fruit de la grossem* et de la forme d’une poire se nomme Goyave; on le mange cru pu cuit au four et on en fait d’excellentes confitures. Cet arbre est dejä repanäu dans les cultures egyptiennes. Echantillons exposes en fruits et graines : Goyavier porte-poire ; Gouäfa en Arabe. On cultive encore les especes suivantes, dont les fruits sont apprecies en Egypte : Echantillons exposes en graines: Goyavier de Cattley (Psidium cattleyanum). Goyavier polycarpe (Psidium policarponj. TAMARINIER DE L’INDE (Tamarindus indica , Linne^. Arbre de Finde et de l’Afrique centrale, introduit et cultive en Egypte. La pulpe, renfermee dans les gousses, est, une päte con- sistante gluante, noirätre et acide; on l’emploie en medecine et ä l’economie domestique sous le nom de Tamar in. Dans le Soudan et en Egypte, on prepare avec la pulpe du fruit une boisson acidu- lee tres agreable. Les barques du Haut-Nil apportent au Caire de grandes quantites de pulpe de Tamar in. Echantillons exposes : Coupe d’arbre, Tamar-indy. Bois ouvre, „ v Rameau en fruits, „ „ Graines, „ „ Pulpe, „ „ Gousses dessechees, „ „ BANANIER DE CHINE (Musa sinensis, Sw et). Petit arbre, dont la tige n’atteint qu’un metre ä 1-50 centimetres en Egypte et dont les fruits ont la saveur de la poire de l’ananas et du melon reunis. Ils arrivent ä maturite ä l’automne et un seul regime peut porter jusqu’ä 200 bananes. Le bananier de Chine a 60 ete introdnit par nous dans les jardins du Kliedive an Caire il-y-a quelques annees settlement, et il y est dejä en plein rapport. Echantillons exposes en fibres, fruits, ete.: Bananier de Chine,* Mouz siny. Bananier du paradis ; Mouz beledy. BIBACIEK (Erybotrya japonica, Lindl}. Petit arbre du Japon, dont le fruit charnu est comestible et vendu sur les marches du Caire pendant l’hiver et le printemps ,* on en fait des confitures. Echantillons exposes en herbier et en fruits: Bibaeier; Mouchmila en Arabe. MIMUSOPS DE L’INDE (Mimusops elengi, Linne). Arbre de quatre ä cinq metres de hauteur produisant un fruit en baie ovo'ide renferment une graine a albumen charnu. Cet arbre a ete introduit et acclimate en Egypte, ott il est cultive dans quelques jardins seulement. Echantillons exposes en herbier et en fruits. BAOBAB DES AFRICAINS (Adansonia digitata). Arbre eleve d’Afrique, introduit et cultive dans quelques jardins en Egypte; les fruits ovales ligneux ont 30 k 40 centimetres de longueur, sur moitie autant de diametre, recouverts d’un duvet epais et dont les loges eontiennent chacune 50 ä 60 graines osseuses nichees dans une pulpe charnue comestible. Echantillons exposes en fruits et en graines: Baobab des Africains; Gongales. FERONIE DE L’INDE (Feronia elephantum , Corr.^). Arbre de Finde, dont le fruit en baie globuleuse de la grossem* d’unepomme, a ecorce ligneuse, est tres dur est d’un effet ornemental. Echantillons exposes en fruits. EUGENIE D’AUSTRALIE (Eugenia australis, Hort._). Arbrisseau de FAustralie donnant des fruits k la fin de Fete? dans le genre de la cerise; ils sont tres bons ä manger, mais ne se conservent pas longtemps. Echantillons exposes en herbier. COCOTIER FLEXÜEUX (Cocos flexmsa). Palmier des regions tropicales, introduit et acclimate en Egypte depuis quelques annees, oil il s’est developpe tres vigoureusement, C’est 1111 des plus beaux arbres de cette merveilleuse famille et qui reussira bien, croyons nous, sur le sol egyptien. Echantillons exposes en lierbier. Parmi les arbres fruitiers, cultives en Egypte, nous citerons encore: Echantillons exposes en lierbier, en bois, etc.: Arbousier (Arbutus unedoj. Cognassier (Pyrus japonica ]. Noyer (Jnglans regia ). Poirier (Pyrus communis). II. ARBRES FORESTIERS. GOMMIER DU NIL (Acacia nilotica). Arbre commun dans toute l’Egypte et le Haul-Nil; en Egypte il est plante le long des canaux d’irrigations. Dans certains endroits il constitue de veritables forets. Dans le Haut-Nil, on en retire la goinme arabique pour le commerce. Le bois sert ä faire du cliarbon en Egypte; on s’en sert aussi dans les constructions et pour l’agriculture. Les gousses servent dans la tannerie. Echantillons exposes: Coupe d’arbre du gommier du Nil; Sant des Arab es. Bois ouvre „ „ „ „ „ „ Rameau en fleurs „ „ „ „ „ „ Gousses „ „ „ „ ,, „ „ Graines .. „ „ PIN D’ALEP (Pinus halepensis). Magnifique conifere, propre au climat chaud de l’Egypte; il prospere parfaitement bien au Caire, oü il en existe de forts arbres. Son bois est bon pour les constructions. 62 Echantillons exposes : Coupe d’arbre du pin d’Alep ; Senoubär. Bois ouvre „ „ „ Bameau en fruits „ ,, „ „ Cone „ n n FILAO fCasuarina). Arbre eleve, ä cime pyramidale dans le genre des coniferes, intro duit et acclimate en Egypte sous le regne de Mehemet - Aly. II existe des Filaos de 20 metres et plus de hauteur aux environs du Caire, et notamment ä File de Rhodah. Cet arbre a ete intro duit, ily a quelques annees, de File Maurice dans les sables de Fisthme de Suez, oil il prospere parfaitement. On en voit dejä de forts specimens k Ismai'lia. Echantillons exposes : Graines, Casuarina. Rameau en herbier, „ Coupe d’arbre, ,, Bois ouvre, ,, CHENE D’AMERIQUE (Quercus americana). Arbre acclimate en Egypte; il prospere bien sous le climat du Caire, et il en existe de forts specimens au jardin de Choubrah qui produisent des fruits chaque annee, et qui servent ä multiplier ce precieux arbre forestier pour FEgypte. Echantillons exposes: Chene d’Amerique, Bailout en Arabe. Rameau en fruits, „ „ „ Graines, „ „ „ Coupe d’arbre, ,, „ „ Bois ouvre „ „ „ TAMARIX (Tamarix orientalist). Arbre atteignant quinze metres et plus de hauteur en Egypte; on le plante en avenue sur les routes qui longent les deserts, et meine, on en fait des plantations comme abris-brises-vents jusque dans les sables et dans des terrains tout-ä-fait sales; il prospere bien dans les plus mauvaises conditions, son bois sert k faire le h a r b o n en Egypte. 63 Ecliantillons exposes: Tamarix, Tarfeh en Arabe. Rameau fieuri, „ „ „ Coupe d’arbre, „ „ ,, Bois ouvre, ,, „ „ III. BOIS DEBENISTERIE ET DE CONSTRUCTION. ACACIE BOIS NOIR ( Acacia melanoxylonj . Arbre nouvellement intro duit et acclimate en Egypte; son bois est reell er che pour l’ebenisterie. Ecliantillons exposes : Graines. Bois ouvrA EBENIER D’AFRIQUE (Dalbergia melanoxylonj. Petit arbre spontane dans le Haut-Nil j il a ete intro duit et cul- tive dans les jardins du Caire. On se sert de son bois, dans le Haut- Nil, pour faire des batons, des massues, des manches d’outils, ete.; il est d’un beau noir, avec l’aubier jaune. Ecliantillons exposes : Ebenier d’Afrique, Ebanos en Arabe. Rameau en fruits, „ „ Coupe d’arbre, „ „ „ Bois ouvre, „ „ „ Gousses, „ „ Graines, „ „ „ SANTAL BLANC (Santalum album). Arbre eleve acclimate en Egypte; il atteint, aux environs du Caire, la hauteur d’un arbre de moyenne grandeur, fleurissant et fructifiant chaque annee. Son bois est recherche, ä cause de son odeur agreable, pour faire des objets de luxe sculptes. Ecliantillons exposes : Santal blanc, Sandal en Arabe. Rameau en fleurs, „ „ „ Rameau en fruits, „ „ „ 84 CEDREL ODORANT (Cedrela odor ata). Arb re eleve, acclimate en Egypte, mais pen cultive; on le trouve seulement dans les jardins Yice-Royaux. Son bois connu sous le nom de bois de Cedre sert ä faire les boites ä cigares; il fleurit et fructifie chaque annee en Egypte. Echantillons exposes: Grames. Rameau feuille. ACAJOU A MEUBLES (Smietenia mahogony). Arbre eleve ä beau feuillage, dont le bois est l’objet d’un grand commerce pour le plaquage des meubles. Introduit en Egypte sous le regne de Meliemet-Aly, il atteint aujourd’hui la hauteur des plus grands arbres du pays; il n’est pas encore repaudu dans les cultures, on le trouve seulement aux environs du Caire. Les autre s arbres, dontle bois sert dans l’ebenisterie en Egypte sont: Le Cypres pyramidal (Cupressus pyramidalis ) 7 dont le bois sert ä faire de beaux meubles. Echantillons exposes: Cypres pyramidal; Sarou en Arabe. Coupe d’arbre, „ „ „ Bois ouvre, „ „ „ Le Frene, le Chloroxylon swietenia et le Diospyros embry- opteris, arbres exotiques acclimates au Caire, produisant aussi les bois d’ebenisterie. Echantillons exposes : Rameaux feuilles et coupe d’arbre. IV. ARBRES D’ALIGNEMENT. ACACIE LEBBEK ( Acacia lebbek). Arbre elegant k beau feuillage persistant presque toute l’annee et plante sur les routes et les avenues en Egypte. Son bois, dont le coeur est noir comme de l’ebene lui a valu le nom d’Ebenier d’ Orient, sert dans les constructions et aux usages de l’agri culture. 65 Echantillons exposes: Acacia Lebbek; Lebakh des Arabes. Rameau en fruits, Gousses, „ „ Graines, „ „ „ Coupe d’arbre, „ „ ,, Bois ouvre, „ „ TECK (Teciona grandis). \ Arbre k grand et beau feuillage plante dans les jardins du Caire; il serait Fun des plus beaux ornements sur les routes et les avenues; malheiireusement il n ; est pas encore assez propage dans le pays. Echantillons exposes: Teck des Indiens ; Teka en Arabe. Graines, „ „ „ Rameau en fruits, „ „ Coupe d’arbre, „ „ „ Bois ouvre, ,, „ FIGUIER DES PAGODES (Ficus bengalensis). Arbre k cime touffue, tres large, remarquable par son tronc forme de racines adventives soudees les unes contre les autres. Dans les racines aeriennes de cet arbre les Indiens se construisent leurs temples ou pagodes, en dirigeant les racines d’une certaine fa§on. Le bois peut servir k divers ouvrages de menuiserie. Echantillons exposes: Figuier des pagodes; Gimmeyz indy. Tronc colossal, „ „ Rameau feuille, „ „ Coupe d’arbre, v „ Bois ouvre, „ POIYRIER DU PEROU (Schirms mollej. Arbre de moyenne grandeur a feuillage finement decoupe, d’un bei ornement sur les routes et les avenues. Cultive dans beaucoup de jardins en Egypte. 5 66 Ecliantillons exposes : Poivrier du Perou, Pelfel Malfi. Rameau en fieurs, „ „ )i « fiuits, Coupe d’arbre, „ „ Bois ouvre, „ „ Graines, „ „ PLATANE D’ORIENT (Platanus orientalis). Arbre d’ornement, acclimate dans lesjardins du Caire et d’Ale- xandrie; son feuillage est elegant, mais n’est pas assez persistant pour l’Egypte,* son bois est assez estime. Ecliantillons exposes: Platane d’Orient, Syndian en Arabe. Fruits, „ „ „ Grain es, „ ,, „ Coupe d’arbre, „ „ „ Bois ouvre, „ „ „ Les autres arbres propres aux avenues sont le Mfirier blanc, cultive pour la nourriture des vers ä soie et le peuplier de la Caroline. Ecliantillons exposes : Coupe d’arbre. Bois ouvre. V. ROSEAUX GIGANTESQUES. BAMBOU GIGANTESQUE (Bambusa indica). Les tiges de ce bambou atteignent 20 metres de hauteur en Egypte et sont propres ä construire des Kiosques et toutes sortes d’ouvrages. Introduit depuis quelques annees seulement en Egypte, il n’est pas encore tres repandu dans les cultures. Echantillons exposes : Perehe de 20 metres de hauteur. Gaines de 60 centimetres de longueur. 67 BAMBOU VERTICILLE (Bambusa vtrticillafa). Les tiges de cette espece n’atteignent que douze metres de hauteur en Egypte j elles sont plus nombreuses que eelles de la premiere espece et constituent des touffes plus larges et plus compactes. Le bois sert dans l’industrie et aux usages de 1’agriculture. Echantillons exposes: Perche de 12 metres de hauteur. Gaines de 30 centimetres de largeur. ROSEAU DU NIL (Arundo donnx). Les tiges atteignent sept k huit metres de hauteur’ il est spontane dans toute l’Egypte et sert comme ab ris-brises-Agents pour protegee les cultures. Les Cannes servent ä faire des clotures et ä diverses industries dans le pays. Echantillons exposes: Roseaux du Nil ■ Bouss des Arabes. Cannes de 8 metres de hauteur. Panicules florales. VI. ARBRES, ARBRISSEAUX ET ARBÜSTES D’ORNEMENT. FIGUIER ELASTIQUE (Ficus elastica, Roxb.j. Arbre de quinze metres de hauteur en Egypte, dont le tronc et les branches contiennent du caoutchouc. En Egypte on le cultive comme arbre d’ornement. Echantillons exposes en herbier. ARBRE DES CONSEILS (Ficus religiosa , Linne^. Arbre de moyenne grandeur en Egypte, k beau feuillage cordi- forme; tres propre ä isoler ou ä planter en avenue. Echantillons exposes en herbier. FIGUIER DU JAPON (Ficus Japonica , Hort.;. Petit arbre k grand et beau feuillage, cultive dans les jardins du Caire. Echantillons exposes en herbier. S* 68 FIGUIER A FEUILLES DE PEUPLIER (Ficus populeaster? Hort.^. Arbre eleve en Egypte, ä feuillage d’un haut ornement,- tres repandu dans les jardins. Son bois est estime. Echantillons exposes : Rameaux feuilles. Coupe d’arbre. Bois ouvre. ACACIA LOPHANTA. Arbrisseau acclimate en Egypte et cultive dans beaucoup de jardins du Caire pour son magnifique feuillage et ses jolies fleurs en aigrettes. Echantillons exposes en grains et en gousses. ACACIE MOLLISSIME (Acacia mollissima). Arbrisseau ä feuillage finement decoupe, cultive dans tous les jardins de l’Egypte. Echantillons exposes : Rameaux feuilles. Rameaux en fruits. Gousses. Graines. Les autres acacies cultives en Egypte sont: L’acacia fistulans, remarquable par ses epines ä renflement bulbeux et se divisant en deux parties. Echantillons exposes en rameaux epineux et en graines. L’acacia decurrens est aussi cultive en Egypte. Echantillons exposes: graines. ROBINIER (Robinia pseudo-acacia, Linn A). Arbre peu eleve en Egypte; le climat chaud de la vallee du Nil n’est pas favorable au developpement de cet arbre et on n’en voit pas de forts specimens dans le pays. Cultive comme arbre d’ornement dans les jardins. Echantillons exposes en graines. 69 ARBRE A SUIF (Stilling ia sebifera, Mich.^. Arbre de moyenne grandeur, cultive dans quelques jardins. Originaire du Japon cet arbre n’a ete introduit en Egypte que sous le regne de Mehemet-Aly. Fleurit et fructifie sous le climat du Caire. Echantillons exposes en herbier et en graines. POINCILLADE ROYAL (Poinciana regia, Boyer). Arbre de moyenne grandeur d’ornement au plus haut degre par ses jolies fleurs rouges qui recouvrent toute la tete de l’arbre ä l’epoque de la floraison. Echantillons exposes en rameau, en fruits et en gousses. POINCILLADE DE GILLIES (Poinciana gilliesi). Arbrisseau d’ornement k fleurs jaunes est cultive dans tous les jardins en Egypte. Echantillons exposes en fleurs, en graines et en gousses. EUCALYPTUS GLOBULEUX (Eucalyptus globulus). Arbre d’ornement et utile acclimate en Egypte par les soins du professeur Gastinel Bey il y a une dixaine d’annees j son bois sert dans l’ebenisterie et les constructions, et ses feuilles produisent des essences medicinales, etc. Echantillons exposes: Coupe d’arbre. Bois ouvre. Rameaux feuilles. Graines. Les autres especes d’Eucalyptus accljmatees en Egypte sont: L’Eucalyptus obliqua, l’E. sideroxylon; l’E.gigantea, etc. Echantillons exposes en herbier et en graines. MORELLE A GRANDES FEUILLES (Solanum macranthum , H.). Arbrisseau ä beau et grand feuillage se couvrant de grandes fleurs bleu-violacees, et blanches ä toute epoque de Fannee en Egypte. Echantillons exposes en herbier, graines et en fruits. Les autres especes du Solanums eultivees en Egypte sont le Solanum reclinatum; S. horridum; S. macrocarpum; S. Warcewiczii exposes en graines et en fruits. 70 LATANIER DE BOURBON (Latania Borbonica). Palmier d’ornement acclimate dans les jardins du Khedive od il fleurit et fructifie abondamment chaqne annee. Echantillons exposes en feuilles et en graines. RAISINIER DIOIQUE ( Phytolacca dio'ica, Linne). Arbre cultive dans les jardins du Caire et d’Alexandrie pour son feuillage epais et ornemental. Echantillons exposes en grappes de fruits et en graines. PAHKINSONJE A AIGUILLONS (Parkinsonia aculeata, LinnA). Arbre de cinq ä six metres de hauteur se couvrant de nom- breuses fleurs jaunes. Cultive dans tous les jardins. Echantillons exposes en graines, gousses et en fleurs. PISTACIER THEREBINTHE (Pistacia Therebinthus). Petit arbre d’ornement, cultive dans tons les jardins. Les fruits rouges en grappes sont d’un bei ornement. Echantillons exposes en grappes, fruits et en graines. BIG-NONE STANS (Bignonia stems, Linne^. Arbre elegant par ses jolies fleurs jaunes campanulees ; cultive dans beaucoup de jardins.j Echantillons exposes en graines, en fruits, et en fleurs. On cultive aussi le Bignonia Capensis ä fleurs rouges. Echantillons exposes en lierbier. CASSE TOMENTEUSE (Cassia tomentosa). Arbrisseau elegant se couvrant de jolies fleurs jaunes pendant tout l’ete; cultive dans quelques jardins. Echantillons exposes en herbier. ERYTHRINE ARBRE DE CORAIL (Erythrina corallodendron). Arbre de sept ä huit metres de hauteur se couvrant de fleurs nombreuses d’un beau rouge ecarlate, Echantillons exposes en herbier. 71 ERYTHRINE DE L’INDE (Erythrina indica). Arbre plus eleve que le precedent fleurissant aussi abondam- ment au printemps, dans les jardins du Caire et d’Alexandrie. Echantillons exposes en herbier, gousses et grames, LAURIER ROSE (Nerium oleander ). Arbrisseau de sept metres de hauteur produisant de jolies et nombreuses fleurs rouges, blanches ou roses suivant la variete. D’un bei ornement dans les jardins, Echantillons exposes en herbier, fruits et graines, ORME CHAMPETRE (Ulmus campestris). Arbre peu eleve, acclimate dans quelques localites de l’Egypte. Echantillons exposes en herbier, coupe d’arbre et bois ouvre SAULE DE ROXBURGH (Salix Rosburghi). Arbre eleve, acclimate en Egypte, ou il se developpe vigou- reusement et produit un epais ombrage. Echantillons exposes en herbier, coupe d’arbre et bois ouvre. SAULE DE BABYLONE (Salix pendula). Arbre k rameaux nombreux greles et retombants; cultive dans les jardins sur les bords des pieces d’eaux. Echantillons exposes : coupe d’arbre et bois ouvre. MURIER A PAPIER (Bronssonetia papyrifera). Arbre de neuf ä dix metres de hauteur en Egypte dont l’ecorce bouillie donne une filasse avec laquelle on peut faire des tissus et du papier. Echantillons exposes : coupe d’arbre et bois ouvre. LILAS DES INDES (Melia azedaracht). Arbre assez eleve, se couvrant de jolies fleurs lilacees, aux- quelles succedent des fruits jaunes. Echantillons exposes en herbier, coupe d’arbre, bois ouvre, fruits et graines. METROSIDEROS A FEUILLES DE PIN (Metrosideros pinifolia). Arbrisseau a feuillage finement decoupe fleurissant abondamment dans les jardins du Caire. Echantillons exposes en herbier. 72 CLERODENDRON BUNGEE Arbuste k feuillage ornemental; l’extremite de chaque tige produit un beau bouquet de fleurs. Eebantillous exposes en herbier. JATROPHA MULTIFIDA. Petit arbrisseau ä feuilles multifides fleurissant et fructifiant chaque annee en Egypte. Eehantillons exposes en herbier et en fruits. GREWIA MEMBRANAGEA. Arbrisseau nouvellement acclimate dans leg jardinsdu Caire, oil il fleurit et fructifie. Eehantillons exposes en herbier et fruits. JASMIN JAUNE (Jasminium triunvplians ). Arbuste ä fleurs jaunes, sans odeur, propre ä decorer les massifs dans les jardins. Eehantillons exposes en herbier. CYCAS REYOLUTA. Petit arbre k tronc epais, court, portant une couronne de nom- breuses feuilles palmdes. Propre ä isoler sur les gazons dans les jardins. Eehantillons exposes en herbier et en fruits. PEUPLIER NOIR (Populus nigra). Arbre eleve, acclimate en Egypte; son bois sert dans l’industrie. Eehantillons exposees en coupe d’arbre et bois ouvre. PEUPLIER BLANC (Populus alba). Arbre dans le genre du precedent ayant l’ecorce et les feuilles blanches; acclimate en Egypte. Eehantillons exposes en coupes d’arbres et bois ouvre. PEUPLIER DE LA CAROLINE (Populus carolinensis). Arbre plus vigoureux que le precedent ä grand et beau feuillage cordiforme. Acclimate en Egypte. Eehantillons exposes en coupes d’arbre et bois ouvre. 73 BIGNONIA RADICANS. Arbrisseau volubile cultive, dans quelques jardins en Egypte. Echantillons exposes en gousses. BIGNONIA CATALPA. Arbrisseau cultive ponr couvrir les verendahs. Fleurit et fruc- tifie chaque annee. Echantillons exposes en gonsses. GREVILLEA ROBUSTA. Arb re elegant nouvellement, introdnit et acclimate en Egypte, Echantillons exposes en herbier. LOTUS JACOBEÜS. Petit arbrisseau, se couvrant de flenrs elegantes; propre ä orner les bords des massifs de verdure. Echantillons exposes en herbier. POINSETTIA PÜLCHERRIMA. Petit arbrisseau dont les extremites forment une couronne du plus beau rouge ponceau d’un bei ornement dans les jardins en hiver. Echantillons exposes en herbier. LAURIE R NOBLE (Laurus nobiiis). Petit arbre dont les feuilles servent d’assaisonnement dans les potages et autres mets. Les fruits dans le genre de petites olives produisent de l’huile. Echantillons exposes en arbre, coupe d’arbre, bois ouvre, feuilles, fruits et graines. BIGNONIA DU CAP. Arbrisseau volubile, cultive dans tons les jardins; se couvre de nombreuses fleurs rouges ä tonte epoque de l’annee. Echantillons exposes en herbier. MYRTE COMMON (Myrtus communis). Arbrisseau employe ä faire des haies et des clotures dans les jardins, qui se couvrent de jolies fleurs d’un bei effet. Echantillons exposes en herbier et en fruits. 74 BUDDLEIA MAD A Gr A S C ARIENSIS. Arbrisseau volubile fleurissant abondamment dans les jardins,' propre ä convrir les murailles et les verandahs. Echantillons exposes en herbier. PITTOSPORUM UNDULATUM. Petit arbre ä feuillage persistant et ä flenrs blanches odorantes. Echantillons exposes en herbier. BOUGAINVILLEA SPECTABILIS. Arbrisseau volubile propre ä couvrir les verandahs et les murailles j fleurit abondamment dans les jardins en Egypte. Echantillons exposes en herbier. CERBERA NEERIFOLIA. Arbrisseau k feuilles persistantes fleurissant et fructifiant chaque annee en Egypte. Echantillons exposes en herbier et en graines. CHALEF D’ORIENT (Eleagnus orientalis). Arbrisseau donnant des fruits dans le genre de ceux de Folivier, mais qui ne sont guere estimes. Echantillons exposes en herbier. SOPHORA TOMENTOSA. Espece nouvellement, acclimatee dans les jardins du Caire. Echantillons exposes en fruits (gousses). SPATHODEA LCEVIS. Arbre acclimate en Egypte, dont il existe un fort specimen dans le jardin de Maniel, Echantillons exposes en gousses et en herbier. ERYTHRINE CRETE DE COQ (Erythrina crista yalli). Arbrisseau se couvrant des jolies fleurs rouges, propres k l’orne- mentation des jardins. Echantillons exposes en gousses et graines. 75 CALLKEA DICHROSTACHYS. Arbrisseau ä feuillage finement decoupe se couvrant de jolies fleurs en epi pendants de deux couleurs, d’un tres bei effet dans les jardins. Eehantillons exposes en herbier, gousses et graines. UDHEA BIPINNATA. Arbrisseau se couvrant de jolies fleurs blanches dans le genre de la marguerite ; tres ornemental. Eehantillons exposes en herbier. OESTRUM NOCTURNE (Cestrum nocturnum). Arbrisseau se couvrant de nombreuses grappes de fleurs lilacees, d’un bei ornement dans les jardins. Eehantillons exposes en herbier. JASMIN BLANC D’ESPAGrNE (Jasminum grandiflorum ,'). Arbrisseau volubile, ä fleurs blanches tres odorantes. Eehantillons exposes en herbier. CHAMCEROPS SINENSIS. Palmier ä feuilles en eventail, cultive dans quelque jardins. Eehantillons exposes en herbier. LAURIER TIN (Viburnum tinus). Arbrisseau ä feuillage persistant et a jolies fleurs blanches, propre ä Fornamentation des jardins. Eehantillons exposes: graines. BADAMIER (Terminalia catappa). Arbre eleve, acclimate en Egypte, oü il fructifie chaque annee. Eehantillons exposes en fruits. UNONA LONCIFOLIA. Arbre elegant, acclimate dans les jardins du Caire. Eehantillons exposes en herbier. CASSE DE MARYLAND (Cassia MarylandicaJ. Petit arbrisseau d’ornement, cultive dans les jardins pour ses fleurs jaunes auxqu’elles succedent de nombreuses gousses allongees. Eehantillons exposes en herbier, gousses et graines. 76 BAUHINIA MONTANA. Arbrisseau acclimate au Caire, oü il fleurit et fructifie chaque annee. Echantillons exposes eu herbier et grames. ALSTONIA SCOLARIS. Arbre elegant et eleve, acclimate au Caire. Echantillons exposes en herbier. MELIA SEMPERFLORE (Melia semperflor ens), Arbrisseau fleurissant presque toute 1’annee, Ses fleurs sont plus grande, s, plus colorees et plus suaves que celles de l’espece prece- dente. Echantillons expoes en graines. BOIS OLEIFERE (Moringa pteri go sperma). Arbrisseau k feuillage elegant finement decoupe se couvrant de fleurs blanchätres en panicules. Gousse tres-longue triangulaire. Echantillons exposes en gousses et en graines. MAGNOLIER A GRANDES FLEURS ( Magnolia grandif.ora ). Arbre pyramidal, k grand et beau feuillage et se couvrant de fleurs de 30 centimetres de diametre d’un beau blanc, doubles, terminales solitaires et tres odorantes. Echantillons exposes en cönes et en graines. TRCENE DU JAPON (Ligustrum japonicum). Arbrisseau k feuillage persistant dont le port rappele un peu celui des Camellias. Echantillons exposes en graines et fruits. FEVIER A GROSSES EPINES (Gleditschia triacanthos). Arbre tres epineux, ä feuillage finement decoupe, tres ornemen- tal. Se couvre de fleurs insignifiantes auxquelles suecedent des gousses longues et plates. Echantillons exposes en gousses et en graines. DURANTA DE PLUMIER (I) uranta plumieri). Arbrisseau un peu sarmenteux se couvrant de fleurs lilas en jolies grappes pendantes auxquelles suecedent des fruits jaunes en chapelets. Echantillons exposes en herbier, fruits, en grappes et en graines. 77 MANGEIER VENENEUX (Cerbera manghas). Arbrisseau de Ceylan, acclimate en Egypte. Les fruits, nommes noix du serpent, sont veneneux. Echantillons exposes en herbier. DODONEE A FEUILLES DE SAULE (Dodonea salicifolia). Arbrisseau de l’Inde orientale, acclimate en Epypte. Echantillons exposes en graines et en herbiers. GATILLIER ( Vitex agnus castus). Arbrisseau se couvrant de jolies fleurs violettes en panicules terminales tres elegantes. Echantillons exposes en herbier et en graines. SESBANIE d’EGYPTE (Sesbania cegyptiaca). Arbrisseau, cultive en Egypte, pour clotures et abris-brises- vents. Fleurit abondamment et se eouvre ensuite de gousses fines et longues. Spontane. Echantillons exposes en herbier, gousses et graines. CORDIA SUBOPPOSITA (Abyssinie). Arbrisseau elegant se ramifiant des la base et se couvrant de jolies fleurs et de fruits ä l’automne en Egypte. Echantillons exposes en herbier et en fruits. CASSIE EN FAULX ( Cassia falcata^. Arbrisseau a ramifications volubiles propres ä couvrir les Verandahs. Se eouvre de jolies fleurs jaunes auxquelles succedent de nombreuses gousses arquees en faulx. Echantillons exposes en herbier, gousses et graines. Nota. Voir pour la statistique des arbres fruitiers, forestiers et d’ornement cultives en Egypte, notre memoire, publie sous la direction de M. C. Th. Richter, redacteur en chef de la relation officielle de l’exposition universelle du 1873 ä Vienne. III. HORTICULTURE I. PLANTES POTAGERES. II. n GRIMP ANTES. m. n VIVACES ET ANNUELLES D’ORNEMENT. IV. n A FEUILLAGE ORNEMENTAL. V. v AQUATIQUES DU NIL. ;<5., .;u; -> * I. PLANTES POTAGERES. I. LEGUMES PROPKEMENT DITS, TETRA GONE CORNUE ( Tetragona cor nutaj . Plante annuelle du Japon dont on mange leg feuilles comme les epinards. Echantillons: exposes en graines. LAITUE BLANCHE ( Lactuca sutivaj. Plante dont on mange les feuilles en salade, ä l’huile et an vinaigre. Echantillons exposes en graines. CRESSON ALENOiS ( Lepidimn sativumJ. Plante annuelle cultivee pour son feuillage employe comme assaisonnement dans les salades. Echantillons exposes en graines. MELOCHIE (Mdo chi a cor chorifolia). Plante annuelle cultivee pour mettre dans les potages. Echantillons exposes en graines et en herbier. POIREAU ( Allium porrum). Plante potagere cultivee pour les potages etc. Les Arabes man- gent les feuilles vertes que l’on vend en bottes, ä cet etfet ? sur les marches. Echantillons exposes en plantes et en graines. BETTE (Beta vulgarisj. Plante cultivee pour le petiole de ses feuilles qui est alimentaire. Echantillons exposes en graines. MAUVE D’EGYPTE (Malva cegyptia). Plante dont on mange les feuilles dans les potages. Echantillons exposes en graines. 82 PERSIL COMMUN (Apium petroselinum). Plante cultivee pour son feuillage employe comme assaisonne- ment dans les viandes et les potages. Echantillons exposes en graines. FENOUIL (Fceniculum dulce). Plante dont on mange les jeunes fenilles en salade et dans les potages. Les graines se confisent avec les cornichons. Eehantillons exposes en graines. CORIANDRE (Coriandrum sativum). Plante d’assaisonnement dont on fait avec les fruits de petites dragees et un eau de Coriandre. Echantillons exposes en graines. POURPIER (Portulucca oleracea). Plante d’assaisonnement employee dans les potages, les salades, etc. etc. Echantillons exposes en graines. CARD ON (Cycara cardunculus). Plante dont on mange les eötes des feuilles blanchies par le buttage. Echantillons exposes en graines. CRESSON DE FONTAINE (Nasturtium officinale). Plante aquatique dont les tiges et les feuilles sont recherchees pour manger en salade. Echantillons exposes en graines. ASPERGE (Asparagus officinale). Plante dont on mange les pousses au moment oü eiles sortent de terre au printemps. Echantillons exposes en graines. CHOU BLANC (Brassica oleracea). Espece cultivee en Egypte: il s’en fait une assez grande con- sommation dans le pays. Cette espece acquiert une belle grosseur et demande fort peu de soins. Echantillons exposes en graines. 83 CHOU FLEUR (Brassica oleracea botrytis). Cultive en grand en Egypte oü il acquiert des proportions colossales. II est tres estime et delicieux. On en fait une grande consommation. f Echantillons exposes en graines. EPINARD (Spin act a oleracea). Plante cultivee pour ses feuilles que Ton mange euites ä toute epoque de l’annee. Echantillons exposes en graines. CELERI (Apium graveolens). Plante dont les tiges et les feuilles sont alimentaires euites, ou Sf en salade. On en cultive plusieurs varietes. Echantillons exposes en graines. U. PLANTES POTAGiBES A FEUITS COMESTIBLES. PIMENT ROUGE DU SOUDAN (Capsicum minimum). Plante annuelle se couvrant de petits fruits rouges, allonges. C’est un des condiments les plus puissants du genre. ‘ Echantillons exposes, en herbier, fruits et graines. PIMENT JAUNE (Pimenta Sp. ?). Arbrisseau suffrutescent, produisant de petits fruits jaunes tres piquants et un peu plus gros que le precedent. PIMENT ANNUEL (Capsicum annuum). Plante annuelle cultivee en grand pour ses gros fruits verts, devenant rouges k la maturite. On en fait une grande consommation en Egypte, apres les avoir confits au vinaigre. Echantillons exposes en fruits et en graines. PIMENT FRUTESCENT (Pimenta frutescens). Arbrisseau suffrutescent, k fruits gros, rouges, dans le genre du precedent. Cultive dans quelques jardins. Echantillons exposes en fruits et graines. POIS POTAGERS (Pisum sativum). Les pois potagers sont cultives pour etre manges en vert. On les fait aussi quelquefois secher pour les manger en sec. 6 * 84 Especes cultivees: Bessilli frangy. Pois mange-tout, Pois nain, Pois nain hatif, Pois vert arrondi petit, Pois ride k rames, Pois tres ride, Pois des jardins, Pois michaux, Pois carre verdätre. Echantillons de ces diverses varietes, exposes en gousses et en graines. ARTICHAUT (Cynara scolymus). Plante vivace cultivee pour ses fruits appeles tetes d’Artichaut que Ton mange cuits, ou en vert ä la poivrade. Echantillons exposes en fruits. CHAYOTE (Chayota edulis). Plante, nouvellement introduite et acclimatee en Egypte. Ses fruits dans le genre de petits melons blancs ä cotes sont alimentaires. Echantillons exposes en fruits. COQUERET COMESTIBLE (Physalis pubescens). Plante spontanee en Egypte, et se couvrant d’un grand nombre de petits fruits jaune-rougeätres, dans le genre de la tomate, et en- veloppes de bractees qui le cachent completement. Ce fruit est alimentaire et tres estime. Echantillons exposes en herbier, en fruits et en graines. HARICOT CÜLTIYE (Phaseolus pulgaris). Les haricots sont cultives pour leurs gousses que Ton mange cuites, en vert, et pour leurs graines que l’on mange en sec dans la saison d’hiver. Echantillons exposes en gousses et en graines: Haricot beurre, Phasolie frangy. Haricot flageolet blanc, „ „ Haricot de Prague, „ „ Haricot ordinaire de Choubrah, „ „ Haricot macule de rouge, ,, „ Haricot riz nain, „ „ Haricot franc, „ ,, Haricot turc, Phasolie frangy. Haricot ordinaire de Koubbe, „ „ Haricot ordinaire de Ghezireh, _ „ 85 AUBERGINE ( Solanum, melongena). Plante annuelle dont on mange cuits, les gros fruits violets. Echantillons exposes en graines. PASTEQUE (Cucurbita citmllus). Plante annuelle que l’on cultive sur les bords du Nil apres la retraite des eaux et qui produit de gros fruits tres rafraicbissants et delicieux ä manger pendant les chaleurs de Fete. Varietes exposes en graines: Pasteque ordinaire, batykli alimar jaune flavescente, ecorce maculee, ecorce solide, blanche (albida), Kharroube, du Sultan, de Constantinople, maculee, asfar el Nems agrab abyad Kharroubi Sultani Eslambouly Nems. MELON (Cucumis meloj. Plante annuelle cultivee au printemps pour ses fruits exquis et rafratchissants dont on fait un grand usage pendant les chaleurs de Pete. Echantillons (especes) exposes en graines: Melon abd-el-aouy. „ ä chair verte. „ ä chair rose. „ tres sucre. „ Qaoun. „ Cantaloup. „ de Constantinople. COURGE (Cucurbita). On cultive les courges pour leurs fruits alimentaires etant cuits. Les Egyptiens les mangent crus et en font une grande consom- mation l’ete. Especes exposees en graines et en fruits: Cucurbita fructa ovata; qara debbeh. „ longiore eduli; qara taöuyl. „ lagenaria; qara medaouer. n pepo • qara Eslambouly. „ polymorpha oblonga; qara moghreby. „ fructu mimino; qara kouzy. „ „ macrocarpa; qara beledy. „ alba; qara abyad. „ „ rubra; qara abmar. CONCOMBRE (Cucumis), khyar. Plantes annuelles cultivees au printemps et en ete pour leurs. fruits que Ton mange, coupes par tranches, en salade ä l’huile et au vinaigre. On les consomme comme les cornichons en Europe. Especes exposees en graines: Concombre commun; khyar beledy. „ k petits fruits; khyar beledy. „ k fruits blancs; khyar abyad. „ ä gros fruit; khyar kibir. „ blanc hatif; khyar abyad. TOMATE ( Solanum ly cop er si cum). Plante annuelle eultivee en grand pour ses fruits que l’on mange k toute epoque de l’annee en Egypte. Le pays en produit de grandes quantites, et on en exporte meine en Europe. Echantillons exposes en fruits desseches et en graines. GrOMBO COMMUN (Hibiscus esculentus). Plante annuelle eultivee pour ses fruits alimentaires, que l’on fait cuire avec la viande. On les entile, etant petits, en chapelets, pour les dessecher et les conserver. Bahmieh beledy en Arabe. Echantillons exposes en tiges, fruits gros, fruits desseches, et en graines. GOMBO EXOTIQUE (Hibiscus esculentus). Variete k fruits plus gros que ceux de la precedente — bahmieh roumy en Arabe. Echantillons exposes en fruits et en graines. 87 III. LEGUMES RACINES. POMME DE TERRE (Solanum tuberosum). Plante bien commune cultivee pour ses tubercules alimentaires. Echantillons exposes en tubercules: Pomme de terre schave. „ „ ,, saucisse. „ „ „ quarantaine. IGNAME DE CHINE (Dioscorea batatas). Plante, nouvellement introduite en Egypte. Echantillons exposes en plantes et en tubercules. COLOCASE (Colocasia esculenta). Plante cultivee pour ses gros tubercules alimentaires, que l’on mange en Egypte, comme la patate douce, mais apres avoir jete la premiere eau dans laquelle on les a fait bouillir, pour leur enlever le principe acre. Echantillons exposes en tubercules. TOPINAMBOUR ( Helianthus tuberosus). Plante cultivee pour ses turions ou tubercules alimentaires excellents ä manger k Thuile et au vinaigre. SOUCHET SULTAN (Cyperus esculentus). Plante spontanee dans la basse Egypte dont les petits bulbes sont alimentaires. On les mange surtout comme friandise. Ab-el-aziz des Arabes. Echantillons exposes en bulbilles ou tubercules. BATATE (Convolvulus batatas). Plante produisant de gros tubercules alimentaires en Egypte. Nous en avons re§u du domaine de Bir-abou-Ballah qui pe- saient jusqu’ä 15 kilogrammes. Echantillons exposes en tubercules: Patate douce de Bir-abou-ballah. „ „ du jardin de M. Pierre ä Ismai'lia. „ ,, de S. A. le prince heritier. „ „ des cultures de Khalil-aga. 88 OIGNON D’EGYPTE (Allium cepa). L’oignon est cultive pour ses tiges que l’on mange en vert, ä tous les repas de la journee. On le laisse aussi secher sur pied, pour le vendre en bulbes sur les marches. Basal en Arabe. Echantillons exposes j Oignon de la moyenne Egypte. „ „ „ haute Egypte. „ blanc ä bulbe ovoi'de. „ rouge ä bulbe ovoi'de. Graine d’oignon d’Egypte. AIL (Allium sativum). L’ail reussit bien en Egypte et ses bulbes y acquierent line grossem* peu commune. On les utilise comme assaisonnement dans les mets. Echantillons exposes: Ail de la Haute-Egypte (bulbes). Ail de la Moyenne-Egypte (bulbes). NAVET (Brassica napus). Cultive pour ses bulbes alimentaires que l’on met dans le potage et les ragouts. Varietes exposees en graines et tubercules: Navet blanc plat ,* lift des Egyptiens. „ „ pointu ,* lift des Egyptiens. „ violet ä cotes „ „ „ CAROTTE (Daucus carota). Cultivee pour ses racines alimentaires. Echantillons exposes en graines. Carotte violette,* gezär des Egyptiens. „ demi-longue ; gezar des Egyptiens. RADIS (Raphanus sativus). Cultive pour ses bulbes alimentaires. En semant les radis rose hatif ü differentes epoques de l’annee, et ä l’ombre en ete, on peut en manger d’un bout de l’annee ä l’autre. 89 Varietes exposees en graines: Radis allonge, gros blanc; figl des Egyptiens. „ „ „ noir; figl des Egyptiens. „ rose hatif; figl des Egyptiens. „ blanc liatif • figl des Egyptiens. BETTERAVE POTAGERE (Beta vulgaris). Plante cultivee ponr ses racines rouges, que Ton fait cuire et que l’on coupe en tranches pour mettre dans les salades k Fhuile et au vinaigre. Varietes exposees en bulbes et graines. Betterave potagere petite ronde. Betterave potagere pointue. n. PLANTES GRIMPANTES. LABLAB COMMUN (Lablab vulgaris). Plante grimpante, pour garnir les grilles, les verandahs, etc. dans les jardins. Echantillons exposes en lierbier et en graines. IPOMEA TUBEROSA. Plante vivace, grimpante, propre ä garnir de grands e spaces. Se couvre de jolies fleurs jaunes k l’automne. Echantillons exposes en lierbier, tiges et graines. CRYPTO STEGrIA GRANDIFLORA. "™* Plante vivace, de Finde orientale, propre ä couvrir de grands espaces, et s’elevantbeaucoup; recouvre rapidement les grilles et les murailles. Echantillons exposes en fruits. LUFFA AEGYPTIACA (Lauf des Egyptiens). Plante annuelle grimpant sur les arbres et produisant des fruits allonges dans le genre d’une grosse courge. L’interieur renferme des filaments en parenehyme, qui, de- pouilles des graines et de Fecorce, servent dans les bains pour se savonner le corps. Echantillons exposes en fruits, en parenehyme et en graines. 90 LIERRE D’ALGER (Hedera algeriensisj. Plante nonvellement introduite et acclimatee en Egypte. Echantillons exposes en herbier. MOMORDICA BALSAMEA. Plante grimpante, remarquable par ses jolis fruits jaunesherisses de pointes. Echantillons exposes en graines. IPOMEA MEXICANA. Plante nouvellement introduite et acclimatee en Egypte. Echantillons exposes en fruits et en graines. IPOMEA DIGITATA. Plante tres commune en Egypte, recouvrant les grilles, les verandahs et les sakies dans presque tous les jardins. Echantillons exposes en herbier. GOURDE DES PELERINS (Lagenaria vulgaris). Plante grimpante dont les fruits en forme de caraffe et de bou- teilles, etant vides, servent ä mettre des liquides, des graines, etc. Echantillons exposes en fruits: Gourde arrondie. Gourde caraffe. Gourde des nageurs. Gourde poire a poudre. Gourde des pelerins. Gourde massue. Congourde. CONVOLVULUS TRICOLOR. Plante grimpante se couvrant de jolies fleurs bleues, s’epa- nouissant le matin, ce qui leur a fait donner le nom de belle de jour. 91 III. PLANTES VIVACES ET ANNUELLES D’ORNEMENT. MIRABILIS JALAPA. Plante vivace par sa souche, k tiges annuelles produisant de jolies fleurs pourpres, jaunes, blanches ou panachees s’epanouissant vers le soir, ce qui lui a valu le nom de belle de n 11 it. Echantillons exposes: graines. RUSSELIA JUNCEA. ■fc. Plante vivace se couvrant de jolies fleurs rouges ä toute epoque de l’annee en Egypte. Echantillons exposes: herbier. PHLOMIS LEONURUS. Plante vivace, fleurissant abondamment dans les jardins en Egypte. Echantillons exposes: herbier. CUPHEA EMINENS. Plante vivace, se couvrant de myriades de jolies fleurs rouges et jaunes dans les jardins. Echantillons exposes: herbier. PLUMBAGO COERULEA. L’une des plus belles plantes des jardins de l’Egypte, et dont les touffes se couvrent d’un grand nombre de jolis bouquets de fleurs bleues. Echantillons exposes: herbier. ASCLEPIAS CURASSAVICA. Jolie plante vivace fleurissant abondamment pendant toute Pannee en Egypte. Echantillons exposes: herbier. OCIMUM LIGNOSUM (Basilic). Plante fleurissant dans les jardins d’Egypte,* employee ä la confection des bouquets. Echantillons exposes: herbier. 92 GOMPHRENA GLOBOSA. Plante annuelle k fleurs pourpre-luisant, en capitules terminales se conservant eomme Timmortelle. Echantillons exposes: plante,* lierbier. ZINNIA ELEGANS. Plante annnelle ä fleurs en capitules solitaires, de couleur variee, rouge, ou purpurine, blanche, jaune, violette, etc. Echantillons exposes: graines. PIED D’ALOUETTE ( Delphinium ajacis). Plante annuelle se couvrant de jolies fleurs en grappes spici- formes denses et allongees de couleur blanche, pourprine, rose ou violette, panachee, etc. AMARANTUS BICOLOR. Jolie plante annuelle cultivee dans quelques jardins. Echantillons exposes: graines. AMARANTUS CAUDATUS. Plante annuelle, cultivee dans les jardins, et spontanee une fois qu’elle y a ete introduite. Echantillons exposes: graines. SUTHERLANDIA FRUTESCENS. Plante se couvrant de jolies fleurs rouge-ecarlate, en grappes spiciformes. Echantillons exposes: graines. ANTIRRHINUM MAJUS. Plantes se couvrant de jolies fleurs de coloris et de nuances, tres variees, suivant les Varietes. Echantillons exposes: graines. PHLOX DRUMMUNDI. Plante annuelle, ä floraison abondante,* Varietes nombreuses a coloris tres eclatants. Echantillons exposes: graines. 93 PETUNIA (Varies). Plantes fleurissant abondamment dans les jardins egyptiens. Varietes nombreuses. Eehantillons exposes: graines. RESEDA ODORATA. Plante annuelle, fleurissant abondamment, et exhälant une odeur agreable dans les jardins. Eehantillons exposes: graines. ROSE DE JERICHO (Anastatica hierochuntica). Plante hygrometrique, qui sert de base ä une foule d’idees superstitieuses sur l’enfantement. Eehantillons exposes: plantes. IV. PLANTES A FEUILLAGE ORNEMENTAL. CANNA (Balisier). Plante vivace, ä grand et beau feuillage ornemental, cultivee dans les jardins. Varietes nombreuses. Eehantillons exposes: graines. GYNERIUM ARGENTEÜM. L’herbe colossale des pampas. Cultivee pour ses gigantesques hampes nues terminees par une grande panicule de fleurs soyeuse d’un bei ornement. Eehantillons exposes: panicule en fleurs. LIPPIA REPENS AEGYPTIACA. Plante trouvee par nous ä l’etat spontane pres d’Alexandrie. Nous en emportämes au Caire des boutures et des graines, avec lesquelles nous avons fait des pelouses qui le disputent pour l’orne- mentation avec les plus beaux gazons de graminees. Aujourd’hui cette plante forme dejä les pelouses et les gazons dans presque tous les jardins de l’Egypte, oil malheureusement les gazons de graminees ne se conservent pas, k cause du soleil brülant de l’ete. Eehantillons exposes: herbier et graines. 94 SACCHARUM AEGYPTIACUM. Plante spontanee aux environs dn Caire, produisant des hampes nues terminees par une panicnle de fleurs soyeuses, dans le genre du Gynerium, mais plus fines et moins elevees. Plante ornamentale propre ä isoler sur les gazons. Echantillons exposes: panicule florale. ACANTHUS MOLLIS. Plante dont le feuillage a servi de modele k l’arcliitecte Galli- maque dans les ornements des ehapiteaux des colonnes coryn- thiennes. Eeliantillons exposes: herbier. STIPA PLUMOSA. Plante vivace formant des touffes volumineuses, du milieu des- quelles s’elevent des plumets d’un tres bei effet ornemental. ALOE SPICATA. Plante d’Ethiopie que les Egyptiens suspendent au dessus de leurs portes ou, qu’ils cultivent sur le toit de leurs maisons, sur leurs barques, etc., pour preserver leurs demeures des apparitions et mauvais esprits. V Eeliantillons exposes: plantes. GLOBBA NUTANS. Plante k feuillage ornemental d’un bei effet dans les jardins. Fleurs odorantes. Echantillons exposes: herbier. V. PLANTES AQUATIQUES DU NIL. NELUMBIUM SPECIOSUM. Lis blanc du Nil d’Herodote; plante aquatique, autrefois abondante en Egypte et aujourd’hui entierement disparue. Nous l’avons reintroduite dans les jardins du Khedive depuis quelques annees. Les fleurs de cette plante sont tres grandes, d’un beau blanc et d’un effet ravissant dans les pieces d’eau. Les fruits ont absolument la forme et la grosseur d’une pomme d’arrosoir, avec des trous renfermant chacun une graine de la grossem- et de la forme d’iine feve; aussi les aneiens Egyptiens avaient-ils donne k eette plante le nom de feve d’Egypte. Eeliantillons exposes: Plante; feuilles; fleurs; fruits; graines, etc. NYMPHCEA LOTUS (Lotus sacre des Egyptiens). Cette espece croit en abondance aujourd’hui encore dans les canaux du Nil de la Basse-Egypte. Les fleurs sont blanches, comme un lis, mais beanconp plus petites que celles du precedent, ainsi que les feuilles qui sont beaucoup plus petites aussi. Le fruit ressemble ä eelui du Pavot et renferme un grand nombre de graines dans le genre de celles des Milliet. Herodote dit qu’on les reduisait en farine et qu’on en faisait du pain. Echantillons exposes: , Herbier. NYMPHCEA COERULEA (Lotus bleu des aneiens Egyptiens). Espece spontanee dans les canaux de la Basse-Egypte. Les Egyptiens ont peint le N. bleu sur leurs temples. On trouve des faisceaux de feuilles et de fleurs de lotus bleu, meles aux offrandes figurees sur les tableaux hieroglyphiques. PAPYRUS ANTIQUORUM. Plante dont les lames destiges etaient dans 1’ anti quit 6 employees ä faire le papier. Cette plante, qui etait autrefois, dit-on, abondante en Egypte, a disparu completement du pays, et on ne la retrouve aujourd’hui a l’etat spontane que dans le Haut-Nil, et notamment dans le lac Nyanza. Cette plante que nous avons retrouvee dans les collections botaniques en Europe, a ete reintroduite dans les jardins du Khedive et dans plusieurs jardins particuliers de l’Egypte, ou nous en donnämes des souches, et oü la plante se developpe parfaitement. Echantillons exposes en tiges avec ombelles en fleurs, et en graines *): TYPHA LATIFOLIA (Massette). Yoir aux plantes textiles. *) Nota. II existe dans la galerie egyptienne du palais de l’exposition des manus- crits antiques ecrits sur papyrus. IV. MATERIEL AGRICOLE 99 IV. MATERIEL AG-RICOLE DES EGYPTIEM ECHANTILLONS EXPOSES DANS LA METAIRIE. 1. SAKIE (manege hydraulique). La Sakie est line roue horizontale mise en mouvement par un boeuf ou un cheval attele k un manege. Cette roue horizontale, a ordi- nairement 2,60 cent, de diametre et 40 dents; line roue verticale dans la premiere est le plus souvent de 1 m. 68 cent, de diametre et porte 26 dents. La Sakie eleve l’eau ä 6 ou 7 metres de hauteur. Le treuil sur lequel s’enroule la corde sans fin ä laquelle sont suspendus les pots (gadous) est plus grand que les autres roues, et la corde sans fin porte ordinairement 22 gadous, dont la moitie montent pleins d’eau tandis que Pautre moitie descendent vides. Une Sakie pent elever 6000 litres d’eau k l’heure. 2. CHADOUF (balancier hydraulique). Le Chadouf est compose d’un levier suspendu ä pen pres au i / ? , de sa longueur sur une traverse horizontale soutenue par deux montants, en fourche, etablis sur les berge s du Nil ou des canaux. A l’extremite de la brauche la plus courte du levier est attaehee une pierre et ä l’extremite la plus longue une verge en bois soutenue par un lien flexible. Pendant le mouvement de rotation cette verge esttoujours verticale eta son extremiteest suspendu un sceau en cuir. Un homme place sur une saillie de terre puise l’eau dans le sceau, P eleve et la verse dans un puisard, d’ou eile coule par des rigoles dans les champs cultives. Un Chadouf eleve l’eau k 3 metres, et environ 3000 litres ä 1’heure. 3. CHARRUE (Mihrat). Les instruments aratoires sont des plus simples en Egypte et remontent ä la plus haute anti quite. La Charme egyptienne est composee de deux pieces de bois reunies k leur extremite sous un angle d’environ 50 ä 60 degres 7 * 100 dont on pent faire varier 1’ouyerture par le moyen d’une elieville fixee par une clavette en fer. La piece la plus longue sert de timon et supporte un joug transversal, auquel sont atteles deux boeufs, et la brauche la plus courte qui penetre dans le sol est armee d’un soe en fer en forme de beclie pointue qui en tragant le sillon rejette la terre egalement des deux cotes. 4. NOREGr (liache paille). Le Noreg est un instrument pour battre le ble et autres cereales, et en meme temps pour en hächer la paille. II est compose d’un chassis horizontal forme de quatre pieces assemblies d’equerre entre elles. Deux regoivent parallelement aux deux autres deux essieux oil sont fixees par le centre quatre roues en fer plat de deux millimetres d’epaisseur sur 0,40 cent, de diametre. ün troisieme essieu situe entre lesdeux autres porte trois roues disposees en quin- conce avec celles de devant et de elendere. Ce chassis est traine par deux boeufs et surmonte d’un siege ou se place le conducteur. Enfin un anneau en fer sert k attacher avec une corde le timon volant k l’extremite du quel est attele le joug transversal que l’on ajuste sur le con des animaux. Les gerb es de grains sont deliees et etendues sur une aire de 15 k 20 metres de diametre, - le centre est occupe par une meule de grains. On fait ensuite promener circulairement ce Noreg sur les gerbes deliees, ce qui en fait sortir le grain de l’epi, en meine temps que la paille est hachee. Les outils employes pour faire manoeuvrer le Noreg sont: lo Le Hau lay: Pioche effilee servant pour ramener la paille sous les roues du Noreg au fur et k mesure qu’elle s’en ecarte. 2° Le Midred: Fourche en hois a cinq dents pour faire sauter la paille en Fair afin de la separer du grain et pour en faire sortir la poussiere. 3" Le Louh: Pelle en bois employee pour faire sauter le ble en l’air afin d’enlever la poussiere ä laquelle il se trouve rnele. 4« Le Gourbal: Cribles ou tamis dont le fond est tresse en fil de fer, pour en separer les grains de ble ou de feves d’avec les petites pierres ou autres matieres etrangeres ä sa purete. 5, KASSABIEH (bac). Le Kassabieh est une sorte de bac a deux manches traine par deux boeufs pour applanir le sol ou en arracher les mauvaises herbes * il mesure ordinairement 1,00 metre de large et 0,70 cent, de profon- deur, sur 25 cent, de hauteur sur le derriere et les deux cotes. Le bord ou p oil) tc du rabot, qui doit con per la terre et les mauvaises herbes est garni d’une plaque de fer applatie. Deux anneaux fixes sur les deux cotes servent a attacher une corde k laquelle sont atteles les animaux. 6. MASSOUGAH (Rabot). Le Massougah est un instrument en bois pour diviser les terres en carres et pour en applanir la surface; c’est une planclie de 0-80 centimetres de longueur portant d’un cote un manche de 1,40 centimetres, de longueur et de l’autre cöte une corde de dattier passee dans deux trous qui se trouvent aux deux extremites de la planclie et reunie k l’endroit oil sont atteles un ou deux homines tandis qu’un autre dirige l’instrument par le manche. 7. ZAAFA (Traineau). LesEgyptiens ne font point usage de la herse ni du rouleau; le Kassabieh et le Zaafa remplacent ces instruments. Le Zaafa est une moitie de Dattier fendue en deux de deux k trois metres de longueur. Deux anneaux sont fixes dans cette moitie de tronc du dattier aux- quels sont attachees deux cordes qui se reunissent k 1’endroit oü Ton attele l’animal qui doit le trainer sur le sol pour l’egaliser. Ordi- nairement le conducteur se tient debout sur le Zaafa, afm de lui donner plus de poids. 8. NATTALEH (Couffin pour elever l’eau). Le Nattaleh est un panier finement tresse apres lequel sont attachees deux cordes, pour elever l’eau d’un point peu eleve. Deux homines places sur un menticule de terre a cote du puisard, lan- cent ensemble le panier qu’ils tiennent chacun par une corde, l’em- plissent d’eau qu’ils jettent dans un puisard plus eleve, au niveau des terres cultivees, dans lesquelles l’eau s’ecoule ensuite par des rigol es. 9. RAHA1EH; meule ä concasser les feves. 10. ABBLE; cordeau de jardinier. 11. CHOUKOURF; houllette de jardinier. 12. MANGAL; faucille ä couper le ble. 13. CHARCHARA; faucille ä couper le bersim. 14. SIKKIN; serpette de jardinier. 15. MINCHAR; serpette dentee. 16. CHARK; hachette pour couper les palmes du dattier. 17. BALTAff; petite hache de jardinier. 102 18. BALTAH KIBIR; grande häche. 19. MINCHAR KIBIR; scie de jardinier. 20. GAZMA; pioche pointue pour briser les mottes de terre apres le labourage. 21. MAKAWARA; pioche plate pour arracher les arbres. 22. FASSES (holies), employees ä presque tons les traveaux de la culture. 23. MALWATA; rateau sans dents pour egaliser les sentences sur la terre. 24. GUERBE (outre); peau de bouc entiere servant pour le transport de l’eau et l’arrosage dans les jardins. 25. HELZAM; ceinture servant d’appui aux homines que montent feconder les dattiers. 26. BEOOUTI; grande corbeille suspendue pour recevoir les dattes que Ton fait tomber des arbres. 27. ZAMBILLES; couffins, sortes de paniers ou corbeilies ä deux anses pour le transport des fruits, legumes, etc; on les confec- tionne en folioles de dattier. 28. SAMARE; nattes tressees en jonc, appele juncus spmosus, ^ et employees pour etaler les fruits, les graines, etc., que l’on fait f secher an soleil. On confectionne aussi ces nattes avec l’Alfa et les folioles de dattier, la massette, etc. 29. GERYD; caisse k provision en petioles des frondes du dattier. 30. C0RBE1LLES A FRUITS pour 1, 2, 3 et 4 okes. 31. BANCS DE JARDIN en Geryd, petiole des frondes du ** dattier. 32. CAISSES A FRUITS en petiole des frondes du dattier. 33. CORSETS pour garantir les plantes en petioles des frondes du dattier. 34. CORDAGES DIVERS, utilises aux transports des produits deragriculture, ädos de chaineaux, baudets, etc., en lyf du dattier, etc. 35. TENTE DU CULTIVATE UR; c’est le modele de tente dont le fellah se sert pour passer la nuit dans les champs, ä veiller sur ses troupeaux, ses produits, etc. 103 V, ANIMAÜX DOMESTIQUES. EXPOSES DANS LA METAIRIE EGYPTIENNE *). Comme complement de l’exposition agricole egyptienne nous donnons un apergu des animaux domestiques figurant dans la metairie et qui appartiennent a des races tres estimees. CHAMEAU ('Djemmel des Arabes). Les chameaux, en Egypte, sont d’une taille elevee et d’une force prodigieuse; ils transported de lourds fardeauxj on s’en sert pour les transports de V agriculture et on les rencontre dans tout le pays, charges de denrees agricoles telles que canne k sucre, paille hachee, dans des filets, trefle, et tres souvent de grands paniers en geryd, remplis de fruits, de legumes, etc. Le chameau ayant une demarche plus lourde et plus pesante que le dromadaire est specialement employe aux transports et aux travaux agricoles. Parfois aussi on l’attele au manege pour elever l’eau servant k 1’irrigation des terres, au la- bourage, et autres travaux agricoles. Sujets exposes: Chameaux du Caire. DROMADAIRE (Hadjim, des Arabes). Le dromadaire est moins grand et moiiis massif que le chameau et d’une agilite remarquable; il sert de monture dans le pays et sur- tout dans le desert,’ on le nomme Hadjim parce qu’il est la monture des Hadjim (pelerins). Les Arabes ont pour le dromadaire le plus grand attachement. Les poils des chameaux et des dromadaires constituent un article important pour le commerce,- les Arabes en fabriquent des tentes et des tapis. La fiente, melee avec de la paille et sechee au soleil sert de combustible en Egypte. Le lait de chamelle est aussi tres ap- precie des Bedoins qui en font un grand usage. Sujets exposes: Dromadaire de la Moyenne-Egypte. BÜFFLE (Djamouss des Arabes). Les buffles egyptiens ont peu de poils,* ils ont la peau d’un gris fonce et vivent presque constamment dans l’eau. Bien qu’ils soient d’une physionomie farouche ils sont au fond tres doux et sous ) Voir le plan dans le groupc des constructions. 104 ce rapport se distinguent des buffles d’Europe. Les femelles donnent par jour une quinzaine de litres de lait d’excellente qualite. Le buffle sert pour les transports atteles aux chariots, et surtout pour les travaux de 1’ agriculture atteles ä la charrue, au kassabieh, au noreg, ä la sakie, etc. Sa Chair n’est pas tres estimee. Sujets exposes: Buffles male et femelle. BOEUF (Thor des Arabes). Le boeuf domestique de l’Egypte est k peu pres comme celui d’Europe. On Femploie aux travaux de F agriculture. II est de taille moyenne; ses cornes generalement petites et son poil fauve plus ou moins fonce. La chair du boeuf d’Egypte est plus estimee que celle du büffle, mais n’atteint pas les qualites savoureuses et succulentes du boeuf des parties boreales du globe. La femelle (vache) donne un lait estime et riche en principe alimentaire. Sujets exposes: Boeufs, vaches et veaux. ANE Dü CAIRE (Hemdr Maori). L’äne du Caire est un animal de taille moyenne bien fait, dont la tournure est elegante, de eouleur noire ou grise; il a la demarche legere et les allures vives et douces ä la fois; il sert surtout de mon- ture dans la Moyenne et Basse-Egypte. Sujets exposes; Ane du Caire. ANE DE LA HAUTE-EGYPTE (Hemdr Saldi). Les anes les plus beaux et les plus estimes proviennent de la Haute-Egypte; ils sont ordinairement blancs et de grande taille; aussi le prix en est eleve, quand ils unissent aux belles qualites de formes, Fenergie et la vigueur. Un ane de la Haute-Egypte se vend souvent mille francs et au-dessus. Sujets exposes: Ane de la Haute-Egypte. MOUTONS (Kharouf des Arabes). Les brebis d’Egypte paraissent etre plus fecondes que celles d’Europe; eiles donnent deux portees par an et souvent deux agneaux ä la fois. La laine est de belle qualite (voir les echantillons exposes). La chair est tres estimee et d’un grand usage en Egypte. Les beliers ne sont pas sounds k la castration. Sujets exposes: Brebis, beliers, agneaux. 105 CHEVRES (Meixe des Ar ab esj. Les chevres d’Egypte ont leur chaufrein arque, leurs corps elance, leurs cornes petites, leurs oreilles longues et pendantes et le pelage ordinairement roussatre. Leur lait est abondant et tres estime. On les conduits par troupeaux dans les villes et le consom- mateur voit traire devant lui, le lait dont il doit faire usage. Elles produisent deux fois par an, et le nombre des chevreaux est ordinairement de deux, et assez souvent trois. Fin de la l e partie. G. DELCHEVALERIE, Directeur de l’Ecole Y. R. d’agricultnre egyptienne, membre du Jury international ä l’exposition universelle k Vienne. > PARTIE II MATIERES ALIMENTAIRES, TINCTORIALES ET TANN ANTES, TISSÜS, PEAUX, PAPIERS, TEXTILES, PRODUKTS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES, EAÜX MINERALES, CHARBONS, ENGRAIS, MATERIAUX DE CONSTRUCTION, ROCHES, INSTRUMENTS DE PRECISION, POIDS, MESURES ET MONNAIES. 109 L’EGYPTE Ä L’EXPOSlTiON UNIVERSELLE DE 1873 Ä VIENNE. PARTIE GROÜPES 1, 3, 4, 5, 6, 8, H, 14 DU CATALOGUE GEN ERAL. Les nombreux produits du sol figurant dans la premiere partie de ce catalogue demontrent suffisamment l’etat avance de l’agricul- ture en Egypte, et donnent bien la mesure des immenses ressources que ce pays possede, et qui donnent lieu ä des transactions commer- dales de la plus haute imporlance. Ceux qui figurent dans la 2 me partie en constituent les applications, c’est-a-dire la mise en oeuvre d’un grand nombre de ees produits du sol qui deviennent ainsi les agents ou les auxiliaires de ces arts economiques et industriels qui en operent les transformations propres a satisfaire ä des besoins generaux journaliers. A la suite de cette categorie viennent les produits chimiques applicables ä la medecine et aux arts; et dont la plupart proviennent de matieres premieres que le pays fournit en abondance. Viennent ensuite les produits pharmaceutiques prepares d'apres le Formulaire des hopitaux egyptiens, et qui indiquent bien toute l’etendue des ressources que la medecine peut trouver dans le traitement des maladies. Dans cette classe de produits figurent aussi des eaux minerales naturelles avec leur composition cliimique pour en faire connaitre toute la valeur. Dans cette 2 me partie se trouve encore une belle collection de roehes destinee ä faire connaitre les ressources que l’Egypte peut offrir, soit ä l’art des constructions, soit aux beaux arts. Enfin une serie d’instruments de precision, une collection complete des poids et des mesures, ainsi que celle des monnaies egyp- tiennes terminent cette 2 me partie du catalogue raisonne. 110 APPLICATIONS DES PRODUITS DÜ SOL. PRODUITS ALIMENTAIRES, FARINES DE FROMENT. L’exposition egyptiemie presente line collection de farines pro- venant des froments de diverses regions, dont les lins sont les fro- ments du pays proprement dit, tandis que les autres sont des froments etrangers acclimates. Les premiers contiennent d’apres les analyses du Prof. Gastinel-Bey du Caire des quantites de gluten qui varient entre 10 et 14<>/ 0 , tandis que les autres contiennent jusqu’ä 17,5O°/ 0 de ce principe immediat. Parmi ces derniers celui de Medeali (Al- gerie) presente le plus grand interet par la quantite et la qualite de son gluten. 11 contient 17,50 de gluten riclie en glutine qui en est le prin- cipe azote le plus important. Ce froment cultive pendant huit ans au jardin d’acclimatation du Caire par le Prof. Gastinel-Bey a toujours conserve ses caraeteres essentiels, tandis que d’autres froments etrangers avaient au bout de cette periode de temps subi un commencement de degenereseence. Par les ordres de S. A. le Khedive, le froment dur de Medeali est aujourd’hui cultive dans la Haute- Egypte. TJn autre froment provenant du meme continent que le prece- ** dent et qui, cultive depuis cinq ans k l’Ecole d’agriculture deKoubbe pres le Caire n’a pas subi d’ alteration, est le froment dur du Maroc dont lateneur en gluten est, comme le precedent, de 17,50<>/ 0 . II est permis de fonder sur cette bonne variete de tres legitimes esperances. Les farines des deux froments de Medeali et du Maroc associees, k celles des froments blancs moins riches en gluten foment un pain blanc tres nourrissant. GLUTENS. Le gluten des farines ci-dessus constitue lern* principe essen- tiellement nutritif. Compose de matiere grasse, de glutine, de caseine Ill et de fibrine, il en est la substance animalisee etjoue dans la nutrition le röle de la viande. C’est lui qui donne ä la päte des farines la propriety de lever, e’est-ä-dire de produire un pain leger, savou- reux et de facile digestion. Pulverise apres dessication et associe a une petite proportion de farine, il sert k faire un pain de gluten tres convenable pour les personnes atteintes de la maladie du diabete sucre. On en fait aussi des pates k potage bien plus nourrissantes que celles dites d’Italie. BISCUITS. Les biscuits de la galerie egyptienne sont des petits pains sous forme de galettes qui ont ete faits avec des farines de froment blanc et de froment dur et desseelies au four. Ils constituent des lors un tres bon produit alimentaire qui, par sa conservation, presente des ressources precieuses dans les longs voyages. C’est le biscuit dont font usage les armees de terre et de mer en Campagne, ainsi que les pelerins de la Mecque. FARINE DE RIZ. Le riz est, comme on le sait, presque entierement forme d’amidon. Pour le reduire facilement en farine il doit etre un peu humecte. Cette farine peut remplacer les fecules dans la preparation des potages. Delayee avec l’eau froide et legerement chauffee, eile produit une colle analogue k celle d’amidon. La farine de riz exposee provient du riz de Rosette qui est tres blanc et prefere au riz des autres regions. Elle est tres employee k 1’ extraction de l’amidon. FARINES DE MAIS. Quatre Varietes de mai's sont exposees. De toutes les cereales le ma'is peut le mieux remplacer le froment pour la nourriture de riiomme. Sa composition ä pen pres la meme dans les diverses Varietes revele environ 12<>/ 0 de gluten et autres substances azotees, ce qui le met au meine rang que les bles tendres, mais il contient en outre 7 a 8% de matiere grasse que la nutrition utilise, et qui ajoutee ä Pamidon, k la dextrine et congeneres, fait du ma'is un aliment complet. Aussi de meme qu’en Amerique et dans le sud de TEurope joue-t-il en Egypte un rdle important dans 1’ alimentation. C’est dans la Basse et Moyenne-Egypte qu’on en fait la plus grande consommation. 112 II est d’usage en Egypte, avant de reduire le mat's en farine, de le sonmettre ä une legere torrefaction. On obtient ainsi une farine presque blanche que Ton petrit pour en faire des petits pains d’un tres bon gout. Preparee ä l’e au, au bouillon ou au lait, on en obtient d’excellents potages qui constituent un aliment sain, nutritif et d’une digestion facile. FARINE DE SORGHO VULGAIRE, DOÜRAH DES ARABES. Le sorgho vulgaire cultive principalement dans la Haute et Moyenne-Egypte est une tres belle plante de 2 m , 50 ä 3 metres de hauteur dont le grain est la base de la nourriture des Fellahs. Sa farine donne un pain d’un gris fonce d’assez bon gout, mais qui est un peu acide et ne vaut pas le pain de mats. Souvent on associe ä cette farine une petite quantite de farine de fenugrec dans le but de donner plus de tenacite ä la päte et de rendre le pain plus facile ä digerer. FARINE DE SEIGLE. Leseigle est tres peu cultive en Egypte, bien que sa farine donne un pain meilleur que celui fait avec la farine de sorgho. En effet, le seigle contenant jusqu’a 12, 50<>/ 0 de matiere azotee, tandis que le sorgho n’en contient que 2 ä 3»/ 0 devrait etre employe de preference. Mais le sorgho donnant des recoltes dans un temps beaucoup plus court que le seigle, les Fellahs lui accordent plus de valeur. FARINE D’ORGE. L’orge est cultivee sur une grande echelle en Egypte, et est avec les bles et les mai's l’objet d’un commerce d’exportation considerable, sa composition se rapproclie beaucoup de celle du seigle. Sa farine ne donne qu’un pain mat, peu leve par suite de l’absence du gluten. Ce ne serait qu’en l’associant ä une certaine proportion de froment qu’on pourrait en faire un meilleur pain. On en extrait aussi de Famidon. FARINE DE FEYES ET DE FEYEROLLES. Les graines de legumineuses par leur riehesse en matieres azo- tees, grasses etamilacees constituent des aliments vegetaux complets, et comme elles se trouvent generalement au plus bas prix dans le commerce, les populations peu aisees trouvent dans leur usage des ressources precieuses. LesFeves et lesFeverolles sont cultivees clans la Haute et Basse- Egypte, et sont l’objet d’un commerce d’exportation considerable. Leur usage alimentaire est tres repandu dans toutes les classes de la population; ä l’etat frais on les mange au sei. Dessecliees, on les fait bouillir et on les vend dans les rues toutes cuites. Elles entrent ausi pour une bonne part dans la nourriture des bestiaux. Leur composition en principes nutritifs revele de 18 k 24o/ 0 de legumine, de 2 k 3 o/ 0 de matiere grasse et de 45 ä 5O 0 / o de matiere amilacee. Leur farine cuite ;i l’eau, an bouillon ou an lait fait d’excellentes purees. FARINE DE LENTILLES. Les lentilles sont en Egypte l’objet de la consommation gene- rale. De meine que les feves, elles constituent un aliment complet par leur richesse en legumine qui varie de 20 k 25°/ 0 ; leur matiere grasse qui est de 2 ä 3°/ 0 et leur matiere amilacee qui est de 50 k 55°/ 0 . La farine de lentilles est rosee et fait de tres bonnes purees. FARINE D’EMBREVADE. L’embrevade, ou pois cajan, est un legume alimentaire de Finde nouvellement introduit et acclimate en Egypte par Mr. Delclievalerie, directeur de l’Ecole d’agriculture. C’est une acquisition d’autant plus precieuse que les recoltes qu’il donne sont tres abondantes. La legumine qui s’y trouve dans la proportion de 15 ä 16°/ 0 , la matiere grasse dans la proportion de 2 k 3% et Famidon dans la proportion de 54o/ 0 , assignent k ce legume sa place parmi les bons legumes alimentaires. Sa farine qui est cl’une jaune pale sert ä faire de tres bonnes purees. FARINE DE POIS. Cet excellent legume alimentaire est cultive avec succes en Egypte; deuxvarietes figurent dans la galerie, l’une recoltee dans la province de Grliiseh (Moyenne-Egypte), l’autre äBir-Abou-balla dans Fistbme de Suez. C’est un fait bien digne de remarque qu’un grand nombre de cultures prosperent parfaitement clans les dunes sablon- neuses de Fisthme, pourvu que les eaux du Nil puissent y atteindre. 114 Ces pois contiennent en moyenne, en prinoipes assimilables, 24% de matieres azotees, 2°/ 0 de matieres grasses et 55% de matiere ami- laeee, ce qui leur donne une grande valeur alibile. Lenr farine, nne des meilleuresparmi cellesdes legumineuses, sert a faire d’excellentes purees. FARINE DE POIS CHICHES. Ce legume estprincipalement cultive dans la Haute-Egypte. Les Egyptiens mangent les graines ä l’etat frais. Quand eiles sont seclies on les fait griller, et on les vend dans les rues. Sa ricliesse en prin- cipes alibiles etant k peu de cliose pres la meine que celle des pois. son emploi dans l’economie domestique constitue line veritable ressource alimentaire. Sa farine de meine que les precedentes peut fournir de tres bons potages. FARINE DE HARICOTS. Les varietes de haricots blancs et rouges exposees different tres peu par leurs proprietes comestibles. Leur composition en prin- cipes alibiles donne de 25 k 27% de matiere azotee, 2 k 2,50 de matiere grasse et 55 k 57 de matiere amilacee. Leur farine donne, comme les precedentes, d’excellents potages. FECULE DE POMMES DE TERRE. Trois varietes de pommes de terre figurent dans la galerie egyptienne. Elles proviennent des cultures maraicheres de Ghesireh et sont tres remarquables par leur volume et leurs proprietes comestibles. Cette culture, une des plus productives en matiere nutritive, n’est pas encore assez developpee pour fournir aux besoins des populations. Nul doute que les trois bonnes varietes exposees ne puissent, par une culture intelligente, donner des rendements avantageux k des prix remunerateurs. Elles contiennent de 17 ä 18% de fecule tres blanche dont on peut faire d’importantes applications, soit en la faisant entrer en certaine proportion dans le pain, soit en la con- vertissant en glucose et en alcool, soit en la faisant entrer dans des pätes alimentaires. Dans les grandes fabriques de fecule, Fextraction de cette matiere se fait tres economiquement. FECULE DE PATALES DOUCES. La patate douce est une raeine tuberculeuse tres remarquable par sa grosseur. Elle contient une substance alimentaire feculente et sucree. Ses principes alibiles consistent en fecule dans la proportion de 15%, en sucre dans la proportion de 5 ä6 % et en matieres grasses et azotees dans la proportion de 1, 50 ä 2%. D’apres cette composition immediate la patate douce, pour fournir une alimentation complete, doit etre associee k d’autres aliments plus riches en azote et en matieres grasses telles que la viande, la lait, le fromage, etc. AMID ON. L’amidon est une substancse abondamment repandue dans les vegetaux, mais que l’on extrait principalement des cereales qui en fournissent des quantites qui varient avec les especes. C’est ainsi que les bles durs en donnent de 58 k 60%, les bles demi durs de 60 ä 65, les bles blancs de 65 ä 70, Forge 66, le mai's 67, le riz jusqu’ä 88o/ 0 . On connait les usages industriels de l’amidon. En Egypte on en consomme de grandes quantites dans la preparation des mets sucres. PATE DE DATTES. Plusieurs echantillons de pate de dattes sont exposes. Apres dessication, on choisit les Varietes de dattes rouges ou jaunes les plus molles dont on enleve les noyaux, et que Fon petrit de maniere ä en former une masse pätense d’une*tres bonne conservation. Ces pates sont abondantes sur les marches egyptiens et constituent un bon aliment. La galerie possede aussi des gateaux dans lesquels on introduit cette pate, ce qui leur donne un gout agreable. Les Arabes du Sinai' apportent au Caire, pendant l’hiver, de la päte de dattes incorporee k des amandes et tassee dans des sacs en peau de gazelle. Ainsi preparee, cette pate et tres agreable ä manger. PATE D’ABRICOTS. Cette pate est preparee avec la pulpe des abricots, soumise k une legere dessication, et etendue sous le rouleau en une lame mince que Fon fait secher jusqu’a consistance un peu molle. On y incorpore souvent des amandes ou des noisettes. Cette pate est cl’unebonne conservation et est employee äla preparation de compotes. SIROP DE TAMARIK Preparation faite avec une infusion de tamarin et le sucre, et aromatisee ä Feau de flours d’oranger. On en fait un grand usage en Egypte comme refraichissant. 116 SIROP DE SUC DE GRENADES. Ce Sirop est fait avec le sue depure de grenades et le sucre. II est employe comme rafraicliissant et astringent. CONFISERIE. La galerie renferme des confitures de bananes, d’oegle marme- los, de dattes, d’abricots, de nefles du Japon, d’oranges mandarines, de cerises, de poires, de pommes, de prunes, de cedrat, de bergamot- tes, de peclies, de coings, de roses, de carottes, de courges. Toutes ces confitures sont excellentes et sont en Egypte l’objet d’une grande consommation. DRAGEES. Parmi les produits de la Confiserie se trouvent encore des dragees aux amandes, aux pistaclies, ä Fanis, ä la coriandre, au fenouil, k la rose, a la menthe, ä la bergamotte, une pate appelee lialaoue ta'ini composee de sucre, de miel et de tourteaux de sesame, et d’autres pates appelees raat-el-ok oum eomposees de sucre, d’amidon et d’amandes. SUCRES DIVERS. Les usines ä sucre de S. A. le Khedive sont situees dans la Moyenne et la Haute-Egypte. Elles sont extremement importantes par les quantites considerables de sucre qu’elles produisent, et la perfection des appareils construits d’apres les dernieres decouvertes de la science. Plusieurs sortes de sucre sont exposees: le sucre brut, le sucre en pains, le sucre en petits cristaux transparents, le sucre candi et la melasse. Le sucre brut expose provient de la simple concentration des jus de la canne defeques. Le sucre en pains est produit par la cristallisation, dans les formes, du sirop fait avec le sucre brut et traite par le noir animal. Le sucre en petits cristaux transparents provient des melasses soumises ä Faction de la force centrifuge dans les turbines. Le sucre candi est obtenu en faissant cristalliser du sirop de sucre en pain autour de fils tendus dans la masse sirupeuse. La melasse provient de sa separation d’avec les cristaux de sucre dans Foperation du turbinage. Les rendements sont en moyenne les suivants: 1 feddan de terre, soit 4200 metres carres, produit26727kil. ; 600de Cannes ä sucre 26727 kil. 600 de Cannes donnent 17640 kil., 216 de jus „ , „ „ 9087 „ 384 de bagasses 26727 kil. 600 17640 „ 216 de jus, produit d’un feddan donnent. 1672 kil. de sucre blanc plus . 445 „ „ blond plus . 264 „ „ roux 2381 kil. sucre total plus . 528 kil. melasse. MIEL. C’est principalement la Basse-Egypte qui le produit, et il est d’excellente qualite. V1NS. Les vins d’Egypte ont figure ä l’Exposition universelle de 1867 et y ont ete tres apprecies. C’etait la premiere fois qu’ils faisaient leur apparition dans un concours international. La production du vin en Egypte pourrait devenir une source de ricliesses nouvelles, et per- mettre de renouer une vieille tradition, car les bas reliefs que l’on trouve aujourd’hui dans les tombeaux de Sacarrah, necropole de Memphis et dans ceux de Beni-Hassan (Haute-Egypte) si bien reproduits dans les constructions egyptiennes de l’Exposition de Vienne, nous montrent parmi les scenes de la vie agricole Tindustrie de la production du vin, ce qui indique qu’ä cette epoque reculee les Egyptiens faisaient du vin. Pendant la domination romaine, les coteaux de Mariout pres Alexandrie etaient couverts de vignobles et les produits en etaient fort estimes. Les regions qui paraissent le mieux appropriees ä la culture de la vigne sont la province duFayoum, le Delta et la region du Mariout. Les vins exposes sont ceux du Fayoum (recolte de 1869) et ceux de M. Muguier du Caire (recolte de 1870 et 1871). Leur teneur en alcool est de 11%. VINAIGRE. Tres bon produit extrait de la fermentation acide du marc de raisin apres l’extraction du vin ci-dessus. 118 ALCOOL. L’alcoo 1 est le produit de la distillation du vin ci-dessus qui en contient 11% et qui marque 32« C. Un autre alcool figurant dans la galerie provient de la distillation des melasses fermentees ? dans la fabrique de Magliagha (Moyenne- Egypte). RHUM. Ce produit est fourni dans les fabriques de la Haute-Egypte par la distillation des melasses. EAU DE YIE ANISE E. Produit fourni par la distillation de l’eau de vie ä 19° B. sur des sentences d’anis, et auquel on ajoute une solution alcoolique de resine mastic. Ce liquide est en Egypte un objet de grande consom- mation. On le boit etendu d’une grande quantite d’eau qui devient laitense. POISSONS SALES ET FUMES. Ces poissons qui ont ete peches dans le lac Menzaleh oil ils sont tres abondants, figurent pour la premiere fois dans les expositions egyptiennes. Ils sont prepares ä la maniere des monies et remplacent tres avantageusement les poissons appeles en arabe Fissirli qui ne remplissent pas les conditions d’une bonne conservation. D’autres poissons plus petits sont sales et fumes comme les harengs par la methode hollandaise, et constituent un tres bon aliment. BOUTARGUE. Ce sont des oeufs de poissons contenus dans deux poches membraneuses oblongues que Ton trouve dans l’espece appelee Muge tres commune dans la partie du lac qui communique avec la mediter- ranee. C’est une matiere alimentaire d’un tres bon gout et qui a beaucoup d’analogie avec le caviar. FROMAGE BLANC. Produit obtenu du caseum du lait auquel on ajoute du sei marin pour le conserver. 119 OLIVES SALEES. Ce sont des olives qui ont subi une maceration dans une eau legerement alcaline pour les depouiller de leur principe amer, et qui ont ensuite ete enfermees dans une saumure pour les conserver et les rendre comestibles. LEGUMES CONFITS AU VINAIGRE. Ce sont des navets, des concombres, descorniclionsetdesoignons qu’on fait macerer pendant quelques jours dans l’eau salee et que l’on conserve ensuite dans le vinaigre. CORPS GRAS SOLIDES. BEURRE. Le beurre expose provient de la Haute-Egypte, et est sale pour en assurer la conservation. Le beurre frais que l’on consomme en Egypte est tres bon, mais comme il contient toujours un peu d’eau et de caseum on peut l’obtenir de meilleure qualite en separant ces substances par la fusion, et en ajoutant un peu de sei au beurre fondu. AXONGE. Cette graisse n’est pas tres commune en Egypte, car on n’y eleve pas beaucoup de pores. Elle est assez consistante et contient de 20 ä 22o/ 0 de Stearine et de margarine. SUIFS. Les suifs en Egypte n’ont pas la ricliesse des suifs du Nord de l’Europe en principes solides. Cependant ceux de boeuf contiennent encore 26°/ 0 de Stearine et ceux de mouton 32o/ 0 , CIRES. C’est principal ement dans la Basse-Egypte que l’on trouve les cires. Elles sont de tres bonne qualite et par taut susceptibles de nombreuses applications. BUTYROSCOPE DU PROF. GASTINEL-BEY. C’est un necessaire renfermant des agents employes k l’essai du beurre. Cette matiere alimentaire se trouvant dans le commerce 120 souvent falsifi.ee par son melange avec le suif, il y a tout interet k la soumettre ä l’essai, surtout quand il s’agit d’approvisionnements considerables. Cet essai est fonde sur la decomposition du suit par Tether bouillant et sur l’insolubilite de la Stearine, en provenant, dans Tether froid, de Sorte que connaissant d’avance la proportion de Stearine contenue dans les suits du commerce, on peut, par une simple pesee de cette matiere solide provenant de la decomposition du suit melange au beurre, connaitre les proportions relatives des deux corps gras. Une instruction detaillee pour le mode d’essai se trouve dans le necessaire en question. HUILES FIXES, HUILE D’OLIVE. Cette huile, la plus importante des huiles vegetales par ses applications ä Teconomie domestique et ä Tindustrie, est extraite des fruits de T 01 e a europea. On Tobtient sur une assez grande echelle depuis que les plantations d’oliviers dans la plaine de Koubbe pres le Caire ont pris plus d’extension. Cette huile est un peu verdätre et possede un gout de fruit prononce. Son rendement est de 21,5O/ 0 . HUILE D’AMANDES DOUCES. Huile retiree par expression des amandes de TAmygdalus dulcis reduites en pate. Cette huile est tres douce et est employee dans la par- fumerie et la medecine des enfants. Son rendement est de 45°/ 0 . Son tourteau est petri sous forme de magdaleons qu’on employe ä la clarification de l’eau trouble en les y delayant. HUILE DE SESAME. Obtenue par Texpression des graines du Sesamum orientale. Cette huile est de couleur jaune, fluide, d’une odeur toute spe- ciale qui disparait quand eile est employee ü faire des fritures. Bien epuree, c’est une bonne huile d’eclairage. Son rendement est de 50 k 52o/ 0 . Les tourteaux qui en proviennent servent de combustible ou sont employes a la nourriture du gros betail. HUILE DE LAITUE. Huile extraite des graines de la laitue romaine Lactuca sativa, L. Elle est d’un jaune pale, tres douce et employee comme huile comestible. Son rendement est de 30 k 35<>/ 0 . 121 HUILE DE CARTHAME. Elle est extraite par expression des graines du Carthamus tinctorius, L. Cette liuile est d’un jaune pale, fluide et principale- ment employee ä l’eclairage. Son renderaent est de 36 a 38°/ 0 . HUILE DE COTON. Huile extraite des graines du Gossipium vitifolium L. Elle est d’un rouge fonce qui la fait ressembler k du goudron. Elle n’a pas d’ applications dans cet etat, mais une fois epuree ou plutot depouillee de sa matiere colorante, eile est susceptible d’ applications importantes. Elle a alors une belle couleur jaune, eile est fluide et tres propre k l’eclairage. C’est une des meilleures huiles lampantes. Son rendement est de 21 ä 22<>/ 0 . Les tourteaux qui en proviennent sont employes ä la nourriture des bestiaux ou comme engrais. HUILE DE RICIN. Obtenue par expression des graines broyees du ricin rouge, et filtree ä l’etuve pour la rendre plus fluide. Elle est alors d’un jaune pale, limpide etvisqueuse, tres employee en medecine comme purgatif. Les nouveiles applications industrielles de cette huile donnent ä la culture du ricin une certaine importance. Elles consistent dans son emploi comme huile d’eclairage et dans la preparation de l’alcool caprylique et de l’acide sebacique. Sa viscosite permet aussi de l’employer avec ayantage ä lubrifier les Organes mecaniques des machines ä vapeur. Rendement 50%* HUILE DE BAIES DE LAURIER. Huile extraite des baies du Laurus nobilis. Elle est verte et demi concrete. Employee en frictions dans les affections rhumatis- males. Rendement 12o/ 0 . HUILE DE LIN. Extraite par expression de graines du Linum usitatissimum. Cette huile est d’un jaune brunätre. Traitee par la litharge ä chaud, eile eonstitue l’huile de lin siccative employee dans la peinture. Rendement 25o/ 0 . 221 HUILE DE MONTAIDE. Obtenue par expression des grames du Sinapis nigra. Elle est saponifiable. Rendement 32%. ESSENCES. ESSENCE DE CITRON. Extraite des zestes de citron par la distillation avec l’eau. Odeur suave, tres propre a aromatiser des boissons, des pastilles, etc. ESSENCE DE FLEURS D’ORANGER. Extraite des fleurs de l’oranger amer, arbre tres commun en Egypte. Employee pour aromatiser des boissons, des produits de confiserie et dans la parfumerie. ESSENCE DE GERANIUM. Obtenue de la meme maniere que les preeedentes des feuilles du Geranium odoratissimum. Odeur des plus agreables. Cette essence est susceptible de nombreuses applications dans la parfumerie. ESSENCE DE CEDRAT. On l’obtient de la meme maniere que celle de citron et s’em- ploie aux meines usages. ESSENCE DE MENTHE. Extraite par la distillation des feuilles de la menthe poivree avec Feau. Elle est tres aromatique, de savour fraiche et piquante et s’emploie principalement dans la confiserie. ESSENCE D’EUCALYPTUS GLOBULUS. Extraite par la distillation des feuilles fraiches ou seclies de l’Eucalyptus globulus, arbre originaire d’Australie, introduit et acclimate en Egypte par le Prof. Gastinel-Bey. Ce produit presente un grand interet par les applications dont il est susceptible, soit dans la parfumerie, soit dans la tlierapeutique comme agent febrifuge. Son odeur tient le milieu entre celle de la lavande et celle du camphre. Rendement 2, 60%. 123 ESSENCE D’EUCALYPTUS ANYGD ALINA. Obtemie comme la precedente de l’arbre de ce nom que l’on trouve dans quelques jardins. Odeur plus douce que celle de la precedente. Rendement 1, 25 °/o- ESSENCE CONCRETE DE CASSIE FARNESE. Cette essence ne peut pas etre obtenue par la distillation. On 1’extrait par un traitement des fleurs par 1’ether sulfurique. Odeur des plus suaves. Ce produit est susceptible de nombreuses applications dans la parfumerie. HYDROLATS. HYDROLAT DE CITRON. C’est 1’eau distillee sur les zestes de citron. Elle est employee ü aromatiser des boissons sucrees. HYDROLAT DE FLEURS D’ORANGER. Obtenu par la distillation de l’eau sur les fleurs de l’oranger amer. Cette eau est tres odorante et a de nombreux emplois pour aromatiser des boissons sucrees. HYDROLAT DE GERANIUM. Obtenu de la distillation de l’eau sur les feuilles du Geranium odoratissimum. Odeur qui se rapproclie beaucoup de celle de 1’eau de rose. Elle est employee aux mernes usages. HYDROLAT DE MENTHE. Produit de la distillation de l’eau sur la mentlie poivree. Odeur fortement aromatique. Cet liydrolat est employe ä aromatiser certains medicaments liquides d’odeur et de saveur desagreables. HYDROLAT D’EUCALYPTUS GLOBULUS. Obtenu en distill ant l’eau sur des feuilles d’Eucalyptus globulus. Cette eau est tres aromatique et peut etre employee comme agent febrifuge. MATIERES TINCTORIALES. Henne pulverise . Poudre des feuilles duLawsonia inermi s, arbre eommun en Egypte. Les femmes l’emploient en pate pour teindre la face pal- 124 maire des mains qui prend une couleur rouge-fonce. Le principe colorant est l’acide henno-tannique. CARTHAME. Ce sont les flenrs du Cartliamus tinctorius, plante cultivee dans la Haute-Egypte. Elles contiennent deux principes colorants: le jaune qui n’a pas de solidite sur les tissus, et le rose, belle couleur connue sous le nom de carthamine qui donne ä la soie une belle nuance rose vif. RACINE DE GARANCE. Cette racine provient de la plante appelee Rubia tinctorum, cultivee dans la Basse-Egypte. Elle contient un principe colorant rouge qui est l’alizarine et qui se fixe bien sur les tissus au moyen des mordants d’alumine. INDIGO DE L’INDIGOTIER DE LTNDE. Matiere tinctoriale retiree de la plante appelee Indigofera argentea, acclimatee en Egypte. Elle se presente en petites pierres d’une belle couleur bleu-fonce, happant ä la langue et prenant un beau reflet cuivre par le frottement d’un corps dur. Son principe colorant est l’indigotine. On cultive dans le pays un autre variete d’indigo originaire de Syrie, mais dont le produit est bien inferieur au precedent. INDIGOTINE. C’est le principe colorant de l’indigo obtenu par sublimation sous forme de petites aiguilles brillantes d’un aspect metallique et de couleur cuivree. Rendement 35°/ 0 . CHARBON SÜLFÜRIQUE DE GARANCE ou garancine. Produit tinctorial pulverulent noir provenant de faction de l’acide sulfurique concentre sur la racine de garance pulverisee. Elle a un pouvoir colorant trois ou quatre fois plus fort que la racine elle- meme, et s’emploie dans la teinture des indiennes. ALIZARINE. C’est le principe colorant de la garance obtenu en lavant k froid le cliarbon sulfurique de garance avec l’alcool, et en traitant en- 125 suite le charbon lave par de l’alcool bouillant qui dissout l’alizarine. Par le refroidissement de l’alcool, celle ci se depose sous forme de petits cristaux d’im beau rouge brun. CARTHAMINE. Principe colorant des fleurs de carthame obtenu en 1 avant d’abord les fleurs ä grande eau pour les depouiller d’une matiere co- lorante jaune, et en les traitant ensuite par une solution de carbonate de soude qui dissout la carthamine que Ton precipite alors par Tackle citrique, et que Ton fait secher sur une assiette. On obtient ainsi la carthamine d’un rouge brun qui broyee ä l’eau avec du talc en poudre tres fine, constitue le fard ou rouge vegetal employe pour donner ä la peau une nuance rose. Son principal emploi est dans la teinture de la soie, du coton et du lin en ponceau, en cerise, en rose. Rendement 5 / j000 . TISSUS DIVEES. TOILES DE COTON. L’Egypte possede divers etablissements ou Ton file le coton et oü on tisse la toile. Les produits qu’on y obtient sont tres estimes et peuvent etre compares aux produits similaires de TEurope. Les fa- briques les plus importantes sont celles du Caire et Alexandrie. Bien que l’art de la teinture ne soit pas aussi avance qu’en Europe, les teinturiers dgyptiens savent donner ä ces tissus des couleurs de nuances tres variees. TOILES DE LIN. La Haute et Basse-Egypte possedent des fabriques de toiles de lin de diverses qualites. Les toiles fines surtout sont tres remar- quables par leur bonne confection et leur solidite. SOIERIES. L’eleve des vers ä soie en Egypte n’est pas encore tres deve- loppee. Cependant des plantations importantes de muriers faites aux environs du Caire et dans la Basse-Egypte surtout, permettent d’es- perer que la belle industrie de la soie prendra un grand developpe- ment, car des essais pratiques dans ces derniers temps par d’habiles 126 sericiculteurs on t donne des resultats satisfaisants. Les lieux de production des tissus de soie sont le Caire, Alexandrie, Rosette et surtout Damiette dont les produits sont tres estimes. La soie est un produit de grande consommation dans la passementerie. Les passementiers egyptiens sont tres liabiles dans la confection des cordons de coton ou de soie, des fils d’or et d’argent, des glands en soie, en argent et en or. TISSUS DE LAINE. Les fabriques deBoulac et de Clionbrah pres le Caire confection- nent des draps et des vetements pour les administrations du gouver- nement. Ces draps sont forts et d’un bon usage. Les couleurs qu’on leur donne sont le bleu fonce, le bleu clair, le rouge garance, le bronze, le vert. Les grosses laines de laHaute-Egypte sont employees a faire des tissus pour les marins et des couvertures de lit. Le village de Fouah dans la Basse-Egypte possede une f'abrique de tapis de laine et de tarboucbs (coiffure nationale) qui sont tres estimes. Une partie de ces tarbouclis est destinee aux ministeres de la guerre et de la marine, et 1’autre partie est livree au commerce. PEAUX ET CUIRS. Les peaux et les cuirs de la galerie egyptienne proviennent des tanneries du Caire et d’Alexandrie. Generalement les peaux sont tannees avec les gousses du sant epineux, riclies en principe tan- nant. Les tanneurs egyptiens reuississent tres bien dans la preparation du maroquin qui n’est autre que la peau de chevre teinte en rouge, en jaune, et autres couleurs, apres une tannage fait avec soin. Une tannerie creee a Alexandrie pour le compte du gouverne- ment produit des peaux et des cuirs tres estimes. PAPIERS. Une importante fabrique de papier a ete fondee k Boulac pres le Caire par le gouvernement. Elle produit sur une grande ecbelle de grandes quantites de papier de toutes qualites dont les echantillons figurent dans la galerie egyptienne. Les matieres premieres employees sont les chiffons, 1’Alfa plante tres commune, les tiges de sorgho et de Cannes ä sucre, les vieilles cordes, les sacs uses, etc. Une machine ä vapeur de la force de 180 clievaux met en mouvement les appareils de fabrication. 127 Ä cet etablissement sont annexes l e nne fabrique d’hypo- clilorite de chanx pour le blancliiment des matieres premieres, 2 C une imprimerie qui jouit dans tout 1’Orient d’une grande celebrite et qui imprime des ouvrages en langues arabe, turque, persane et euro- peenne, dont des specimens figurent dans les vitrines egyptiennes, 3 e des ateliers de reliüre et de litbo graphic , 4 e enfin une usine a gaz pour 1’ eclair age de l’etablissement. TABACS. Deux varietes de tabac sont cultivees dans laMoyenne etHaute- Egypte sur les berges du Nil et des canaux, le tabac commun Nieotiana tabacum, et le tabac rustique Ni cotiana rustica. Le premier est jaune, et plus estime que le second qui est vert. Des essais de culture faits a Alexandrie, et au Caire sur les tabacs de Maryland et de la Havane ont donne une belle vegetation qui donne tout lieu de penser que des etudes faites avec soin sur la culture et la preparation de ces bons tabacs pourraient produire les meilleurs resultats, et devenir une source de nouvelles richesses. FIBRES TEXTILES. Une vitrine de la galerie egyptienne renferme une belle collection de fibres provenant de vegetaux que l’on n’avait jamais songe ä exploiter. Ce sont des produits extremement remarquables, obtenus pour la premiere fois au laboratoire de l’Ecole de medecine du Caire par le prof. Gastinel-Bey, et qui sont susceptibles de fournir de beaux et bons tissus par la longueur des fibres, leur finesse et leur tenacite. Ce tout lä des ressources nouvelles qu’il serait important d’utiliser. Ces fibres proviennent des vegetaux ci-apres: Le bananier de paradis, de Chine et d’Abyssinie, l’hibiscus changeant, l’hibiscus cannabinus, le gombo (Bamieh), le cotonnier, l’ortie textile de Chine, le fourcroya gigantea, les agave vivipara et americain, le phorniium tenax, les folioles, le pedoncule floral et la racine du dattier, le ricin rouge, la massette d’eau. Dans une autre vitrine se trouvent des fibres de la massette d’eau exposees par Mr. Dauphin d’Alexandrie et qui ont obtenu une medaille d’ argent en 1872 ä 1’ exposition universelle de Lyon. On voit aussi dans la meine vitrine du lin recolte k Koubbe pres le Caire, et qui est un excellent produit. On y voit enfin du lin de Courtrai (Belgique) introduit et acclimate dans la Basse-Egypte par un cultivateur beige distingue, Mr. Ludoweck. Tin autre textile d’im grand interet, c’est la soie provenant du fruit du Gonpliocarpus f rut es cent, et qui possede une finesse et un brillant remarquables. Si le peu de longueur de ses fibres ne permet pas de les filer et par suite de les tisser, il serait facile d’un faire des coussins analogues ä ceux de l’edredon. COTONS. L’article coton a ete dejä traite dans la partie agricole quant ii la production. Quant ä ses applications, il est utile de dire que le coton, apres avoir ete egrene dans des usines speciales, est en partie exporte en balles, apres avoir ete comprime k la presse bydraulique, et en partie employe, dans le pays sous forme de coussins et de matelas, ou envoye dans les filatures du Caire, d’Alexandrie ou des centres de production pour etre tisse. Les tissus qui en proviennent figurent dans la galerie egyptienne et sont fort apprecies par les visiteurs. LAINES. Les laines d’Egypte sont de belle qualite et fort estimees. La race ovine qui les fournit est nombreuse, point melangee, et la meine que celle de la Barbarie. Ces laines sont l’objet de transactions importantes pour la fabrication des draps, des feutres, des merinos, des flanelles, etc. Si les eaux provenant du dessuintage des laines etaient recueillies et mises it part, il serait possible d’en retirer la potasse qui y est abondante, et de creer ainsi une nouvelle Industrie remuneratrice. BOIS OUVRES. Independamment des coupes de bois dont il a ete question dans la partie agricole, et qui sont au nombre de 50, on voit encore des plaques de ces bois dont les nuances et la texture font connaitre tout le parti que l’art des constructions et l’ebenisterie peuvent en tirer. Les plus remarquables sous ce rapport sont ceux duSantli, de FAcacia Lebbek, du Sycomore, du Tek, de FEucalyptus, du Parkinsonia, de FOlivier, du Caroubier, du Pin d’Alep, du Frene, du Noyer, de FEbenier, de Cypres, du Cliene d’Amerique, du Filao, du Jujubier, du Tamarix, dont les nuances variees et les veines devenues plus saillantes par le polissage et l’application d’un vernis, permettent d’en faire les plus belles et les plus importantes applications. 129 PßflPAKATTONS DE HASCHISCH, HASCHISCHINE. Principe actif du Cliauvre Haschisch qui n’est autre cliose que le chauvre d’Europe degenere comme plante textile, sous l’influence de circonstances locales. La hascliiscliine est une substance resineuse secretee a la base des folioles de la plante. Elle a ete isolee par le prof. Gastinel-Bey au moyen d’un traitement des sommites de la plante par l’alcol bouillant, et en precipitant la resine an moyen de l’eau. Cette substance jouit au plus baut degre des proprietes narcotiques de la plante, et a ete employee avec succes dans certains cas de nevroses graves. C’est sous forme de teinture, ou dissolution alcoolique, que ce corps s’administre ordinairement. PREPARATIONS DE HASCHISCH DES ARABES. Ces preparations sont toutes k base d’extrait gras qui n’est que du beurre charge, ä l’aide de F ebullition, de la substance resineuse de la plante. Les arabes preparent avec cet extrait gras divers electuaires dans lesquels interviennent le sucre, le miel, des amandes et differents aromates. Ils le font aussi entrer dans des petits gäteaux et dans un sirop qu’ils font concentrer jusqu’ä ce que par le refroidissement il se premie en masse solide. L’ abus qui a ete fait de ces preparations qui produisent des effets extatiques ou une exhilaration extravagante chez les personnes impressionables, aporte avec raison l’Autorite a en proliiber la vente. PRODUITS PHARMACEUTIQUES. Les produits pliarmaeeutiques qui figurent dans la galerie egyptienne sont de deux sortes: ceux qui sont employes ä l’etat simple, c’est-ä-dire tels que la nature les fournit, les autres ayant subi une preparation. Ces derniers sont prepares d’apres le formulaire des liopitaux, au laboratoire de FEcole de medecine et de pharmacie du Caire. L’exposition de ces produits a pour objet de faire connattre l’etendue des ressources que la medecine pent trouver pour le traitement des maladies. 9 130 RACINE DE SAPONAIRE (fCypsophyllum struthiumf ). Racine longue, epaisse, d’un gris clair, riclie en saponine. Employee en infusion comme depuratif dans les maladies de la peau. Employee aussi dans l’industrie ä blanchir les etoffes de laine. FEUILLES DE SENE ( Cassia senna , L., Legumineuses^. Folioles obovees d’un vert clair, recoltees dans la Haute- Egypte. Le sene contient un principe amer qui est la catliartine, auquel il doit sa propriete purgative. On 1’administre en infusion associe k des purgatifs salins. FEUILLES D’EUCALYPTUS GLOBULUS (Myrtacees, Lab.). Feuilles de la partie inferieure de l’arbre, sessiles, cordiformes et opposees, tandis que celles de la partie superieure sont petiolees altern es et arquees, couleur vert de mer. Ces feuilles contiennent en abondance une huile essentielle (eucalyptol) et une resine d’un vert fonce. Employees en infusion comme agent febrifuge. CASSE FISTULEUSE ( Cassia fistula, L., LegumineusesJ. Gousses grosses comme le pouce, longues de 30 k 60 centimetres fournies par le Cassia fistula, grand et bei arbre tres commun dans la Moyenne et Haute-Egypte. Les valves des gousses sontligneu- ses, noirätres, lisses et marquees d’etranglements qui repondent aux cloisons transversales interieures. Chaque cloison est remplie d’une pulpe noirätre, de saveur douceätre, au milieu de laquelle est une semence jaunätre presque quadrangulaire. La pulpe est la substance medicinale qui agit comme laxatif, TAMARIN DU KORDOFAN. Pulpe brute du fruit du tamarinier (Tamarindus indica, L. Legumineuses) abondant auKordofan. C’est une päte noirätre consis- stante, melee de semences et de debris vegetaux, d’une odeur vineuse d’une saveur aigrelette et sucree, et ayant la forme de pains circulaires. Le tamarin contient des acides citrique, tartrique et malique, du sucre et de la pectine. Laxatif doux employe en tisane. 131 FARINE DE LIN. C’est Ia graine de lin reduite en poudre ou en farine non exprimee, c’est-ä-dire pourvue de son huile fixe. Elle est tres employee sous forme de cataplasmes. FARINE DE MOUTARDE. C’est la graine de moutarde noire ä l’etat de farine, privee par expression de son huile fixe qui est inerte. Employee comme rube- fiant en sinapismes ou en pediluves. On sait que Taction rubefiante ou irritante est provoquee par l’huile essentielle qui prend naissance sous l’influence de l’eau, par Taction du myronate de potasse sur la myrosine existant tous les deux dans la graine. GOMME ARABIQUE DU SOUDAN. Produit obtenu de TAeacia nilotiea, arbre tres commun dans laHaute-Egypte et le Soudan, et qui se presente ä l’etat delarmes arrondies, de grosseur variable, transparentes, et ä cassure vitreuse. Les plus belles gommes sont blanches, les qualites inferieures sont blondes ou rouges. Adoucissant des plus employes dans les maladies inflammatoires. POUDRES MEDICAMENTEUSES. POUDRES SIMPLES. Ce sont des drogues simples reduites ä l’etat de poudres fines, et qui sous cette forme entrent dans la composition de nombreux medicaments. Teiles sont les poudres d’ipeca, de jalap, du rhubarbe, d’ aloes, d’opium, de quinquina, de rathania , de valeriane, de reglisse, de gomme arabique de feuilles d’eucalyptus, de cantharides. POUDRES COMPOSEES. POUDRE DE DOWER. melange finement pulverise de sulfate et de nitrate de potasse, d’ipeca, de reglisse et d’extrait d’opium sec. Calmant et diaphoretique. Dans le goutte et le rhumatisme chronique. . 9 * 132 COLLYRE SEC. Melange en poudre impalpable d’oxide de zine et de sucre candi. Employe pour combattre l’inflammation chronique des paupieres. TABLETTES DE L’ARCET. Elles sont composees de sucre et de bi-carbonate de soude et aromatisee. Elles sont douees de proprieties digestives. TABLETTES D’YPECA. Composees de sucre et de poudre d’ypeca, et employees comme expectorant. TABLETTES DE SOUFRE. Composees de sucre et de soufre lave et aromatisees. Employees comme antipsorique. SlßOPS. SIROP DE SALSEPAREILLE COMPOSE. Prepare avec la salsepareille, la bourraclie, les roses pales, le sene, l’anis, le sucre et le miel. Employe comme depuratif dans les affections sypbillitiques chroniques. SIROP DIACODE. Prepare avec l’extrait aqueux d’opium et le sucre. Employe comme sedatif. SIROP DE QUINQUINA. Prepare avec la sucre et le quinquina calisaya. Tonique et febrifuge. EAUX MEDIOIN ALES. EAU DE CHAUX. Eau contenant gramme 1,25 de cbaux vive par litre. Employee comme anti-acide, anti-diarrheique et anti-septique. Associee ä son volume d’liuile d’olive, eile constitue un savon cal- caire demi-fluide tres efficace, applique sur les brulures. EAU VEGE1T0-MINERALE. Eau ordinaire melangee ä 2 centiemes de sous-acetate de plomb liquide qni lui donne un aspect laiteux. En fomentations ou en lotions comme dessicatif et resolutif. EAU DE VANSWIETEN. Eau contenant un millieme de bichlorure de mereure: Employee dans les affections syphillitiques. EAU PHAGEDENIQUE. Eau de chaux associee k 3 milliemes de bichlorure de mereure. En lotions dans les ulceres veneriens et pour delruire la vermine. EAU PHENIQUEE SATUREE. Eau contenant 5 centiemes d’acide phenique cristallise. En y ajoutant 4 parties d'eau, on a Fean plieniquee an centieme, employee contre diverses affections cutanees. L’eau plieniquee an millieme con- stitue une boisson anti-miasmatique. EAU DE GOUDRON. Eau renfermant les principes aromatiques du goudron de Nor- vege. Employee comme anti-putride. TEINTURES ALCOOLIQUES. On appele ainsi de l’alcool charge des principes actifs d’une ou plusieurs substances medicamenteuses. Ce sont en general des medicaments d’une bonne conservation et tres employes. TEINTURE D’ALOES. Liquide resultant de la maceration d’une partie d’aloes succotrin dans 5 parties d’alcool ä 60° cent. Cicatrisant dans le pansement des plaies et ulceres. Tres bon topique contre les brulures. TEINTURE D’lODE. Alcool ä 90° cent, tenant en dissolution un cinquieme d’iode. Son emploi est principalement dans le pansement des ulceres scro- fuleux et en injections chirurgicales. 134 TEINTURE DE CANTHARIDES. Liquide resultant de la maceration d’une partie de poudre de cantharide dans 10 parties d’alcool ä 80° eent. Stimulant, rubefiant, employe exterieurement sous forme de liniment. TEINTURE DE DIGITALE. Liquide resultant de la maceration d’une partie de feuilles de digitale dans 5 parties d’alcool ä 60° cent. Employe comme diuretique puissant. On l’emploie aussi pour diminuer le nombre des pulsations du coeur et ralentir la circulation. TEINTURE DE GENTIANE. Obtenue en faisant macerer une partie de gentiane pulverisee dans 5 parties d’alcool ä 60° cent. Employee comme tonique. TEINTURE DE NOIX VOMIQUE. Maceration de la noix vomique rapee 1 partie, dans alcool k 80° cent. 5 parties. En potions dans la paralysie. Employee aussi k l’exterieur en frictions. TEINTURE D’EUCALYPTUS. Produit obtenu de la maceration de 1 partie de feuilles d’euca- lyptus globulus dans 5 parties d’alcool ä 90° C. Employee comme febrifuge. TEINTURE D’OPIUM OFFICINALE. (Formule Gastinel-Bey.) C’est une dissolution d’une partie d’extrait aqueux d’opium titre dans 100 parties d’alcool ä 56° cent. 1 gramme de cette teinture contient 1 centigramme d’extrait d’opium et gram. 0,002 de sels de morphine. Preparation preferable au laudanum de Sydenham dont eile a toutes les proprietes, et qui est d’une meilleure conservation. 135 LAUDANUM DE SYDENHAM. Liquide resultant de la maceration d’opium brut litre 12 parties i/ 8 , safran 6 parties i/ 4 dans 100 parties de vin de Malaga, et aro- matise par la cannelle et le girofle. 15 gouttes de laudanum represented a, peu pres 5 centigrammes d’extrait d’opium. Preparation tres employee comme calmant, en potions ou en lavements dans les diarrhees. On s’en sert aussi pour arroser les cataplasmes. ALCOOLAT D’EUCALYPTUS. Liquide provenant de la distillation de l’alcool ä 90° cent, sur les feuilles de rEucalyptus et tenant en dissolution l’liuile essentielle entrain ee. Employee dans les memes cas que l’hydrolat d’Eucalyptus. YIN DE QUINQUINA. Liquide resultant de la maceration de 100 parties de Quinquina jaune dans 200 parties d’alcool ä 90° Cent., et 1 litre */ a de vin rouge. Tonique et febrifuge. VIN AROMATIQUE. Yin rouge dans lequel on a fait macerer des plantes aromatiques: sauge, meuthe, thym, romarin. Tres employe en fomentations et en injections. VINAIGRE CAMPHRE. Dissolution de camphre 1 partie dans alcool ä 90<> Cent. 1 partie, et vinaigre 40 parties. Bon antiseptique. ALCOOL CAMPHRE. Dissolution de camphre dans 9 fois son poids d’alcool a 90° Cent. Tres employe allonge d’eausur les contusions. Onl’emploie aussi en frictions dans les douleurs rhumatismales. HUILE CAMPHREE. Dissolution de camphre 10 parties, dans liuile d’olive 90 parties. On l’emploie freqemment en frictions dans la goutte et les douleurs rhumatismales. 136 COLLYRE DE LUXOR. Dissolution saturee d’alun et de sulfate de zinc. Tres employe pour combattre l’ophtalmie des le debut. POMMADES. CERAT SIMPLE. Pommade preparee en faisaut fondre cire blanche 100 parties dans huile d’amandes douces 400 P. Journellement employee pour le pansement des plaies suppu- rantes. ONGUENT MERCURIEL. Pommade preparee avec parties egales de mercure et d’axonge. Frequemment employee en frictions eomme resolutive et anti- sypliillitique. On s’en sert aussi pour produire ravortement des pustules varioliques. POMMADE ANTIPSORIQUE. Preparee avec fleurs de soufre 10 parties, carbonate de potasse 5 parties, axonge 35 parties, huile d’olive 5 parties. Cette pommade est tres efficace et tres employee contre la gale. EMPLATRE VESICATOIRE. Prepare avec parties egales de poix resine, de suif, de cire jaune et de poudre de cantharide. On l’etend sur du sparadrap et on le saupoudre de cantharide. SPARADRAP DIACHILUM. Emplatre diachilum gomme etendu sur des bandes de toile.- Employe pour reunir les levres d’une plaie. SPARADRAP MERCURIEL. Emplatre mercuriel etendu sur des bandes de toile. Resolutif fondant qu’on applique sur des tumeurs glandulaires, les orchites. TAFFETAS ANGLAIS. Bandes de taffetas recouvertes d’une dissolution de eolle de poisson et de teinture de benjoin. Ce taffetas sert dans les cas de coupures legeres. On a soin de rhumecter d’eau avant de l’employer. PAPIER A CAUTERES. Petits rectangles de papier reconverts d’une couche d’un melange fondu de poix blanche 45 parties, cire jaune 60, terebenthine 10 et bäume du Perou 2. Ce papier est employe pour entretenir les cau- teres. EPONGE PREPAREE. Eponge fine lavee avec soin et fortement comprimee par la ficelle dont eile est recouverte. Cette eponge preparee sert dans les pansements chirurgicaux ä dilater les plaies et ä en absorber le pus. RESINES. RESINE DE JALAP. Cette resine est extraite du Jalap qui lui doit ses proprietes purgatives. On l’obtient blanche en epuisant le jalap de sa matiere extractive par des decoctions aqueuses, et ensuite par l’alcool ä 65° Cent, bouillant. Le liquide alcoolique est ensuite agite avec du charbon animal, apres filtration, on retire l’alcool par distillation, et 1’on obtient comme residu la resine blanche. RESINE D’EUCALYPTUS. Cette resine existe dans les feuilles de 1’Eucalyptus globulus. On l’en retire en traitant les feuilles par l’alcool ä 92° Cent, bouillant. Par la distillation des s/ 4 du liquide alcoolique, il reste, comme residu, une dissolution de resine, que l’on precipite par l’eau. Cette resine est d’un vert fonce et demi fluide. Elle durcit etant exposee k Fair. Ce corps etant un produit nouveau, on ne connait pas encore ses proprietes therapeutiques. II est tres probable que rindustrie saura Futiliser. PULPES. PULPE DE TAMARIX. Obtenue en faisant digerer du tamarin dans un peu d’eau, ä une donee chaleur, jusqu’ä ramollissement. On la fait ensuite passer dans un tamis de crin qui separe les grain es et les debris vegetaux. Cette pulpe fait la base des purgatifs au tamarin. PULPE DE CASSE. Les batons de casse etaut ouverts, on en retire le contenu que l’on prepare comme precedemment. Cette pulpe est employee comme laxatif. OPIUM BRUT. Sue gommo-resineux obtenu des incisions pratiquees sur les capsules du Papaver somniferum et desseche ä consistance päteuse par l’action de Pair et de la chaleur solaire, ce qui permet de lui donner la forme de pains orbiculaires que l’on enveloppe avec des feuilles de la plante. Le Papaver somniferum est cultive sur une grande echelle ä Syout dans la Haute-Egypte. Jusque dans ces dernieres annees, l’opium de la Haute-Egypte n’etait guere estime dans le commerce par suite des faibles quantites de morphine y contenue. Les etudes faites au jardin d’acclimatation du Caire sur la culture du pavot par le prof. Gastinel-Bey, lui ont permis d’ameliorerPopium egyptien dont la teneur en morphine est aujourd’hui de 8 ä 9%, ce qui le met sur le meme rang que les bons opiums de l’Asie min eure. Celui qui figure dans la galerie est de Syout et contient 8, 20°/ 0 de morphine qui en est la principe actif le plus important. L’opium brut sert ä faire toutes les preparations opiacees. EXTRAITS PHARMACEUTIQUES. Ce tout des medicaments officinaux resultant de l’evaporation jusqu’ä consistance molle ou seche d’un liquide charge de principes medicamenteux divers. La galerie egyptienne renferme une collection d’extraits les plus importants et les plus employes. EXTRAIT AQUEUX D’OPIUM. II provient du traitement ä froid de l’opium brut de Syout par l’eau distillee et de Pevaporation de la dissolution ä consistance molle. Rendement: moitie de la quantite employee. Bonne preparation tres souvent employee comme sedatif, cal- mant. EXTRAIT DE RATHANIA. Obtenn du traitement ä froid et dans un appareil ä deplacement, de la poudre de rathania, par l’eau distillee, et de l’evaporation de la dissolution ä consistanee molle. Rendement: 15°/ 0 . Astringent puissant employe avec succes dans la diarrliee ch.ro- nique, les hemorrhagies passives, les ecoulements muqueux. EXTRAIT DE GENTIANE. Prepare de la meme maniere que le precedent. Rendement: 20°/o- Tonique, stomachique et febrifuge. EXTRAIT DE SAPONAIRE. Prepare comme le precedent. Rendement: 32°/ 0 depuratif employe dans les maladies de la peau. EXTRAIT D’ABSINTHE. Prepare eomme les precedents avec les feuilles seches d’ab- sinthe. Rendement: 22o/ 0 . Tonique stimulant employe pour ranimer les fonctions digestives. II agit aussi comme febrifuge, vermifuge et emmenagogue. EXTRAIT DE DATURA STRAMONIUM. Obtenu par l’evaporation, dans une etuve, du sue exprime de la stramoine. Rendement: 2<>/ 0 . Narcotique, antispasmodique. Employe aussi dans les nevralgies, le rliumatisme, l’asthme. EXTRAIT DE JUSQUIAME. Prepare comme le precedent. Rendement: 3°/ 0 . Narcotique et antispasmodique. EXTRAIT DE CIOUE. Prepare comme les precedents. Rendement: 3°/ 0 . Employe comme fondant dans les affections caucereuses, les engorgements, le rachitisme, les scrofules, les reliquats sypliillitiques. 140 EXTRAIT DES TIGES DE LAITUE (Thridace). Prepare en pilant les tiges de laituc, en exprimant le sue et evaporant celui-ci ä consistance d’extrait. Rendement: l,50o/ 0 . Propriety sedative. EXTRAIT DE FOLGERE MALE. Obtenu du traitement des rhizomes de fougere male par l’alcool k 90» cent., et de 1’ evaporation du residu de la distillation ä consistance molle. Rendement: 4,50°/ 0 . Bon anthelmintliique employe contre les lombrics, les taenias. EXTRAIT DE VALERIANE. Prepare en traitant la racine de Valeriane pulverisee par l’alcool ä 60° cent, dans un appareil ä deplacement et en evaporant le liquide alcoolique ä consistance molle. Rendement: 20»/ 0 . Antispasmodi que puissant. EXTRAIT DE BELLADONE. Prepare corame le precedent en employant les feuilles seches de belladone pulverisees. Rendement: 32o/ 0 . Narcotique employe dans les affections du Systeme nerveux, telles que la paralysie, les convulsions, les nevralgies faciales, les spasmes, les toux nerveuses. Une de ses proprietes caracteristiques c’est de dilater la pupille. EXTRAIT DE NOIX VOMIQUE. Obtenu en faisant macerer les noix vomiques dans l’alcool k 80° cent., en distillant le liquide alcoolique, et en faisant evaporer le residu de la distillation ä consistance d’extrait. Rendement: 10°/ 0 . Employe avec succes contre les paralysies qui ne dependent pas de lesions organiques incurables,' contre l’amaurose, l’epilepsie. EXTRAIT DE COLOQÜINTE. Prepare comme le precedent en faisant agir de l’alcool ä 60» cent, sur les fruits de coloquinte. Rendement: 14o/ 0 . Purgatif dra- stique violent. EXTRAIT D’EUCALYPTUS GLOBULUS. Prepare en traitant les feuilles d’Euealyptus par l’alcool k 80° cent, bonillant et apres distillation des s / 4 du liquide alcoolique, en faisant evaporer le residu jusqu’ä consistance d’extrait; ainsi obtenu cet extrait contient la resine qui parait etre un produit inerte. Ren- dement: 21,50%. Pour obtenir un extrait doue de plus d’activite, le residu de la distillation est traite par l’eau qui precipite la resine. Apres separation de celle-ci, le liquide est evapore jusqu’ä consistance d’extrait. Rendement: 15,35%. Nouveau medicament febrifuge. EXTRAIT DE CHARDON A FOULON (Dipsacus silvestris). Obtenu en contusant les feuilles fraiches avec un peu d’eau. La masse exprimee ä la presse donne un liquide que 1’on fait eoncentrer ä consistance d’extrait mou. Rendement: 22%. Produit tres-efficace pour combattre la pourriture d’hopital, au moyen de pansement avec une eompresse enduite d’extrait. PR0DÜITS CHIMIQUES. Appliques ä la medecine et aux arts. Les produits chimiques de l’Exposition egyptienne ont ete prepares au laboratoire de l’ecole de medecine et de pliarmacie du Caire. ACIDE YALERIANIQUE. Obtenu en faisant digerer la racine de Valeriane concassee dans une faible dissolution aqueuse de bichromate de potasse, acidulee par l’acide sulfurique. Apres distillation et rectification, le liquide est sature par le carbonate de soude, et le sei de söude decompose par l’acide sulfurique etendu. Apres decantation de l’acide valerianique surnageant, on le rectifie. Liquide oleagineux, incolore d’une odeur forte rappelant son origine, soluble dans l’eau et plus encore dans l’alcool et l’ether. II est combustible et brüle avec line flamme blanche et fuligineuse. II forme avec les bases des valerianates presque tous solubles et employes dans le traitement des nevroses. 142 ACIDE CITRIQUE. Obtenu en saturant ä chaud, par la craie, le sue de citron depure, en faisant une bouillie du precipite de citrate de chaux avec de l’eau, et en traitant cette bouillie par l’acide sulfurique etendu. Apres addition d’eau, on laisse deposer, on decante et on fait con- centrer ä consistance sirupeuse. On laisse deposer et l’on decante de nouveau. Apres concentration ä pelliculc, on laisse cristalliser dans un lieu frais. Cristaux prismatiques translucides, d’une acidite forte mais agreable, solubles dans l’eau et l’alcool. Temperant et raffraichissant. II fait la base des limonades citriques. ACIDE TARTRIQUE. Prepare en traitant une dissolution bouillante de creme de tartre par la craie, en decantant apres repos, en ajoutant au liquide du chlorure de calcium qui donne un uouveau depot calcaire que Fon reunit au premier,- on obtient ainsi un tartrite de chaux que Fon traite comme le citrate pour obtenir l’acide tartrique. Prismes hexagonaux, transparents, solubles dans l’eau et l’alcool. Mernes proprietes et memes usages que Facide citrique. Son bas prix pennet de F employer pour faire les poudres etfervescentes. ACIDE ACETIQUE. Prepare en distillant un melange d’aeetate de soude cristallise et d’aeide sulfurique. Le produit de la distillation est rectifie sur de l’acetate de soude desseche. L’acide acetique ainsi obtenu est cristallisable en lames qui restent solides jusqu’ä la temperature de 16» C. II est incolore, d’odeur penetrante agreable, et de saveur caustique. Employe comme stimulant, en inspirations dans les syncopes, les defaillances. On en prepare tous les acetates. ACIDE CHLORHYDRIQUE. C’est une dissolution de gaz chlorhydrique dans l’eau, obtenu en faisant arriver, au moyen d’un appareil distillatoire en verre, du gaz chlorhydrique dans Feau jusquä saturation. Le gaz chlorhydrique lui-meme est produit en decomposant le sei marin par Facide sulfurique. L’acide chlorhydryque concentre marque 22« a l’areometre de Baume. A l’etat de purete il est incolore et fumant expose ä Fair. 143 En medecine on l’emploie etendu pour combattre les fievres typhoides, les affections du foie, de la peau. On le fait entrer aussi dans les gargarismes. Concentre , on l’emploie en Chirurgie pour cauteriser les plaies de mauvaise nature. On en prepare l’eau regale et les chlorures. ACIDE AZOTIQUE. Obtenu en traitant a chaud dans un appareil distillatoire en verre de l’azotate de potasse tres pur par l’acide sulfurique concentre. L’acide azotique concentre marque 42» B. c’est un liquide inco- lore, d’odeur nitreuse, qui corrode les tissus organiques en les colorant en jaune. II sert k faire tous les azotates. On l’emploie ä l’exterieur comme catheretique, pour detruire les excroissances, pour raviver les plaies atteintes de pourriture d’hopital. On l’emploie aussi, tres entendu, en boissons dans les fiCvres typho'ides, le diabete, les maladies de la peau. ACIDE MARGARIQUE. Acide gras concret obtenu de la distillation du suif en vases clos et la pression entre des flanelles pour le separer de l’acide oleique qui 1’accompagne. Cristallise en belles ecailles blanches et nacrees, point de fusion 60° C. Combine ainsi que l’acide stearique avec les alcalis, il eon- stitue les savons. ACIDE STEARIQUE. Acide gras concret provenant de la decomposition d’un stearate alcalin par un acide. Cristallise en petites aiguilles entrelaeees, point de fusion 70° C. II constitue avec l’acide margarique le melange d’acides gras dont on fait les bougies. ACIDE SEBACIQUE. Obtenu en traitant, dans une cornue munie d’un recipient, de riiuile de ricin, par la potasse, et en chauffant. On obtient d’abord un liquide qui est de l’alcool caprylique qui passe dans le recipient, et un savon d’huile de ricin qui reste dans la cornue. Ce savon est dissous dans l’eau bouillante, et enfin decompose par l’acide chlory- 144 drique qui separe l’acide sebacique que Ton dissout dans l’eau bouil- lante et qui eristallise par refroidissement. Solide, eristallise en fines aiguilles blanches nacrees ressemblant k l’aeide benzoi'que, soluble dans l’eau bouillante, l’alcool et 1’ ether. II brule avec une flamme blanche eclairante, point de fusion 127° C. Cette derniere propriete pennet d’en faire d’excellentes bougies. ACIDE BORIQUE. Produit resultant de la decomposition du borate de soude par l’acide chlorhydrique. Employe a la preparation de la creme de tartre soluble. On Femploie aussi pour colorer la flamme de l’alcool en vert. ACIDE CHROMIQUE. Obtenu en traitant une dissolution de bi- chromate de potasse, legerement cliauffee, par l’acide sulfurique qui precipite l’acide chromique que Fon fait egoutter dans un entonnoir bouche par des fragments de verre, et que l’on fait secher sur une brique poreuse dans une etuve. Cristallise en prismes quadrangulaires d’un rouge rubis, solubles dans Feau et Falcool hydrate. Employe dans les laboratoires comme oxidant. En Chirurgie il est employe comme cauterisant. ACIDE BENZOIQUE. Obtenu en chauffant dans une terrine un melange de benjoin et de sable recouvert d’une feuille de papier sans colle, et portant un cone de carton pour recueillir le produit de la sublimation qui est l’acide benzoi’que. Cristallise en belles aiguilles longues, fines, soyeuses et odorau- tes, tres solubles dans 1’eau bouillante et Falcool. Employe dans le catarrhe pulmonaire clironique. ALCOOL CAPRYLIQÜE. Produit de reaction obtenu en distillant de l’huile de ricin sur la potasse. Liquide incolore, aromatique, insoluble dans Feau, soluble dans Falcool et Fether. II brule avec une belle flamme blanche, ce qui permet de Femployer ä Feclairage. 145 Sa propriete dissolvante des matieres grasses et resineuses permet anssi de l’employer ä la fabrication des vernis. ETHER SULFURIQUE. Produit resultant de la distillation d’un melange d’alcool et d’acide sulfurique concentre. Liquide incolore, tres-fluide et tres-mobile, d’odeur particu- liere forte et suave, bouillant ä 36° C., et s’enfiammant tres-facile- ment, soluble en toutes proportions dans l’alcool. Dissolvant des corps gras, des resines, du caoutchouc etc. Excitant diffusible energique, antispasmodique puissant. On 1’emploie dans les cas de syncope, on l’applique sur le front pour combattre la cephalalgie. Anesthesique tres-employe pour produire 1’insensibilite. LIQUEUR ANODINE D’HOFFMAN. Melange d’ether sulfurique et d’alcool; memes proprietes que Tether, mais moins intenses. AMMONIAQUE LIQUIDE. Ce n’est autre chose que de l’eau saturee de gaz ammoniac pro- duit par Taction de la chaux sur un sei ammoniacal. Liqueur incolore, d’odeur urineuse earacteristique, forte et penetrante. Employee en medecine k Texterieur comme caustique rubefiant pour cauteriser les morsures des animaux venimeux ou enrages, employee aussi dans la syncope, pour combattre l’ivresse. GLYCERINE. Produit resultant de la saponification des corps gras. Les fabri- ques d’acides gras en produisent de grandes quantites. Liquide sirupeux, de saveur sucree, soluble dans l’eau et Tal- cool, doue d’un pouvoir dissolvant tres-etendu. La glycerine seule ou chargee de substances medicamenteuses est souvent employee au pansement des plaies. Dans l’industrie on en fait un encollage qui affranchit les iisserands de la necessite de travailler dans les caves humides. La parfumerie Temploie aussi sur une grande echelle. C’est enfin un bon agent de conservation. 10 MORPHINE. Alcalo'ide de Popium dont il est le principe aotif le plus important. Obtenu en traitant une dissolution d’opium brut dans Talcool faible, par l’ammoniaque qui precipite la morphine qu’on lave et qu’on fait secher, qu’on reprend par l’ether pour separer la narcotine, et qu’enfin Ton fait secher. La morphine de TExposition egyp- tienne provient de Topiurn de Syout qui en contient 8,20°/ 0 . Petits cristauxprismatiques, incolores, brillants, de saveur amere r solubles dans l’alcool et insolubles dans Tether. Principal agent therapeutique de l’opium et employe comme calmant. ACETATE DE MORPHINE. Obtenu en traitant la morphine par Tacide acetique pour la dissoudre et evaporant k siccite k une douce chaleur. Sei d’un blanc jaunätre, pulverulent, employe dans les memes- cas que la morphine. SULFATE DE MORPHINE. Sei produit en delayant la morphine dans l’eau chaude et ajou- tant assez d’acide sulfurique pour la dissoudre, par T evaporation ä consistance sirupeuse on obtient le sulfate de morphine cristallise. Ce sei est blane, soluble dans l’eau et l’alcool. Employe dans les memes cas que les deux produits precedents. CHLORHYDRATE DE MORPHINE. Obtenu en faisant dissoudre la morphine dans de Teau acidulee- par l’acide chlorhydrique et en faisant concentrer la dissolution k consistance sirupeuse. Le sei cristallise en petites aiguilles blanches. Soluble dans 1’eau et surtout dans 1’eau bouillante. Employe comme les autres sels de morphine. NARCOTINE. Autre alcaloi'de de Topium obtenu dans la preparation de la morphine dont on la separe au moyen de Tether qui dissout la narcotine a Tetat de puretd. Petits cristaux aiguilles, blancs participant, mais ä un faible degre, des proprietes de la morphine. VERATRINE. AlcaloTde extrait de la cevadille en epuisant ses grames par Talcool, evaporant le liquide ä consistance d’extrait, redissolvant le produit dans l’eau, et en precipitant par le sous-acetate de plomb. Apres filtration, on precipite l’exces de plomb par l’acide sulfurique, on filtre de nouveau, et on traite le liquide par l’ammoniaque qui precipite la veratrine. On purifie celle-ci en la dissolvant dans 1’etlier et en evaporant ä sec. On redissout le produit dans de l’eau acidulee par Tackle sulfurique, on traite par le charbon animal, et apres filtration, on precipite la veratrine par Tammoniaque. On la lave äl’eau froide et enfin on la fait seclier äl’air. Rendement: 0,80°/ () . Cristaux blancs pulverulents, d’une acrete excessive et irritant fortement la membrane pituitaire. Employee en medecine contre les affections goutteusses et rhu- matismales, les nevralgies. CAFEINE. Alcaloi'de fourni par le cafe en traitant une decoction con- centree de cafe cru par le sous-acetate de plomb, et apres filtration, en faisant passer dans le liquide un courant de gaz sulpliydrique. Apres une nouvelle filtration, on fait concentrer le liquide qui, par le refroidissement, donne la cafeine cristallisee qu’on lave et qu’on fait seclier. Rendement: 0,90<>/ 0 . Primes blancs, soyeux, longs, tenus, de saveur amere, un peu solubles dans l’eau froide, plus solubles dans Teau bouillante. Employe en medecine contre la migraine et autre s nevralgies. ARSENIATE DE CAFEINE. Nouveau produit obtenu par le Professeur Oastinel-Bey en saturant ä cliaud une dissolution d’acide arsenique par de la cafeine et en concentrant ä cristallisation. Aiguilles groupees en aigrettes soudees ä leur base, tres-solubles dans Teau et Talcool. Febrifuge puissant. VALERIANATE DE QUININE. Ce sei est obtenu en traitant une dissolution alcoolique d’acide valerianique, par la quinine et en laissant cristalliser par evaporation spontanee dans une etuve chauffee ä 35<> C. 148 Cristaux rhomboi'daux lamelleux un pen nacres, solubles clans le cliloroforme et l’alcool. Employe dans les meines cas qne le sulfate de quinine. VALERIANATE DE ZINC. Obtenu en saturant k cliaud une dissolution aqueuse d’acide valerianique par le carbonate ou F oxide de zinc recemment precipite. Le sei cristallise par refroidissement. Cristaux sous forme de paillettes brillantes, legeres et nacrees, solubles dans l’eau chaude et l’alcool. Antispas modi que agissant sur le Systeme nerveux. II convient dans la migraine et les nevralgies faciales. IODURE DE POTASSIUM. Prepare en traitant une dissolution concentree de potasse caustiqne par l’iode jusqu’a ce qu’un petit exces de ce dernier colore la liqueur en brun. On evapore ä siccite et on cliauffe le produit dans un creuset jusqu’a fusion tranquille. Apres refroidissement on dissout l’ioclure dans l’eau, on filtre et on fait evaporer pour faire cristalliser. Cristaux cubiques, blancs, opaques, solubles dans l’eau et Palcool. Agent des plus precieux de la matiere medicale, employe pour combattre les scrofules, le goitre, les accidents de la syphilis. PROTO-IODURE DE MERCURE. Obtenu en triturant de l’iode et du mercure, et ajoutant assez d’alcool pour former une pate coulante qu’on lave k l’alcool bouil- lant. On le desseche et on le conserve k Fabri de la hindere. Cet iodure est jaune verdatre et insoluble dans l’eau et l’alcool. Employe en medecine dans le traitement des Syphilides. BI-IODURE DE MERCURE. Obtenu par double decomposition du bi-chlorure de mercure et de Fiodure de potassium en melant la dissolution des deux sels. Le precipite qui en resulte est lave, desseche et conserve dans un lieu obscur. Produit pulverulent d’un rouge vif, soluble dans l’alcool, dans Fether et dans un solute d’iodure de potassium. Employe dans les meines cas que le precedent, mais k dose moindre. On peut l’obtenir en cristaux par la sublimation. 149 IODURE DE PLOMB. Obtenu par double decomposition de l’azotate de plomb et de l’iodure de potassium, en faisant agir une dissolution de ce dernier sei sur une autre dissolution du premier. Produit d’un beau jaune pulverulent soluble dans F eau bouil- lante d’ou il se precipite par refroidissement en belles lames cristal- lisees. Employe avec succes eontre F ulceration des paupieres. IODURE DOUBLE DE MERDURE ET DE PLOMB. Obtenu en faisant bouillir dans Fean distillee un melange d’iodure de plomb et de biiodure de mercure, et en filtrant. Au bout de 24 beures, le fond du vase est tapisse de petites ecailles cri- stallines que F on fait seclier. Employe dans les meines eas que le precedent. IODUREFDE SOUFRE. Obtenu en faisant chauffer un melange d’iode et de soufre de maniere k faire eiitrer la masse en fusion. Produit brunatre d’une forte odeur d’iode, employe dans les affections cutanees. PROTO-IODURE DE FER. On le prepare en faisant bouillir de F eau distillee sur de la limaille de fer, et en ajoutant de Fiode pen a pen. Quand la liqueur a pris une couleur verte, on filtre et on evapore k siccite. Brun, soluble dans l’eau. Employe dans l’amenorrliee, les flueurs blanches, la phtisie pulmonaire, les maladies de la peau. AZOTATE D’AROENT. Obtenu en dissolvant ä chaud de F argent pur dans de F acide azotique, en concentrant et faisant cristalliser. On le purifie en le dissolvant dans l’eau distillee, et le faisant cristalliser de nouveau. Cristaux sous forme de belles lames rhomboidales anhydres et incolores. Saveur styptique et metallique, soluble dans l’eau distillee. Employe comme catheretique en injections, collyres. 150 AZOTATE D’ ARGENT FONDÜ. (Pierre infernale.) Obtenu en faisant fondre l’azotate d’ argent cristallise et en coulant la matiere dans une lingotiere prealablement chauffee et plombaginee. Caustique puissant employe pour reprimer les chairs fongueuses, et toucher la surface des plaies de mauvaise nature. PIERRE DIVINE. Produit obtenu en faisant fondre du sulfate de cuivre, de l’alun et du nitre, et ajoutant du camphre pulverise. Employe en collyres. TARTRATE DE POTASSE ET D’ANTIMOINE. (Emetique.) Sei obtenu en faisant bouillir dans l’eau un melange de creme de tartre et de verre d’ antimoine pulverises. Apres filtration et concentration, on laisse cristalliser. On purifie le produit par une dissolution et cristallisation. Cristaux tetraedriques et transparents qui s’effleurissent peu k peu, solubles dans l’eau. C’est le vomitif par excellence. A P exterieur employe comme rubefiant. SULFURE D’ANTIMOINE HYDRATE. (Kermes.) Obtenu en faisant dissoudre du carbonate de soude dans l’eau bouillante et en ajoutant du sulfure d’antimoine pulverise. La liqueur bouillante est filtree dans des terrines chauffees et contenant un peu d’eau chaude. Par le refroidissement le kermes se depose. On le recueille sur une toile, on le fait secher ä Fetuve, et on le conserve k l’abri de la lumiere. Produit d’un rouge brun, veloute, insoluble. Medicament employe comme stimulant, diaphoretique, expectorant. CALOMEL SUBLIME. Produit obtenu de la sublimation d’un melange de mercure et de bi-chlorure de mercure. Aiguilles cristallines brillantes. Employe pour les artifices. CALOMEL A LA VAPEUR. Obtenu en chauffant separement le calomel ci-dessus et de l’eau, et en faisant rencontrer lenr vapeur dans un vase en terre non vermisse au fond du quel on a mis de l’eau, et oil le calomel se depose. Poudre tres-blanclie et tres-fine. Employe en medecine comme anthelminthique, diaphoretique. On l’emploie aussi en collyres secs dans les tackes de la cornee. CITRATE DE FER. Sei obtenu en faisant bouillir dans Fean distillee, jusqu’a dissolution, de l’acide citrique et dn peroxide de fer hydrate. Apres filtration du liquide, on verse celni-ci sur des glaces et on fait secher ä l’etuve. Lorsque le citrate est sec, il se leve en paillettes rouges mica- cees tres-belles. Sei soluble, tres-employe dans la chlorose. CITRATE DE MAGNESIE. Sei obtenu en faisant fondre Facide citrique au bain marie dans son eau de cristallisation, et y incorporant de la magnesie calcinee. Melange pateux qui devient solide. On le pulverise et on le conserve pour l’usage. Ce citrate est neutre et tres-soluble. Purgatif agreable. TARTRATE DE SOUDE. Sei obtenu en saturant le carbonate de soude par l’acide tar- trique. Employe comme purgatif. TARTRO-BORATE DE POTASSE (creme de tartre soluble). Obtenu en chauffant un melange de creme de tartre et d’acide bonque avec un peu d’eau. La matiere est agitee jusqu’ä ce qu’elle soit en pate solide qu’on fait secher ä l’etuve et qu'on pulverise. Ce sei est blanc, d’une saveur aigrelette et soluble dans Feau. Employe comme purgatif. 152 SESQUI-CARBONATE DE SOUDE (Natron). Ce produit se forme clans des lacs sitn.es en plein desert dans la vallee elite des Natrons, ä la hauteur du village de Terraneh (Basse-Egypte) sur la rive gauche du Nil, et dont ils sont eloignes d’environ 15 lieues. Le natron se produit dans le sol humide par la decomposition reciproque du chlorure de sodium et du carbonate de chaux qni coexistent en masses considerables dans le sol de la vallee comprise entre les lacs et le Nil, et traverse par les eaux du tleuve pendant les hautes crues, d’od resulte une formation de carbonate de soude et de chlorure de calcium decompose ä son tour par le sulfate de soude qui se trouve aussi dans les teures. Dans leur trajet les eaux dissolvent et entrainent clans les lacs, par suite de l’inclinaison du sol, le sesqui-carbonate de soude qui s’est forme, du chlorure de sodium et du sulfate de soude ecliappes ä la decomposition. Pendant l’hiver, les lacs dont les eaux sont saturees, n’etant plus alimentes par les eaux du Nil, leur niveau reste stationnaire. Les chaleurs du. printemps et de l’ete arrivant, l’evaporation ä la surface des lacs est si grande que ceux-ci finissent par se trouver ä sec. Ils sont alors occupes par une couche epaisse de natron de 40 ä 50 centimetres d’epaisseur que l’on brise et que l’on detache avec des pinces de fer. Les lacs de natron sont importants par la grande quantite de pro- duits qu’ils fournissent. La proportion d’alcali qu’ils contiennent varie beaucoup. Le natron de la galerie egyptienne en contient 3l<>/ 0 . II y en a aussi d’Esneli qui en contient 19, 50°/ 0 . CARBONATE DE SOUDE CR1STALLISE. Sei obtenu en traitant le natron pulverise par l’eau bouillante, apres filtration, le liquide est concentre jusqu’a 25<> areometriques pour que le sei marin et le sulfate de soude se deposent. Apres une nouvelle filtration, la dissolution est concentree ä cristallisation. Cristaux octaedriques, incolores, de saveur alcaline urineuse, elflorescents et tres-solubles dans l’eau. Tres-employe dans l’industrie pour la fabrication du verre et du savon. BICARBONATE DE SOUDE. Obtenu en faisant arriver de l’acide carbonique, d’une maniere lente et reguliere dans un grand vase de gres ferme, muni vers sa 153 partie inferieure d’un diaphragme sur lequel sont places des cristaux de carbonate de soude, jusqu’ä ce que cenx-ci soient devenns opaques, et refusent d’absorber du gaz. — Tres-employe comme anti-acide, diuretique, digestif. CARBONATE DE MAGNESIE. Les eaux salines d’Ain-Syra pres le Caire contenant de la magnesie ä Fetat de chlorure et de sulfate, peuvent etre trait ees industriellement pour en extraire oette base. Dans ce but, on fait concentrer l’eau d’Ain-Syra jusqu’ä reduction au tiers de son volume, en evitant 1’ ebullition qui decomposer ait le chlorure de magnesium, au moins en partie. Des-lors le sei marin, ainsi que le carbonate et le sulfate de chaux, contenus aussi dans l’eau en question, se depo- sent. Simultanement, on fait dissoudre ä chaud du natron pulverise pour obtenir une solution alcaline marquant 25» au pese-sels. A ce degre de concentration, le sei marin du natron se depose aussi. La dissolution magnesienne et la dissolution sodique etant decantees et chauffees ä ebullition separement, on verse la dissolution sodique dans celle des sels magnesiens. Immediatement ces sels sont decomposes par le carbonate de soude qui se decompose k son tour. II en re suite du carbonate de magnesie k 1’etat gelatineux qui gagne le fond du vase, et du sulfate de soude et du chlorure de sodium, qui restent en dissolution. On jette alors le precipite gelatineux sur une forte toile pourpermettre au liquide de s’ecouler. On lave le produit k 1’eau bouillante, on le laisse egoutter et enfin on le fait secher dans une eiuve pendant l’hiver, et en plein soleil pendant Fete. 1 litre d’eau magnesienne d’Ai'n-Syra donne, ä Fepoque de l’annee ou eile est le plus concentree, gram 9,50 de carbonate de Magnesie. CARBONATE DE FER. Obtenu en faisant agir une dissolution de carbonate de soude sur une autre de sulfate de fer. Le precipite forme est recueilli sur une etoffe et lave • on Fexprime, on le triture avec un peu de sucre pour lui conserver sa composition chimique et on le fait secher. Bon medicament ferrugineux employe dans la chlorose. CARBONATE DE ZINC. Obtenu en traitant une dissolution de sulfate de zinc pur, une autre dissolution de carbonate de soude. II se forme un preci- 154 pile d’hydro-carbonate de zinc qu’on lave et qu’on fait secher. Par la calcination on en obtient l’oxide de zinc. Astringent et anthelmintliique. Dans 1’industrie on l’emploie dans la fabrication des couleurs destinees k la peinture. CARBONATE D’AMMONIAQUE. S’obtient en distillant dans une cornue un melange de chlor hydrate d’ammoniaquc et de carbonate de chaux pulverises. Le carbonate d’ammoniaque se condense dansle recipient adapts ala cornue. Sei transparent, incolore, s’effleurissant ä Pair, odeur d’ammoniaque prononcee. Soluble dans Peau froide. Employe en medecine, comme excitant diaphoretique. On l’em- ploie aussi dans les scrofules, les syphilides, le diabete. SULFATE D’ALUMINE FT DE POTASSE (Ahn). Ce sei se trouve dans des terres argilo-sableuses situees dans le desert au S. 0. de Poasis-el-Kharget, ainsi qu’aux environs d’ Assouan. On le trouve aussi dans le desert Lybique ä l’extremite S. de l’oasis de Syout. On purifie ce sei en le dissolvant et le faisant cri- stalliser. Cristaux octaedriques, incolores, transparents, solubles dans Peau. Employe en medecine comme astringent. Dans les arts, il sert dans la teinture, comme mordant. SULFATE D’ALUMINE ET DE POTASSE CALCINE. C’est le sei precedent, prive de son eau de cristallisation par la calcination jusqu’ä cessation de boursoufflement. Masse amorphe, blanche, employee comme catheretique pour reprimer les chairs baveuses. SULFATE DE MAGNESIE. Obtenu en traitant du carbonate de magnesie en exces delay e dans l’eau, par l’acide sulfurique, de maniere k obtenir un sei neutre. Apres filtration on fait concentrer ä cristallisation. Petits cristaux aciculaires, transparents, solubles dans Peau; saveur fraielie, amere; purgatif tres utile. 155 SULFATE DE SOUDE. Sei tres abondant dans certains sources salees. Les fabriques de soude artificielle en produisent d’enormes quantites en deoom- p os ant le sei marin par Tackle sulfnrique. Ce sei purifie par une nouvelle cristallisation esten gros cristaux prismatiqnes ä 6 pans allonges. Incolore, efflorescent, d’une saveur fraldie et un peu amere, soluble dans l’ean. Purgatif d’un effet certain et tres-employe. SULFATE DE POTASSE. Obtenu en saturant de l’acide sulfnrique par du carbonate de potasse. II est blanc, cristallise, d’une saveur saline, amere, soluble dans Teau froide, plus soluble dans 1’eau bouillante. Employe en medecine comme aperitif. SULFATE DE ZINC. Sei resultant de Taction de l’acide sulfurique etendu sur le zinc en grenaille. Apres dissolution et filtration, on fait concentrer ä cristallisation. Le zinc employe pouvant contenir un peu de fer, il se forme alors du sulfate de fer associe au sulfate de zinc. On calcine le sei obtenu pour decomposer le sei du fer qui passe ä l’etat d’oxide. On dissout la masse, on filtre et on fait concentrer k cristallisation. Sei blanc cristallise en prismes droits rhomboi'daux, de saveur styptique et solubles dans Teau. Employe en colly res, lotions et injections dans la gonorrhee, les flueurs blanches. SULFATE DE PROTOXIDE DE FER. Obtenu en traitant la limaille de fer pure en exces par l’acide sulfurique etendu. Apres dissolution, on filtre rapidement ä l’abri du contact de Pair. On acidule legerement la dissolution que Ton fait concentrer a cristallisation. On met ensuite les cristaux dans un entonnoir dont la douille est obstruee par un peu d’amianthe, on les laisse egoutter, et on les arrose d’un peu d’alcool k 90° Cent. On laisse encore egoutter, et enfin on desseche les cristaux en les epongeant rapidement avec du papier buvard. Le produil doit etre conserve dans un flacon k l’abri de l’air. 156 Sei cristallise en prismes rhoinboedriques d’un beau vert emeraude legerement bleuätre, transparent«, de saveur styptique, et solubles dans Teau. Employe en medecine comme astringent, dans les hemorrhagies scorbutiques, la chlorose, le diabete. A Texterieur on l’emploie en lotions, en collyres, contre les ulceres rebelles, les erisypeles. Dans l’industrie il sert k fabriquer 1’euere ä ecrire. SULFATE DE CUIYRE. Obtenu en traitant une bouillie d’hydrate de bioxide de cuivre par l’acide sulfurique, ou bien en traitant k ckaud, par le meine aeide, des fragments de lames de cuivre immergees dans l’eau et prealablement oxidees par Tackle azotique. Apres dissolution et filtration on fait concentrer k cristallisation. Cristaux d'un beau bleu fonce, de saveur styptique, solubles dans Teau. Ce sei est employe ä Texterieur comme catheretique dans les cas d’aphtes. Comme caustique, on emploie un cristal humecte legerement. On Tempioie aussi en collyres et en injections. Dans les arts on se sert d’une dissolution de sulfate de cuivre pour bronzer les objets en metal. CHLORATE DE POTASSE. Sei obtenu en saturant de gaz clilore une dissolution de potasse caustique k 30° areometriques. Lorsqu’il ne se forme plus de cristaux, on recueille ceux produits, on les met k egoutter, et on les purifie en les dissolvant dans Teau bouillante. Le chlorate cristallise alors par refroidisse- ment. Cristaux en lames brillantes, anhydres, incolores, d’une saveur acerbe, detonant par le choc, peu solubles dans Teau froide et tres solubles dans Teau bouillante. Employe en cliimie pour preparer le gaz oxygene. En medecine on Tempioie dans le scorbut, les affections du foie, et la dipliterite. A Texterieur employe contre les ulceres et les gergures. CHLORHYDRATE D’AMMONIAQUE. Obtenu dans des matras par sublimation de la suie provenant de la combustion de la fiente de chameaux. Ce sei est purifie en le 157 dissolvant dans Teau, et apres filtration de la dissolution, celle-ci est concentree ä cristallisation. On le purifie aussi par sublimation. Dans ce dernier cas, il est sous forme de pains hemispheriques perces au milieu. Incolore et d’une texture fibreuse, saveur piquante, soluble dans l’eau. Employe en medecine comme stimulant , diuretique et dia- plioretique. En cliimie on Tempioie pour obtenir l’ammoniaque. CHLORUEE DE SODIUM (Sei marin). On extrait d’immenses quantites de sei marin des lacs amers, Menzaleh, Bourlos, Aboukir, Mareotis. Ce sei est presque ä l’etat de purete et alimente un commerce d’exportation considerable. PERCHLORURE DE FER LIQUIDE. Produit obtenu en dissolyant de la limaille de fer pure dans de Tackle chlorhydrique etendu. On fait passer un courant de chlore dans la dissolution, on chaulfe ä 50<> c. et on amene la liqueur ä 30° areometriques, par Tevaporation ou une addition d’eau distillee. Hemostatique puissant, il agit aussi comme desinfectant et antiputride. CHLORURE DE CALCIUM. Sei resultant de Taction de l’acide chlorhydrique sur le carbonate de chaux. Apres filtration et concentration, il cristallise en prismes incolores ä 6 pans. On evapore ä siccite si on veut l’avoir amorphe. En le chauffant au rouge, on Tobtient fondu, on le coule alors sur un marbre poli. Il possede une saveur amere, il est tres deliquescent, soluble dans Teau et Talcool. Employe en medecine comme antiscrofuleux, et en cliimie pour dessecher les gaz. HYPOCHLORITE DE CHAUX. Produit obtenu en faisant arriver, jusqu’ä saturation, du chlore dans des vases ou dans des caisses closes dans lesquelles on a dispose de la chaux eteinte. 158 Poudre blanche, d’odeur de chlore, de saveur äci-e et piquante, deliquescente et soluble en partie dans l’eau. Employe comme disinfectant en en delayant avec un peu d’eau dans des terrines que Fon place dans des lieux infectes. On s’en sert beaucoup aussi dans le blanehiment des tissus et des pates k papier. SULFURE DE CALCIUM LIQUIDE. Produit obtenu en delayant dans Feau de la chaux eteinte, y ajoutant du soufre et portant k Febullition. Apres filtration, on a une liqueur qui doit marqueur 20° areometriques. Employe contre la gale et la teigne. SULFURE DE POTASSIUM. Produit resultant de Faction du soufre sur le carbonate de potasse fondus au feu. Substance solide, verdätre a l’exterieur et de couleur de foie ä l’interieur, d’odeur d’oeufs pounds, deliquescente et soluble dans Feau. Employe en pommades, en lotions et en bains contre les maladies de la peau. SULFURE DE CARBONE. Obtenu en faisant passer lentement du soufre k travers du charbon incandescent dans un tube de porcelaine communiquant avec un recipient entoure de glace dans lequel on re§oit le sulfure. L’in- dustrie le produit economiquement en grandes quantites, ce qui per- met d’en faire une foule duplications. Liquide transparent, incolore, d’odeur de chou pourri, inflammable et brulant avec flamme bleue, plus dense que 1’eau, ce qui per- met de le eonserver sous ce liquide. Tres employe dans l’industrie, comme dissolvant des corps gras et resineux, pour extraire les huiles fixes et volatiles. Employe en medecine contre la goutte, les rhumatismes, la gale, en faisant des frictions de sulfure melange avec de l’huile. PROTO-AZOTATE DE MERCURE. Produit resultant de Faction de l’acide azotique sur le mercure, et qui se presente sous forme de cristaux incolores. Employe en pommade contre les dartres. II est aussi cathe- retique. PRECIPITE BLANC. Obtenu en traitant line dissolution de proto-azotate de mercure par le chlorure de sodium, ce qui donne un precipite blaue pulverulent qui est employe en medecine a l’etat de pommade comme antidartreux. SOUS-AZOTATE DE BISMUTH. Produit obtenu en dissolvant du bismuth dans de l’acide azoti- que, et versant la dissolution dans une grande quantite d’eau. II se forme alors un precipite blanc abondant de sous-nitrate de bismuth qu’on recueille sur un linge, qu’on lave ä grande eau, et qu’on fait dessecher. Poudre d’un beau blanc nacre. On peut aussi l’obtenir ä l’etat de creme, lorsque apres l’avoir bien lave, on le delaye dans un peu d’eau, et on le conserve en cet etat. Sous forme de poudre ou de creme, le sous-azotate de bismuth constitue un tres bon medicament contre les diarrhees et dyssen- teries. AZOTATE DE POTASSE (Nitre). La galerie egyptienne possede des nitres bruts, des nitres raffines, et des nitres cristallises, ces deux derniers ä l’etat de purete absolue. Huit nitrieres existent dans la Moyenne et Haute-Egypte. Elles envoient leurs nitres bruts ä la salpetriere du Vieux Caire pour y etre raffines. C’est un etablissement important oü le nitre est raffine et amene au titre commercial de 95°/ 0 . La formation du nitre se produit daus des amas de decombres dont la plupart forment de veritables collines, et dans lesquels se trouvent du sable, de la terre, des debris de briques et de poteries, de vieux platras, des cendres de vegetaux et des matieres organiques, qui, sous l’influence de la chaleur et de l’liumidite, dans l’acte de la decomposition, donnent naissance ä de Pammoniaque qui, brulee par l’oxigene de Pair, est convertie en eau et en acide nitrique, reaction favorisee par la presence des bases alcalines contenues dans les cendres et la nature poreuse des materiaux. L’acide nitrique une fois forme, est bientot fixe par les bases alcalines qu’il rencontre, d’ou resultent alors des nitrates de chaux, de magnesie, de potasse et d’ammoniaque qui se trouvent dans les amas ci-dessus qui constituent alors des materiaux salpetres. 160 Ce sont ces materiaux salpetres qui sont explodes dans les ni- trieres de la Moycnne et Haute-Egypte pour en retirer le nitre brut qui est expedie ä la salpetriere du Vieux Caire pour y etre raffine. II a ete fait cette remarque importante qu’a l’epoque des vents chauds du khamsin, dans les mois d’avril et de mai, la production du nitre est plus abondante que dans les autres saisons, ce qui semblerait indiquer que l’ozone qui se produit pendant le khamsin, en raison de la puissance de ses affinites, forme, avec l’azote de Fair, des composes nitreux qui, condenses par le froid de la nuit, sont fixes par les bases alcalines, et forment ainsi des nitrates dont la quantite vient s’aj outer ä celle existant dejä. Une partie des nitres raffines par la salpetriere du Vieux Caire est employee par le Gouvernement pour la fabrication de la poudre, F autre partie est livree au commerce. POTASSE CAUSTIQÜE. Produit obtenu en dissolvant du carbonate de potasse dans l’eau et traitant la dissolution par un lait de chaux vive. Apres ebullition et filtration on fait evaporer jusqu’ä fusion. On coule alors la matiere en plaques, ou en cylindres. Employee pour ouvrir les cauteres. OXIDE DE ZINC. Obtenu soit par voie seche en faisant fondre, au rouge blanc, du zinc au contact de Fair, reeueillant le produit qui se volatilise, et apres refroidissement, passant au tamis de soie; soit par voie humide en precipitant k chaud le sulfate de zinc par un carbonate alcalin, et decomposant par la chaleur l’hydro-carbonate de zinc precipite. Obtenu par la voie seche l’oxide de zinc est enflocons lanugineux, tres blancs, tres legers et insolubles. En medecine on l’emploie k l’exterieur comme astringent. A Finterieur employe pour combattre les sueurs nocturnes dans la phtisie. BI-OXIDE DE MERCURE. Produit obtenu du traitement du mercure par Facide azotique, et de la decomposition de Fazotate de mercure par Faction de la chaleur dans un matras jusqu’ä ce qu’il soit reduit en une poudre rouge. 161 Le bi oxide de mercure est de couleur rouge j aim ätre et cristallin. Catheretique, employe settlement k l’exterieur contre les ulceres veneriens, les taies de la cornee. II fait la base des pommades anti- optlialmiqnes. DEXTRINE. S’obtient en chauffant dans les fours ä la temperature de 200° C. ; de l’amidon ou de la feeule. Poudre jaunätrc, soluble dans l’eau. Tres employee en Chirurgie pour le pansement des fractures. Dans les arts, la dextrine est tres employee dans Fappret des tissus et des papiers. LACTINE. Produit obtenu de Evaporation ä consistance sirupeuse, du serum du lait. II se depose alors des cristaux irreguliers, jaunes, qui purifies et blanchis par plusieurs dissolutions et cristallisations, constituent la lactine ou sucre de lait. Saveur sucree, soluble dans l’eau. On emploie la lactine comme rafraichissement, mais le plus souvent en poudre comme excipient. PARAFFINE. Matiere extraite du goudron de bois, ou de scliistes bitumineux qui, par la distillation, fournissent des huiles lourdes qui tiennent la paraffine en dissolution, et d’oü eile se separe. Celle qui provient de la distillation seche du schist e bitumineux d’Ecosse appele boghead, est en larges ecailles nacrees qu'on exprime dans des sacs de toile pour en separer l’huile dense qu’elle retient. Mais comme la paraffine est souillee d ; un peu de goudron, on la purifie en la dissolvant dans l’alcool amylique. On ajoute un peu d’acide sulfurique qui trans- forme l’alcool amylique en acide sulfo-amylique d’oü la paraffine se separe, et vient nager ä la surface. On la recueille, et on la lave. Matiere solide, blanche, translucide, brulant avec une flamme blanche eclairante. On en fait aujourdlmi d’excellentes bougies. NAPHTALINE. Produit solide fourni par la distillation du goudron de houille. La naphtaliue est en paillettes micacees, ou lamelles rhomboidales, it 162 incolores et transparentes, d’odeur forte et goudronneuse, soluble dans Talcool, l’ether et les corps gras. En medecine, employee sous forme de pommade contre les maladies de la peau. A Tinterieur, la naphtaline est vermifuge. SOUFRE. Produit extrait des minerals de soufre, dont des gisements existent sur la cöte africaine de la mer rouge, dans la region appelee Djebel- Kibrit (montagne du soufre). Le soufre en provenant est en partie en canons, l’autre partie ä l’etat de fleurs de soufre obtenues par sublimation. Produit d’exportation pour la fabrication de l’acide sulfurique, de la poudre, etc. CHARBONS. Les charbons employes en Egypte sont ceux du Tamarix et du Santh. Le premier de ces bois donne 25«/ 0 de charbon qui laisse en brülant 14 de cendres. Celui du Santh donne 22o/ 0 de charbon et 8 de cendres. L’Eucalyptus globulus qui commence ä se rep andre en Egypte et qui pourra un jour etre exploite pour faire du charbon, en donne 28°/ 0 ^ 7,50 de cendres. Toutes ces cendres peuvent etre exploiteespour T extraction de la potasse. Elles contiennent: Cendres de bois d’Eucalyptus, potasse 10°/ 0 „ „ „ de Tamarix „ 7,80o/ 0 „ „ „ de Santh „ 4,70°/ 0 CHARBON D’OS (noir animaQ. Les fabriques de sucre de la Haute-Egypte en produisent de grandes quantites en calcinant les os des animaux en vases clos. Employe pour le raffin age du sucre. RESIDU DE NOIR DES RAFFINERIES. Ce noir en raison de sa tenuite ne pouvant pas etre employe au raffinage du sucre pour lequel il faut du noir en grains, pour ne pas obstruer les filtres, peut etre employe comme engrais, car il contient 72«/ 0 de phosphate de chaux. 163 CHARBON D’OS LAVE. Charbon lave ä Tackle chlorhydrique pour dissoudre le carbonate de chaux y contenu, et ensuite ä grande eau pour eliminer Tackle en exces. Tres employe pour decolorer un grand nombrer de liquides. ENGRAIS. La galerie egyptienne renferme une collection d’engrais qui peuvent donner une idee des ressources que TEgypte possede en matieres fertilisantes. Ces engrais sont les suivants: Limon du Nil, materiaux des monticules, vase du lac Menzaleh, tourteaux de graines de coton, engrais aux urines conservees, au sang d’ abattoirs , aux debris de paissons, aux tourteaux de graines de coton et aux cendres de bagasses, colombine. LIMON Dü NIL. Le Limon du Nil desseche ä la composition moyenne suivante : Silice.53,00 Carbonate 'de fer hydrate . . .14,25 Alumine. 10,08 Magnesie. 3,02 Carbonate de chaux. 7,25 Sulfate de chaux .. 2,50 Chlorure de sodium .. . . 2,75 Carbonate de solide . . 1,15 Matieres organiques. 6,00 100,00 Le Limon du Nil en se repandant sur les terres lors des grandes crues, joue le role d’un verkable engrais par la matiere organique qu’il contient. MATERIAUX DES MONTICULES. Ce sont des decombres d’anciennes villes qui contienuent bien quelques matieres organiques, mais en trop petites quantites pour constituer de bons engrais. Cependant les agriculteurs egyptiens emploient cet engrais dans diverses cultures avec quelques succes. VASE DU LAC MENZALEH. Argile sablonneuse melee ä de petites coquilles bivalves, et h des dejections de poissons qui donnent ä cette vase une certaine va- ll* 164 leur comme engrais. Elle contient ä l’etat see, l,50<>/ 0 d’azote, ce qui lui donne, sons ce rapport, quelque analogie avec le furnier de ferme. Mais la presence du sei marin qui s’y trouve dans la proportion de 6o/o, ne peut en pennettre qu’un emploi tres limite, comme dans les cultures de riz, de betteraves, du treffe, du coton, dans les- quelles le sei marin, ä close moderee, joue un role utile en intervenant comme agent de nutrition. TOURTEAUX DE GRAINES DE COTON. Ces tourteaux sont de bons engrais en ce que l’azote dont ils sont pourvus provient de ralbumine et de la caseine vegetales tres solubles dans l’eau, et partant, facilement assimilables, apres avoir eprouve les transformations necessaires ä la nutrition des plantes. Ces tourteaux renferment en moyenne 4,50o/ 0 d’azote et autant de phosphate de chaux, ce qui, sous ce rapport, lui donne beaucoup d’ana- logie avec la colombine qui est l’engrais type. COLOMBINE (fiente des pigeonsj. C’est le type des bons engrais. Elle eSt employee avec beaucoup de succes dans la culture de la canne ä sucre qui est exigeante de sa nature. C’est un veritable guano qui contient azote 4,50°/ 0 et phosphate de chaux 4,50o/ 0 . Ils en sont les principaux agents de fertilisation. ENGRAIS AUX URINES CONSERVEES. Compose de materiaux de monticules, de plätre calcine, de carbonate de chaux, de charbon, de cendres de bagasses, de residu de noir de raffinerie et d’ urines conservees. Cet engrais renferme sous un etat assimilable : Azote 4<>/ 0 , phosphate de ehaux 4<>/ 0 et potasse l,25°/ 0 . ENGRAIS AU SANG D’ABATTOIR. Compose de materiaux des monticules, de carbonate de chaux, de plätre calcine, de residus de noir de raffinerie, de cendres de bagasses, et de sang d’ abattoir. Cet engrais renferme aussi sous un etat assimilable: Azote 4°/o, phosphate de chaux 4°/ 0 , et potasse l,50°/ 0 . ENGRAIS AUX DEBRIS DE POISSONS. Compose de sulfate et de carbonate de chaux, et de debris de poissons (tetes, os, intestins et autres Organes interieurs). Cet engrais contient: Azote 3°/ 0 et phosphate de chaux 9<>/ 0 . ENGRAIS AUX TOURTEAUX DE GRAINES DE COTON ET AUX CENDRES DE BAGASSES. Compose de tourteaux de graines de eoton pulverises et de centres de bagasses. II contient: Azote 3,375 %, phosphate de chaux 3,3 7 5 o/ 0 , et potasse 3,75°/ 0 - Cet engrais etant destine ä la culture de la canne ä sucre, la presence des cendres de bagassses permet de rendre au sol les materiaux inorganiques qui en ont ete enleves par la recolte pre- ’Cedente. MATERIAUX DE CONSTRUCTION. Ces materiaux figurant dans la galerie egytienne sont: 1’ argil e d’Assouan, les briques cuites et crues, la pierre k chaux, la pierre ä batir, le plätre cru et cuit, la chaux vive blanche et la chaux argi- leuse verte, les sables, les cailloux et les gres. ARGILE D’ASSOUAN. Argile schisteuse d’un gris rose et presentant des veines rou- geätres. Elle happe ä la langue et est tres douce au toucher. Elle est abondante aux environs d’Assouan. On en fait d’excellentes briques refractaires et diverses poteries. BRIQUES CRUES ET CUITES. Les briques crues sont faites avec de la terre vegetale marneuse, et tres employees dans les constructions que Ton fait dans les cam- pagnes. Elles sont dessechees au soleil, les briques cuites sont faites avec la mdme terre et out subi Faction du feu. Elles entrent pour une bonne part dans les constructions. PIERRE A CHAUX. Calcaire grossier legerement siliceux, blanc jaunätre qui aecom- pagne la formation de la chaux vers la base du Mokattam. On en fait de tres bonne chaux. 166 PIERRE DE TAILLE. Calcaire siliceux tres abonuant vers les deux tiers superieurs de la cliaine du Mokattam, generalement employe pour la construction de s ponts, pour les fondations des edifices et les grand es constructions. PIERRE DE TAILLE ET DE CONSTRUCTION. Calcaire blanc occupant la partie moyenne de la cliaine du Mokattam, generalement employe pour la construction des maisons. PIERRE A DALLER. Calcaire chisteux compacte dont on fait des dalles pour l’inte- rieur des appartemeuts. Elle durcit avec le temps. On la trouve au pied des versants du Mokattan dans le voisinage de Tourrali et de Helouan. PIERRE A PLATRE. Chaux sulfatee en grosses masses pierreuses, caverneuses, que 1’on trouve en abondance au pied de la cliaine du Mokattam dans le voisinage de Tourrali. Par la calcination on en obtient un plätre de tres bonne qualite. CHAUX VIVE. C’est le calcaire legerement siliceux qui, calcine dans les fours,, constitue une chaux vive blanche de tres bonne qualite. La cliaine du Mokattan fournit aussi une pierre k chaux mar- neuse qui calcinee est verdatre et tres employee dans les constructions SABLE ET GRES. On trouve dans le desert situe au N. E. du Caire un sable siliceux calcaire qui est employe avec la chaux k faire le mortier avec lequel on fait actuellement les plus belles constructions. Ce sable est aussi employe avec le gres siliceux ferrugineux de la montagne rouge pres le Caire, ä faire le macadam des nouvelles routes. Ce gres qui est tres compacte serf aussi k faire des m etiles de moulin. Dans le desert ä l’Est deKhankha se trouve du sable quartzeux tres pur qui forme d’immenses dunes, et qui est tres propre pour la fabrication du verre. On en trouve aussi dans les deserts de 1’isthme de Suez. AUTRES ROCHES INDUSTRIELLES. D’autres roches industrielles figurent dans la galerie egyptienne. Ce sont des marbres, des albätres, du silex pyromaque, de la corua- line, des emeraudes, des opales, des grenats, de turquoises, des granits, des basaltes et des bois petrifies. MARBRES. Chaux carbonatee compacte k grains fins. La vallee de Sannour en face de Benisouef presente des couches de marbre blanc saccha- ro'ide, susceptible d’un beau poll et de nombreuses applications. ALBATRES. Deux varietes d’albätre se trouvent dans la galerie, Tune prove- nant de gisements dans la vallee de Syout (Haute-Egypte), 1’autre exi- stant dans la vallee de Sannour enface deBenisouef (Moyenne-Egypte). La premiere est blanchätre et presente de belles veines d’un effet agreable. La variete dite de Benisouef est jaune translucide avec de belles veines blancliatres et parsemee de cavites. L’une et 1’autre se taillent facilement, et sont employees k faire des objets d’art. La mosquee de Mehemmed Ali k la citadelle, an Caire, presente de nombreuses colonnes monolithes de cette belle roche, et les murs en sont revetus. Le musee d’antiquites de Boulac emploie les albätres pour faire des piedestaux sur les quels sont placees les statuettes de bronze de l’ancienne Egypte. SILEX PYROMAQUE. En rognons abondants dans les couches superieures de la formation de la craie, sur la chaine du Mokattam. CORNALINE. Cailloux communs dans les terrains arenaces du desert de la basse Nubie. Cette cornaline est d’un beau jaune rose k zones concentriques d’un bei effet. 168 EMERAUDES. Roche que Ton trouve dans le mont Zabara, dans les environs de l’ancien port de Berenice sur la mer rouge. — Elle a ete exploitee par les anciens Egyptiens. On ne trouve plus aujourd’hui que de petits cristaux. Ceux d’une belle nuance verte et transparents sont tres rares. GRENATS. On trouve encore au mont Zabara du gneiss et des roches amphiboliques contenant des grenats d’un beau rouge fonce dont on pourrait tirer un bon parti. OPALES. Rognons d’un blanc laiteux dans une röche feldspathique situee ä Menayet pres Abou-Zabel sur le trajet du canal Isma'ilicli, et sig- nales par Mr. Marie Ingenieur des mines. TURQUOISES. Les turquoises de la galerie proviennent du mont Sina'i. Elles sont constitutes par un phosphate fossile que l’on attribue ä des dents ou des os de mammiferes enfouis dans le sein de la terre, et acciden- tellement colores en bleu verdätre. GRANITS. Dans les environs d’ Assouan se trouvent des gisements de granit * connus sous le nom de syenite. II en existe plusieurs Varietes, telles sont les syenites rouge, porphyrique, rose et jaune gris, blanc et noir, gris et rose, veine et noir, des granits blaues et quartzeux. C’est le granit syenitique rouge qui a fourni la plupart des enormes mono lithes de l’ancienne Egypte. — Beaucoup de statues et de monuments emblematiques sont en syenite noir ou gris. BASALTE. Roche dont on trouve des gisements dans le desert oriental de la region d’ Assouan, et dont les anciens Egyptiens ont laisse des sarcopliages, des vases, des colonnes, des statues. 169 La galerie egyptienne renferme encore d’antres especes minerales telles que la chaux carbonatee conchylifere, la cliaux sulfatee, la baryte sulfatee, des marnes calcaires, bigarrees, du gneiss en diverses varietes, du distene, du micascld'ste, du talchiste, du jaspe et enfin des bois petrifies. Ces derniers sont remarquables par l’aspect primitif qu’ils ont conserve. A deux ou trois heures du Caire dans la direction de l’E., se trouve une vallee appelee for et petrifiee ou Ton rencontre de nombreux debris de fossiles vegetaux. D’autres regions telles que la vallee du fleuve sans eau, la vallee dite de l’Egarem ent dans la direction du Caire ä la mer rouge, presentent aussi des bois fossiles. La galerie possede aussi une collection des couches du sol explore pour la recherche de la houille, au nombre de 13 echan- ti lions, dont la plupart sont des cliistes argileux dans lesquels se voient des indices de charbon. C’est dans le desert de Redessieh en face d’Edfou, dans la Haute-Egypte, que le puits ä ete creuse. La profondeur ä la quelle on est arrive est de 76 metres. L’envahisse- ment du puits par les eaux a oblige de suspendre les travaux. MINERAIS DE SOUFRE. Le soufre se rencontre dans la region appelee Djebel Kibrit (montagne du soufre) situee sur la cote egyptienne de la mer rouge sous le 24 e degre de latitude. Cette mine de soufre dont des echan- tillons figurent dans la galerie n’est pas egalement riche dans toute son etendue. La moyenne des dix echantillons de 1’Exposition egyptienne donne 51°/ 0 de soufre. HEILE DE PETROLE. Dans le voisinage des mines de soufre se trouve une region appelee Dj ebelzei't (montagne de l’huile) dans laquelle se trouvent des sources d’liuile de petrole (goudron mineral) noire, qui surnage l’eau de mer qui remplit des excavations. Cette liuile de petrole soumise ä la distillation, donne environ la moitie de son volume d’huile de naphte rougeatre, et un residu noir qui durcit k l’air et qui est de l’asphalte. Le produit de la distillation sounds a une rectification fournit une huile de naphte presque incolore, d’une densite de 0.800. Les sources de Djebelzei't peuvent fournir dans les 24 heure-s 5 ;i 6 quintaux d’huile de petrole. Ces petites quantites et le peu d# ressources que presente la localite, ne permettent pas d’en faire l’obfet d’une exploitation reguliere, et un peu importante. 170 TERRE DES ENVIRONS DE MANSOURA. (Basse-Egypte.) Cette terre est eelle du coton et peut-etre eonsideree comme le type des bonnes terres. Elle est argileuse, compacte, dure, d’nn gris fonce, et happant mi pen ä la langue. Sa composition est la snivante: Eau. Matiere organique soluble ) „ motable! hl,m " s Carbonate de potasse. Cblorure de sodium. „ de magnesium ..... ,, de calcium ...... Sulfate de chaux .... . . Carbonate de cliaux ...... „ de magnesie ..... Phosphate de chaux ...... Oxide de fer.. „ de magnese ....... Alumine . . .. Silice ............ 9,100 0,600 6,400 0,275 0,095 0,035 0,015 0,050 4,540 2,750 0,165 5,600 0,350 17,440 52,555 100,000 EAU DU NIL. Cette eau est trouble k l’epoque de la erne • mais eile depose facilement les matieres argileuses qu’elle tient en suspension et se clarifie ainsi peu k peu. Comme toutes les eaux des grands fleuves, Feau du Nil, par la nature et les petites proportions de principes salins et organiques qu’elle contient, et la quantite d’air dissoute pendant son long trajet, est une des meilleures qui coulent ä la surface du globe, e’est k dire une des plus convenables pour l’economie domestique, et les divers emplois agricoles et industriels. La composition chimique de Feau du Nil est la suivante pour 1 litre: Air atmospherique. . . . . . centim. C. 4,80 gaz acide carbonique ... . „ » 5/70 10,50 171 Chlorure de Sodium gram Sulfate de magnesie „ Bicarbonate de chaux „ . 0,0380 . 0,0040 . 0,0320 . 0,0555 . 0,0030 . 0,0065 . 0,0110 . 0,0125 0,1625 Matieres fixes ^ de magnesie „ de fer Silice Alumine Matiere organique fl II est ä remarquer que la composition de l’eau du Nil varie en principes gazeux et en matieres fixes selon les epoques oü on rexamine. C’est ainsi que pour les gaz contenus dans 1 litre, Fair atmospherique s’y trouve dans des proportions qui varient entre 4 et 16 centimetres cubes, et que l’acide carbonique, varie aussi entre 5 et 7 c. c., depuis Fepoque de Fetiage jusqu’ä celle des plus liautes crues. Quant aux proportions de matieres fixes, la limite de variation de ces deux epoques est comprise entre gram 0.1625 et gram 0.2500. EAUX MINERALES. EAU SALIN0-SULFUREUSE DE HELOUAN. Dans FExposition egytienne figurent des echantillons d’eausalino- sulfureuse de la source de Helouan situee dans le desert ä s / 4 d’lieures du village de ce nom situe sur la rive droite du Nil. L’eau de la source ä son point d’emergence est limpide, incolore, d’odeur hepatique, d’une saveur saline et sulfureuse. 8a temperature est de 29° C. Les services que cette eau rend tous les jours ont porte 8. A. le Khedive ä fonder, k la source meine, un etablissement de premier ordre qui sera un veritable bienfait pour les malades du pays, et qui une fois connu en Europe, deviendra, assurement, une bonne station thermale d’hiver. La composition chimique de Feau salino - sulfureuse de Helouan est la suivante: Eau salino-sulfureuse de Helouan 1 litre. ! Cfaz acide sulfhydrique . . . „ ,, carbonique „ azote quantite in deb gram 0,044 0,120 172 Chlorure de calcium 0,188 1,812 3,200 0,240 0,560 de magnesium Matieres fixes „ de sodium . Sulfate de cliaux ..• Carbonate de cliaux provenant du bicarbonate) Matieres organiques traces .I 6,000 EAU MAGNESIENNE D’AIN SYRA. Cette eau riebe en sels de magnesie est situee ä environ une demi heure du Caire dans la direction du Sud, non loin de l’aqueduc qui porte les eaux du Nil ä la citadelle, k environ 10 minutes k holiest du village d’Iman-Chafey. L’eau de la source d’Ai'nSyra est limpide, incolore, inodore, d’une saveur salee et amere. Sa temperature est de 18° C. Au pese sels eile marque 10°. Les sels de magnesie qu’elle contient en font une eau purgative analogue ä celles de Sedlitz, de Pullna, de Seidschutz en Boheme, deEourbonne- les bains, de Balaruc en France, et d’Epson en Angleterre. Sa composition cliimique pour 1 litre est la suivante: Produit gazeux . . . Acide earbonique.gran 0,048 Chlorure de calcium . . „ de magnesium . ,, de sodium . . Sulfate de chaux . , . „ de magnesie . . Carbonate de chaux (du 1 Bicarbonate de fer . . Matiere organique traces Matieres fixes 1,400 18,600 59,640 6,000 34,280 0,040 l 0,040 Carbonate de chaux (du bicarbonate) 120,000 Plusieurs ecliantillons d’eau magnesienne d’A'fn Syra figurent dans la galerie egyptienne. INSTRUMENTS DE PRECISION. L’exposition egyptienne presente une collection d’instruments de precision. On y voit un niveau ä lunette pour prendre des nivelle- ments, une planchette ä mouvement spherique, une alidade ä lunette pour lever k la planchette, une boussole declinatoire, un niveau ä bulle d’air, un arc de cercle pour determiner les angles de tir de l’artillerie, une boite complete de divers outils, un moule k bailes 173 perfectionne pour fusils de guerre Remington, un compas en acier divise en millimetres et donnant ä l’aide d’un vernier le 20 e de millimetre pour mesurer des diametres et des epaisseurs. Tous ces instruments ont ete construits par des eleves egyptiens, aujourd’hui de tres bons ouvriers formes par M. Langlois-Bey, directeur des ateliers d’instruments de precision. BALANCE A COLONNE. Cette balance a ete construite dans les ateliers de la monnaie du Caire par M. Rocco, mecanicien. Des balances romaines usitees dans le commerce figurent aussi dans la galerie. POIDS ET MESÜRES DE LONGUEUR ET DE CAPACITE. Les poids en usage en Egypte sont: Le quintal ou kautar de 100 rotolis . . . = kil. 44,546 L’oke de 400 drachmes „ 1,236 Rott de 144 „ .= grammes 445,460 Drachme .. . • . = „ 3,093 Ces poids et leurs divisions figurent dans la galerie. MESÜRES DE LONGUEUR. Le pie du commerce . , . = 0 metre 65 Le pie de terrain . . . . = 0 , 75 Le kassaba.= 3 , 55 MESÜRES DE SUPERFICIE. Le pic carre.== 0 metre 562 Le kassaba carre . . . . = 12 , 602 Le feddan.= 4200 , 000 carres. MESÜRES DE CAPACITE. Le roub.= 3 litres 75 Le kile.. , = 15 , 00 L’ouebe.. — 30 , 00 L’ardeb.= 180 , 00 MONNAIES. Les monnaies de l’Exposition egyptienne frappees ä P hotel des monnaies du Caire sont les suivantes: 174 OR. Pieces de 500 piastres oil 5 guinees egyptiennes titre 875 milliemes. „ „ 100 „ „1 „ „ meme titre. v V 50 n n « « id. n n 25 n » 1 /i n n n n « 10 ...... ....... Talaris de 20 Pieces „ 10 ARGENT. piastres . titre 833 1 / 3 . id. 5 2'/ a 1 A ‘A 750 011 20 paras « 15 n BRONZE. Les monnaies de bronze sont des pieces de 1 piastre ou 40 paras n V 3 n » 20 „ n ! /4 n it E » (Fest un alliage compose de 95 p. de cuivre, 4 p. d’etain et 1 p. de zinc. Fin de la 2 me partie. GASTINEL-BEY, Membie de la Commission d’Egypte et du Jury international ä l’Exposition universelle de Vienne, etc. pj 175 LES CONSTRUCTIONS EGYPTIENNES. HtADUCTION DES LEGENDES ALLEMANDES QUI ACCOMPAGNENT LES PLANS A1X PLANCHES I ET II. PI. I. Rez-de-chaussee. i 1 ' l ST2f t «■■■BK^UESSaSH iüiHi a Maison arabe. Entree avec la siege pour le portier. b Cour exterieure. b' Ecurie pour les baudets. b" Petites cbambres. c Cour interieure. c / Porte et escalier condui- sant au Harem. Escalier de service. Peristyle. Mandara. e' Chambre pour y faire la priere. e" Chambre destinee aux hotes. f Chambre a manger d’ete. g Peristyle du jardin. i Cabinet. B Sebil (fontaine publique). h Escalier conduisant ä l’ecole. k Boutiques. C Cafe arabe. V Boutique. B Mosquee avec cou- p o le. m Porte d’entree. m' Minaret de l’Est. Galeries. E Tom beau de Beni- Has san. F Jardin. n IS'oria egyptienne. n' Veranda. n /; Chariot ä battre le grain. G Metairie arabe. o Cour exterieure. o' Ecuries. o" Mastaba du Cheikh. p Cour interieure. p' Four, q Moulin. 176 PL II. A u p r e m i e r. A Maison arabe. a Escalier du Harem, b Kaali. b' Cbambres laterales du Kaah. c Escalier de la löge des chanteuses. d Loge du Harem. e Escalier de service, e' Chambre a manger d’hiver. g Galerie donnant sur le jardin. h Antichambre du bain. h' Bain. ch Cuisine. i Cabinet. B Man dara de S. A. Khedive. C Ecole. k Cabinet. D Mosquee. 1 Galerie. m Escalier du Minaret. Entresol. Escalier de service. Chambres des domestiques. Magasins des marchands. A Maisonar ab e. a Escalier du Harem, b Chambres des Eunuques. 177 TABLE DES MATIEBES. Pages Preface. 1 PARTIE I. Agriculture egyptienne. 1 CEREALES. Bles egyptiens . 9 Bles acclimates . 10 Seigle. 11 Mai's. 12 Sorgho. 13 Biz. W Orge. 13 LEGTJMINEUSES ALIMENTAIRES. Feve . 16 Feve de marais, tentille. 17 Pois chiche, pois des champs . IS Gesse cultivee, lupin, dolique. 19 Embrevade. 20 Canavali. 22 PLANTES SAOGHARIFERES. Canne a sucre. 22 Sorgho sucre . 24 PLANTES FOURRAGERES. Trefle d’Alexandrie . 24 Trefle de L’Edjaz, fenu-grec. 25 12 178 PLANTES TEXTILES. Pages Cotonnier... 26 Lin, chanvre de Bombay . 29 Lin de la Nouvelle Zelande, chanvre cultive, fromager du Soudan, baobab 30 Eoi des bananiers, gomphocarpe, fourcroya, agave, jonc des nattiers .... 31 Souchet, massette, gombo. 32 Asclepiade, ortie textile. 33 PLANTES TINCTOEIALES. Lawsonie. .................. . 34 Indigotier . 35 Garance, carthame .. 36 PLANTES OLEAGINEUSES. Sesame, colza, laitue, ricin. 37 Cameline, seneve, arachide. 38 PLANTES PAPYBIPEEES. Sparte, angelique ä papier .. 39 PLANTES ODOEIFEEANTES, Anis, rosier, menthe, geranier . 40 Acasia farnese . 41 PLANTES MEDIOINALES. Haschisch . 41 Chardon a foulon, nigelle, cumin, pavot somnifere . 42 Fenouil, cachou, sene, sebestier. 43 Houblon, pomme epineuse, noix vomique, coloquinte, medicinier, cat. ... 44 Tabacs . 44 AEBEE8 PEUITIEES. Lattiers . 49 Palmier-Doum .. 51 Sycomore . 52 Oranger, cedratier. 53 Citronnier, abricotier, grenadier, amandier. 54 Figuier, pecher, caroubier, cafeier . 55 Jujubier, vigne . 56 Balanite, olivier, jamb osier . 57 Manguier, oegle a marmelade, papaye, anone. . 58 Goyavier, tamarinier, bananier de Chine. 59 Bibacier, mimusops, baobab, feronie, eugenie d’Australie. 60 Cocotier flexueux, aibousier, cognassier, noyer, poirier... 61 179 ARBRES FORESTIERS. Pages Gommier du JSTil, pin d’Alep.... . . 61 Filao, ebene d’Amerique, tamarix ... 62 BOIS D’EBENISTERIE ET DE CONSTRUCTION, Aoacie bois noir, ebenier d’Afrique, santal blanc. 63 Cedrel odorant, acajou. 64 ARBRES D’ALIGNEMENT. Acacie lebbek ..... 64 Teck, figuier des pagodes, poivrier du Perou. .. 65 Platane . 66 ROSEAUX GiGANTESQUES. Bambou gigantesque... • .. 66 Bambou verticille, roseau du Nil. 67 ARBRES, ARBRISSEAUX ET ARBUSTES D’ORNEMENT. Figuier elastique, arbre des conseils, figuier du Japon. 67 Figuier ä feuiües de peuplier, acacia lophanta, acacie moliissime, robinier 68 Arbre ä suif, poincillade, eucalyptus, morelle. 69 Latanier, raisinier, parkinsonie, pistacier, bignone, casse, erythrine corail 70 Erythrine de Finde, laurier rose, orme champetre, saule Roxburgh, saule de Babylone, murier a papier, lilas, metrosideros . 71 Clerodendron Bungel, jatropba multifida, grewia, jasmin, cycas, peuplier noir, peuplier blanc, peuplier de la Caroline. 72 Bignonia, greyillea, lotus jacobeus, poinsetia, laurier, bignonia du Cap, myrte commun . 73 Buddleia, pittosporum, bougainvillea, cerbera, chalef, sophora, spatbodea, erytbrine crete de coq . 74 Callioea udbea, oestrum, jasmin blanc, chamaerops, laorier tym, bada- mier, unona, casse de Maryland ... 75 Bauhinia, alstonia, melia, bois oleifere, magnolier, troene, fevier, duranta 76 Manglier, dodonee, gätillier, sesbanie, cordia, cassie en faulx. 77 PLANTES POTAGERES. Tetragone, laitue, cresson alenois, melocbie, poireau, bette, mauve. 81 Persil, fenouil, coriandre, pourpier, cardon, cresson de fontaine, asperge, cbou blanc. 82 Chou fleur, epinard, celeri. 83 PLANTES POTAGERES A FRUITS COMESTIBLES. Piment rouge, piment jaune, piment annuel, piment frutescent, pois potagers. 83 Artichaut, ebayotte, coqueret, haricot .. 84 Aubergine, pasteque, melon, courge. 85 Concombre, tomate, gombo commun, gombo exotique . 86 12 * 180 LEGUMES BACHES, Page? Pomme de terre, ignane deChine, colocase, topinambour, souchet sultan, patate. 87 Oignon, ail, navet, carotte, radis. 88 Betterave. 89 PLABTE8 GEIMPABTES. Lablab, ypomee, cryptostegia, luffa. 89 Lierre, momordica, ypomee mexicaine, ypomee digitee, gourde des pelerins, convolvulus tricolor . 90 PLABTES VIVACES ET ABBÜELLES D’OBBEMEBT. Mirabilis jalap a, russelia juncea, pblomis leonorus , cuphea eminens, plumbago cerulea, asclepias curassavica, ocimum lig-nosum. 91 Gromphrena globosa, xinnia elegans, pied d’alouette, amarantus bicolor, amarantus caudatus, sutherlandia frutescens, antirrhinum rnajus, phlox drummundi. 92 Petunia, reseda odorata, rose de Jericho. 93 PL ABTES A PEUILLAGE OBBEMEBTAL. Ganna, gynerium argcnteum, lippia repens. 93 Saccharum aegyptiacnm, acanthus mollis, stipa ]dnmosa, aloe spicata, globba nutans. 94 PLABTES AQUATIQUES DU BIL. Nelumbium speciosum . 94 INimphoea lotus, nimphoea coerulea, papyrus antiquorum, typha latifolia 95 MATEBIEL AGBIGOLE, Sakie, chadouf, charrue, etc. 99 ABIMAUX DOMESTIQUES. Chameaux, dromadaire, buffles. 193 Boeufs, anes, moutons .• •... 104 Chevres . 105 181 PARTIE IL APPLICATIONS DES PKODÜITS Dü SOL, PRODUITS ALIMENTAIRES. Page8 Farines de froment, glutens . HO Biscuits, farine de riz, farines de mai's. 111 Farine de sorgho vulgaire, farine de seigle, farine d’orge, farine de feves 112 Farine de tentille, farine d’embrevade, farine de pois . 113 Farine de pois ehiche, farine de haricot, fecule de pommes de terre, fecule de patate douce . '.. 114 Amidon, päte de dattes, pate d’abricot, sirop de tamarin. 115 Sirop de sue de grenade, confiserie, dragees, sucre3 divers. 116 Miel, vins, vinaigre. 117 Alcool, rhum, eau de vie anisee, poissons sales et fumes, boutargue, fro- mage blanc .... •. .'. 118 Olives salees, legumes au vinaigre. 119 CORPS GRAS SOLIDES. Beurre, axonge, suit’s, cires, butyroscope . 119 HUILES FIXES. Huile d’olive, huile d’amande douce, huile de sesame, huile de laitue. . . . 120 Huile de carthame, huile de coton, huile de ricin, huile de baies de laurier, huile de lin . 121 Huile de moutarde... 122 ESSENCES. Essence de citron, essence de fleurs d’oranger, essence de geranium, essence de cedrat, essence de menthe, essence d’eucalyptus. 122 Essence concrete de cassie farnese. 123 HYDROLATS. Hydrolat de citron, de fleurs d’oranger, de geranium, de menthe, d’eucalyptus . 123 MATIERES TINCTORIALES. Henne i . 123 Carthame, garance, indigo, indigotine, garancine, alizarine . 124 Carthamine. 1 25 TISSUS DIYERS. Toiles de coton, de lin, soieries . 125 Tissus de laine, peaux et cuirs, papiers . 126 FIBRES TEXTILES. Cotons, laines 128 182 BOIS OUYRES. Plaques de tous les bois de la Section agricole PREPARATION DE HASCHISCH. Haschischine, preparations diverses de Haschisch. 128 129 PRODUITS PHARMAÖEUTIQUES, MEDICAMENTS SIMPLES. Saponaire, sene, eucalyptus, casse, tamarin. . 130 Farine de lin, farine de raoutarde, gomme arabique. 131 MEDICAMENTS COMPOSES. Poudre Dower ... 131 Collyre sec, tablettes d’arcet, tablettes d’ipeca, tablettes de soufre. 132 SYROPS. Sirop de Salsepareille, sirop diacode, sirop de quinquina .. 133 EAU M EDI CIN ALES. Eau de ciiaux. 132 Eau vegeto-minerale, eau de Yanswieten, eauphagedenique, eaupheniquee eau de goudron. 133 TEINTURES ALCOOLIQUES. Teinture d’aloes, teinture d’iode, teinture de cantharide, teinture digitale, teinture gentiane, teinture de noix vomique, teinture d’eucalyptus, teinture d’opium. 134 Laudanum Sydenham, alcoolat d’eucalyptus.. 135 YINS MEDIC1NAUX. Vin de quinquina, vin aromatique. 135 PRODUITS A BASE DE CAMPHRE. Vinaigre camphre, alcool camphre, huile camphree . 135 POMMADES. Cerat simple, onguent mercuriel, pommade antipsorique. 136 EMPLÄTRES. Emplatre vesicatoire, sparadrap diachilum, sparadrap mercuriel. 136 Taffetas anglais, papier ä cautere, 6ponge pr6par6e. 137 RESINES. Pag6S Resine de jalap, d’eucalyptus ....... ... ...... 137 PULPES. Pulpe de tamarin, pulpes de casse ... .. 138 EXTRAITS PHARMACEUTIQUES. Opium brut, extrait aqueux d’opium . 138 Extrait de rathania, extrait de gentiane, extrait de saponaire, extrait d’absinthe, extrait de datura, extrait de jusquiame, extrait de cigue . . 139 Extrait des tiges de laitue, extrait de fougere male, extrait de valeriane, extrait de belladone, extrait de noix vomique, extrait de coloquinte. . 140 Extrait d’eucalyptus, extrait de chardon ä foulon. 141 PRODUITS CHIMIQUES. Acides valerianique, eitrique, tartrique, acetique, cblorhydrique. 142 Acides azotique, margarique, stearique, sebacique. 143 Acides benzo'rque, borique, chromique, alcool caprylique. 144 Ether sulfurique, liqueur d’Hoffman, ammoniaque, glycerine. 145 Morphine, acdtate de morphine, sulfate de morphine, chlorhydrate de morphine, narcotine. 146 Veratrine, cafeine, arseniate de cafeine, valerianate de quinine. 147 Valerianate de zinc, iodure de potassium, proto-iodure de mercure, bi- iodure de mercure. 148 Iodure de plomb, iodure double de mercure et de plomb, iodure de soufre, iodure de fer, azotate d’argent. 149 Azotate d’argent fondu, pierre divine, tartrate de potasse et d’antimoine, sulfure d’antimoine hydrate, calomel sublime. 150 Calomel a la vapeur, citrate de fer, citrate de magnesie, tartrate de soude, tartro-borate de postasse . 151 Sesqui-carbonate de soude, carbonate de soude cristallise, bi-carbonate de soude. 152 Carbonate de magnesie, carbonate de fer, carbonate de zinc. 153 Carbonate d’ammoniaque, alun, alun calcine, sulfate de magnesie. 154 Sulfate de soude, sulfate de potasse, sulfate de zinc, sulfate de protoxide de fer. 155 Sulfate de cuivre, chlorate de potasse, chlorhydrate d’ammoniaque.156 Chlorure de sodium, perchlorure de fer liquide, clorure de calcium, hypochlorite de chaux. 157 Sulfure de calcium, sulfure de potassium, sulfure de carbone, azotate de mercure. 158 Sous-azotate de bismuth, azotate de potasse. 159 Potasse caustique, oxide de zinc, bi-oxide de mercure. 160 Dextrine, lactine, paraffine, naphtaline, soufre. 161 CHARBONS. Charbons de bois d’eucalyptus, de tamarin, de santh, cendres de ces bois, residus de noir de raffinerie. 162 Charbons d’os lave... 163 184 ENGRAIS. Pages Limon du Nil, materiaux des monticules, vase du lac Menzaleh.. 163 Tourteaux de graines de coton, colombine, engrais aux urines conservees, engrais d’abattoir, engrais aux debris de poissons... 164 Engrais aux tourteaux de graines de coton et aux cendres de bagasses. . . 165 MATERIAUX DE CONSTRUCTION. Argile d’Assouan, briques, pierre ä cbaux. 165 Pierre de taille, pierre de taille et de construction, pierre a daller, pierre ä platre, chaux vive, sable et gres. 166 ROCHES INDUSTRIELLES. Marbres, albatres, silex pyromaque, cornaline. 167 Emeraudes, grenats, opales, turquoises, granits, basalte. 168 Minerais de soufre. 169 HUILES MINERALES. Huile de petrole. 169 TERRES. Terre des environs de Mansourah. 170 EAUX DOUCES. Eau du Nil. 170 EAUX MINERALES. Eau salino-sulfureuse de Helouan. 171 Eau magnesienne d’A'in-Syra. 172 INSTRUMENTS DE PRECISION. Niveau ä lunette, plancbette a mouvement spherique, alidade a lunette, boussole declinatoire, niveau a bulle d’air, arc de cercle pour angles de tir, boxte d’outils, moule a balles pour fusils Remington, compas en acier divise. 172 Balance a colonne. 173 POIDS ET MESURES. Quintal, oke, rotl, dracme, pic, kassoba, roub, kile, ouebe, ardeb. 173 MONNAIES. Monnaies d’or, d’argent, de bronze . .. 174 PLANS DES CONSTRUCTIONS EGrYPTIENNES. Legendes qui les accompagnent...175 et 176 TMW-Bibliothek 0023513 6 ~-*V . T3K W' v ß' ; sSffer** •SsSifei liii VraffiSiftj-«