j'/Çl. W. F. Exner. Ausstellungs-Bibliothek. . y/ÿ FRANCE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR Exposition Universelle de 1873 A VIENNE (Autriche) L G É R I E CATALOGUE SPECIAL ACCOMPAGNÉ de notices sur les produits agricoles ET INDUSTRIELS DE L’ALGÉRIE Prix. 1 Florin • PARIS GHALLAMEL Aîné LIBIIAIPLIE ALGÉRIENNE K T COLONIALE DÉPOSITAIRE DES CARTES ET PLANS DE LA MARINE 30, RUE DES BOULANGERS ET RUE DE BELLECHA9SE, 27 JUIN 1873 JA JUIN 1873 •ivA j&m ä-4 ÎÜ K. EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1873 A VIENNE ALGÉRIE IMPRIMERIE JULES BOYER ET C 131, rue Montmartre, à Paris T FRANCE MINISTÈRE DE L'INTERIEUR --=^- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1873 A VI1AAK (Autriche) ALGERIE CATALOGUE SPÉCIAL' ACCOMPAGNE DE NOTICES SUR LES PRODUITS AGRICOLES ET INDUSTRIELS DE L’ALGÉRIE PARIS GHALLAMEL Aîné LIBRAIRIE ALGÉRIENNE ET COLONIALE Dépositaire des cartes et plans de la Marine. 30 , RUE DES BOULANGERS ET RUE DE BELLECHASSE, 27 , JUIN 1873 ~IfUlUT l fil' i>TiUâjW#y'toi)iiHt¥«imruti‘iigc (François), instituteur à Millesimo (département de Constantine). Zinc du Nador; empreintes foàsiles trouvées àHeliopolis; Strombus de la Mahouna; Alabustrite ; terrain quaternaire à planorbes, Huit nus decolatns, planorbe sitobœ et autres; empreintes fossiles (étage géologique du nouveau pliocène de Lyell), minerai non analysé des Béni Foural; minerai de fer avec gangue. Fouquct île Belle laie, concessionnaire des mines de Madagre (à 48 kilom. d'Oran.) Fer oligiste : mine au bord de la mer sur une montagne de 200 mètres, facile exploitation, port naturel pour embarquement, gisement considérable. Rendement garanti au haut fourneau 55 0 0 . Prix de revient 3 francs la tonne. Fer magnétique : gite à 4 kil. de la mer et à 5 kil de la précédente. Rendement (30 à 70 0 / 0 ; prix de revient, 8 francs la toyne. Suivi d’un dépôt de fer silicaté titrant 46 °/ 0 . «Jus (Henri), ingénieur civil, directeur des forages artésiens du departement de Constantine, à Batna. Echantillons des terrains traversés au sondage de Mra'ier (Oued Rir), sur la ligne de Biskra à Tougourt. Coupes géologiques de divers sondages. Les sondages exécutés dans le département de Constantine, du 16 avril 1856 au 10 juillet 1870 se décomposent comme suit : 1° 138 sondages représentant une longueur forée de 11,996 mèt. 88 cent, qui ont donné 174 nappes d’eau ascendantes et 251'nappes jaillissantes, débitant ensemble 107,760 litres par minute. 2° 208 recherches d’eaux potables, représentant une longueur forée de 3,864 mèt. 81 qui ont donné 124 nappes d’eau ascendantes potables et 35 saumâtres. Au 10 juillet 1870, la profondeur totale forée était de 15,861 mèt. 29 cent., et le débit primitif des nappes jaillissantes captées de 95,273 litres par minute, soit 137,193 mètres cubes par 24 heures. Lescure (Jacques), à Héliopolis (départ, de Constantine). Minerais de fer, d’antimoine et de zinc. Provenant de la mine de Bou Zitoun, le fer de nature magnétique, titre 66 °/ 0 . Autorisation de recherches. Mohamed, caïd des Ouled Kebab,.près Milah (départ, de Constantine). *Sel gemme blanc, idem rose. Jiunos (Miguel), à Oran. Minerais de fer. Pagès, à Millesimo (départ, de Constantine). Soufre brut. * Pumel, à Milianah (départ* d’Alger). Carte géologique des environs de Milianah, 4 volutnés. Salines d’Arzew (départ* d’Oran). ■Sel blanc fin, l re qualité, 20 francs la tonne de 1,000 kilog* et pesant de 650 à 700 kilog. le mètre cube. Sel blanc fin, 2« qualité, 16 francs.. Pesant de 900 à 1,000 kilog. le mètre cube. Sel blanc fin, 3e qualité, 14 francs. Pesant de 900 à 1,000 kilog. le mètre cube. Ces salines, situées à 14 kilom. du port d’Arzew, livrent annuellement 60,000 q*m* de sel; leur production peut être regardée comme illimitée. L’analyse titre 97,25 ° de chlorure de sodium. PRKMIKR (moiIPI-:. Servi ce «les* Jlincw «lu I>é|iartenieiit d'Alger« X® 1, lignite des environs de Zurich, terrain pliocène. N® 2, fer hydroxyde, du cap Ténès, terrain miocène. *N° 16, fer carbonaté, idem idem. *N° 13, hématite rouge et brune, des Gourayas, terrain crétacé. X® 4 d) fer carbonaté, idem idem N® 3, hématite rouge et brune, des Béni Aquil, idem. N® a, idem, de Messalmoun, idem. X® 6, fer oligiste, de l’Oued Kadache, terrain cristallo-phyllien. N° 7, fer oxydulé, des Béni Aiclia, idem. N® 8, minerais de fer du djebel Temoulga, terrain crétacé. N® 9, minerais de fer peroxydé de l’Oued Rouina, idem. N® 10, hématite rouge et brune, de l’Oued Rehan, idem. X® 11, hématites brunes, de Soumalt, idem. ** X® 17, fer hydroxydé 3 spécimens, de Soumalt. idem. X® 12, fer oligiste de l’Arba, idem. *X® 1, cuivre gris argentifère à texture cristalline grenue, avec baryte sulfatée et fer carbonaté spathique, de Mouzaïa, terrain crétacé. *X» 2, cuivre gris argentifère, en partie décomposé et cuivre carbonaté vert et bleu, avec gangue de fer hydroxydé et de marne, de Mouzaïa, terrain crétacé. *X® 3, fer carbonaté avec mouches de cuivre gris, idem, idem. X® 21, cuivre gris avec gangue de sulfate de baryte, idem, idem. Cuivre gris argentifère avec gangue de fer hydroxydé, de Mouzaïa, terrain crétacé. *X® 3, cuivre pyriteux massif avec un peu de quartz, de l’Oued el Ivébir, id. X® 23 (M cuivre pyriteux, de l’Oued el Kébir, terrain crétacé. *X° 6, cuivre pyriteux, mélangé de quartz, de l’Oued Merdja, terrain crétacé. X® 22, malte de cuivre pyriteux, idem, idem. Cuivre pyriteux avec gangue d’ankorite, idem, idem. *X° 10, cuivre gris argentifère, avec marne et fer carbonaté, des Béni Aquil, terrain crétacé. *X° 11, cuivre gris argentifère cristallisé, avec gangue de fer hydroxydé, des Béni Aquil, terrain crétacé. *X° 12, cuivre gris argentifère avec gangue de fer, des Béni Aquil, terrain crétacé. N® 18 (i) cuivre gris cristallisé avec gangue de sulfate de baryte et de carbonate de fer, des Béni Aquil, terrain crétacé. 4 N® 8, cuivre pyriteux avec quartz, de l’Oued Allelah. 4 N® 9, cuivre pyriteux avec gangue de marne du tilon de Bou Kandak, de l’Oued Allelah, 4 N® 4, cuivre pyriteux, cuivre oxydé noir et cuivre carbonaté vert et bleu, du Zaccar Rharbi. 4 N® 7, cuivre gris argentifère, avec gangue de fer hydroxydé, de l’Oued Rouman. N® 13, cuivre pyriteux avec fer carbonaté, du cap Ténès, terrain miocène. X° 14, cuivre pyriteux avec gangues de marne et de fer carbonaté et d’ankoritej de l’Oued Allelah, terrain miocène. *X° 15, cuivre pyriteux avec gangue d'argile ferrugineuse, du djebel Addid* terrain miocène. X° 16, cuivre pyriteux avec fer carbonaté et ankorite, du cap Ténès et de l'Oued bou Alou, terrain miocène. N° 17, cuivre gris de l’Oued bou Aïssi, terrain miocène. N® 20, cuivre pyriteux de l’Oued Aidous, terrain crétacé. 16 PREMIER GROPPE. N° 24, plomb sulfuré argentifère avec gangue de quartz de la Pointe Pescade terrain cristallo-phyllien. X° 25, plomb sulfuré de Koudiah Bezerif, terrain crétacé. \» 19, zinc carbonaté mélangé de zinc silicaté du djebel Ouarensenis, terrain jurassique. X° 15, zinc de l’Ouarenseuis. X° 26, blende de Djemouna, terrain crétacé. X° 8, ocres naturelles, 4 nuances, du djebel Tmoulga, terrain crétacé. X° 27, sel gemme des environs de Djelfa, terrain métamorphique. X° 28, sel de salines naturelles, du Zalirez Rharbi, terrain d’alluvion X° 29, argile schisteuse, imprégnée de sulfate de fer, de l’Oued Allelah, terrain miocène. X° 30, salpêtre du Kzar Messad, terrain d'alluvion. X° 31 (1), roche alunifère du Fondouk, terrain cristallo-phyllien. N° 31 (2), id. id. id. id. X° 31 (3), alun naturel en poudre, du Fondouk, terrain cristallo-phyllien. X° 31 (4), tablette d’alun par lavage, id id. X° 32, soufre natif avec gangue de gypse, d’El Kebrita, terrain méthamorphique. Service «les Mine.« du Département de Constantine* Fer oxydulé magnétique, des Karezas, terrain cristallin. Hématite rouge, d’Héliopolis, terrain crétacé. Fer oxydulé magnétique, de Medjez Rassoul, terrain cristallin. ' X° 26, fer oxydulé à grains fins, de l’Allelik. ’X» 27, oxyde de fer noir en partie cristallin, très-peu magnétique, du Saf-Saf. *N° 28, hématite rouge du djebel Moussa. *N° 32, fers magnétiques, de Mokta el Hadid. Cuivre carbonaté, d’Ain Barbar, *X° 33, cuivre oxydulé vert et bleu, d’Aïu Barbar (Labaille, Lecoq et Berthon, de Bône). *X° 25, cuivre fahlerz avec gangue quartzeuse, de Grenchla, près Batna. Calamine, de Hammam Xbaïl. 4 N» 20, aggrégat de blende brune lamellaire et de quartz avec cuivre pyriteux, de Kef oum Theboul. *N° 21, aggrégat zonaire de blende et de pyrite, de Kef oum Theboul. *N° 22, aggrégat de blende lamellaire et de galène à larges facettes, de Kef oum Theboul. Pyrite cuivreuse et bleude, de Kef oum Theboul, terrain nummulitique. Blende, idem. . idem. Pyrite cuivreuse argentifère et arsenicale, de Kef oum Theboul, idem. Galène, idem. idem. Galène et pyrite cuivreuse, idem. idem. *X° 23, antimoine, de Ammimat Arko. *X° 31, oxyde d’antimoine, de Sousa. « *N° 30, sulfure de mercure dans le minerai d’antimoine de Taya. *X° 2i, sulfure de mercure, des Béni Mimoun. *N° 29, sulfure de mercure, Ras el Ma. Cinabre, idem, terrain nummulitique. *N° 14, asphalte avec gangue de calcaire ferrugineux, de Sétif. Soufre natif, de Souk Arras, terrain nummulitique. "X» 34, soufre hyalin, de Millésime. PREMIER GROUPE. 17 Service de«» Mines du Département d’Oran. 1. Hématite rouge, de Mersa Béni Saf, terrain jurassique. 1 bis. Idem, des Béni Fouzech, idem. 2. Idem, du djebel Aouaria, idem. Fer oligiste du djebel Moussa, terrain de transition. Fer oxydulé magnétique, du djebel Aouaria, terrain jurassique. Idem, du djebel Touilah, terrain volcanique. Fer magnétique avec nickel et cobalt, du djebel Touilah, terrain volcanique. Fer silicaté, idem, idem. Hématite rouge avec veines de carbonate de chaux, de Tazout, terrain de transition. Hématite rouge, de Sidi Sali, terrain jurassique. Fer oligiste micacé, de l’Oued Madagre, terrain de transition. *N° 39, fer oligiste lamellaire et micacé, mélangé d’hématite rouge, du djebel Arousse. *N° 40, fer oligiste lamellaire, de Bou Sfer. Minerai de cuivre, de Sidi Oucha. Cuivre gris et pyriteux, de Gar Rouban, terrain de transition *N-> 38, cuivre massif, idem, idem. Galène argentifère, liions de l’Oued Kseub et d’Allouba, idem. *N° 33, plomb sulfuré à larges facettes, idem, idem. *N° 36, plomb en masse sur cristaux blancs, idem, idem. *N° 37, aggrégat de quartz et de galène avec cuivre, id., idem. Galène argentifère, de l’Oued Maziz, terrain jurassique. Idem, du Tlélat, idem. Idem, du Tazout, terrain de transition. *N° 42, galène subcompacte, caverneuse, avec silicate de zinc en petits cristaux blancs, du djebel Tassa, Blende, minerai de zinc, de l’Abla, terrain de transition. Calamine, d’Ain Tolba, terrain jurassique. Idem, de l’Oued Maziz, idem. Peroxyde de manganèse, de Pont Albin, terrain tertiaire *N° 41, peroxyde de manganèse, du Tlélat. Sel lin, du lac de Misserghin, terrain d’atterrissement. Id. ordinaire, idem, idem. Id. lin, du lac d’Arzew, idem. Id. ordinaire, idem, idem. Id. fin, du lac de Ben Zian, idem. Id. ordinaire, idem, idem. Id. commun, idem, idem. Id. gemme, de l’oued Sidi Cheikh, terrain crétacé. Tie*sot (Jules), ingénieur des mines, à Constantine. 11 cartes géologiques et minéralogiques manuscrites de la province de Constantine : cartes générales, d’après celles du Dépôt de la guerre, au 1/400,000 e , ' 4 feuilles; carte d’ensemble au 1/1,100,000 e , 1 feuille. Cartes de la subdivision de Batna, 1° partie N.-O., 2 e versants N.-O. de l’Aurès, 3 e versants S.-E., 4° hauts plateaux sahariens au S.-O.; 4 feuilles au 1/100,000 e et 1/200,000 e . Carte du cercle de Bou Saada, au 1/400,000 e , 1 feuille. 2 DEUXIÈME GROUPE A. CÉRÉALES BLÉS L)e tout temps les blés de l’Algérie ont été l’objet d’une grande réputation. On sait le rôle important qu’ils ont joué dans la politique romaine lorsque la nourriture de l’immense cité impériale reposait sur les récoltes des provinces africaines. Pline, dans son Histoire Universelle, se plaît à rapporter de nombreux exemples de leur fécondité, qu’il 11 e serait pas difficile de renouveler de nos jours, car l’aptitude remarquable de cette région à produire des blés estimés s’est conservée, même aux plus mauvais jours de son histoire. Au moyen âge comme dans les temps modernes, on voit constamment l’exportation des grains figurer comme un des éléments principaux du commerce de l’Algérie, et cette tradition n’a pu que se développer rapidement sous l’influence de la domination française. Les blés cultivés en Algérie se distinguent en deux groupes caractérisés par les qualités diflférentes de leurs grains ; ce sont les blés durs et les blés tendres. Le blé dur (Triticum durum , Desf. En arabe K’mah), est particulier au bassin de la Méditérannée, et ayant la conquête il était presque le seul cultivé. Il est par suite admirablement approprié aux conditions climatériques et culturales du pays ; se développant sur des sols à peine grattés à la surface, résistant aux vents chauds du sud, s’accommodant très-bien des terres argileuses, et se détachant difficilement de l’épi. Son grain est allongé et gros, de couleur brune; sa cassure est glacée et dure. Il est un peu plus pesant que le blé tendre ; il n’est pas rare d’en trouver du poids de 86 kilogr. à l’hectolitre, mais la moyenne varie de 77 a 80 kilogr. Sa valeur nutritive est supérieure à celle des blés tendres, car il contient une proportion plus élevée de gluten (14 à 16 %), et on peut avancer qu’il est plutôt plus richement minéralisé en éléments phosphatés et ferrugineux. Les variétés de blés durs les plus répandues sont : celle à barbe blanche et celle à barbe noire. Les grains les plus DEUXIEME GROUPE. 19 réputés sont ceux provenant des environs de Bône, de Constantine, d’Oran, de Médéah, de Milianah, d’Alger. La culture européenne a également adopté le blé dur, et les produits qu’elle fournit ont réalisé une amélioration considérable en qualité par suite du labourage plus profond de la terre. Les indigènes qui ont commencé à adopter nos charrues, ont aussi obtenu de meilleurs résultats, mais la masse ne s’empresse pas assez vite à les imiter. Ils persistent aussi dans la mauvaise habitude de 11 e récolter que l’épi. Le blé dur se prête plus difficilement à la mouture que le blé tendre; par cette raison il n’entre que pour une partie dans la préparation du pain, mais il convient au contraire très-bien à la consommation indigène sous forme de couscoussou. Il a trouvé de nos jours un emploi très-avantageux dans la fabrication des pâtes alimentaires dont nous parlerons plus loin (4 e groupe). Le prix du blé dur s’écartait beaucoup autrefois de celui du blé tendre; la différence est aujourd’hui de 2 à 3 fr. seulement par quintal. Les blés tendres (Triticwn sativum , Lamk.) 11 e résistent pas sous la dent et leur cassure est blanche et farineuse. Les variétés adoptées de préférence par les colons sont : la tuzelle blanche de Provence, sans barbe, dont le grain est de qualité supérieure, mais elle est un peu sensible aux effets du sirocco ; la richelle blanche qui participe des mêmes qualités et de la même susceptibilité ; et parmi les blés barbus, plus rustiques, le blé du Roussillon ou seissette, très apprécié dans le département d’Oran. En général les blés tendres se trouvent mieux en Algérie des terres légères, et les variétés supérieures y sont plus oumoins sujettes à se glacer. Leur poids est en moyenne de 76 à 79 kilogr. à l’hectolitre. Le blé est ici comme en Europe une culture d’hiver. Les semailles y sont réglées par la précocité des pluies, qui permettent de faire pénétrer la charrue dans le sol desséché par les chaleurs de l’été. Elles s’opèrent ordinairement de novembre à décembre, et l’on récolte depuis la seconde quinzaine de mai jusqu’à la fin de juin. Comme les céréales y manifestent une tendance remarquable à taller, on réduit la semence à un hectolitre par hectare. La moisson chez les Européens se fait avec le concours des bras indigènes, kabyles ou marocains.-Dans ces conditions, elle revient de 25 à 30 fr. par hectare, ce qui est un taux assez bas pour dispenser les colons de l’emploi des machines à moissonner. Par contre les machines à battre deviennent d’usage général, mais celles qui battent en long sont encore trop peu répandues. Le blé dur donne un rendement inférieur à celui du blé tendre, toutes choses égales d’ailleurs. Les indigènes n’en retirent qu’un produit de 3 à 5 quintaux en moyenne par hectare ; le blé tendre donne aux colons 10 à 12 quintaux, le blé dur 8 à lü quintaux. L’emploi des eaux surabondantes de la période hivernale à l’irrigation des céréales permet un ac- « 20 DEUXIEME GROUPE. croissement considérable de la production. L’enquête de M. Le Hon signale des rendements de 25 quintaux à Mascara, de 23 quintaux à Àïn el Turk obtenus par cette méthode. Les frais de la culture du blé en Algérie, ont été évalués par les commissions départementales de l’enquête de 1868 ; ils sont portés chez les Européens depuis 143 fr. jusqu’à 165 fr. par hectare, non compris la rente du sol, et de 63 fr. à 98 fr. chez les indigènes. On peut en conclure que la production des céréales y est rémunératrice. ORGE L’orge (en arabe, Ch’aïr) est en Algérie une production de première nécessité ; elle y remplace l’avoine dans l’alimentation des chevaux, et dans les années de disette, les indigènes en font leur principale nourriture. On y cultive plusieurs variétés d’orge ; les plus répandues sont l’orge carré (Hordeum hexastîchon, L.) ou à six rangs qui est très-productive, et l’orge distiche (//. distichon , L.) à deux rangs. On trouve aussi l’orge nue et l’orge céleste, mais en faible proportion. L’orge se sème en même temps que le blé ; on la récolte environ quinze jours plus tôt. Les indigènes recueillent de 8 à 12 quintaux par hectare et les colons de 10 à 15 quintaux. L’hectolitre pèse en moyenne 58 à 61 kilogr. Les orges algériennes sont frès-demandées dans le nord de la France, et surtout en Angleterre, pour la fabrication de la bière à laquelle elles cônviennent particulièrement. AVOINE L’avoine (en arabe, Kheurtan) a été importée en Algérie par les Européens qui s’en servent comme nourriture pour les animaux de trait. On doit la donner cependant avec ménagement, car elle a l’inconvénient de les surexciter beaucoup. On a reconnu à cette céréale, en Afrique, l’avantage de permettre des ensemencements tardifs que ne comporte au contraire ni le blé, ni l’orge; déplus elle s’accommode très- bien des terres un peu humides et prospère sur les défrichements. Les colons ont adopté l’avoine blanche (Avenu sativa, L.) dont le rendement est plus élevé. On obtient ordinairement 10 à 15 quintaux à l’hectare, et l’hectolitre pèse 47 à 48 kilog. Depuis quelques années la culture de l’avoine comme fourrage a pris une certaine extension dans le département d’Oran. On la coupe à mi-grain, on la fane et on la met en meule. Elle fournit de cette façon 40 quintaux de foin sec qui reviennent à 110 fr. (Comice agricole d’Oran). DEUXIÈME GROUPE. 21 MAÏS Il serait à désirer que la culture du maïs prit une plus grande extension en Algérie, car la richesse de cette céréale en matériaux protéiques et carbonés, la rend extrêmement précieuse pour l’alimentation de l’homme et l’engraissement des animaux. Mais c’est une culture estivale, et pour qu’elle puisse réussir il lui faut des terres naturellement fraîches ou pouvant être irriguées. Ces catégories de terrains sont assez limitées dans la colonie; toutefois il n’est pas inutile d’insister sur la possibilité d’étendre cette culture aux alluvions des rives des cours d’eau, à la condition de labourer profondément et de faciliter l’ascension de l’eau par mouvement capillaire au moyen de binages et de sarclages. Quoique le maïs (en arabe Dera) fut autrefois connu des indigènes, ils n’en possédaient que des variétés très-inférieures. Les colons se sont attachés à introduire les sortes américaines et françaises les plus remarquables par leur rendement. Dans ces derniers temps le maïs caragua a donné de très beaux résultats.M. Ribouleau. à Boufarik, en a obtenu sur 30 ares un produit de 850 kilogr., vendu 20 fr. les 100 kilogr. On sème le maïs en Algérie de mars en avril suivant la saison. Le qua- rantin se récolte en juin, les grandes espèces en juillet et août. La récolte moyenne en terre irriguée s’élève de 18 à 20 quintaux par hectare ; en terre sèche elle n’est guère que le tiers. SORGHO Le sorgho à balais (Sorgkum scoparium, L.) à graine rouge et le sorgho bechena (Sorghum vulgare, L.) à graine blanche sont depuis longtemps cultivés par les indigènes, semés de bonne heure (avril) en terre profonde, lorsqu’on n’arrose pas, ou en juin après une récolte hivernale lorsqu’on a de l’eau. Du reste, ces plantes sont remarquables par leur résistance à la sécheresse et leur force de végétation. La graine de bechena a une valeur alimentaire supérieure pour l’homme ou pour les animaux, les Arabes la récoltent en coupant seulement la panicule et laissent les tiges encore vertes dans les champs pour y mettre leur bétail qui les consomme sur place. La superficie consacrée à ces plantes par les indigènes atteint, dans certaines années, jusqu’à 20,000 hectares; par les colons elle est seulement de 500 hectares. MILLET On connaît en Algérie le millet commun à grappe et le millet d’Italie ( Panicum miliaceum et italicum); ces plantes se comportent également bien au point de vue de leur résistance à la sécheresse, mais elles ont peu 22 DEUXIEME GROUPE. d’importance. Leur graine, dont le produit est abondant, est donnée à la basse-cour. STATISTIQUE Le relevé comparatif des surfaces occupées par les céréales et les quantités obtenues, fait ressortir une augmentation constante en faveur de la production européenne, tandis que pour ce qui concerne la production indigène — subordonnée davantage aux conditions climatériques, — la situation est plutôt stationnaire. Cet état de choses résulte de plusieurs années de sécheresses, et surtout de la disette de 1867, dont les conséquences désastreuses pèsent encore sur le peuple arabe. Les colons européens ne consacraient en 1850 à la production du blé et de l’orge que des surfaces bien restreintes, de 13,644 et 6,498 hectares respectivement ; elles s’élevaient en 1865, pour la première de ces céréales à 97,533 hectares et pour la seconde à 32,386 hectares, Les récoltes suivaient la progression suivante : CULTURES CÉRÉALES (EUROPÉENS) Années. BLÉ TENDRE ET DUR. ORGE. AVOINE. MAÏS. Quint, m. Quint, in. Quint, m. Hectol. 1862 588.416 228.095 23.022 19,296 1865 787.816 276.567 93.159 15.629 1868 859.132 553.896 Chez les indigènes, comme on l’a déjà dit, la production éprouve des variations considérables suivant les saisons. L’année 1864 fut très-favorable, la surface ensemencée dépassa 2 millions d’hectares, et la récolte en grains atteignit 18 millions d’hectolitres, dont 10 millions pour l’orge. Les années suivantes présentèrent une grande diminution, qui fut de beaucoup dépassée par la récolte de 1867 qu’on n’évalua pas à plus de 3 millions d’hectolitres en tout. On peut juger par là de l’étendue de la calamité qui frappa la race indigène, dont la mortalité s’éleva à plus de 200,000 âmes, et qui perdit la moitié de ses troupeaux de moutons et plus du tiers des autres animaux domestiques. En 1868 la production se relevait en territoire militaire à 2,407,000 quintaux métriques de blé et à 4,486,000 quint, m. d’orge, quantités bien encore inférieures aux récoltes normales antérieures. Les résultats de 1870 semblent indiquer le retour d’une période plus favorable, confirmée d’ailleurs par l’abondance de la campagne de 1872. DEUXIEME GROUPE. 33 Le produit général de l’année 1870 en céréales, est indiqué par les nombres suivants, comprenant à la fois le résultat des cultures européennes et indigènes : Blé dur 916,847 hectares 5,510,174 hectolitres. Blé tendre 42,064 — 336,027 — Orge 1,946,721 — 11,371,347 — Avoine 4,460 — 64,791 — Maïs 18,216 — 210,405 — Sorgho 14,117 — 237,516 — Depuis la législation de 1852, qui ouvrit les marchés de la métropole aux produits de l’Algérie, cette contrée a repris activement son ancienne tradition de fournisseur de grains de l’Europe. Ses exportations limitées d’abord à la France, se sont étendues à l’Angleterre et à d’autres marchés du Nord, à l’égard desquels elle se trouve dans des conditions de placement assez avantageuses, en raison de son moindre éloignement, de la précocité de sa récolte, et enfin de la qualité de ses grains et des usages spéciaux pour lesquels ils conviennent. De 1852 à 1862 inclusivement, soit en onze années, l’Algérie a exporté . . 5,54rl ? 4lS5 hectol. de blé, Et. t . ..3,630,93^ — d’orge. De 1863 à 1872 inclus, soit pendant dix années.3 9 8(»6 9 019 quint, m. de blé, Et.. 3 , 027,301 — d’orge. Les exportations des quatre dernières années se sont élevées : Blé. En 1869 217,115 quint, m. En 1870 150,447 — En 1871 543,211 — En 1872 1,135,289 — EXPOSANTS § 1. Blé, Orge, Avoine. Alésai, à Arcole (dép‘ d’Oran). ** Blé tendre en grains. Alibert (Charles), minotier, au Tlélat (dépt d’Oran). Blé tendre. Ahmed ben Seliman, caïd de Djehala (dép 1 d’Oran), Blé dur Meronani. Orge. 498,660 quint, m. 174,741 — 362,938 — 630,763 — 24 DEUXIEME GROUPE. Ahmed el Fekeïr, des Béni Mishel (dépt d'Oran). Orge. Aii^rniio (Jules), à Bou Sfer (dép 1 d'Oran). ** Blé tendre barbu, en grains. Barnoin, à Constantine. ** Blé agéni, en gerbe et en grains; orge ordinaire, idem; orge noire, idem. Becka (Pierre), à Misserghin (dép 1 d'Oran). ** Blé tendre, en grains. Bessi frves (D.), à la vallée du Saf-Saf (dépt de Constantine). Blé dur, récolte 1872. Propriété de 46 hectares, fondée en 1859, exploitée par 2 familles européennes et 12 à 15 indigènes. Bourccret (Paul), à l’Oued Atmenia (dép* de Constantine). Blé dur, en grains; orge, idem. Propriété d’environ 4,000 hectares, fondée en 1855, exploitée par 1,000 indigènes, divisée en 6 douars. Bétail, 6,000 têtes. Un tiers en jachères. Produit, 8.000 saâs de blé, 3,000 saâs d’orge. Bousquet, à Tafaraoui (dépt d’Oran). Blé dur, de Sicile, 1872. Boyrond (D r ), à Oran. ** Blé dur dit Galland, en grains; blé tendre, idem; orge, idem; avoine de Sicile, idem. Castigliola, minotier, à Médéah (dépt d’Alger). Blé dur et blé tendre. Chambre «le Commerce de Constantine. *’ Blé dur, en gerbe et en grains; orge en grains; avoine en gerbe et en grains. Chambre de Commerce de Philippeville (dép 1 de Constantine). "Blé dur, en gerbe et en grains; blé tendre, idem; orge en grains, avoine, idem. Chamond, à Misserghin (dépt d’Oran), ** Avoine, en grains. Chnffart, à Boufarick (dépt d’Alger). Avoine et gesse, en mélange pour fourrage. Chuffart (Louis), à l’Oued el Halleg (dépt d’Alger). ‘Blé à barbes noires, en gerbe. Cornu d (Laurent), à Tiaret (dép 1 d’Alger). Blé dur, 1872. Courtines, à Misserghin (dép 1 d’Alger). " Blé dur, en grains. Dandrieu (Eugène), à Oran. "Blé dur, en grains; orge, idem. Decouflé (Louis-Gabriel), au Kroud (dépt Je Constantine). ‘Blé dur, en grains. DEUXIÈME GROUPE. Delmnx, aux Deux-Ponts (dépt de Constantine). ’* Blé dur, en grains ; avoine, en gerbe. Derriey, à Bou Sfer (dépt d’Oran) ** Orge, en grains. »esxollère (Edouard), à la Maison Carrée (dép 1 d’Alger). Blé dur. Devreton père, à Nemours (dépt d’Oran). Blé tuzelle 1872. Valeur, 23 à 24 francs le quintal. Fabre, à Arcole (dépt d’Oran). ** Avoine, en grains, Flutet (Benoit), à Tiaret (dép 1 d’Oran). Blé dur, 1872. • Foncier rte Rii/.c et Samson, au Bou Merzoug (dép 1 de Constantine). ’Orge céleste, en grains. doyot, à Bou Sfer (dép 1 d’Oran). Orge en grains. 'Julin (Louis), maire de Misserghin (dép 1 d’Oran). ” Orge en grains. Kartrtour bel ïlairtji, à Ammi Moussa (dépt d’Oran). Blé dur, orge. lladji (El) bel Khelr ben Djabbnr, fellah au Tlélat (dépt d’Oran). Orge, 1872. Lartet, au Tlélat (dép* d’Oran). Blé dur, de Sicile. Laforêt, à Arcole (dépt d’Oran). ” Blé tendre, en grains; avoine, idem. Lainnr (Auguste), à Oran. Blé tendre, orge indigène, avoine; récolte 1872. Laurent fils, à Ben Chenouf (près Chebli) (dépt d’Alger). Blé tendre indigène, dit Jeudy, en gerbe. Eavie (Pierre), à Constantine. **Blé dur, en grains. Malglaivc (Esprit-Victor de), à Marengo (dépt d’Alger) ♦’Blé dur, en gerbe et en grains; blé tendre, idem; orge, en grains; gerbe. IVIarèH (Dr Paul), au haouch Khodja Berry (près Boufarik) (dépt d’Alger). Blé dur, à barbe noire, en gerbe. **Blé dur, en grains, blé tendre idem; orge, idem; avoine, idem Masqwelier fils et C e , à Saint-Denis du Sig (dép 1 d’Oran). ** Blé dur, en grains. avoine, en 26 DEUXIÈME GROUPE. Merlin (Mme Ve), à Saint-Denis du Sig (dépt d'Oran). Blé tuzelle et blé dur, 1872. Michaud, à Sidi bel Abbés (dép 1 d’Oran). ’’’’Blé dur, à barbe noire, en grains. Mohamed (El Hadji) ben Moktar, des Béni Menés (dépt d Oran). Blé chéiba. Mohamed bon Khcdimï, cheick d’Oum el Ghalaz (dépt d’Oran), Blé dur. Monchi ben Saïd, au Tlélat (dép 1 d’Oran), Blé dur et orge, 1872. Nicola* (Charles), à Guebar bou Aoun, Mondovi, (dépt de Constantine). Avoine blanche et orge indigène, 1872. Propriété de 6,000 hectares, dont 600 exploités directement, et 5,100 par fermage et métayage. L’exploitation directe occupe, toute l’année, un personnel de 150 individus français et indigènes. Matériel : 4 machines à vapeur de la force de 30 chevaux. Bétail, 300 têtes. Boulangerie, distillerie, briquetterie, teillage de lin. Omar Ould Si Mohamed bel Hadji Hassen, à Oran. Blé dur, 1872. Orphelinat de Bdne (dépt de Constantine). ’’’’Orge en grains. Orphelinat de Misscrghin (dépt d’Oran). Blé dur, en grains. Orphelinat des frères de l’Annonciation, à Oran. Blé dur, orge. Pépinière de Biskra (dépt de Constantine). **Blé dur, dit Chatla, en grains. pépinière «le Bône (dép 1 de Constantine) **Seigle, de Rome, en gerbe. Reverclion (Hippolyte), à Birkadem (dépt d’Alger). Blé tuzelle, avoine ordinaire. Richemont (de), à Baba Ali (dépt d’Alger). Blé dur, à barbe noire; avoine noire indigène, Rotines (Paul), à Tafaraoui (dépt d’Oran) Blé dur, de Sicile, 1872. Samson (Gustave), à Constantine. ’’’’Blé tendre, en gerbe et en grains; orge céleste, en grains; avoine, ex. gerbe et en grains. Fait valoir 4 azels, d’une étendue de 6,000 hectares; personnel : 90 ouvriers européens, nègres et indigènes; salaires: des Européens, 3 fr. 50 à 4 francs ; des nègres, 3 francs; des indigènes, 1 fr. 50 à 2 fr. 50. Engraisse 3,000 têtes de bétail. Locomobile de 12 chevaux; juments, mulets et 120 paires de bœufs pour les travaux agricoles. DEUXIÈME GROUPE. 27 Scliiltz, à Misserghin (dép 1 d’Oran). ’’Blé tendre, en grains. Senncq, à Saint-Ferdinand (dép 1 d’Alger). Blé tendre, 1872. Société «l’agriculture «l’Alger. Blé dur, orge, avoine. Thomann, à Misserghin (dépt d’Oran). Blé tendre, blé dur, avoine noire. Véron, ferme des Ouled Sa'id (dép 1 d’Alger). + *Blé tendre, en grains. Viola, à Tizi Ouzou (dép 1 d’Alger) Blé dur. § 2. Maïs. Burger (Georges), à Douéra (dép 1 d’Alger). Mais blanc, 2 e récolte. Gourgas (de), à Philippeville (dép 1 de Constantine). *Maïs jaune. Hamman Ou HI Zin, cheick d’El Garda (dép 1 d’Oran). Maïs, 1872. Laimir (Auguste), à Oran. Maïs jaune. Laperlicr, à Mustapha (dépt d’Alger) *Maïs rouge. Leroy, à Kouba (dép 1 d’Alger). * Maïs King-Philipp, maïs quarantin. Nicolas (Charles), à Guebar bou Aoun, Mondovi (dép 1 de Constantine). Maïs géant Caragua, idem quarantin, idem jaune de Toulouse, en épis. Orphelinat arabe rte la Maison Carrée (dép 1 d’Alger). Maïs jaune, maïs blanc Orphelinat «le Bône (dép 1 de Constantine). *Maïs Tuscarora, idem jaune plat, idem gros jaune, idem dent de cheval. Orphelinat rte l’Annonciation, à Oran. Maïs géant. Pagès, à Millesimo (dép 1 de Constantine). Maïs jaune. Pépinière «le Bône (dép 1 de Constantine). * Maïs gros rouge, idem à fleurs carnées, idem géant, idem dent de cheval panaché. Portellï, à Philippeville (dépt de Constantine). Maïs jaune. 88 DEUXIÈME GROUPE. Revercho« (Hippolyte), à Birkadem (dépi d’Alger). Maïs qüarantin très-hâtif. Société «l’agriculture «l’Alger. Maïs jaune. Véret, à Relizane (dépt d’Oran). Maïs hlanc en fusée. § 3. Sorgho et Millet. «Jardin «rnccliniatation «l'Alger, Hardy, ancien directeur. * Millet des oiseaux (Phalaris Canariens™), millet romani‘rouge ( Panicum glomeratum rubrum), millet ordinaire {P. rniUaccum), millet ordinaire, variétés rouge, noire, blanc, jaune; millet de Perse à gros épis ( Panicum mncrostachium), millet chandelle (P. spicata), millet ergot de coq [P. crus galli), millet brun de Pékin {P. Pekinnnsis), millet de Perse (P. Persicum), millet hérissé {P. echinatvm), millet d’Italie (P. Italicnm), millet dressé (P. erigonum). Molia de Hongrie (P. Germanicum). Sorgho blanc ( sorghum vulgnré), sorgho à balais ( scoparmm ); sorgho Imphy de l’Afrique australe (S. saccharatum ), variétés : empsiana, boucenna, woum-si-a- na, a-na-mour-si ; sorgho oughiflfa (S. cernuum rubrum), sorgho à épis contourne (S. cernuum). Riz sec barbu, de la Chine ( Oryza sntiva). Marcs (Paul), à Khodja Berry (dépi d’Alger). Sorgho à balais, graines. Merle «les Iule.«, à Philippeville (dépi de Constantine). Sorgho sucré. Rfchemont (de), à Baba Ali (dépt d’Alger). Sorgho à balais, graines. Société «l’agriculture «l’Alger. Millet alpiste, bechena blanc ( sorgho indigène), sorgho noir de la Chine. PLANTES SACCHARIFÉRES Les journaux algériens ont annoncé récemment, que la Cie de l’Habra (dépt d’Oran), avait planté en 1871, 40 hectares de cannes à sucre, que la récolte avait été satisfaisante et que la canne algérienne avait été reconnue aussi riche que sa congénère d’Amérique. Ce n’est pas, en effet, la première fois que cette culture viendrait à être pratiquée sous ces latitudes. Les Arabes, à qui l’on doit l’art de faire cristalliser le sucre, introduisirent avec eux la canne à sucre, dans leur conquête de l’Afrique septentrionale. On voit, à partir du x e siècle, leurs voyageurs et leurs historiens mentionner cette plante et ses produits sur des points divers de la dite région, depuis Tripoli jusqu’au delà des rives du Maroc baignées par T Atlantique (1). Après qu’ils eurent (1) Barcah, Audjelah, Sedjelmassa, Touzer (Ibn-Haucal); Kabès, Djeloula, près Kairouan (Abou Obéjd Becri); pays de Noun ou Non], de Sous (El Bekri, Ibn Khaldoun). DEUXIEME GROUPE. 29 occupé la Sicile, au commencement du xii® siècle, ils y portèrent également la précieuse plante saccharine dont le produit leur était devenu cher, et bientôt, des champs de cannes et des moulins à les triturer s’élevèrent aux environs de Palerme, et ce fut de là que sortirent les plants qui, successivement, répandirent cette culture en Espagne, à Madère et aux Canaries, et de là en Amérique. L’industrie sucrière fut florissante sous les Maures, dans l’Andalousie (1), les royaumes de Grenade et de Valence ; la ruine de ceux qui l’avaient créée, et plus tard la concurrence des colonies américaines la réduisirent peu à peu à rien. La culture de la canne se perpétua cependant à Motril, Malaga, et de nos jours elle a pris sur le territoire de cette dernière ville une importance assez grande pour entraîner l’établissement de plusieurs usines parfaitement montées. Ce que l’on obtient à Malaga, peut également s’obtenir dans la province d’Oran, avec l’irrigation bien entendu. S’en suit-il que la canne à sucre soit une production d’avenir pour l’Algérie. La question s’est posée, mais elle n’est pas encore résolue ? Le sorgho à sucre ( Sorghum saccharatum) n’ayant été cultivé en Algérie que pour la distillation, il en sera parlé au IVe groupe, sect. C. EXPOSANTS «Jardin d'cswai du llanuna, près Alger. Cannes à sucre : L’établissement possède et livre aux demandes de la culture les variétés : blonde de Taïti, rubanée de Batavia, violette de Saint-Domingue, et verte de l’Inde. LÉGUMINEUSES La culture des légumineuses farineuses se développe beaucoup en Algérie, tant en vue de leur produit en sec, que de leur produit en vert comme primeur. Ces plantes veulent des terres.plus riches, mieux travaillées que les graminées, bien qu’elles ne paraissent pas avoir une action aussi épuisante sous ce climat que dans les pays moins chauds. Mais si elles exigent des avances de fertilité, d’engrais et de labeur, elles les récupèrent largement par l’abondance et la valeur de leurs produits, pour lesquels les cités populeuses de la France et de l’étranger offrent un débouché certain, que la culture des plantes industrielles ne procure pas toujours. La fève (Faba vulgaris ; en arabe, Foul) occupe une place importante dans l’économie rurale indigène. Elle est exclusivement de culture hivernale, la grande chaleur l’expose à l’avortement des fleurs et aux attaques (1) Makkrizi (trad, de Gayangos), I, 387; Banqueri, agricul., I, 392. 30 DEUXIÈME GROUPE. des pucerons. Semée en novembre et décembre, elle se récolte de mars à juin. Cette plante procure au printemps un légume très-délicat, surtout dépouillé de sa première peau, et qui n’est pas suffisamment apprécié. Les sortes de fèves cultivées en Algérie sont remarquables par leur grosseur, notamment celle de Malion. Leurs semences transportées dans le nord de la France réussissent très-bien pour la culture hâtive. On cultive aussi la petite fève de cheval ou féverolle, plus productive et très- bonne pour la nourriture du bétail. Ce sont des cultures qui doivent forcément prendre de l’extension par suite du. développement de l’industrie de l’engraissement. Les pois (Pisurn sativum , en arabe Djeulban) sont à la fois d’hiver et d’été ; on les sème à l’automne pour les manger en vert au milieu de l’hiver, et on en plante de janvier à mars pour produit vert et sec. La culture estivale se fait naturellement avec arrosage. Le défaut de cette légumineuse est de passer rapidement du vert au sec, et de s’échauffer vite au transport. Les pois chiches [Cicer arietinum ; en arabe, dans les tribus, Hoummeus, à Alger, Hamissa), si connus des gens du Midi et des espagnols sous le nom de garbanços, se plantent également à l’automne et se récoltent en sec au mois d’août. C’est à l’état grillé qu’ils sont si fort prisés par les orientaux comme par les peuples de l’Europe méridionale. On voit souvent dans les villes arabes des indigènes avec des tourtières en cuivre, contenant des pois chiches, qu’ils vont porter à rôtir au four commun. Cette coutume est très-ancienne, Plaute en parle comme d’une chose très- usitée, de son temps, ainsi qu’Aristophane. Les haricots (Phaseolus vulgaris, en arabe Loubia) se prêtent surtout à la culture estivale avec irrigation et donnent des produits abondants en vert et en sec. Pour cette période de l’année on a pu disposer en Algérie des nombreuses variétés des’pays intertropicaux dont beaucoup sont excellentes, tandis que pour la saison hivernale, celles des pays tempérés et particulièrement les naines, lorsqu’elles sont bien abritées et avec des soins, donnent en hiver des primeurs en vert recherchées pour l'exportation. Les Doliques (Dolichos sp.) demandent plus de chaleur que les haricots et sont plus spéciales aux contrées tropicales. Plusieurs espèces introduites en Algérie y réussissent parfaitement, certaines donnent un produit en grain recommandable comme la mongette du midi [Dolichos me - lanophthalmum, D. C.), d’autres sont plus avantageusement exploitées en vert par suite de la qualité, de la grosseur et de l’abondance de leur légume, comme ladolique asperge [D. sesquipedalis, L.). Les lentilles [Ervum lens , en arabe Abeuss) soiit très-recherchées des indigènes qui n’en font encore qu’une culture peu étendue. On les plante à l’automne et on les récolte eu juin, juillet* DEUXIÈME GROUPE. 31 La gesse carrée (.Lathyrm sativus, en arabe IXteulban) est une légumi- neuse propre aux terres médiocres, mais elle est d’un bon rapport et très- alimentaire. Quant aux vesces ( Vicia sativa ) introduites par les colons, on les cultive pour servir à l’alimentation du bétail, soit en grain, soit comme fourrage. On les sème à l’automne, de préférence, en vue du produit en grain, et au printemps, et le plus souvent en mélange avec des graminées, comme fourrage. STATISTIQUE lia sécheresse plus marquée dans le département d’Oran empêche cette région de consacrer une étendue de terres aussi grande à la culture des fèves que le département d’Alger et surtout que celui de Constantine. Suivant la statistique de 1870, 47,000 hectares ont été occupés par cette plante, et ils ont donné 261,805 hectolitres. La surface complantée en fèves par les colons Européens.s’élève à quatre mille hectares environ. Les autres cultures légumineuses dont ils s’occupent comprennent une surface de 6 à 7 mille hectares. La Chambre d’agriculture d’Oran établit dans l’enquête Le Hon, que le rendement d’un hectare en légumes secs est de 10 à 12 quintaux, dont le prix moyen ressort de 30 à 35 fr., et en légumes frais de 50 quintaux. Les frais de culture comprendraient, pour les labours 50 fr., la fumure 80fr., la semence 15 fr., la plantation 10 fr., les binages et sarclages 40 fr., la récolte rentrée 24 fr. ; ensemble, 220 fr. L’insuffisance de ces renseignements donne plus d’intérêt à faire connaître les quantités de légumes secs et frais exportés par l’Algérie, car elles affirment plus explicitement le progrès de cette branche de production. ISxportatloii des légumes. SECS VERTS (1) kilog. kilog. 1868 1,285,214 1869 2,059,288 1870 3,738,997 1871 7,267,895 1872 8,551,503 1,027,058 1,002,772 1,505,421 658,522 (2) 1,242,335 (1) Y compris les pommes de terres. V r à la fin. Exposition hors groupe. (2) Diminution en rapport avec les évènements. DEUXIÈME GROUPE. EXPOSANTS Abd Allah ben Khaled, fellah, à Meftali (dép 1 d'Oran). Fèves. Alibert (Pierre), à Tafaraoui (dép 1 d’Oran). Pois, 1872. Berton, à Tizi-Ouzou (dépt d’Oran). ’Dolique à œil noir. Bon Alem ben MisHOum, cheick de Toumiat (dép 1 d’Oran). Pois chiches. Bouchet, à Duzerville (dép 1 de Constantine). * Pois chiches. Bourlier, à Saint-Pierre et Saint-Paul (dép 1 d’Alger). Lupin jaune; gesse indigène alimentaire. Bruyas, à Condé-Smendou (dép 1 de Constantine). * Pois pointus ou pois chiches. Chevrotât fils, herboriste, à Alger. Fèves. Comice agricole de Constantine. * Haricots jaspés, pois verts. Cornud (Laurent), à Tiaret (dép‘ U’Oran). Lentilles, 1872. flandrien, à Oran. ’ Lentilles vertes. Falco (Ernest), à Alger. Haricots blancs de Lima. Foncier de Rukc, au Bou Merzoug (dép 1 de Constantine). * Fèves noires. Fouet (M me V e ), à Saint-Charles (dép 1 de Constantine). ’Pois verts. Qrima, à Philippeville (dép 1 de Constantine). ’Haricots noirs. «Jardin d’acclimatation d’Alger, M. Hai’dy, ancien directeur. ’Dolique de l’Inde, Dolichos Katiang; D. à longues gousses, D. sesquipedalis minus; D. à très-longues gousses, D. sesquipedalis ; D. à gousses violettes, D. sesquipedalis violacevs; D. à œil noir ou mongette, D. melanophthalmum; D. du Honduras, D. Hunduricus; D. d’Égypte, D. lubia; D. à feuilles liastées de l’Afrique australe, D. hastatus; D. à onglet des Barbades, D. unguiculntus; D. des moines, D. moua- chalis; D. à deux fleurs de l’Inde, D. biflorus. Haricot nankin moucheté de Salazie, Phaseolus vulgaris ; H. gros rouge de Salazie idem; H. noir, idem; H. solitaire, idem; H. de Bagnolet, idem; H. de deux cou- DEUXIEME GROUPE 33 leurs, idem; H. bicolor du Cap, idem; H. lilas de Prague, Ph. sphæricus; H. rouge de Prague, idem; H. jaspé de Prague, idem; H. nankin de Prague, idem; H. riz petit, idem; H. nain de Soissons, Ph. compressus; H. blanc et noir de Belgique, idem; H. de Hollande, Ph. tumidus; H. blanc du Cap, Ph. inamænus; H. marbré du Cap, idem; H. blanc de Lima, Ph. lunatus; H. olive, Soja hispida ; H. embérique, Phaseolus mungo; H. embérique glycine, Ph. glycine for min. Lablab vulgaire ou Pois liane, Lahlnh vulgaris; L. idem noir, idem; L. marron, L . vidgaris purpureas; L. jaune nankin, L. vulgaris Nankinicus; L. violet, L. vulgaris violaceus. Pois sabre, Canavalia ensiformis. Pois, Pisum sativum, variétés : P. d'Auvergne. Prince Albert, d'Amérique, Carter, Clamant. La ni ni- (Auguste), à Orau. Pois chiches, haricots mouchetés, 1872. Léser, à Ponteba (dépt d'Alger). ‘ Lentilles grosses. Lctnrc, à Marcouna (dép 1 de Constantine). ‘Lentilles vertes. Lntzow (Baron de), à Bône (dép 1 de Constantine). ‘Pois chiches. Merle, à Sidi Hameida (dép 1 de Constantine). ‘Doliques à œil noir, pois gris indigènes. Mouclii lien Snï«l, au Tlélat (dép 1 d’Oran). Fèves, 1872. Xicolaw (Charles), à Guebar bou Aoun, Mondovi (dép 1 de Constantine). Fèves indigènes et fèves de marais, 1872. ‘Haricots eloy, à Milianah (dépt d’Alger). Amandes à coque tendre. Enierct, à Fort National (dép 1 d’Alger). Olives salées, de plantation kabyle. 1 fr. 50 le kilog. G ri nui, à Philippeville (dép 1 de Constantine). ’Noix. llédiuril, à Alger et à Paris, 13, rye Notre-Dame-de-Loretfe, Bananes grosses, séchées au soleil; gombo Fevy (hibiscus esculentus) dans l’eau salée; limons doux de Coléah, dans l’eau de vie; goyaves d’Algérie, idem; mandarines, idem; coings de Chine, récoltés en Algérie, idem; chayottes (sechium etlule), dans le vinaigre; cédrats et citrons; hovenias (II. fluids) du Japon, récoltés en Algérie; pamplemousses et pommes d’Adam; nèfles du Japon (erj/n- botria Japonica), dans l’eau de vie; figues de Barbarie (cactus opuntia), idem: goyaves en confiture; calotte de goyaves. Piment oiseau; fruit du couzou de la Guyane. Cacahouet ou arachide du Brésil, culture algérienne. Huila Kvloucli, à Sidi hou Médine (dépt d’Oran), ’P)ipeti( îles probes, Amnpdes fi coque dure. DEUXIÈME GROUPE. 39 Kntliloui' hcl llatlji, d’Ammi Moussa (dépi d’Oran). Figues sèches en pain, 1 fr. 50. Lallemand, à Aumale (dép 4 d’Alger). * Amandes indigènes. .Mohamed (El Hadji) Snïd, des Béni bou Cha’ib (dép 4 d’Alger). Figues sèches, de grande consommation par les indigènes, à 35 cent, le kilog. Mohamed Sgliir lien llakem, à Constantine. * Piment en pondre. Olivi, à Mascara (dép 4 d’Oran). * Amandes douces de Corse. Orphelinat de Misserghin (dép 4 d’Oran). Olives en saumure. * Amandes ordinaires. Pépinière de Bone (dép 4 de Constantine). * Amendes à coque tendre. Schneider, à Misserghin (dép 4 d’Oran). * Amandes princesse; amandes douces, à coque demi-dure. Simonnet, à Alger. * Caroubes et jujubes. Société d’agriculture «l’Alger. Caroubes pour la nourriture des chevaux. Dattes de Biskra en régime. Figues en pain. Union agricole du Sig (dép 4 d’Oran). * Amandes douces à coque tendre. Piments très-forts, demi-doux, doux. PLANTES MÉDICINALES. L’Algérie, qui touche à la limite de deux grandes divisions climatologiques, la zone tempérée et la zone tropicale, voit sa flore participer de cette double affinité, avec cette distinction que par suite de sa configuration physique, ce sont les influences septentrionales qui semblent l’emporter, et qui lui procurent ce climat si extrême dans l’intérieur. La flore de la région Méditerranéenne domine sur le littoral et sur les hauts plateaux, tandis que dans la zone Saharienne apparaissent bon nombre de plantes de l’Egypte et de la Libye.Parmi ces dernières, quelques-unes pénètrent aussi plus avant vers le littoral et contribuent à modifier quelque peu le caractère général de la végétation. On comprend d’après cet aperçu, qn’on ne peut s’attendre à trouver en Algérie une flore médicale tout à fait nouvelle, dans laquelle la science française n’ait eu que dos acquisitions à faire. On y retrouve beaucoup de plantes de notre pays, accompagnées d’espèces correspondantes, et enfin d’espèces tout à fait sans équivalent chez nous, et possédant des propriétés spéciales, 40 DEUXIEME GROUPE. Ce n’est que depuis peu d’années que l’inventaire des ressources pharmaceutiques de la tiore algérienne se poursuit, et avant tout ce travail demande du temps et de l’expérience pour porter ses fruits. Jusqu’à présent les acquisitions qui en sont résultées n’ont qu’une valeur secondaire, à l’exception toutefois de la résine de thapsia et de l’essence d’eucalyptus, dont l’emploi a pris ou est en voie de prendre une grande importance thérapeutique. En dehors des produits originaux que l’Algérie pourra fournir (1), il est probable que l’exploitation des plantes médicinales communes avec l’Europe, soit spontanées ou qu’on peut cultiver, y prendra un jour racine, car il est prouvé que sous l’induence d’une chaleur plus forte, d’une lumière plus vive, qui activent les phénomènes d’oxydation, les principes auxquels les végétaux doivent leurs propriétés s’y développent en proportion plus grande, et même que certains principes y apparaissent à l’exclusion de quelques autres. C’est le cas avec le pavot, dont l’opium récolté en Algérie contient une plus forte proportion de morphine et moins de codéine et de narcéine que l’opium du centre ou du nord de la France. A l'égard du pavot somnifère, sa culture a très-bien réussi en Algérie, (2) mais elle entraîne un emploi si délicat de la main-d’œuvre humaine, qu’elle est pratiquement difficile dans les conditions économiques où se trouve cette colonie. Les médecins étrangers qui voudront acquérir une connaissance un peu détaillée de la matière médicale de l’Algérie et des arabes, devront consulter les ouvrages du l) r Bertherand, et les nombreuses traductions de l’arabe duD r Leclerc sur ce sujet, publiées dans la Gazette médicale de l’Algérie. EXPOSANTS Ali, de Tougourt (dép 1 2 de Constantin?.) *Thé de l’Aurès. Bacbir ou Knbba, à Bou Djelil (dép 1 de Constantiue). * Thé des Bibans. Balestro, à Boghar (dép 1 d’Alger). * Lichen ou manne du désert (Parmelia esculenta Desl'., en arabe Oussek el Akdh). Bou Diaf ben Mobanied, à Batna (dépt de Coustantine). * Thé des Bibans. Cercle de Ti*l Ouzou (dép 1 d’Alger). * Centaurée (Erythræa centaurium). (1) L’Algérie a envoyé en France, en 1870, 58,155 kil. (le racines médicinales d’une valeur de 116,310 fr. ( 2 ) Suivant les évaluations de colons de la provinee d’Oran, qui avaient entrepris, il y a quelques années, la culture du pavot somnifère, la moyenne du rendement brut d’un hectare serait de 20 kilog. d'opium à 30 francs le kilog. ci. 600 fr. 10 hectol. de graines à 20 francs ci.200 Soit un total de. 800 fr. DEUXIÈME GROUPE. 41 Chambre de Commerce de Constantine. ** Racines (le pyrèthre (1) (Anthémis pyrethrum, L. en arabe El Guentous, chez les kabyles Tiquentest). Clievrolat fils, herboriste, à Alger. Ecorce [de grenadier (Puniça granatum), écorce de grenade. Feuilles de laurier sauce (Laurus nobilis). Fleurs et feuilles de bourrache (Borrago officinalis). Feuilles de Pariétaire (Parietaria officinalis). Ecorce jaune et verte de Bigaradier (Citrus vulgaris). Centaurée en bouquets. Capillaire de l'Atlas (Adianthum capillus veneris). Feuilles de mauve. Verveine de l’Inde. Squammes de Scilla maritima. Dcsuitre, à Tlemcen (dép 1 d’Oran). 'Feuilles et fleurs de tilleul (Tilia Europœa). Fremont, à Alger. * Scille maritime. «Jardin ü’Accliiuation d’Alger. * Coriandre (Coriandrum sativum, en arabe Keusbeur). Pavot somnifère (Papaverum somniferum). Opium de pavot somnifère ; opium de pavot de l’Inde. Lnlleniant (Charles), pharmacien à l’Arba (dép 1 d’Alger). Composées : Pied (le chat, Helichrysum Fontanesii, D. C. Capri foliacées : Fleurs de sureau ( Sàrnbucus nigra , L. en arabe Euoud ei. Keman). Environs d’Alger, dans les haies, assez commun. Gentianées : Petite centaurée ( Erythrœa centaurium, Pers. en arabe Meurs ei. Hhanech). Abondante dans les marais, les pâturages. Toniquejet fébrifuge. 100 à 120 francs les 100 kilog. liorraginées : Fleurs de bourrache ( Borrago officinalis , L. en arabe Fou delekkeum). Abonde sur le bord des routes, dans les champs. Rafraîchissante, diurétique, dépurative. 4 à 5 francs le kilog. Feuilles de bourrache, plante nitrée, mucilagineuse, 0 fr. 80 c. à 1 fr. 20 c. le kilog. Racines d’orcanette (Anchusa tinctoria , L. en arabe Alcanna). Solanées : Morelle (Solarium nigrum , L. eu arabe Moknina). Plante abondante dans les cultures, émolliente, narcotique. 70 à 80 francs les 100 kilog. Tabac médicinal ( Nicotiana tabacum). L. cultivé. 40 à 00 francs les 100 kilog. Labiées : Marrube ( Marrubium vulgare, L. en arabe Meriva, Oum er Roubia). Commune sur le bord des chemins; tonique, fébrifuge. 70 à 80 francs les 100 kilog. Lavande Stœchas ( Lavandula stœchas, L. en arabe Hhalhhal). Commune sur les coteaux. Ombellifères : Feuilles de ciguë ( C onium maculatum, L. en arabe El harmel). qui correspond à peine aux frais; la récolte est très-coûteuse, et cette plante demande en outre beaucoup d'engrais, car elle est regardée avec raison dans l’Inde comme très-épuisante. T) Leur action marquée sur la sécrétion salivaire, les fait employer par la médecine odontalgique et dans la parfumerie. L’exportation de cette racine qui se monte annuellement de dix à douze mille kilos se fait surtout par Oran. La valeur commerciale de 12 à 15 francs le quintal, il y a quelques années, s’élève parfois à 35 et 10 francs. DEUXIÈME GROUPE, • O Abondante sur quelques coteaux Je l’Atlas, fondante, contre les scrophules, la syphilis, le cancer, etp. 50 à 60 francs les 100 kilos. Racine et rouelles de thapsia ( Thapsia garganica, L. eq arabe Bou Nefa). Plante indigène des coteaux de l’Atlas. Sert à préparer l’emplâtre de ce nom, dérivatif puissant dans les affections des voies respiratoires. La racine est la seule partie employée, Myrtacées Feuilles d’ Eucalyptus globulus. Granatées Ecorce de grenadier ( Punica granatum , L. en arabe, Chëdjeret Erromane), Cultivé et subspontané, commun, propriétés anthelmintiques; employée avec succès contre le ténia armé. 1 fr, 60 à 2 francs le kilog. Ecorce de grenade (en arabe, Roumana), astringent et vermifuge. Légumineuses : Caroube (fruit du Ceratonia siliqaa, L. en arabe Keroub). Très- commun, fruit laxatif, émollient, rafraîchissant, pectoral. 25 à 30 francs les 100 kilos. Follicules de séné ( Cnssia. senna, L). Térêbînthacées : Caroubes de Judée, excroissance produite par un Aphis à l’extrémité des rameaux mâles du Pùtacia terebinthus , L. abondant sur les coteaux de l’Atlas. Propriétés balsamiques en fumigation. 1 franc le kilog. Hespéridées : Ecorce d’orange amère ou du bigaradier {Citrus vulgaris, Risso; en arabe, Lareundj). Cultivé ; on en prépare un extrait, une teinture, un sirop employé comme tonique, stomachique. Entre dans la fabrication du curaçao. 80 à 120 francs les 100 kilos. Semences d’orange amère. Elles contiennent une substance cristallisable, insoluble dans l’eau et dans l’éther qui paraît anthelmintique et fébrifuge. 8 francs le kilog. Fleurs (en arabe Zeiiar) d’oranger bigaradier. Employées en infusions théil’ormes et à la préparation de l’eau de* fleurs d’oranger. Fraîches, 0 fr. 40 à 0 fr. 60 1. kilo ; séchées, 6 à 8 fr. le kilo. Malvacêes : Fleurs de mauve (Lnuntem hispida, Dest. en arabe Moudjir). Commun dans les champs cultivés. 3 à 4 francs le kilo. Fumariacées : Fumeterre ( Fumarin capreolatn, Desf. en arabe Ssibana). Dans les haies, jardins, champs cultivés. Très-commune. 0 fr. 80 à 1 franc le kilo. Paronychlêes ; Thé arabe (fleurs du Paronychia argentca, Lamk. en arabe Beesat el Ardu, tapis de terre). Plante rampante des terrains incultes, employée en infusion théiforme, stimulante, sudorifique, emménagogue par les colons, qui l’appellent Sanguine. Laurinées : Baies de laurier (Laurus nobilia, L. en arabe Ret'nd). Thymélées : Garou ( Daphné gmdium, L. en arabe El azzaz). Écorce des tiges d’un sous-arbrisseau, abondant dans quelques plaines et sur les coteaux de l’Atlas. L’écorce trempée dans le vinaigre ou simplement ramollie dans l*eau sert à produire des vésicatoires ou à entretenir des exutoires. Anti-syphilitique, anti- scrophuleux, 80 à 120 francs les 100 kilos. Cupuli fèves ,’ Glands doux (fruit du Quercus ilex, var. ballota , Desf, en arabe Bpij-ovt), Arbre indigène, sur les coteaux de l’Atlas, Son glfifid est consommé DEUXIÈME GROUPE t 43 par les arabes. On en fait un café dit de glands doux très-estimé contre le rachitisme. 0 fr. 40 le kilo. Orchidées : Faham d’Algérie ( Orchis (aceras) anthropophora, L. en, arabe Saleb). Commun sur les coteaux du Sahel, les feuilles séchées à l’ombre au mois de mai donnent par infusion une boisson très-aromatique. Liliacêes : Ognons de Scille ( Scilla maritima, L. à Alger Feroune ; à Cons- tantine Eunsseul). Abondante dans toutes les terres incultes. Squammes (Tessaïla) de Scille maritime. Diurétiques, fondantes; employées dans la goutte, le rhumatisme. 0 fr. 80 à 1 fr. 20 c. le kilo. Fougères : Capillaire ( Adinnthum capillus veneris , L. en arabe Sak ee Kahhal ; — les jambes noires r— nom générique de toutes les fougères). Plante commune, propriétés béchiques. 1 fr. à 1 fr. 20 c. le kilo. Scolopendre, langue de cerf ( Scolopendrium offitinarum, D. C. Dans les ravins boisés et humides de l’Atlas). Figure dans quelques préparations du Codex français, Béchique. Algues : Coralline blanche ( Corallino officinales, L). Herbier des Plantes médicinales de l’Algérie. Ouvrages de l’exposant : Erpétologie de l’Algérie. Malacologie des environs d’Alger, * Catalogue des coléoptères de l'Algérie. Martine«, à Sidi bel Abbés (dép 1 d’Oran). * Graines d’anis ( Pimpinella anisum, L. en arabe Habbet ei. Halaoua). Mercier, à Aumale (dép 1 d’Alger). * Écorces d’orange, réglisse, séné. jVielli, pharmacien à Philippeville (dép 1 de Constantine). ** Feuilles A'Eucalyptus glohulus. Pellet, à Philippeville (dép 1 de Constantine). Semences de Thapsia garganica. Pépinière «le Itiskva (dép» de Constantine). * Coriandre. Corète potagère {Corchorus olitorius , U. Meloukhia. en Égypt e )- Xlh mentaire, pectorale et rafraîchissante. Semences purgatives. Pépinière de Bftne (dép* de Constîyitine). Ecorce de garou (Daphné gnidium). Nymphæa alha. Rivoire, pharmacien, droguerie générale de l’Algérie, à Alger. Capillaire de l’Atlas (1 fr. 40 c. le kilog.); — racines de Thapsia garganica ;2 fr. le kilqg.) ; écorces de racines de grenadier (2 fr. 40 c. le kilog.); feuilles d’oranger amer (1 fr. 20 ç. le kilog.); feuilles de Dntara stramonium (1 fr. le kilog.) ; feuilles A'Eucalyptus glohnlus (1 fr. 23 c. le kilog.); baume d'eucalyptus: petite centaurée de l’Atlas (1 fr, 10 c. le kilog.), Tésriut. à Alger, » Rpiyre du Sehhws ïnQUe ] 44 DEUXIEME GROUPE. Yalladcau, à Boufarick (dép 1 d’Alger). * Pavot somnifère. SECTION B. TABAC CAU. La culture et la manipulation des tabacs jouissent en Algérie d’une liberté complète. Chacun peut produire, fabriquer, livrer, exporter à sa guise. L’Etat n’intervient que par les achats que font aux producteurs les représentants de la Régie. La production du tabac existait autrefois chez les indigènes, pour laquelle quelques tribus avaient acquis un grand renom, comme par exemple, dans la Metidja, les Krachena et les Ouled Chebel, qui ont donné leur nom à des qualités aujourd’hui très-estimées (le krachena et le che- bli). Ce n’est qu’en 1844 qu’on songea à introduire la culture du tabac parmi les colons. Elle y fit de rapides progrès, car dix ans plus tard elle occupait une étendue de 2,818 hectares, et en 1860, de 6,697 hectares. Les résultats avantageux qu’elle procurait aux colons furent la caus£ de la faveur qu’elle obtint, mais ils n’engagèrent pas le plus grand nombre à perfectionner leur pratique, pour maintenir la qualité de leurs produits, et pour réparer l’épuisement si marqué avec une plante aussi avide. Les plaintes de l’administration centrale, qui manipulait les tabacs algériens, amenèrent des mesures d’exclusion très-sévères à l’égard des feuilles inférieures qu’on présentait aux achats de la Régie. Il s’en suivit une crise qui aurait pu compromettre l’avenir de la culture du tabac en Algérie, si elle n’eut été réellement viable. Elle a eu l’avantage de modifier à temps les tendances mauvaises qui plus tard eussent été plus fâcheuses, et de forcer les colons à améliorer leurs procédés culturaux, à produire davantage d’engrais indispensables pour avoir des tabacs combustibles, à se montrer plus réservés d’arrosages, et enfin à donner la préférence à la culture des variétés à feuilles fines, dont le besoin pour la fabrication française s’est accru considérablement depuis la perte de l’Alsace. La culture du tabac comme celle de toutes les plantes industrielles, comporte un certain progrès de l’agriculture, et elle se lie surtout intimement à la petite culture. Partout où elle fournit des produits estimés, ce n’est qu’à la condition d’être entourée de soins intelligents et constants. La qualité exceptionnelle du tabac de la Havane ne résulte pas seulement de l’appropriation particulière du climat de l’île de Cuba et du sol de la Vuelta de Abajo, mais encore de ce que sa production est entre les mains de colons européens (los vegueros), et non d’esclaves, qui consa- DEUXIÈME GROUPE. 4d crent un art admirable à favoriser les qualités exceptionnelles de la plante qu’ils exploitent. On ne saurait trop dire au planteur algérien que rien ne diffère davantage d’une feuille de tabac qu’une autre feuille de tabac ; aussi,‘de même que pour la vigne, cette culture demande une étude approfondie, où la science et la pratique se donnent la main pour indiquer le but. L’Algérie doit arriver à produire des tabacs se recommandant par leurs qualités spéciales. Elle possède déjà le chebli et d’autres variétés moins caractérisées, dont la réputation est déjà bien établie. Il n’est pas douteux qu’à côté de celles-ci on ne finisse par trouver une variété plus productive quoique fine, et surtout combustible, qui conviendrait mieux à la culture européenne, lorsqu’elle dispose à la fois de terres convenables, de beaucoup d’engAis et de bras entendus. Il est permis d’avancer que le colon 'algérien est aujourd’hui en voie de progrès sérieux dans la culture du tabac. L’administration se plaît à constater, dans ses derniers rapports, une amélioration évidente dans la plantation, la récolte et la préparation. Les feuilles ont atteint leur complète maturité et ont acquis de la souplesse et de l’onctuosité, leur couleur est ava#tageuse, et elles exhalent enfin un arôme qui atteste leur bonne qualité. Ainsi peu à peu, à mesure du développement de la colonisation, la culture du tabac s’emparera des alluvions à sol "léger des vallées qui sont préférables pour les tabacs fins, et l’on éliminera la production des tabacs épais, résineux, à odeur mielleuse et brûlant toujours mal, qui est le propre des plaines aux terres fortes et irriguées. La régie a acheté en 1872, dans ses quatre magasins d’Alger, Blidah, Bône et Philippeville, 3,046,399 kilogr. de tabac, comprenant 1,514,970 kilogr. pour les livraisons des colons européens, et 1,531,429 kilogr. pour celles des indigènes, ces derniers se livrant exclusivement à la production des tabacs fins, chebli, krachna, etc. La campagne de 1871 n’avait donné que 1,587,948 kilogr. Le prix des tabacs tend à remonter sensiblement. La moyenne qui était il y a quelques années de 65 fr., s’est élevée en 1869 à 78 fr. 69, et pour les livraisons de Bône elle atteignait même 85 fr. La Régie paie les tabacs de l re , 2 e et 3 e qualité, 150, 120 et 90 fr., et les non marchands de 30 à 60 fr. Elle ne dépasse pas le prix de 160 fr. pour le surchoix ; aussi les qualités supérieures vont au commerce qui les achète à des taux plus élevés. Les ventes de tabac faites au commerce en 1872 sont évaluées par l’administration à 1,800,000 kilogr., ce qui porte la production générale de l’Algérie à 5 millions de kilogr. Ons’attend à ce qu’elle ne restera pas là, grâce à l’arrivée des colons alsaciens, fort experts dans cette culture. Le rendement des tabacs fins, chebli et autres, est porté de 6 à 8 quintaux par hectare ; avec les tabacs philippin et autres de 10 à 12 quintaux. Les frais de culture ont été estimés de 350 à 700 fr. 4G DEUXIEME GROUPE. Voici le mouvement des exportations en tabac brut pendant les dernières années : TABAC EN FEUILLES EXPORTÉ D’ALGÉRIE. kilogr. 1868 . 1,502,814 1869 . 2,811,339 1870 . 1,812,760 1871 . 1,962,115 1872 . 2,266,573 (Pour les tabacs fabriqués, Voir IV U grt^lpe, section H.) EXPOSANTS Bakry et C‘ e , fabricants, à Alger. Tabac Ivrachna en feuilles, 200 fr. le quintal raétr. ; tabac Virginie, 400 fr. le q. m.: tabac Kracbna, 400 fr. le q. m.; tabac chébli, 400 fr. le q. m.;0abac Krachna, 200 fr. le q. m.; tabac des Béni Khelil, 200 fr. le q. m.; tabac colon du Sahel, 200 fr. le q. m.; tabac chébli, 200 fr. le q. m. Bessièros, à Philippeville (dépi de Constantine). Tabac en manoque. Burger (Georges), à Douera (dép 1 d’Alger). Tabac en feuilles, l r « récolte ; idem, 2e récolte. Cliii Hart, à Saint-Charles (dép 1 d’Alger). Tabac en feuilles, récolte 1872. Htiki (David) et Tnbet, à Bône (dép 1 de Constantine). Tabac arbi en feuilles, des Béni Orgine, 200 fr. les 100 kilos ; idem de Sébéhales, même qirix ; t. liémery de La Calle, 400 fr. les 100 k.; t. bersili de Boue, 300 fr. les 100 k.; t. Krachna, 1871, 200 fr.; t. chébli, 1872, 200 fr. «Tanin (Charles), négociant, à Alger. Tabac arabe krachna, chébli, hadjoute. Tabac colon dé Soumah ; t. arabe de Bône, récolté chez M. Arien Dufour, i Murés (D r Paul), à Khodja Berry (dép 1 d’Alger). Tabac en feuilles, 1871 ; idem, 1872. Pagès (Martin), à Millesimo (dép 1 de Constantine), Tabac en feuilles. 1871. Revrrehon (Hippolyte), à Birkadem (dépi d’Alger). Tabac philippin en feuilles, récolte 1866, pour la pipe; t. chébli, récolte 1866, pour cigares, cigarettes, narguillé. DEUXIÈME GROUPE. 47 SECTION C. MATIÈRES TEXTILES VÉGÉTALES. § 1. Coton ( Gossypium). L’introduction première du cotonnier en Algérie remonte à une époque reculée, lors de la dispersion de cette plante dans le bassin de la Médi- terrannée à la suite de l’invasion arabe. Elle s’y maintint pendant plusieurs siècles dans l’intérieur de la province d’Oran, mais au moment de notre conquête elle n’y existait plus, et c’était une entreprise nouvelle que nous tentions, lorsqu’en 1842 on lit des essais de culture de cette plante à la Pépinière du Gouvernement à Alger. C’était encore le moment de la lutte avec les indigènes, aussi ces tentatives ne pouvaient trouver beaucoup d’imitateurs. Cependant en 1851, les cotons de l’Algérie figuraient avec honneur à l’Exposition Universelle de Londres. Deux années après, Je Gouvernement accordait de puissants encouragements à cette production en Algérie, ce qui lui permit d’être représentée très avantageusement au grand concours international de 1855, où de l’avis des hommes les plus compétents, — y compris les planteurs des Etats- Unis, — il fut constaté que ses cotons longue soie pouvaient être comparés aux plus belles espèces similaires de la Caroline et de la Géorgie, c’est-à-dire aux plus estimés dans le monde. L’administration laissait bientôt à l’initiative privée le soin de développer cette culture, à laquelle la guerre de sécession aux Etats-Unis (1805-1868) vint donner une importance inattendue. L’impulsion qu’elle en retira, éleva la production en 1866 au total de 8 à 9 mille quintaux métriques de coton. On projetait de dépasser promptement ce résultat par une grande extension de la colonisation et par des travaux de barrage, mais la fin de la lutte entre le Sud et le Nord vint paralyser tous les efforts, en laissant entrevoir comme prochain le retour des anciens cours du coton. Ce moment d’enthousiasme passé, la culture du coton s’est en définitive maintenue en Algérie, malgré la diminution considérable des prix, à cause de la qualité supérieure de ses produits, et elle est appelée à s’étendre lorsque l’exécution des grands travaux d’art projetés permettra l’arrosage d’une plus grande surface de terres. Pendant la campagne de 1868 (enquête Le Hon), l’étendue complantée en coton s’est élevée à 4,487 hectares, répartis comme suit entre les trois départements. Alger. 4 . . 4 » . . 124 hectares. Oran. * > , . . . . 4,100 id. Constantine. . . * . 263 id. 48 DEUXIÈME GROUPE. La variété Géorgie longue soie se cultive principalement dans le - département d’Oran, où les conditions de climat et de sol lui sont propices. Dans les autres départements on préfère généralement le coton Louisiane courte-soie, comme plus rustique et demandant moins de soins. Tous les terrains en Algérie, pas plus qu’en Amérique, ne sont propres à donner l’espèce longue-soie. Ceux qui lui conviennent le mieux sont les plaines peu éloignées de la mer, formées d’alluvions mélangées d’argile, de sable et de débris organiques, et baignées par les effluves salines. Ces conditions se rencontrent dans les plaines du Sig, de l’Habra et de la Mina (dép. d’Oran) ; dans celles du Chélif et de la Métidja, dép. d’Alger, enfin dans celles du Saf-saf, de Bône et du Bou Merzoug, dép. de Cons- tantine. Il y a là 500,000 hectares de terres susceptibles d’être irriguées par des barrages, qui laissent un vaste champ ouvert au développement futur de la culture du coton. Mais pour que cet avenir se réalise promptement il est nécessaire qu’un nouvel élément vienne prendre part à cette production ; que la main-d’œuvre indigène en un mot s’applique au travail du coton comme elle l’a déjà fait avec avantage à celui du tabac. Son concours est encore plus utile dans le cas de la plante text^e, à cause des frais énormes qu’entraîne la cueillette. Un exemple très louable d’association des bras arabes aux capitaux européens, a commencé à se produire il y a quelques années dans l’arrondissement de Bône; quatre ou cinq cents familles ont exécuté, en participation avec un propriétaire français, des cultures de coton dont la récolte a été ensuite partagée d’après des conditions arrêtées à l’avance. Les événements de 1871 retarderont malheureusement cette assimilation économique des deux races, mais elle est appelée à s’établir de plus en plus, à mesure que la constitution de la propriété privée parmi les indigènes jettera parmi eux les germes de l’initiative et du progrès. Le cotonnier donne en Algérie des rendements qu’on peut considérer comme très satisfaisants, étant donnée l’imperfection des procédés culturaux, surtout en ce qui concerne l’emploi du fumier ou d’engrais de commerce que le coton réclame impérieusement. On obtient de 6 à 12 quintaux de coton brut à l’hectare et quelques planteurs ont récolté jusqu’à 18 quintaux. Le produit net en coton oscille du quart au cinquième. Le prix payé à la culture varie suivant la qualité de 00 à 200 fr.le quintal brut. Les frais de culture, suivant différentes évaluations, varient de 400 à 600 fr. M. Grivel de l’Habra, qui consacre une étendue de 70 à 80 hectares à cette culture et qui récolte en moyenne 12 quintaux â l’hectare, déclare ses frais, dans l’enquête Le Hon, s’élever à 670 fr. y compris la fumure et la location de la terre. Les principaux planteurs égrènent chez eux, mais des ateliers d’égrenage se sont installés sur tous les points du territoire où la culture a pris pied. Les cotons sont envoyés, en soie, à Marseille et au Havre, ainsi DEUXIEME GROUPE. 19 qu’à destination de Mulhouse, dont la grande maison de Jean Dolfus est depuis longtemps liée d’intérêt et de sympathie avec la colonisation algérienne. Exportation des cotons d’Algérie. en 1868. . . . 376,982 kilogr. en 1869. ....*. 282,584 » en 1870. . . . 346,899 >> en 1871. . . . 271,479 » en 1872. . . . 241,362 » EXPOSANTS Adam, au Tlélat (dép 1 d'Oran). * Coton longue soie. Beyer, à Montpensier (dép 1 d’Alger). * Coton longue soie. Commune de Relixane (dép 1 d'Oran). * Coton longue soie. »•iboiirfs, à Hippône (dép 1 de Constantine). Coton géorgie longue soie, 1872, égrené et non égrené. Coton, courte soie, 1872, égrené et non égrené. Dufour, à El Outaïa (dép 1 de Constantine). * Coton longue soie. Du Pré (J.) de Saint Jlaiir, à Arbal (dép 1 d’Oran). * Coton longue soie et coton courte soie. Ferré, à Saint-Denis du Sig (dép 1 d’Oran). * Coton longue soie et coton courte soie. Quyonncf, à Assi bou Xif (dép 1 d’Oran). Coton géorgie longue soie, 1872, égrené; * coton longue soie. Hitler, à la Cliiffa (dépi d’Alger). * Coton longue soie. «Jardin «l'acclimatation «l’Alger. — M. Hardy, ancien directeur. * Coton géorgie longue soie; c. long steaple ; c. Bunclis; c. de la Guadeloupe; c. mexicain ; c. de Monterey; c. d’Iviça (Baléares); c. Khean nan (Chine); c. nankin. Lallemand, à Aïn Tédeless (dép 1 d’Oran). * Coton longue soie. Mas«iuelier fils et C ie , à Saint-Denis du Sig (dép 1 d’Oran). ** Coton, type de choix ; coton d’une plante de deux ans. Merlin (M e V e ), à Saint-Denis du Sig (dép 1 d'Oran). Coton géorgie longue soie, 1872, égrené et non égrené. 4 DEUXIÈME GROUPE. bO Oi'|tliclina( de lionc ( ±Z £-1 w A 84 DEUXIÈME GROUPE. exactes que possible, le compte des capitaux engagés dans les forêts actuellement concédées ou aliénées et de leur produit, et en décomposant celui-ci en tonneaux de jauge pour le fret, en valeur brute pour la richesse publique, en salaires payés en Algérie, en frais de transport par mer. Ces données ne portent que sur le produit principal et estimé au plus bas, à savoir, le liège pour les forêts de cliene-liége, le bois d’œuvre pour les forêts de chônes-zéen et à feuilles de châtaignier, et enfin les résines pour les forêts de pins. (Voir le tableau II.) ’ Les éléments de ce tableau peuvent être appliqués aux peuplements non encore concédés, dont le précédent état statistique donne les contenances, et qui sont susceptibles de fournir des ressources analogues à l’exportation. EXPOSANTS Collection forestière de AI. E. Lambert. Les essences forestières de l’Algérie sont représentées à l’Exposition par une importante collection, recueillie au prix d’efforts et de difficultés sans nombre par M. Ernest Lambert, ancien inspecteur des forêts, faisant fonctions de conservateur à Alger. Elle comprend : 1» 139 échantillons de bois divers; 2° un herbier en cinq cartons composé de 215 spécimens d’espèces ou de variétés différentes, embrassant l’ensemble des essences forestières indigènes de la colonie, sauf quelques rares sous-arbrisseaux qui se rencontrent dans les solitudes du Sahara; 3° des spécimens des charbons obtenus de 75 espèces d’essences algériennes, portant chacun les chiffres calculés par M. E. Lambert, de leur densité et du rendement en poids et volume, renseignements extrêmement utiles pour l’industrie. On donne ci-après le catalogue de cette intéressante collection, reproduisant les renseignements qui sont portés sur les étiquettes qui accompagnent chaque échantillon. Rcnonculacées. X» 1. Clematis cirrhosa, L.,- clématite cirrheuse, en arabe Ta el loula. Hauteur 4 mètres. Station : sur tout le littoral. Tige sarmenteuse, sans usage. Capparidées. X° 2. Capparn ovata, I)esf., câprier à feuille ovale, en arabe Kupper. Station : quelques localités de la province de Constant)ne, Kabylie. Le bois est sans usage mais son fruit constitue un assaisonnement agréable. CistinécN. N° 3. Cistus salviæfolius , L. ciste à feuilles de sauge. Mechtib el Meliah. Sous- arbrisseau de 0,50 cent, au bois dur et compacte, utilisé pour le chauffage des fours. DEUXIEME GROUPE. 85 X° U C. Monspeliemis, L., ciste de Montpellier, Toughzelt. Mêmes dimensions, même usage. N° 5. Helianthemum halimifolium , L., ciste à feuille d’halime. El Mellyh. Sous- arbrisseau d’un mètre de hauteur, même usage. Malvacées. N° 6. Lavatera olbia, L. Mauve arborescente; Medjir. H r 2 à 3 mètres. Le bois peut être employé dans la tabletterie, comme celui du sureau, pour les peignes, etc. Iljpériclnée». N° 7. Androsæmum officinale , Ail., Androsème officinale. Dans les montagnes et coteaux de tout le littoral. H r 0,60 cent. Acérinées. N° 8. Acer opulifolium, Willd., var. Neapolitanum, A. optusatum, Willd. Erable napolitaine, Tchek ten kékeb. H r 9 m. Station : les montagnes de la province d’Alger et le Babor. Bois facile à travailler, propre aux ouvrages de tour, de menuiserie, de charronnage et de luthier. Brûle bien, mais vite. Densité 0,800. N° 9. A. campestre , L., érable champêtre, Kékeb. H r 10 m. Station : la Kabylie. Bois dur, lourd, tenace; ouvrages de tour, menuiserie, outils. Excellent combustible. Densité 1,00. N° 10. A. Monspessulanum, L., érable de Montpellier, Kékeb. H r 12m. Station : la Kabylie. Bois pareil au précédent. Densité 0,90. Méliacces. N° 11. Melia azedarach, L., azédarach. El Yès. H r 15 m. Subspontané. Arbre d’ornement. Bois sans valeur, densité 0,810, rendement en charbon, poids 0,123. Fruit oléagineux donnant de l’huile à brûler. Anrantiiicccs. 12. Citrus medicà, L., citronnier. Chedjret el Lim. H r 7 m. Subspontané dans les montagnes, vient bien partout. Bois très joli, propre à la marqueterie et autour. Densité 0,746. Rendement en charbon, poids 0,222. Ecorce fébrifuge, feuilles toniques, dont on obtient l’essence de petit grain par distillation. Fruit connu. N° 13. C. àurantium, L., oranger. Ttchina. H r 8 m. Plantation en orangerie, bois propre à la marqueterie et au tour. Densité 0,743. Ecorce et feuilles mêmes propriétés que celles du précédent. On obtient de la fleur l’essence de néroli et l’eau de fleurs d’oranger. Fruit connu. Ampclitlée!*. N° 14. Yitis vinifera, L., vigne commune. Dehlia. Station : commun dans les ravins et dans le lit des rivières. Bois sans autre emploi que pour la confection des cannes. Densité 0,851; rendement en charbon, en poids 0,174. i lî u tarées. i N° 15. Ruta tenuifolia, Desf., rue des Montagnes. Fidjela. H r 0,50 c. 86 DEUXIÈME GROUPE. * Ilicinécs. N° 16. llex aquifolium , L., houx commun, Cheuk Toughzas Bex. H r 8 m. Station : montagnes boisées des dép. d’Alger et de Constantine. Bois bon pour la marqueterie et le placage, vis, dents d’engrenage, outils. Densité du bois 1,051. Charbon : densité 0,386, rendement en poids 0,152, en volume 0,417. L’écorce contient du tannin, de la glu, et le principe amer nommé ilicine. La feuille sèche donne une infusion analogue au thé. Le fruit contient de la pectine et des acides réputés purgatifs. Rkainnécs, N° 17. Rhamnus alaternus, h., nerprun alaterne, Hehoud el Kher. H r 6 ni. Station : commun dans les départements d’Alger et de Constantine. Bois cassant, employé pour ses jolies nuances dans la marqueterie, l’ébénisterie et le tour. Densité du bois : 1,094. Charbon : densité 0,553, rendement en poids 0,260, en volume 0,516. L’écorce est employée comme médicament par les indigènes, donne une teinture jaune. Le fruit est purgatif et teint aussi en jaune, N° 18. R. Alpinu-s, L., nerprun des Alpes. H r 4 m. Station : montagnes des Babors (Kabylie) de 960 à 1,300 m. d’altitude. Bois dur, mais facile à travailler. Donne des fruits purgatifs et colorants. N° 19, R. oléo'ides, L., nerprun à feuilles d’olivier. Zebboubj. Arbrisseau de 2 à 3 m. Dans les Babors et sur différents points du littoral : sables et rochers. Bois de chauffage. N° 20. R. lycioïdes, Desf., nerprun à feuilles de Lyciet. Zebboubj. H r 2 m. Sables du littoral. Chauffage, N° 21. Zizyphus vulgaris, Lam., jujubier commun, Eunnaba. H r 8. m. Station : dans toute l’Algérie et principalement dans la région N.-E. Bois très-beau et très bon pour l’ébénisterie. Excellent combustible. Densité du bois 1,138. Charbon : densité 0,543, rendement en poids 0,238, en volume 0,499. Fruit comestible. N° 22. Z. lotus , Lam. Desf., jujubier lotos ou des lotophages, Sebra. H r 3 m. Station: plaines et coteaux incultes dans toute l’Algérie et jusque dans le Sahara au bord des ruisseaux. Bois uniquement propre au chauffage, très-bon calorique. Densité du bois: 1,019. Charbon: densité 0,333, rendement en poids 0,188, en volume 0,575. Fruit de môme goût mais plus petit que la jujube. N° 23. Fràngula vulgaris , Lam., bourdaine, bourgène, aulne noir. H r 10 m. Près de La Calle. Térébinthacées. N° 24. Pistacia terebinthus, L., pistachier térébinthe, Ibek Festok. H r 4 m. Station ; dans les régions moyennes des montagnes calcaires. Bois dur et veiné : bon chauffage, densité 1,044. Charbon : densité 0,588, rendement en poids 0,171, en volume 0,305. Donne le mastic et la térébenthine de Chio. Résine et térébenthine très-fines (Alk en arabe). Fruit comestible et oléagineux. N° 25. P, Atlantica , Desf., pistachier de l’Atlas, Bethoum. H r . 18 m. Station : montagnes élevées du Tell, vallée de laSeybouse et jusque dans le Sahara, jusqu’au 33 e degré de latitude. Bois tenant le milieu entre le noyer et le palissandre, pouvant jouer le même rôle dans l’ébénisterie, également propre à la sculpture. Densité 1,180. Brûle bien, charbon résistant, mais pétillant. Charbon : densité, 0,461, rendement en poids 0,220, en volume 0,422. L’écorce renferme un peu de tannin; sucs gommeux, résineux, très-odorants, et très-abondants, produisant également de la térébenthine et du mastic. La feuille contient une forte proportion de substances alibiles et sert de nourriture au bétail. Le DEUXIÈME GROUPE. 87 fruit est mangé par les Arabes, qui lui attribuent des propriétés stomachiques ; on en extrait une huile grasse très-odorante employée par les femmes indigènes pour les soins de la chevelure. N° 26. P. lentiscus, L., lentisque, D’arou. H r 8 m. Station : mélangé avec tous les autres arbrisseaux, le lentisque forme le fond de toutes les broussailles, de tous les taillis. Il recouvre ainsi plus de 800,000 hectares dans les trois provinces. Bois pour Fébénis- terie. La souche très-volumineuse est d’un veiné ronceux et flambé de jolies nuances d’un très-bel effet. Densité 1,022. Bon chauffage, charbon ardent et de durée. Charbon : densité 0,340, rendement en poids 0,232, en volume 0,699. L’écorce et surtout les feuilles contiennent du tan extrêmement énergique, tannant les cuirs en 25 ou 30 jours. On retire des sucs, de la térébenthine et du mastic, une résine odorante, un vernis brillant et une teinture bleue. Les fruits donnent une huile bonne à brûler et propre à faire des savons à bon marché. N° 27. Rhus coriaria, L., sumac des corroyeurs, Stahe, appelé en Turquie Summak. H'4m. Rare, sur les coteaux près d’Alger, de Constantine et d’Oran. Bois poreux, sans valeur ; densité 0,700. L’écorce sert à teindre les cuirs et les étoffes en rouge et en roux jaunâtre suivant le degré de concentration. Les feuilles et les sommités des pousses sont employées, séchées et pulvérisées, au tannage et au corroyage des peaux de chèvre et de mouton, qui donnent les cuirs dits maroquins. Fruit acidulé, rafraîchissant. ' N° 28. R. pentaphyllùm,T>esî., sumac tezera, Thizua. H r 5 m. Station: très-abondant d’Oran à Saïda et dans quelques autres parties du département, il forme des masses de broussailles occupant une étendue approximative de 5,000 hectares. Le bois, celui de la racine surtout, est propre aux ouvrages de tour et de marqueterie. Bon à brûler et à carboniser. Densité 0,800. L’écorce contient du tannin et une teinture rouge-vif très-abondante. N° 29, Schinus molle , L., faux poivrier. H r 6 m. Subspohtané. Bois dur, résistant, employé en placage dans l’ébénisterie et la marqueterie de luxe. Légumineuses impilionacées. N° 30. Anagyris fœtida , L., anagyre fétide, Kharoub el Kelb. H f 4 m. Station : disséminée, abondante seulement sur les hauts plateaux de l’Est de l’Algérie. Densité du bois 0,956. Charbon, rendement en poids 0,170. N° 31. Colutea arborescens, L., baguenaudier arborescent, Mehahab, Hr 3 m. Station : dans les ^buissons, sur les hauts plateaux du littoral, disséminé et rare. Densité du bois 1,000. Charbon : densité 0,482, rendement en poids 0,260, en volume 0,415. Feuilles et graines purgatives. N° 32. Anthyllis barba Jouis, L., anthyllis. H r 2 m.Sur les falaises de l’Est. N° 33. Calycotome spino'sa, Link., calycotome épineux, Guendotjl. H« 1 2 m. 50. Station : commun sur les coteaux du littoral. Bois employé pour le chauffage des fours à chaux, densité 0,929. Charbon : densité 0,412, rendement en poids 0,213, en volume 0,431. N° 34. Calycotome intermedia , D. C. H r 1 m. 50. Très répandu sur le littoral, même usage. N° 35. Spartium junceiim, L., genêt d’Espagne, Tartag. H r 4 m. Station : abondant sur les coteaux de la région méditerranéenne. Bois employé en fagots à brûler; densité : 1,123. Charbon : densité 0,349, rendement en poids 0,225, en volume 0,460. Ecorce donnant des fibres textiles, sucs et fruits purgatifs. N° 36. Genista ulicina, Sp., genêt à feuilles d’ajonc. H r 0,50 c. Assez rare sur le littoral. N° 37. G. tricuspidata, Desf., genêt à trois épines, Tschebrek. H r 0,60 c. Sur les coteaux< 88 DEUXIEME GROUPE. X° 38. G. Numidica, Sp., genêt de Numidie, Ciieteba. H r 3 m. Station : environs de Bône. Bois dur et cassant. N° 39. Cytisus triflorus, L’Hér., cytise à trois fleurs, LougueÏ. H r 1 m. Station : région moyenne du littoral. N° 40. Genista asphalathoïdes. Rare sur le littoral. N° 41. Sarothamnus ferox, L'Hér., sarotame féroce, Tatak. H r 1 m. Sur le littoral. L. Césaljtiiiiécsj. N° 42. Ceratonia siliqua , L., caroubier commun, Kharoub. H r 18 m. Station : rare au bord des chemins, disséminé dans quelques forêts. Bois employé à confectionner de grands meubles, densité 1,092. Charbon : densité 0,356, rendement en poids, 0,189. en volume 0,453. L’écorce contient du tannin, la feuille est un bon fourrage. Fruit sucré, excellent aliment pour les animaux, donnant par infusion un cidre agréable, par distillation beaucoup d’alcool, et, par torréfaction une sorte de chocolat. Amygclalécs. X° 43. Amyydalus commuais, L., amandier commun, Louz. H r 10 m. Station : à l’état spontané près de Ténès et de Souk Ahras, et aux environs de Mascara et de Saïda où il est abondant. Bois propre à l’ébénisterie, densité 0^930. Fruit connu. N° 44. Cerasus avium, Mœnscli., D. C., cerisier sauvage, H’abb elMlouk. H r 20m. Station : assez commun dans les ravins de l’Edough, au Filfila, dans le Djurjura. Bois très employé en ébénisterie et menuiserie. Les Arabes en font de .la vaisselle au tour et des tuyaux de pipe. Densité du bois, 0,758. Charbon : densité 0,369, rendement en bois 0,167, en volume 0,344. Ecorce contenant 10 °/ 0 de tannin. Fruit connu. X° 45. Prunus dornestica, L., prunier domestique, Chedjret el Aïn. H r 7 m. Station : dans les ravins près de Souk Ahras, de Guelma et de Blidah. Bois propre à des ouvrages de marqueterie et de tour. Fruit connu. X° 46. P. insititia, L., prunier sauvage, Berk’ouk. H r 4 m. Station : dans les ravins près de Bône, de Souk Ahras et d’Orléansville. Rare. Bois propre à la sculpture et à la petite ébénisterie. Densité 0,700. Fruit connu. N° 47. P. spinosa , L., prunier épineux, Aïn Harami. H r 4 m. Station : dans les ravins et les massifs boisés des montagnes de l’Edough, de Souk Ahras, de l’Oueren- senis, du Djurjura, etc. Bois humide, ne convient que pour de petits ouvrages de marqueterie. Densité du bois 0,907, du charbon 0,214. Ecorce tannante et teignant en noir avec un sel de fer. Fruit utilisé pour boisson. Fleurs purgatives. N° 48. Armeniaca vulyaris, Lam., abricotier commun, Meciimach. H r 8 m. Station : subspontané et cultivé partout. Atteint de très fortes dimensions dans les oasis irriguées du Sahara. Bois sans valeur notable comme bois d’œuvre et de feu, mais très propre à l’ébénisterie et à la marqueterie, surtout employé comme placage. Fruit connu. Rosacées. N° 49. Rubus fruticosus, L., var. discolor, ronce arbrisseau, Hallig tout ez Zeroub. H r 2 m. Dans les montagnes boisées et les lieux frais. N° 50. Rosa sempervirens, L., R. moschata , Desf., rosier toujours vert, Oueurd Nesri. H r 2 m. Station : dans toutes les régions élevées et boisées du littoral. Employé pour tuyaux de pipes. Poniftcécs. N° 51. Pyrus cydonia, L., cognassier commun, Sfeurdjel. H r 5 m. Spontané, se rencontre dans l’Edough, sur la frontière de Tunis, près Souk Ahras et Guelma. Bois DEUXIEME GROUPE. 89 sans grande valeur, bon combustible, densité 0,944. Charbon : rendement en poids, 0,472. N° 52. P. communis , L., poirier commun, Lendjass. H r 12 m. Se trouve dans les ravins à une altitude de 700 m. près Souk Ahras. Bois : densité 0,890. Charbon : rendement en poids 0,135. Fruit connu. N° 53. P. longipes, Coss. et Dur., poirier longipède, Lexdjass. H r 8 ni. Station dans les ravins près de Batna et de Lambessa. Analogue au poirier commun. N° 54. Malus communis , L., pommier commun, Teffaii. Se rencontre en Kabylie. Bois et fruit connus. N° 55. Cratægus monogyma, Jacq., aubépine monogyne, Harami. H r 8 m. Disséminé dans les régions montagneuses, assez rare. Bois de peu de valeur, assez bon chauffage, densité 0,950. Charbon : densité 0,536, rendement en poids 0,171, en volume 0,333. N° 56. C. oxgacantha , L., aubépine, Berk'ouk Harami. H r 5 ni. Station : dans les montagnes de l’est. Densité du bois 0,816. Charbon : rendement en poids 0,218. Bois et fruits connus. N° 57. C. azarolus, L., aubépine azérolier, Z’arour. H r 8 m. Station : aux environs de Bône, de Guelma et de Souk Ahras. Bois propre au placage intérieur des meubles, à la confection de vis, dents d’engrenage, etc. Densité 0,859. Charbon et chauffage excellents. Charbon : densité 0,489, rendement en poids 0,179, en volume 0,325. Fruit acidulé analogue à la nèfle. X° 58. C. azarolus , L., azérolier, var. à fruits rouges (ErnestLambert). Station : djebel Arouara et Bou Zora (Guelma). Mêmes qualités, usages et densité. X° 59. Mespilus rotundifolia, Pers., amelanchier, Berk’ouk el Maïz. H r 2 m. Station : dans les montagnes des Babors et autres de la Kabylie, à 900 mètres d’altitude. Densité du bois 0,S38. Charbon : densité 0,525, rendement en poids 0,202, en volume 0,322. N° 60. Sorbus aria, Crantz, alisier blanc, Iâelke’t. H r 5 m. Station : dans les Babors et l’Aurès. Bois très résistant, propre au tour, à la mécanique, vis, écrous, chevilles, etc. Bon combustible. Densité du bois 0,799. Charbon : densité 0,522, rendement en poids 0,168, en volume 0,265. X° 61. S. torminalis, Crantz, alisier tranchant, Takekobs. H r 10 m. Station dans les montagnes des Babors, de l’Afadou, du Djurjura (Kabylie). Densité 0,700. Bois analogue à celui du sorbier, bon chauffage. Fruit comestible. X° 62. S. domestica, L., sorbier domestique, Teffaii el Djebel. H r 12 m. Station: dans les Babors et dans plusieurs localités du dép. d’Alger. Densité 0,900. Bois et fruits connus. Granatécs. N» 63. Pumca granatum, L., grenadier commun, Ciiedjeret Reummana. H r 3 m. Se rencontre sur tout le littoral. Bois employé dans la marqueterie, les ouvrages de tour, brûle bien, densité 0,959. Charbon, rendement en poids 0,208. Écorce servant au tannage et à teindre en jaune, astringent très-énergique. Fruit astringent et rafraîchissant, la pulpe teint en noir. Tnniariscinccs. N<> 04. Tamarix Gallica, L., tamarix de France, Tarfa. H r 10 m. Station : dans toute l’Algérie, le long des cours d’eau. Bois, densité 1,080. Charbon : densité 0,455, rendement en poids 0,181, en volume 0,435. Uéçorce contient assez de tannin pour être utilisée. N° 65. T. Africana, Poir., tamarix d’Afrique, Tarfa. H r 4 m. Arbre de reboisement pour les dunes et relais des cours d’eau. Mêmes observations que pour le précédent. Bois donne beaucoup de potasse. 90 DEUXIÈME GROUPE. Myrtacécs. N° 66. Myrtus communis, L., myrte commun, Rihiiane. H r 4 m. Très commun dans toutes les plaines. Bois 1res employé pour la confection des cannes, densité 0,907. Excellent chauffage. Charbon : densité 0,386, rendement en poids 0,225, en volume 0,561. Les feuilles et l’écorce constituent un tannin très-énergique. Le fruit (en arabe Chei.moun) agréable à manger, est recherché par les Arabes. N° 67. M. communis, L., var. leucocarpa, Smith, myrte à fruits blancs. Rihhane el Biot. H r 3 m. Mélangé avec le précédent, mais bien moins répandu. Mêmes emplois. Bois, densité 0,916. Charbon, rendement en poids 0,218. Hédéracces. N° 68. Hedera hélix, L., lierre grimpant, Louaï (la feuille Fountana). H r 30 m„ circonférence 1 m. Station dans toutes les forêts des régions élevées. Densité 0,597. Charbon, rendement en poids 0,115, Caprlfollacées. N° 69. Vibumum lanterna, L., viorne flexible, Karetsch. H r 2 m. Station : dans les monts Baborsàl,500 mètres d’altitude, rare, densité 0,980. N° 70. F. tmus, L., laurier tin, Hagrei. H r 2 m. 50 c. Station : d’Alger à Tunis dans les ravins des hautes montagnes. Densité du bois 1,080. Charbon : densité 0,393, rendement en poids 0,175, en volume 0,481. N° 71. Sambucus nigra, L., sureau noir, Lizouri Aïrouri. H r 5 m. Station : sur les hauts plateaux du littoral, peu commun. Densité 0,881, rendement en charbon et en poids 0,171. N° 72. Lonicera arborea, Boiss., chèvre feuille en arbre, Chahamet el Atrouss. Station : dans la chaîne du Djurdjura à 900 m. d’altitude, assez commun. Densité du bois 0,707. Charbon : densité 0,358, rendement en poids 0,223, en volume 0,440. N° 73. L. Etrusca, Santi, chèvrefeuille d’Etrurie, Chahamet el Atrouss. Très-commun. H r 1 m. Composée». N° 74. Artemisia arborescens, L., armoise arborescente, l’arbre de Marie, Chedjeret Meriem. H r 1 m. 30. Station : le Tell et 1 e Sahara. Ericacécs. N° 75. Arbutus unedo , L., arbousier commun, Sassnou Lendj. H r 5 m. Commun sur le littoral à une altitude de 500 à 1,000 m. Bois, densité 0,900 ; chauffage estimé. Charbon : densité 0,535, rendement en poids 0,235, en volume 0,374. Fruit bon à manger et donnant de l’alcool; contient de l’acide pectique et un peu d’acide citrique. N° 76. Ërica arborea^ L., bruyère en arbre, Bou addad ouKrenedj. H r 4 m. Abondante sur les mamelons et les montagnes peu élevées. Bois propre à la tabletterie, à la marqueterie et au tour. Les indigènes en font des cuillères. On fait des pipes avec la racine. Chauffage de première qualité pour la forge et hauts fourneaux. Bois, densité 0,909. Charbon : densité 0,450, rendement en poids 0,233, en volume 0,474. N° 77. E. multiflora, L., bruyère multiflore, Schotba el Maglouba. H r 1 m. 50 c. Envahit tous les mamelons arides et découverts. Bois : densité 0,912, employé aux mêmes usages que le précédent. Charbon : densité 0,460, rendement en poids 0,253, en volume 0,503. DEUXIÈME GROUPE. 9i Oléinées. N° 78. Fraxinus australis, J. Gay, frêne austral, Dardar. H r 25 m. Abondant le long des cours d’eau. Bois supérieur comme qualité à son congénère d’Europe. Densité 1,039. Charbon: densité 0,445, rendement en poids 0,479, en volume 0,433. La feuille forme un excellent fourrage. N° 79. F. angustifolia, Valli. frêne à feuilles étroites, Dardar el kher. H r 10 m. Station : au bas des montagnes de l’Edough au Cap de Fer. Bois analogue au précédent. N° 80. F. dimorpha, frêne dimorphe, Dardar. H r 10 m. Se trouve dans les montagnes de l’Aurès (département de Constantine) entre 1200 et 1800 m. d’élévation. Bois analogue au frêne austral. Densité 1,00. N° 81. Olea Europea, L., olivier d’Europe, Zehoudj, cultivé Zitouna. H r 15 m. Station : très commun dans la zone du littoral, surtout dans la province de Constantine. On peut compter 40,000 hectares d’oliviers en massifs plus ou moins mélangés et pouvant être exploités pour le fruit, soit par le greffage, soit par la taille et la culture. Très beau bois pour l’ébénisterie. Densité 1,200. En première ligne comme charbon et chauffage. Charbon : densité 0,420, rendement en poids 0,184, en volume 0,500. Enorme longévité, se reproduit facilement de rejets et de semences, fruit connu. N° 82. Phyllirea media , L., philaria intermédiaire, Keteum. H r 3 m. Se rencontre dans toute la zone du littoral. Densité 1,105. Qualités analogues à celles du suivant, mais de trop faible dimension pour être employé autrement que pour manches d’outils et chauffage. N° 83. P. stricta, Bertol, philaria dressé, Keteum. H r 15 m. Se trouve dans toute la région de l’olivier, mêlé aussi à d’autres essences. Bois ayant quelques-unes des qualités de l’olivier, convient surtout au charronnage. Les Arabes le recherchent pour jougs, charrues, etc.; chauffage et charbon parfaits. Bois, densité 1,150. Charbon, densité 0,624, rendement en poids 0,181, eu volume 0,326. Jasminccs, N° 84. Jasminum fndicans , L., jasmin arbrisseau, Yasmine, Hr 2>“ 50. Se trouve sur les hauts plateaux calcaires du littoral. Apocynées. N° 85. Neriam oleander , L., laurier rose, Defela. H r 4 m. Se trouve dans le lit de presque tous les cours d’eau. Bois léger (densité 0,658) sert à la confection des éventails mauresques. Le charbon est employé par les indigènes pour faire de la poudre. Densité 0,428, rendement en poids 0,188, en volume 0,333. N° 86. N. oleander , L. var. album , laurier à fleurs blanches, Defela el bida. H r 2 m. Assez rare, mêlé à l’arbre type dans le voisinage de la mer. N° 87. N. oleander , L. var. altissimum, E. Lambert, laurier rose à quatre feuilles, Defela sultane. H r 5 m. Cette variété, bien cai’actérisée par ses feuilles invariablement verticillées et par ses dimensions plus élevées. Se trouve entre Bône et Philippe- ville. Solanécs. N° 88. Nicotmia glauca, Bot. Mag., tabac glauque, Doukhkhan. H r 7 m. Se rencontre aux abords des villes dans les dép. d’Alger et d’Oran. Densité 0,760. Charbon* rendement en poids, 0,134. 92 DEUXIEMEïGROUPE. N° 89. S. Sodomæum, L., moi'elle de Sodome, Haadjex hodige. H r 1 m. 50. Plaines et coteaux de l’est, rare. Laliiccü. N ° 90. Rosmarinus officinalis , L., romarin, Kelîl. H 1 1 ni. Plateaux et coteaux du littoral. L’écorce contient une huile essentielle aromatique à propriétés stimulantes. Fleurs et feuilles à essences. N° 91. Lavandula Stæchas , L., lavande à épi, Hiialhhal. H r 0,80 c. Dans les broussailles. Verbénacées. ’ N° 92. Vitex agnus castus, L., gatilier, arbre au poivre, Bou Mextsem. H r 6 m. Station : dans les parties marécageuses des dunes de Djidjelli, à Dellys, près de Guelma, d’Orléansville. Bois d’une couleur originale pour la marqueterie, la tabletterie et le tour, exhale une odeur poivrée. Densité 0,824. Charbon : densité 0,363, rendement en poids 0,287, en volume 0,652. Globiilai'iécM. N n 93. Globularia algpurn , L., globulaire turbith, Tacelr’a. Sous arbrisseau peu abondant, utilisé pour le chauffage des fours; fruit employé comme succédané du séné. Thymclées. N° 94. Passerina hirsuta, L. passerine cotonneuse, Methenan. Dans les sables. N° 95. Daphné gnidium, L. garou, sain-bois, El-azzaz. H r 1 à 2 m. Sur tous les coteaux de Tell. Teinture jaune et noire. Ecorce contenant un principe résino'ide, âcre, vésicant et toxique. N° 96. Laurus ?iobilis,, L., laurier commun, Reuxd. H r 10 m. Commun dans les ravins encaissés, frais et ombrés des dép. d’Alger et de Constantine. Densité 0,711. Charbon : densité 0,324, rendement en poids 0,219, en volume 0,481. Santalacées. N°97. Osgris alba, L., osyris blanc, Merterêt. H r 2 m. Se trouve dans les ravins de l’Atlas, rare. Bois analogue à celui de l’épine blanche. Densité 0,936. N° 98. O. quadridentata, Salzm., (alba, Desf.), osyris quadrangulaire, Merterêt analogue au précédent. Euphoi-b lacées. N° 99. Ricinus communis , L., ricin commun, l’arbre de l’enfer, Chedjeret Djehënxem. H r 8 m. Assez fréquent dans les lieux arides. Essence transitoire pour fixer les dunes et sables les plus arides, arides. La graine donne une huile connue, la feuille nourrit le Bombyx cgnthia. N° 100. Buxus sempervirens , L., var. Balearica, buis des Baléares, Tidict. H. 5 m. Commun dans les montagnes de l’Aurès et de la Kabylie. Bois recherché pour la tabletterie, le tour, etc., bon combustible. Densité 1,063. Charbon : densité 0,511, rendement en poids 0,217, en volume 0,452. DEUXIÈME GROUPE. 93 Morêcs. N° 101. Ficus cnrica, L., figuier commun, Iverma. H r 5 m. Spontané dans les montagnes de l’est, assez rare, mais cultivé partout. Le bois sert aux Arabes pour faire des supports de tasses. Le fruit sauvage n'est pas mangeable. Densité 0,899. Charbon, rendement en poids 0,146. X° 102. Morus alba, L., mûrier blanc, Tout ei. Hariz. H r 15 m. Subspontané. Cultivé et cultivable sur tout le littoral. Bois, densité 0,800. L'emploi de la feuille est connu. Bon fruit. CeltUlées. N° 103. Celtis australis, L., micocoulier de Provence, El quequob. H r 20 m. Assez commun sur les collines du dép. de Constantine et sur les montagnes des deux autres départements. Bois de premier ordre pour les usages qui réclament la souplesse unie à la ténacité. Densité 0,778. Charbon : densité 0,371, rendement en poids 0,215, en volume 0,151. On extrait de l’écorce et de la racine une matière teignant en jaune. Les feuilles sont un bon fourrage. Le fruit donne une huile douce. UlmacécH. N° 104. Ulmus campestris, L., orme champêtre, N’cheum. Il r 25 m. Forme avec le frêne des massifs considérables dans les grandes vallées des provinces d’Alger et dt Constantine. Bois inférieur à l’orme de France. Densité 0,697. Charbon : densité 0,474, rendement en poids 0,241, en volume 0,395. La feuille constitue un bon fourrage. JuKlnndéc»*. N° 105. Jugions regia, L., noyer commun, Djouz. H r 15 m. Subspontané en Kabylie, à l’Edough et près de Blidah. Rare. Bois très employé, densité 0,820. Chauffage et charbon excellents. Charbon, rendement en poids 0,139. Fruit connu. CiipulifèrON. N° 106. Castanen vesca. Gærtn., Châtaignier commun, Iv’eust’eul. H r 20 m. Station près de Collo, dans la forêt de l'Edough à 600 ou 700 m. d’altitude. Bois, densité 0,842. Charbon : densité 0,333, rendement en poids 0,180, en volume 0,459. Fruit connu. N° 107. Quereus Mirbeckii, Durr., chêne zeen, Zeen. H r 35 m. Station : altitude 600 à 1,000 m., de Bône à Philippeville, des Béni Salah à la frontière de Tunis, il forme des massifs homogènes ou mêlé au chêne liège et au châtaignier. Il est mélangé au chêne à feuilles de châtaignier dans les forêts des Béni Foughal, des Béni Madjaled, des Babors, de l’Akfadou (Kabylie), et au ballotte près d'Orléansville. Au total 40,000 hectares peuplés plus ou moins complètement de cette essence. Grande longévité, croissance rapide pendant la jeunesse. Bois (densité 1,001) compacte, dur, résistant, propre à la charpente et à la fente. Charbon : densité 0,413, rendement en poids 0,212, en volume 0,486, l’écorce contient 8 p. 0/0 de tannin. La feuille souvent garnie d’une noix de galle d'excellente qualité, ne tombe qu’incomplétement en hiver. Glandée bisannuelle et abondante. N° 108. Q. sessiliflora, var. platgphilln, PI Lambert, chêne zeen à larges feuilles, variété nouvelle. Diffère par ses feuilles portant 10 à 12 paires de nervures pennées au lieu de 5 à 8, et dont les lobes sont aigus ou mucronés. Se rapproche par ces deux caractères du cliéne zeen, mais s'en écarte par ses glands sessiles, par la forme obovale ou en lyre de ses feuilles et par son écorce plus mince et jaunâtre. H. 25 m. Station : 94 DEUXIÈME GROUPE. foret de l’Akfadou, cercle de Bougie. Bois dur, un peu moins nerveux et à aubier plus abondant que dans le chêne zeen, apte à la fente. Densité 0,896. Charbon : densité 0,312, rendement en poids 0,173, en volume 0,498. Glandée tous les 2 ou 3 ans. N° 109. Q. castaneæfolia, Bory, chêne à feuilles de châtaignier, Afarez Zeen. H r 25 m. Espèce nouvelle, se mêle au chêne zeen dans les forêts des Béni Foughal, Bem Toufout, Béni Medjeled, Babors, Akfadou (Kabylie). Il ditfère du chêne zeen par son écorce, ses feuilles et sa maturation bisannuelle ; il diffère du pseudo-cerres par les lanières des cupules, son gland et son écorce toujours blanchâtre, profondément sillonnée et rugueuse. Altitude 1,000 à 1,400 m. Bois se fendant aisément, mais assez cassant, pour charpente et menuiserie. Densité 0,912. Charbon : densité 0,480, rendement en poids 0,193, en volume 0,666. Glandée tous les 3 à 4 ans, N° 110. Q. pseudo-suber, Desf., chêne faux liège, Fernan. H r .20 m. Station : sujets isolés parmi les autres chênes dans les montagnes de Taya, des Béni Toufout, des Béni Medjeled, de l’Akfadou, (dép* de Constantine), de Tlemcen et de Sebdou (dépt d’Oran), de 1,000 à 1,200 m. d’altitude. Bois presque sans aubier, d’une couleur brun rosé uniforme, de contexture analogue à celle du chêne liège. Densité 0,852. Charbon : densité 0,412, rendement enpoids 0,216, en volume 0,448. Ecorce à tan d’une épaisseur et d’une richesse exceptionnelles. Fruit assez doux, glandée rare. N° 111. Q.Ilex, L., chêne vert, chêne yeuse; Quériciie. H r 15 m. En mélange tantôt avec le ballote, tantôt avec le coccifère, tantôt avec le pin d’Alep, il forme des massifs considérables dans le sud du Tell, à une altitude de 500 à 1,000 m. Bois superbe pour parquets et grands meubles, propre à la petite charpente, densité 1,072. Excellent chauffage et charbon : densité 0,574, rendement en poids 0,221, en volume 0,444. Ecorce donnant le meilleur tannin après celui du chêne liège. Fruit assez doux crû, torréfié donne le café de glands doux. Glandée tous les deux ou trois ans. Fertile à 18 ou 20 ans. N° 112. Q. Ballotta. Des., chêne à glands doux,BELLOUT. H r 15 m. Répandu dans toutes les montagnes du Tell méridional, il abonde surtout dans la province d’Alger,de Blidah à.Tiaret. Bois identique à celui de l’yeuse, il passe pour avoir la maillure plus large et plus brillante, les nuances plus vives et le grain plus serré. Ecorce riche en tannin comme celle de l’yeuse. Le fruit doux se mange torréfié comme la châtaigne, ou en pâte et en farine. Se vend, sur les marchés du Sud, à moitié prix du blé, qu’il remplace dans les montagnes. N° 113. Q. suber, L. chêne liège, Fernan. H r 20 m. Il existe en Algérie environ 300,000 hectares de forêts de chênes liège, réunies sur le littoral de la province de Constantine, sauf 18 à 20,000 hectares appartenant aux deux autres provinces. Indépendamment de ces peuplements homogènes ou à peine mêlés de chêne zeen sur leurs limites, ou de pin maritime à l’Edough et près du Collo, ou de chêne ballote près de Blidah, on rencontre encore de petits massifs de chênes liège dans presque toute la Grande-Kabylie et dans l’intérieur du Tell de la province d’Oran. Il se trouve à une altitude de 100 à 950 mètres. Sa croissance est rapide, il repousse bien de souche, il possède une forte vitalité et une grande longévité. Le bois a les mêmes qualités et emplois que le chêne yeuse, mais il est moins coloré en rouge. Densité 0,891. Charbon : densité 0,444, rendement en poids, 0,200, en volume 0,401. L’écorce subéreuse est égale, sinon supérieure au liège d’Espagne. Le liber produit un des meilleurs tans connus. Le charbon du liber et même celui du bois donnent le noir d’Espagne employé en peinture et dans la préparation de l’encre de Chine. La feuille porte fréquemment des noix de galle. Glandée bisannuelle. D'arbre est fertile à 20 ans. N° 114. Q. coccifera, L., chêne kermès, Kerrouche el guermès. H r 3 m. 50. En mélange avec d’autres essences, il forme de petits taillis ou broussailles dans les trois provinces, jusqu’à la limite du Sahara. Bois analogue a celui de l’yeuse. Densité 1,089 Combustible et charbon excellents. Charbon, rendement en poids, 0,190. Ecorce à tan de première qualité. L’insecte kermès ( [Coccis ilicis , L.), qui vit sur la feuille de ce DEUXIÈME GROUPE. 95 chêne, donne une teinture écarlate aujourd’hui abandonnée pour celle de la cochenille, mais encore très recherchée par les Arabes. N° 115. Q. pseudo coccifera. Desf., chêne faux-kermès, Kerrouche, H r 8 m. Se rencontre avec le coccifère, mais moins abondant que celui-ci. Bois semblable à celui du précédent, avec maillure se rapprochant davantage de celle de l’yeuse. Densité 1,144. Ecorce à tan de qualité supérieure. Feuille souvent garnie de noix de galles très astringentes. Platanées. M° 116. Platanus orientalis , L., platane d’Orient, Deloub. H r 25 m. Subspontané. Bois se conservant bien à l’humidité, excellent combustible. Densité 0,920. Charbon, rendement en poids 0,175, Salicinces. N° 117. Salix purpurea L., saule pourpre, Héhoud el ma, H r 4 m. Assez commun au bord des cours d’eau, particulièrement de la Seybouse (arrt de Bône), Bois, densité, 0,730. N° 118. S. Hélix, L., saule hélice, Checheie. Arbrisseau de 3 m. de hauteur, même station que le précédent, moins abondant. Bois, densité 0,726. Charbon : densité 0,340; rendement en poids 0,162, en volume 0,393. N° 119. S. pedicellata, Desf., saule pédicellé, Smelé. H r 5 m. Le plus répandu de tous les saules en Algérie. Se trouve dans les ravins de presque toutes les montagnes et le long des cours d’eau et autres lieux humides. Bois semblable à celui du saule marceau. Densité 0,759. Charbon : densité 0,358, rendement en poids 0,206, en volume 0,449. N° 120. S. fragilis, L., saule fragile, Hehoud el ma. II r 14 m. Commun sur les bords de quelques rivières des provinces d’Alger et de Constantine. Bois analogue à celui du saule blanc, mais plus léger, densité 0,502. La feuille est bonne comme fourrage. L’écorce peut servir au tannage. N° 121. S. albn, L. var. sericea, saule soyeux, Hehoud el ma. H r 20 m. Se rencontre sur les bords d’un grand nombre de cours d’eau de l’Algérie, Bois employé pour confectionner des voliges et pour la vannerie, densité 0,567. Charbon pour le dessin et la fabrication de la poudre : densité 0,170, rendement en poids 0,151, en volume 0,505. I/écorce contient du tannin en proportion utilisable. On tire des. sucs un principe cristallisable, la salicine, employée comme fébrifuge et tonique. On a réussi à faire du papier et de la ouate avec les aigrettes des graines. N° 122. Populus alba, L., peuplier blanc, Saf saf el abiot. H r 30 m. Commun au bord des eaux dans toute l’Algérie. Bois supérieur en qualité à celui de son congénère d’Europe. Densité 0,667. Charbon : densité 0,299, rendement en poids 0,181, en volume 0,377. N° 123. P. nigra, L., peuplier noir, Saf saf rara. H r 25 m. Généralement rare, assez fréquent dans la vallée de la Seybouse, entre Guelma et Bône. Densité du bois 0,545. Charbon : densité 0,266 ; rendement en poids 0,169, en volume 0,448, N° 124. P. Iremula, L., peuplier tremble, Saf saf el djebel. H r 4 m. Station : le djebel ta Babors (Kabylie) à 1,700 m. d’altitude. Bétulacées. N° 125. Alnus glutinosa, Gærtn., aulne commun, Hehoud el hamar. H 1 18 m. Forme des massifs considérables dans les marais de La Calle et des Senuadja, entre Bône et Philippeville, et des bouquets sur beaucoup d’autres lieux humides. Le bois est spé- 96 DEUXIÈME GROUPE. cialement apprécié pour les travaux hydrauliques ou souterrains. Densité 0,778. Charbon : densité 0,296, rendement en poids 0,144, en volume 0,879. • , Gnétncées. X° 126. Ephedra oltissima, Desf., éphedra de Barbarie, Azer.ym. H r 8 m. Se rencontre par pieds rares dans les forêts de pins d’Alep et de Thuya du cercle d’Orléansville et entre Oran et Sa'ida. Bois, densité 0,625. X° 127. E. fragilis,, Desf., éphedra fragile, Azeram. H r 0,60 c. Station : sur la côte d’Alger à Oran et rare. Plus commun dans les Zibans et le Iîodna. Les femmes arabes emploient les sommités de la plante comme savon. Taxinées. N° 128. Taxas baccata , L., if commun, Tahciie. II r 12 m. Dispersé dans toutes les forêts de cèdre. Bois excellent pour le tour, la sculpture et les instruments. Se teint facilement en noir. Densité 0,908. Charbon : densité 0,429, rendement en poids 0.204, en volume 0,477. Le fruit renferme une huile grasse d’un goût agréable. Cuprcssinées. N° 129. Juniperus oxycedrus, L., var. macrocarpa, Ten. Taga. II r 7 m. Station : sur les dunes de Philippeville à La Calle, dans les plaines sableuses de Soukahras à Tebessa, dans l’Ouarensenis, très abondant dans le Tell inférieur de la province d’Oran. Bois moins vivement teinté et d’un grain moins fin que celui de l’oxicèdre ordinaire (var. rufescens). Densité 1,00. Charbon : densité 0,547, rendement en poids 0,268, en volume 0,522. N° 130. J. oxycedrus, L. var. rufescens, Eiidl., genévrier cèdre de Lybie, Taga. H r 7 m. Très abondant dans toute la zone des cèdres, pins d’Alep et chênes à glands doux, qui s’étend entre le Tell et le Sahara. Bois employé en ébénisterie, marqueterie, et comme enveloppe de la plombagine des crayons. Odeur aromatique agréable, se conserve bien. Densité 1,063. Donne une résine analogue à celle du cèdre, une huile empyreumatique employée par les vétérinaires sous le nom d’huile de cade, et une teinture rouge vif. Le fruit est adopté dans la cuisine. N° 131. J. Phœnicea, L., genévrier de Phénicie, Zimbah. II r 7 m. Station : les dunes de Ténès à Oran, et la partie sud du Tell, principalement de Soukahras à Tebessa. Bois moins estimé que celui de l’oxycèdre, propre aux mêmes usages et également inaltérable. Densité 0,759. Charbon, rendement en poids 0, 179. Les Arabes en retirent une résine et du goudron. N 0 132./. thurifera, L., genévrier d’Espagne, Taga, II r 5 m. Station : montagnes de l’Aurès (dép. de Constantine) de 1,000 à 1,800 m. d’altitude. Densité du bois 0,829, charbon, rendement en bois 0,163. Gomme résineuse et odorante, employée comme encens. N° 133. Cnllitris quadrivalvis, Vent., Thuya articulata, Desf. thuya articulé, Arhar. IR 8 m. Se trouve dans le dép. d’Oran et dans celui d’Alger à l’ouest, et particulièrement aux environs de Mostaganem, Arzew, Mascara, Tlemcen, Orléansville, Ténès, Milianah, Sa'ida; il recouvre en totalité environ 150,000 hectares à l’état d’essence dominante. Le bois de la tige, doux à travailler, est propre à la menuiserie, à l’ébé- nisterie et surtout à la gravure et à la sculpture. Il est incorruptible et d’une durée illimitée. Densité 0,862. Charbon : densité 0,178, rendement en poids 0,191, en volume 0,925. Les loupes donnent le plus beau bois connu en ébénisterie, le citre des Romains. Excellent au feu, très bon charbon. La résine, très-odorante, produit la sandaraque, du mastic de Chio et une bonne térébenthine. DEUXIEME GROUPE. 97 N° 134. Cupressus semperoirew, L., cyprès pyramidal, Seroual. H r 25 m. Subspontané. Bon bois de charpente et de menuiserie. Densité 0,610. Charbon, rendement en poids 0,220. Aliiétinée»*. X° 135. Ab tes pinsapo, Boissier, var. Baborensis , sapin pinsapo des Babors, Toumert. H r 15 m. Station : monts Babors etTababor (Kabylie), de 1,430 à 1,950 m. d’altitude. Grande longévité. Bois d’un grain très-fin, très-régulier, qui serait sans # doute d’un excellent emploi. Densité 0,865. Charbon : densité 0,375, rendement en poids 0,235, en volume 0,417. X° 136. Cedrus Atlantica, Manetti, C. Libani , Barr., cèdre de l’Atlas, cèdre du Liban, Mkdded. H r 35 m. Stations principales : montagnes de l’Aurès, dép. de Constantine, sur l’Atlas, près de Blidah, à Teniet el Haad et à Tiaret, dans les Babors et le Bjur- jura (Kabylie), entre-1,100 et 1,900 m. Bois pour la charpente et la menuiserie, incorruptible et sonore. S’emploie avec avantage pour les intérieurs de meubles. Densité 0,802. Charbon : densité 0,235, rendement en poids 0,135, en volume 0,914. Résine donnant une bonne essence de térébenthine. L’arbre croît très-rapidement et vit très- longtemps. N° 137. Pinus Alepensis, Desf., pind’Alep, Snoubar el Magloub. H r 18 m. Se trouve un peu partout en Algérie, notamment sur le littoral de Cherchell à Mostaganem et dans le sud du Tell. Bois facile à travailler et très employé. Densité 0,552. Charbon : densité 0,290, rendement en poids 0,200, en volume 0,382. Ecorce contenant du tannin, une teinture rouge dont on teint les cuirs et les filets de pêche pour en assurer la conservation. Résine abondante. Térébenthine connue sous le nom de Perrine vierge. N° 138. P. maritima, D. C., pin maritime, Snoubar el Guetan. H r 15 m. Station : sur le littoral, près de la mer, à FEdough, Collo et Dellys; altitude de 600 à 1,000 m. Bois supérieur à celui du pin des landes, la résine est aussi plus abondante. Densité 0,539. Charbon : densité 0,293, rendement en poids 0,188, en volume 0,349. N» 139. P. pinea, L., pin pignon, Snoubar Festok. H r 30 m. Quelques bouquets près d’Alger. Bois plus léger, plus souple et plus résistant que les bois des autres pins d’Algérie. Densité 0,633. L’amande, très-reclierchée par les indigènes, est employée dans la confiserie. EXPOSANTS § 1. Bois et Liège. Béni Djenniul (Territoire des) de l’Est, (dép 1 d’Alger.) Bille de chêne zeen. Berfbon, Leco«j et C ie , à l’Edough, près Bône (dép 1 de Constantine), et à Paris, 226, rue Saint-Denis. La Société des lièges de l’Edough exploite 8,200 hectares. Occupe 90 Européens (salaire 4 fr. par jour), 160 arabes (2 fr. par jour), 8 femmes (2 fr. 50), 8 machines à bouchons. Produit annuel de 3,000 à 8,000 quintaux de liège brut. Planches de liège surfin, fin, ordinaire et liège mâle. Besson (Pierre) et C ie , à l’Oued el Aneb, dép 1 de Constantine et à Paris, 26, rue Cadet. La Société des lièges des Hamenda et des Attaoua possède dans les montagnes de l’Edough 17,000 hectares de forêts de chêne liège aujourd’hui en pleine production, desser- servies par 284 kilom. de sentiers muletiers et 76 kilom. de routes carrossables. 7 98 DEUXIEME GROUPE. Elle occupe un personnel de 150 européens et indigènes. L’usine de traitement, comporte une machine à vapeur de 6 chev. pour racler le liège, 24 chevaux et mulets pour les transports, 14 machines à bouchons, etc. La production annuelle est de 8,000 q. m. de liège et 9 millions de bouchons. Liège surfin 35 fr. le q. m.; en race, 25 fr.; épais fin, 17 fr. 50 ; ordinaire 12 fr.; liège brut pour couverture 8 fr. 75 (Voir VIII me Groupe). Racine de bruyère pour fabrication de foyers de pipes. Biemeindt commandant-supérieur à Nemours (dép 4 d’Oran). Souche de thuya articulé. Tronc de jujubier. Brault (Paul Marie), commandant militaire de Khenchela (dép 4 de Constantine). Souche de bois d’If de 70 centimètres de diamètre de la forêt d’Aïn Mimoun (Aurès). Catlot (Mgr.), évêque d’Oran, protecteur de l’orphelinat des enfajuts arabes. Liège de M’sita, liège en planche, travaillé, boîte. - Cliomette, à Mascara (dép 4 d’Oran). Thuya en loupes, idem en morceaux. Bruyère, racine pour foyers de pipes. Buplan ainé, fabricant à Philippeville (dép 4 de Constantine). Liège brut, bouilli et préparé. El Arbi ould el Hadji, caïd d’Ammî Moussa (dép 4 d’Oran). Liège. Jardin d’essai du Hamma, M. Rivière, directeur (dép 4 d’Alger). Collection de 60 échantillons de bois exotiques; collection de Bambous; collection de spathes et régimes de palmier; tronc de Latania Borbohica. Laquïlle, à Boufarick (dép 4 d’Alger). Margata (Osyris alba, L.). Lefebvre, directeur de la Société des lièges de l’Ouïder près Bône (dép 4 de Constantine). Exploitation de 6,800 hectares. Personnel 150 hommes, eu partie indigènes. 250,000 fr. d’affaires. Liège en planches, brut et râpé. Lambert (Adolphe) de Roissy, forêt de Fedj-Macta, district de Souk Ahras (dép 4 de Constantine). Exploitation de 1,765 hectares. 200 ouvriers employés en été, eu partie indigènes, payés 4 fr. les Européens, 2 fr. 50 les kabiles. Production 5,000 q. m. liège mâle Liège de démasclage et de reproduction en planches. Le premier vaut 5 fr. le quintal en forêt et 10 fr. rendu à Bône. Loche (M* Y“), directrice de l’Exposition d’Alger. Echantillon de thuya. Marill et Laverny, à Tefeschoun (dép 4 d’Alger). Liège de reproduction. Mohammed ben Isaad, à Ammi Moussa (dép 4 d’Oran). Thuya articulé, souche. • Richemont (de), à Baba Ali (dép 4 d’Alger). Mûrier, rondelle. Cèdre de l’Atlas, idem. Société d’Agriculture d’Alger. Liège mâle ou de démasclage. DEUXIÈME GROUPE. 99 Teissier (Henry) banquier à Philippeville (dép 4 de Constantine). Exploitation de chêne liège de 2,533 hectares. Produit cent à cent cinquante raille fr. Liège de reproduction en planches. Pour le liège ouvré voir VIII e groupe. § 2. Tannins et Teintures. Bossens (Félix), à Oran. * Ecorce à tan. Bourgoin (Célestin), vice-consul d’Autriche-Hongrie, à Bône (dép 4 de Constantine). Ecorce à tan de chêne. Prix 14 à 15 fr. le quintal m. livrable à quai. Cercle «le Tiszi Ouzou (dép 1 d’Alger). *Noix de galles. Cliabanat à Errakel Tlélat (dép 4 d’Oran). Ecorce de chêne kermès pour tan. Costérfsan, à Sidi Ali (dép 1 d’Oran). i * Kermès. Dufourc (Firmin), à Soumah (dép 1 d’Alger). “ Poudre de lentisque, extrait concentré de lentisque. «Jardin «l’Acclimatation d’Alger. ‘Sumac tézèra, rhus pentaphyllum. «Jon«iuière, à Oran. Extrait de Sumac tézéra. Lambert «le Roissy, à Bône'(dép 4 de Constantine). Ecorce à tan de chêne liège. Valeur en forêt sur pied 2 fr. 25 le quintal, livrable à Bône 14 fr., à Marseille 17 fr. Pancrazzi (Gaspard), à Bône (dép 1 de Constantine). Écorce à tan de chêne liège. L’écorce à tan se récolte depuis le mois de mai jusqu’en septembre. Un ouvrier peut en récolter 80 kilogr. par jour. Pépinière «le Biskra (dép 4 de Constantine) ‘Sumac des corroyeurs et sumac de Virginie. § 3. Résines. 4 Ben Alain lien Backir à Saïda (dép 4 d’Oran). ‘Résine de pin d’Alep. Caussadis, à Alger. ‘Colophane. L.esea (Léon), à Orléansville (dép 4 d’Alger). * Essence de térébenthine. IVouvelle, à Boghar (dép 4 d’Alger). Colophane en pain. Essence de térébenthine. 100 DEUXIEME GROUPE. Pépinière rte Bùnc (dép 1 de Constantine). ^Résine de pin d’Alep. Perrot de Clianmrel à Boghar (dép 1 d’Alger), * Résine de pin, goudron de pin, essence de térébenthine, idem dite de Venise, brai gras, brai clair, gallipot colophane, gomme durcie. L’EUCALYPTUS. L’introduction clans le bassin de la Méditerranée, depuis une douzaine d’années, de Y Eucalyptus globulus, Labill, emprunté aux régions australes du globe, semble devoir produire une révolution dans la sylviculture. Par l’accroissement et le revenu moindres des arbres destinés à nous fournir des bois de construction et de chauffage, leur production restait en dehors de la culture proprement dite et n’empruntait que rarement les procédés cjui lui sont propres. De même que certaines plantes sont destinées forcément aux terres pauvres et profitent mal de la grande richesse d’un sol ou des engrais surabondants, de même nos forêts ne sauraient rien gagner à se trouver dans les conditions culturales réservées aux plantes annuelles. Or il se présente aujourd’hui un végétal privilégié, possédant une puissance d’assimilation assez grande pour se prêter à une sorte de culture intensive, et qui, dans un temps deux à trois fois plus court, trouve le moyen de donner un bois supérieur en densité, en force, en élasticité, en durée, en même temps que d’autres produits, essence, résine, tannin. Comment se défendre d’un enthousiasme en vérité bien naturel en présence de cette merveilleuse activité fonctionnelle qui, dans l’espace de dix ans, nous procure un arbre de 1(5 à 18 mètres de hauteur et de 50 centimètres de diamètre, dont le rendement en argent représente pour une année une valeur au moins égale à celle des meilleures cultures. Aussi en Algérie est-ce par centaines d’hectares qu’il faut maintenant totaliser l’étendue des plantations, et avant peu ce sera par milliers, tant les faits parlent haut ici et s’affirment avec une éloquence irrésistible. Qu’un peu d’exagération se soit mêlé A la confiance inusitée qu’inspire cet arbre, il ne peut guère en être autrement, mais si une critique un peu sévère est nécessaire, elle est d’autant plus facile qu’elle laisse à l’eucalyptus assez d’avantages pour ne pas faire éprouver de regrets à ceux qui ont entrepris sa plantation avec réflexion. % YY Eucalyptus globulus , de la famille des Myrtacées, est originaire de la Tasmanie et de la partie orientale de la province de Victoria, dans le continent australien, où il est connu sous le nom de gommier bleu, biaje gum. Les conditions climatériques de ces contrées sont assez mal connues dans leurs particularités, et il n’est pas inutile, à l’occasion, d’en établir , DEUXIEME GROUPE. 101 la comparaison avec celles de l’Algérie pour nous éclairer sur le tempérament de cet arbre. En consultant les ouvrages généraux de géographie ou de météorologie, on est exposé à se faire une idée bien incomplète sur les causes qui ont présidé à l’acclimatation si remarquable do l’Eucalyptus dans la, région méditerranéene, car en voyant indiqué, pour la province de Victoria et la Tasmanie du Sud, des températures moyennes de 3 à 6° G. au dessous de celle de l’Algérie, des pluies annuelles plutôt moindres, mais réparties plus uniformément à travers les saisons et en un plus grand nombre de jours, on ne saisit pas la communauté d’actions qu’on s’attendait à rencontrer. C’est qu’on n’a là qu’un côté des influences qui agissent sur les végétaux; mais si l’on pénètre plus avant dans le sens intime des faits, on constate que si en Australie les phénomènes météorologiques offrent une succession constante dans leur ensemble, on observe au contraire une très-grande variation entre les extrêmes qui se reproduisent à courtes périodes et même dans les écarts diurnes. Il y a plus, l’amplitude des oscillations se manifeste toujours dans le même sens, ce qui tient au voisinage de la région chaude désertique de l’intérieur du continent australien. Ainsi les extrêmes de 30 à 36° C., qui sont rares à Launceston et Hobart-Town, dans la Tasmanie, sont bien plus fréquents à Melbourne, où le maximum absolu de huit années d’observation s'élève à 44° G., tandis que sur le même point le minimum absolu de froid n’est que de —2° C. C’est en un mot un climat marin, modifié constamment par l’accès de courants d’air chaud terriens, qui lui procurent les extrêmes de chaleur des climats continentaux, mais avec une intensité de durée beaucoup moindre. L’humidité de l’air procède également de ces deux influences opposées, elle approche plus ou moins de la saturation qu’on s’éloigne des côtes lorsque le vent souffle du pôle, elle descend à 30, 25, 20 0/0 de la siccité complète, lorsque prévaut le courant continental. Un tel milieu a dû admirablement préparer l’Eucalyptus à se prêter aux changements de climat portant sur l’excès de température, pourvu que des compensations s’établissent. En revanche,*sa constitution ne présente pas le même ressort à l’égard du froid, et c’est ce que prouve bien son peu de succès dans le midi de la France, partout où l’on est exposé à subir des gelées de — 5 à 6°. Dans le Tell algérien il trouve un excédant de chaleur en été et de pluies en hiver; mais dans la première saison, l’activité supérieure de la radiation solaire est atténuée par une hygrométrie plus marquée sur tout le littoral que dans son pays natal, et dans lu seconde, l’humidité, qui lui est pernicieuse, est rendue moins sensible par l’augmentation de la chaleur. A cela s’arrêtent les concessions de la nature végétale, et si l’on outrepasse les bornes en portant l’eucalyptus au Sahara, il y trouvera une sécheresse trop constante qui lui sera fatale. 11 est à remarquer d’ailleurs que, dans son pays, le keue gum ne dépasse 102 DEUXIÈME GROUPE. pas les Alpes australiennes, à l’est de la province de Victoria, qui forment barrière contre les vents desséchants de l'intérieur. On peut conclure de ces renseignements, qu’on a cru utile de donner ici en raison de leur intérêt d’actualité, qu’en somme l’Eucalyptus rencontre en Algérie les mêmes influences climatologiques, dans un ordre différent, mais s’équilibrant à peu près; que cependant, par suite de la chaleur supérieure, il doit y éprouver un surcroît d’activité fonctionnelle dans le jeune âge, qu’atteste bien la merveilleuse rapidité de son accroissement, et que tout porte à croire plutôt supérieur à ce qu’il est dans son pays natal. D’autre part, la physiologie nous enseigne que cette condition n’est pas de nature à lui permettre de prolonger son développement jusqu’aux dimensions de ces géants des forêts tasma- niennes ou australiennes; mais le mérite de cette essence n’est pas seulement dans ces prodigieuses exceptions, et dût-elle borner son développement en Algérie à une hauteur de 40 mètres, que les services qu’elle est appelée à nous rendre n’en seraient pas diminués. Il faut aussi insister sur la convenance bien établie du gommier bleu pour les alluvions formées de la désagrégation des roches primitives, granit, feldspath, mica. Ces formations ne sont pas absolument en majorité en Algérie, et cette élection naturelle qu’on ne peut espérer modifier foncièrement réduira sans doute l’étendue des terres qu’on pourra lui consacrer. Peut-être trouvera-t-on d’autres essences parmi les Eucalyptus et les Myrtacées australiennes, qui ne la partagent pas au même degré, mais l’immense extension des formations primitives du continent austral ne promet rien de certain à cet égard. L 'Eucalyptus globulus fut introduit en France en 1857 par M. Ramel. Dès l’année 1860 il était cultivé au jardin du Hamma (près d’Alger), par M. Hardy, et bientôt après'par M. Cordier, à la Maison-Carrée, qui en 1864 tentait la première plantation en massif. Il fut suivi dans cette voie par M. Trottier, d’Hussein-Dey, dont l’ardente propagande en faveur de cet arbre gagna les plus indifférents, à tel point qu’en une seule année il trouvait le moyen de placer 80,000 plants d’eucalyptus, A l’exposition de 1867, M. Hardy envoyait un tronc d’eucalyptus de sept ans, dont le magnifique développement excita l’admiration générale et accrut le nombre des partisans de sa culture. La Société générale algérienne, à qui le gouvernement venait de céder le jardin du Hamma, n’eut garde de négliger la reproduction de cet arbre, afin d’être en mesure de répondre aux demandes croissantes des colons. Elle fit elle- même des plantations sur une grande échelle dans les départements de Constantine et d’Oran. Le service des forêts, sous la direction de M. E. Lambert, entreprit, à la même époque, des essais sur les plantations en massifs et sur les semis en place, dont les résultats concluants DEUXIEME GROUPE. 103 ont été récemment exposés par leur auteur dans une brochure très condensée. (L’Eucalyptus, etc. Paris, 1864, br. in-8°, 56 p.). L’Eucalyptus a désormais conquis ses droits de naturalisation en Algérie, et partout le colon veut lui réserver une place, en avoir quelques pieds dans le voisinage des lieux qu’il habite, pour bénéficier de l’assainissement énergique qu’il procure, par les principes essentiels qu’exhale son feuillage et qui jouent dans l’atmosphère le rôle de désinfectant oxygéné. Cette essence, qu’on retire des feuilles en proportion bien plus forte que dans la plupart des autres plantes odoriférantes, jouit en ce moment d’une faveur marquée pour les propriétés stimulantes, antifébriles et antiputrides qu’on y a découvertes. Elle trouve également sa place marquée dans l’industrie pour différentes applications, entre autres, comme dissolvant de certaines résines pour la préparation des vernis. L’écorce du Blue-Gtüm renferme à la fois du tannin et le principe aromatique des feuilles ; employée au tannage des cuirs, elle leur transmettra son odeur caractéristique, très agréable quand elle est très affaiblie, et leur conservation ne pourra qu’en être améliorée. Le feuillage vertical des Eucalyptus, qui n’arrête pas la lumière, permet, comme pour le Dattier, d’entretenir la végétation à leur pied, à cette condition toutefois qu’il ne s’agisse que de petites graminées et légumineuses fourragères, dont les racines ne s’implantent pas profondément, car ils ne souffrent pas le voisinage d’autres plantes ligneuses, et cela d’une manière absolue. La possibilité d’obtenir des pâtures à demi-ombre et dans un milieu très salubre et tonique pour le bétail, a une très grande importance pour les colons, par suite de l’extension qu’a prise parmi eux l’industrie de l’engraissement. Ils ne sauraient différer de faire des essais en ce sens. Enfin si l’on ajoute que cet arbre paraît résister aux attaques des sauterelles, et que ses fleurs qui, en Algérie, viennent encore à contre- saison, en automne, sont recherchées des abeilles, on aura complété un ensemble de services tellement multipliés et précieux, qu’on doit souhaiter voir le moment où tous les bienfaits qu’on en attend seront définitivement acquis. D’autres espèces d ’Eucalyptus sont à l’étude en Algérie, pour reconnaître le parti qu’on en pourrait tirer par rapport au globulus. Plusieurs sont intéressantes par leurs propriétés, mais la rapidité de leur développement reste loin de celle de leur congénère (1). A côté ‘du (1) Il est permis d’espérer pourtant que cet arrêt n’est pas définitif. M. Rivière, l’habile directeur du Jardin d’essai d’Alger, constate en ce moment, sur une autre espèce du genre ( E . resinifera), une activité de croissance qui ne le céderait en rien à celle du globulus. 104 DEUXIEME GROUPE. jardin d’essai, se signale surtout, dans ces expériences comparées, M. Cordier, de la Maison-Carrée, qui les poursuit depuis plusieurs années avec une persévérance digne d’éloges, sur près de 60 espèces, dont 15 sont déjà arrivées à produire des graines. EXPOSANTS Cordier (A), à la Maison-Carrée, près Alger. Plateau d 'Eucalyptus ylobulus de 3 m. 50 de longueur sur 40 cent, de largeur, provenant d’un arbre semé en mars 1804, et étant âgé de neuf ans lorsqu’il a été abattu. Il mesurait 1 m. 35 de circonférence à 1 mètre du sol, et 18 mètres de hauteur. Le tronc cubait 0,868 et la cime ou houppier 0,285, en tout 1 stère 15 de bois d’œuvre. Rondelles d’arbres de 4 ans de semis des Eucalyptus pendulosa, sideroxylon, Stuar- tiana, species, amygdalina, alpina; d’arbres de 7 ans des E. yoniocalyx et viminaiis, et à’E. globulus de 9 ans. Herbier contenant des branches et des feuilles de ces divers eucalyptus. L’exposant possède dans ses plantations 15,000 pieds d’eucalyptus. «Jardin «l’essai «lu Ilamnia. — M. Rïvièrt“, directeur (dépt d’Alger), Tronc d’Eucalyptus. (Voir III e groupe, section C, Produits pharmaceutiques). SUBSTANCES TINCTORIALES VÉGÉTALES BRUTES. La production des matières tinctoriales n’a encore pris que peu d’importance en Algérie, elle porte principalement sur la garance, le henné, le carthame et d’autres plantes de moindre intérêt. Bien que la chimie ait déjà pu reproduire synthétiquement et industriellement l’alizarine, qui constitue le pouvoir colorant de la garance (Rubia tinctoria , L., en arabe Fouah), la production de cette racine demeure toujours aussi vivace, et il est fâcheux que sa culture fasse si peu de progrès en Algérie. Elle y croît sauvage, et les indigènes la recueillent dans cet état pour s’en servir comme teinture ; elle y trouve les terres profondes et calcaires qu’elle préfère ; elle y a donné entre les mains d’agriculteurs distingués, comme MM. Cliirat, Du Pré de Saint-Maur, Ajonc, etc., des produits considérables et de bonne qualité, dont la teneur en principes colorants actifs a été trouvée égale à celle des meilleures racines du Levant et d’Avignon. Mais cette plante ne se récolte qu’après deux ans; elle demande préalablement un défonçage complet du sol et beaucoup d’engrais, et quand il s’agit de l’arracher il faut fouiller jusqu’à 80 cent, de profondeur pour extraire la plus grande partie des racines. Ce sont là des avances considérables qu’une agriculture à ses débuts n’est pas toujours à même de faire. Cependant la garance est rustique, elle n’est pas exigeante, comme arrosage, et peut s’en passer dans les terres DEUXIEME GROUPE. 105 un peu fraîches, elle n’est pas sensible aux influences météorologiques, et les soins de sa culture se donnent au gré du cultivateur. Voilà des mérites qui ont bien leur prix, surtout quand ils s’accompagnent d’un rendement de 30 à 40 quintaux de racines pouvant valoir de 70 à 80 fr. chaque. Mais ce produit se vend mal, faute de débouchés^ et parce que les marchands du Comtat, qui ont le monopole de ce commerce, sont les seuls acheteurs. Il est donc indispensable, pour que cette culture puisse se développer pratiquement en Algérie, qu’il s’y élève des établissements pour le traitement de la garance, dans lesquels on sécherait les racines à l’étuve pour les pulvériser ensuite ; puis, de la poudre, traitée par lexivi- gation, on extrairait le principe sucré dont on ferait de l’alcool, tandis que le résidu séché servirait comme garance lavée ou pour la préparation de la garancine. Cette industrie, qui fait la prospérité d’Avignon, peut s’établir, avec chances de succès en Algérie, en empruntant son moteur aux chutes d’eau, et elle pourrait très-avantageusement se combiner avec d’autres industries agricoles, notamment la distillerie. Le henné (Henna en arabe) est la poudre des feuilles du Lawsonia inermis, L., qui sert dans tout l’Orient islamique à teindre en brun orangé les ongles, la paume de la main et les pieds des femmes et des enfants, et qui constitue l’un des principaux remèdes de la médecine indigène. Cet usage remonte à une haute antiquité, car il était pratiqué par les Israélites et les Egyptiens dont on retrouve encore les momies teintes avec cette matière. Elle provient d’un arbuste peu cultivé dans le Tell, et seulement aux environs de Mostaganem et de Blidah (chez les Béni Krelil), mais surtout dans le sud, à Biskra, dans les Ksours et au Touat. Le henné contient un principe tannant très-énergique qui l’a fait rechercher par la maison Gillet et Parron, de Lyon, pour la teinture des soies en noir ; mais son prix assez élevé (150 à 200 fr. le quintal) empêche l’industrie d’utiliser ses remarquables propriétés. Il est douteux que le Tell arrive à produire le henné à aussi bon marché que la région saharienne, car cette plante réclame une forte chaleur, et même sous ce ciel de feu elle ne souffre pas d’ombre ; en revanche il lui faut des arrosages fréquents. Aussi les rendements qu’on accuse dans le Sud sont-ils de beaucoup supérieurs à ceux du littoral. Une plantation bien entretenue, à Biskra, arrive à rendre dans sa quatrième année 45 quintaux de feuilles. Elle dure de 15 à 20 ans et même plus, et la qualité du produit va en s’améliorant avec l’âge. En outre des feuilles, cet arbuste donne des fleurs blanches à odeur très-forte, dont on retire une huile essentielle fort goûtée des orientaux, et les jeunes branches s’emploient aux mêmes usages que l’osier. Le carthame (Carthamus tinctorius, L., en arabe Kheurtoum) ou saffra- num, constitue par ses fleurons une matière colorante autrefois très employée pour la teinture en rose ou en ponceau sur laine et sur coton, mais 106 DEUXIÈME GROUPE. que les couleurs d’aniline tendent maintenant à remplacer. On en fait toujours un grand emploi pour préparer le fard appelé rouge d’Espagne. La graine, qui s’ajoute très-avantageusement à ce produit est très-oléï- fôre. Les feuilles de carthame, tendres et acidulés, à odeur rappelant celle de la vigne , sont recherchées avec avidité par les chèvres et les moutons. Desséchées et réduites en poudre, elles coagulent le lait, et c’est ainsi qu’en Egypte on procède à la fabrication du fromage. La production de la cochenille, qui donnait tant d’espérances, il y a une vingtaine d’années, n’a pu entrer dans le domaine de la pratique . commerciale. Quant à l’indigo, la concurrence de l’Inde aurait dû n’y faire jamais songer; et à l’égard de diverses autres plantes tinctoriales, l’envahissement des couleurs chimiques leur a fait perdre une grande partie de leur intérêt. Les matières colorantes que les indigènes emploient dans leur industrie sont la garance sauvage, l’écorce de grenade, l’écorce d’aubépine, le che- bouba, le curcuma, l’indigo, l’insecte kermès du Quercus coccifer. Pour teindre en bleu, ils se servent de l’indigo (nila), auquel on ajoute comme mordant des dattes d’une qualité particulière nommée queur.se. Pour teindre en jaune, ils prennent le curcuma réduit en poudre et délayé dans de l’eau avec de l’alun. L’écorce de grenade desséchée (guechra) donne une même couleur jaune, mais plus faible. Ils obtiennent le jaune doré et l’orangé d’une variété de centaurée commune (redjak’nou) dans le pays, mélangée avec un tiers de henné. Ils teignent en rouge avec la garance (fouah), qui se rencontre en beaucoup d’endroits, et avec le kermès. Enfin on se procure la teinture noire en plongeant le tissu dans un bain d’écorce de grenade, puis de là dans une dissolution de sulfate de fer. Les mordants dont ils font usage, soit pour fixer les couleurs, soit pour multiplier les nuances, sont l’alun, qu’on trouve dans le pays, la crème de tartre, la chaux et quelques sels à base d’étain ou de fer. EXPOSANTS Ahmed ben Mohamed, du Nador (dép 4 de Constantine). * Racine de garance. Anjanx (Cyprien), au Tlélat (dépt d’Oran). Racine de garance de 8 mois. Blancho, plaine des Andalouses (dép 4 d’Oran). * Gaude tinctoriale ( Reseda luteolà). Cercle de Batna (dép 4 de Constantine). * Racine de garance sauvage (Fouah). Chambre de commerce de Constantine. **Gaude tinctoriale, racine de garance. DEUXIÈME GROUPE. 107 «Jardin «l’acclimatation «l’Alger. * Fleurs de carthame. Cochenille grise, idem mestèque, idem zaccatille. Henné. Xi- gel le de Crète. Indigo extrait de YEupatorium tinctorium. «fus (Henri), ingénieur à Batna (dép 4 de Constantine). Centaurée algérienne pour la teinture en jaune. Récoltée au printemps, abondante à Batna. Pépinière «le Biskra (dép 4 de Constantine). * Henné. Peganum harmala (en arabe IIarmel). Indigo argenté. Pépinière «le Mascara (dép 4 d’Oran). * Carthame. Garance de 20 mois. Riclierantl, à Tizi Ouzou (dép 4 d’Alger). * Carthame. Seliman Itou Ilaïuoucli, d’E^Arach (dép 4 de Constantine). * Henné. L. MATÉRIEL. EXPOSANTS Mongeot, constructeur, à Sidi bel Abbés (dép 4 d’Oran). Charrue arabe. Charrue en fer forgé, 4 modèles. Riclian«!, vétérinaire, à Mostaganem (dép 4 d’Oran). Nouveau système de joug pour atteler les bœufs. TROISIEME GROUPE B. EAUX MINÉRALES, PRODUITS PHARMACEUTIQUES. § I. EAUX MINÉRALES. L’Algérie possède de très nombreuses sources minérales et thermales qui, sous le triple rapport de l’abondance, de la diversité et des propriétés thérapeutiques des eaux, ne le cèdent en rien à aucune de celles qui font aujourd’hui la prospérité de plusieurs contrées de l’Europe. A l’endroit où sourdent la plupart de ces eaux, on remarque des ruines considérables, des bassins, des piscines encore debout, témoignages de l’usage qu’en ont fait les Romains. Les Arabes ont de tout temps visité ces sources, et ils les fréquentent encore de nos jours avec un empressement qui montre assez qu’elles n’ont rien perdu de leurs propriétés curatives. Département d’Alger. Les sources qui sont connues dans ce territoire sont au nombre de 46. Elles se divisent en quatre groupes ; eaux thermales simples, eaux sulfureuses, eaux minérales ferrugineuses et eaux salines chlorurées et sulfatées. On ne peut citer que les principales et celles dont l’avenir paraît le mieux assuré. Les sources (1) d’Hammam Rhira à 16 kil. N. E. de Milianali, sur un plateau de 240 à 300 m. qui recèle encore les ruines de la ville d’Aquæ Calidæ, dont la vogue sous les empereurs romains égala celle de nos villes de bains modernes. Leurs eaux dont la température est de 45°, et dont le régime est sujet à varier par suite de l’effet des mouvements du sol, sont particulièrement efficaces dans les affections rhumatismales, les maladies de la peau et syphilitiques, les blessures. Elles sont comparables aux eaux de Bourbonne, Plombières, Néris, Baden, Lucques, etc. (1) Quand les eaux sont chaudes les arabes les appellent Hammam (bain), de Hamrn, chauffer; si elles sont froides simplement Ain (fontaine). Dr. E. L. Bertlierand. TROISIEME GROUPE. 101 ) Il existe deux établissements : l’un pour les militaires, l’autre fréquenté par les indigènes. Une source d’eau ferrugineuse, fraîche et acidulé (Ain Karsa), dans le voisinage de rétablissement thermal, et qu’on donne en boisson aux malades, concoure avec avantage à leur traitement. Les eaux d’Hammam Melouan, près Rovigo, dans la vallée de l’Harach et à 34 k. d’Alger, sont plus richement minéralisées et se rapprochent de la composition de l’eau de mer. Elles en diffèrent par une proportion supérieure de carbonates alcalins et ferreux et par des traces d’iode et d’arsenic. Elles sont très réputées des indigènes, et les européens eux-mêmes commencent à les fréquenter en grand nombre. Elles sont surtout recommandables dans les cas de rhumatisme et de goutte, les maladies de la peau, la chlorose, les engorgements abdominaux et particulièrement du foie et de la rate. Parmi les sources sulfureuses les plus intéressantes, on signale l’Hammam Berrouaguia, à 25 k. S. de Médéah, dont la température est à 45 °, et qui est abondante et très en usage contre les affections du foie et la gale. L’Aïn el Beroud, ou fontaine de là poudre, ainsi nommée à cause de son odeur, source froide, située sur les rives de l’oued Bou Roumi, près Mouzaïa-les-Mines. Les sources du Frais-Vallon, qui émergent du massif delà Boudjaréah, sont précieuses par leur voisinage d’Alger. Elles sont ferrugineuses et alcalines et chargées d’acide carbonique. La dernière source découverte en 1862, dans la propriété de M. Firmin Duffourc, est la plus riche. Département dé Or an. On connaît 20 sources thermales ou minérales dont les plus importantes sont : Les bains de la Reine (Hammam Sidi Dedeyob) à 3 k. d’Oran, par Mers el Kebir, doivent leur nom à l’usage bienfaisant qu’en fit la Reine Jeanne, la fille d’Isabelle la Catholique. Ils sont situés, sur le bord de la mer, au milieu d’un site pittoresque. Les eaux jaillissent d’une vaste grotte taillée dans le roc, où elles coulent à raison de 350 litres par minute, apportant avec elles une chaleur de près de 50°, et dont les vapeurs sont utilisées dans la grotte même pour former une salle de sudation très suivie. Les propriétés et la composition de cette eau la classent à côté de Bourbonne et de Balaruc. Un établissement particulier s’élève à côté des sources, où les hôpitaux civils et militaires d’Oran envoient leurs malades. L’Hammam bou Hadjar (père des pierres), se trouve sur la route d’Oran à Tlemçen, au pied des montagnes des Ouled Zeïr. Ses eaux très fortement minéralisées, marquent 57°, et sont analogues à celles de Vichy. Elles sont très suivies par les indigènes. L’Hammam bou Hanéfia, sur la route de Sidi bel Abbés à Mascara, au milieu des riches plaines de l’Eghris et de l’Habra. Les eaux sont 110 TROISIEME GROUPE. alcalines et possèdent 66 °, leurs propriétés médicales sont analogues à celles de Luxeuil et de Bourbonne. Il faut citer encore les eaux salino-sulfureuses d’Ain Nouissy, recommandées dans les affections des organes respiratoires ; l’Hamman Sidi bou Abdallah, à 4 kilom. du confluent du Cliélif avec la Mina, dont la température est presque bouillante et dans laquelle les Arabes font cuire des œufs, des poules ; et parmi les sources acidulés, celle d’Arcole, qui donne 250 litres par jour et dont l’eau se vend à Oran comme eau de Seltz. Département de Constantine. Il possède 41 sources pour la plupart très- nombreuses. Les plus réputées sont : Hammam Meskoutine, situé à 10 kil. de G-uelma, au milieu d’un admirable paysage, où la nature semble avoir prodigué tous ses dons, pour mieux aider au soulagement des malades. Il existe plusieurs sources dont le débit est si considérable, qu’elles forment une petite rivière, qui va se perdre dans la Seybouse. Leur température varie de 70 à 94°. Elles sont sulfureuses, alcalines, acidulées, salines et arsénitées, et très efficaces dans les douleurs articulaires, rétraction de muscles, fausses ankylosés, rhumatismes, liydropisies, blessures, ulcères, affections cutanées et chroniques, etc. Elles sont comparables à celles de Plombières, Bagnères de Bigorre, Balaruc. La présence de ruines nombreuses (Aquæ Tibilitanæ) atteste que les Romains avaient établi sur ce point des établissements importants. On y a créé un hôpital militaire, et il y existe également un établissement civil, que les étrangers commencent à fréquenter. Les sources d’Hammam M’ta el Biban, dans le cercle de Bordj bou Arreridj, ont une température de 70 à 76°, et contiennent jusqu’à 22 centigr. de sulfure de sodium par litre. Elles sont recherchées contre les maladies de la peau, les scrofules et les rhumatismes. L’A'ïn M’kebrita, à 50 kil. S.-E. de Constantine, est très riche en principes sulfureux et en chlorure de sodium, et sa température peu élevée (16° C.) rend cette eau très stable et susceptible de transport sans s’altérer. Elle est employée dans les maladies des poumons et des voies digestives. Le cercle de G-uelma, auquel appartiennent les sources de Meskoutine, possède encore quatre autres sources renommées pour le traitement des douleurs rhumatismales et des affections cutanées; ce sont l’Hammam M’ta el Hachaïch, l’H. des Béni Foughals, l’H. Nbaïls en Nador dont les sources sont incrustantes et l’une d’elle intermittente, et l’H. Berda qui est légèrement gazeuse et probablement l’ancienne Villa Serviliana des Romains. TROISIÈME GROUPE. 111 EXPOSANTS Bonnafous, commissaire civil, à Aïn Temouchent (dép 1 d’Oran). Eau thermale et minérale de Bou Hadjar. Cliatillon, à Béni Mansour (dép 1 de Constantine). Eau gazeuse et ferrugineuse. Etablissement thermal des Bains «le la Reine, à Mers el Kébir (dép 1 d’Oran). Eau thermale et minérale de la source. Evêque (le D r ), à Oran. Eau thermale et minérale des Bains de la Reine. Lallcinant (Charles), pharmacien, à l’Arba (dép‘ d’Alger). Eau minérale de l’Arba, saline, ferrugineuse, purgative et fondante. Service «les Mines «1« «lép 1 d’Oran. Terrain tertiaire : Eau thermale et minérale de Bou Rara, idem de Sidi Abdelli, idem de Hammam bou Hadjar; eau sulfureuse d’Aïn Nouissy. Terrain jurassique : Eau des Bains de la Reine. Terrain crétacé : Eau thermale et minérale de Hammam bou Hanéfia, idem de Saïda. § 2. Produits Pharmaceutiques. Les produits pharmaceutiques comme ceux destinés aux usages de la parfumerie sont en rapport intime, car des deux côtés ce sont les mêmes procédés opératoires et les mêmes appareils employés. Le développement de l’industrie des essences odoriférantes, créée, du reste, en Algérie par des pharmaciens, entraînait forcément la pensée de tirer parti des richesses naturelles du pays en vue de l’art médical. Beaucoup de produits sont d’ailleurs communs à ces deux spécialités : ainsi l’eau de roses, l’eau de fleurs d’oranger, et tant d’autres essences, d’huiles et de résines. La fabrication des huiles, en dehors de l’huile d’olives, ne compte que très peu d'industriels en Algérie, dont l’un d’eux a déjà été signalé en parlant de l’huile de ricin. Les pharmaciens s’y sont emparés de la préparation de l’huile d’amandes douces, dont le rendement de la variété indigène est exceptionnel, mais ce qui la fait repousser par la confiserie, et aussi par l’irrégularité de ses formes. La pharmacie algérienne lutte en ce moment avec l’industrie métropolitaine pour l’excellence et la variété des préparations d’eucalyptus. Quoique ces médicaments soient encore en expérimentation, il n’est pas douteux qu’ils ne gardent une place honorable dans la thérapeutique (Voir II e groupe, G-. Bois). Les applications industrielles de l’essence méritent aussi d’obtenir quelque attention. Elle a une densité de 0,917, elle bout à TROISIEME GROUPE. 1P2 partir de 148° C., ne laisse rien déposer par l’action du froid, et brûle complètement‘avec une flamme blanche et très vive, et sans fumée ni odeur. C’est un des meilleurs dissolvants connus'pour les résines copal, pour le camphre, le mastic, la gomme Kaurie de la nouvelle Zélande (Dammara australis ), la résine du grass-tree ( Xanthorrhœa hasiile), etc. On retire 12 onces 1/2 d’essence par 100 livres de feuilles fraîchement coupées (Simmonds, Technologist). Les feuilles d 'E. ylobulus séchées à l’ombre perdent 50 p. 0/0 de leur poids. La résine du Bou Nafa (père de la santé)'ou Thapsia garganica, est un produit absolument spécial à l’Algérie, et dont les propriétés révulsives sont aujourd’hui mises à contribution d’une manière générale par la médecine. On l’extrait des écorces de la racine, qui doivent être au préalable réduites en poudre, opération qui expose les ouvriers aux effets du principe actif qu’elles renferment. On obtient ensuite la résine en traitant cette poudre au moyen de l’alcool ou des huiles essentielles, et en distillant. Pure elle est solide, brune, transparente et cassante (D r . Re- boulleau) ; elle brûle avec une odeur aromatique particulière. La partie herbacée du Thapsia garganica , appelé Drias dans le sud, est un poison violent pour les chameaux. Les indigènes emploient aussi la décoction du Bou Nàfa comme purgatif et antlielmintique. Le Hachich est une préparation d’une variété de chanvre dite Takrou- ri ou Kif, cultivée dans le Tell et dans le Sahara, et qui diffère de la plante textile commune par sa petite taille (50 centim.) et par le rapprochement sur la tige des verticilles des organes foliacés et floraux. On l’emploie de plusieurs manières : tantôt on fume les feuilles dans de petites pipes, tantôt avec l’extrémité des tiges que l’on râcle, en mélange avec du miel et des épices, on fait une sorte de confiture appelée Mai) joune, que mangent les Hachach ou amateurs de cette drogue. D’après un indigène de Tlemçen le kilo de poudre de hachich revient à 70 centimes et se vend 1 franc. Le docteur Ed. Grimaux, qui a publié il y a quelques années une monographie très-intéressante sur ce produit, pense que la thérapeutique utilisera tôt ou tard l’action énergique qu’il exerce sur le système nerveux. On trouve sur une grande graminée algérienne, le Dîss ( Ampelodesmos tenax , Link.), une nouvelle espèce d’ergot (Claviceps pwpurea, Tulasne), qui est moins hygrométrique que celui du seigle et par suite de plus facile conservation. De plus, son .action est beaucoup plus énergique, et la dose, par suite, peut être réduite de moitié. EXPOSANTS Bui’théleiuy, pharmacien à Oran. ** Huile d’amandes douces. ISoissier, fabricant au Ruisseau-Ivouba (dép‘ d’Alger'. Huile de ricin. Rorrto, pharmacien à Alger. Dépuratif algérien. TROISIEME GROUPE. n;> Cli a ni |> (P.-L.), pharmacien à Blidah (dep 1 d’Alger). * Huile de ricin d’Amérique, idem, du Japon. Huile d’amandes douces. Compagnie française île Iîimfarick (dép 1 d’Alger). 'Huile de ricin. Delpech et Ardixson, pharmaciens, à Paris. Produits de l’ Eucalyptus globulus : essence pure, alcoolature, poudre des feuilles, capsules à ladite essence, extrait alcoolique, extrait aqueux. «lu« (Henri), ingénieur civil, à Batna (dépt de Constantine). Teinture d’alfa, extraite à froid, cordial souverain très-stomachique. Teinture de feuilles île dattier, extraite à chaud par un procédé nouveau, et pouvant remplacer la teinture d’arnica. Teinture de bois de palmier, à froid. ■ .alternant (Charles), pharmacien, à l’Arba (dép 1 d’Alger). Résine brute de Thapsia gnrganicn . Meloe maudis, Lin. Insecte commun dans les pâturages humides du littoral, plus vésicant que la cantharide, employé en vétérinaire. Ergot du dîss, découvert par l’exposant, en 1863 (étude, etc. Alger, 1863, br. in-8°, R' pp.). Possède les mêmes propriétés médicales que les ergots du seigle et du blé. Martel, pharmacien à Oran. Pâte de dattes. Sirop de caroubes. Miergues (le docteur) et Ch. Leroux, à Boufarick (dép 1 d’Alger). Collection des produits retirés par eux de VEucalyptus globulus : essence d’eucalyptus, eucalypsinthe, vin d’eucalyptus, eucalypthène, alcoolature, eau de toilette, eu- calyphenol, eau dentifrice d’eucalyptus, bain idem, anticalvitique idem, oléolé idem, Injection eucalyptée, anti-odontalgique, eucalyptol saponiné. Pilules au suc exprimé de l’eucalyptus ; baume anesthésique local d’eucalyptus ; phéniquée végé taie ; poudre dentifrice d’eucalyptus. Eucalyplaster, taffetas vulnéraire. n ourgne, à Bougie (dép 1 de Constantine). Eau de fleurs d’oranger, double. Nicolas (Charles), à Guebar bou Aoun, Mondovi (dép 1 .de Constantine). Chanvre indien pour Kif, 1872. Nielli, pharmacien, à Philippeville (dép 1 de Constantine). Feuilles CL’Eucalyptus globulus. Essence, eucalyptol, alcoolature, extrait alcoolique. Résine purifiée de Thapsia, 80 fr. le kilog. Orphelinat rte Missergliin (dép 1 d’Oran). Eau de fleurs d’oranger superfine. Pellet pluies), à Philippeville (dép 1 de Constantine). ** Résine de Thapsia. Rchonlleaii (le docteur), à Constantine. * Thapsia vétérinaire. Simonnet, pharmacien, à Alger. * Huile de ricin, huile d'amandes douces. 8 TROISIEME GROUPE. 1lb C. CORPS CltAS ET LEURS PROmillS. § I. HUILE D’QLIVE. Comme aux temps héroïques de la Grèce, l’olivier reste encore l’arbre béni des contrées méditerranéennes, dont la résistance au climat et la durée, aussi bien que la valeur de son produit, constituent la véritable richesse des peuples. C’est par excellence « l’arbre impérissable et qui renaît sans cesse de lui-même », suivant l’expression de Sophocle {Œdipe à Colorie). Les dissensions humaines peuvent l’atteindre par le feu ou par le fer, mais il repousse du pied, et pour peu qu’on lui donne quelques soins le mal est bientôt réparé. L’olivier est certainement un des arbres les moins sujets à l’alternat, et dans les contrées où il n’a rien à craindre du froid, comme en Algérie, il s’y rencontre en peuplements qui remontent pour certain à des siècles d’existence. On attribuait un millier d’années au tronc d’olivier que notre colonie avait envoyé à l’Exposition universelle de Paris en 1855. Il paraît indigène en Algérie, car Diodore de Sicile en signale l’existence lors de l’expédition d’Agathocle, environ 300 ans avant J.-C. Mais ce n’est que sous les empereurs romains que la Numidie exporta des quantités d’huile assez élevées (environ un million de litres). La production totale devait être considérable, si l’on en juge par la fréquence des débris d’anciennes huileries qu’on rencontre dans la province de Constan- tine. Sous la domination arabe, les Kabyles maintinrent en production leurs bois d’oliviers, mais sur la plus grande partie du pays ils étaient tout à fait à l’état sauvage quand nous vînmes nous y établir. La situation un peu écartée des peuplements d’oliviers, l’occupation tardive de la Kabylie, ont trop longtemps détourné l’attention des colons de la culture de cet arbre si utile; aussi comme le disait avec force l’illustre agronome, M. de Gasparin, « si, depuis 17 ans, nos colons de l’Algérie avaient planté et soigné des oliviers au lieu de tenter des cultures impossibles dans l’état actuel, ils seraient riches aujourd’hui. » La mise en concession des bois d’oliviers du bassin de la Seybouse a mieux fait comprendre tout le parti qu’on pouvait tirer des 30,000 hectares peuplés de cette essence, et peu à peu toute cette étendue se transformera en olivettes productives. On greffe les oliviers sauvageons, en couronne pour les forts sujets, et en écussonpourlespluspetits. Ilfaut alors 6 à 9 ans pourque ces arbres se mettent complètement à fruits. La plantation par semis demande en Algérie 10 à 12 ans, avant de commencer àproduire sérieusement, mais lorsqu’on dispose de quelques pieds d’oliviers francs, il vaut mieux TROISIEME GROUPE. J15 avoir recours au bouturage pour la multiplication. On cite des exemples où après 6 à 7 années, on put obtenir un produit qui payait déjà les frais d’entretien. Le greffage dans le département d’Alger, avec les variétés du midi de la France, semble avoir donné de moins bons résultats, que le choix auquel on s’est arrêté, dans le département d’Oran, des variétés à olive noire et verdale, indigènes dans la région. La culture de l’olivier est assez bien comprise par les Européens, dans le territoire de Tlemcen, qui produit environ un million de litres d’huile excellente, et dont les plantations atteignent une valeur de 5,000 fr. par hectare. Les colons possèdent déjà en Algérie plus de 500,000 oliviers greffés, et c’est principalement dans les environs de Tlemcen, de Blidah, d’Alger, de Bône, de Guelma et de Philippeville, que les plantations sont les plus importantes. Les indigènes ont. greffé sous notre impulsion 1,200,000 arbres répartis surtout sur les territoires de Dellys, Sétif, Aumale, Cons- tantine, etc. On estime qu’un olivier produit en moyenne 50 kilogr. de fruits valant 12 à 15 fr. le quintal, mais un arbre en pleine vigueur peut facilement donner 80 à 100 kilogr. La périodicité des récoltes s’établit tous les cinq ans, comprenant une très bonne récolte, deux ordinaires, deux médiocres et une très mauvaise. Cette variation est ici plutôt l’effet du défaut d’engrais dont l’arbre est privé, que de l’influence des éléments, comme c’est le cas dans le midi de la France. L’irrigation et la fumure sont très bénéficiables à l’olivier, car s’il a la faculté de résister mieux que les autres arbres de rendement à la mauvaise culture, il ne fructifie abondamment que dans les terrains et avec les soins qui feraient prospérer les autres arbres. L’arrosage est peut- être plus profitable en pays de montagne ; dans la plaine, il augmente la tendance au ver de l’olive. Il serait aussi très urgent de réformer le procédé de cueillette des indigènes à la gaulée, qui détruit les organes foliacés, et de la leur faire faire à la main, comme dans le Midi de la France. L’extraction de l’huile d’olives est encore dans l’enfance chez les Kabyles, dont les procédés sont très grossiers et qui n’obtiennent qu’une huile inférieure, qui n’est pas acceptée comme comestible par le commerce. L’habitude détestable de laisser les olives en tas à fermenter est, encore plus que le défaut d’expression, la cause de la mauvaise qualité de leur huile. Ils retirent environ 2 litres par garouille de 10 kilos, mais ce rendement élevé ne résulte que de l’évaporation de la partie aqueuse, et porte en réalité sur une quantité de fruits frais supérieure au moins d’un tiers. Il est décidément admis que le ressuyage poussé jusqu’à la fermentation n’a de raison d’être que parce qu’il facilite la sortie de l’huile, mais avec des appareils perfectionnés à pression énergique, il n’est pas nécessaire de le pousser aussi loin. Une simple exposition des olives pendant TROISIEME GROUPE. lia quelques jours, et en couche mince, afin qu'elles ne s’échauffent pas, est la seule préparation que l’expérience ait consacrée. Le rendement varie beaucoup suivant les variétés, et suivant que les fruits sont frais ou privés d’une partie de leur eau de végétation. La proportion de 18 0/0 sur les premières est un produit satisfaisant. Elle peut s’élever jusqu’à 22 litres par quintal. Les olives sauvages à la pulpe si mince, mais dont l’huile est très fine, ne donnent que 8 0/0. Les usines européennes qui se sont ouvertes dans les principaux centres de production et particulièrement en Kabylie, donnent aujourd’hui des produits très estimés sur les marchés de la métropole. Ils comportent les qualités décrites ci-après : 1° Huile d’olives vertes. Cette qualité conserve pendant quelques mois un goût d’amertume peu agréable, mais après qu’elle s’est dépouillée, que la chlorophylle, entraînée par l’expression, s’est précipitée, et qu’on a filtré, elle acquiert un bon goût de fruit, goût fort apprécié dans le Midi. 2° Huile d’olives demi-mûres. La fabrication a lieu en janvier et partit' en février. L’huile qui en provient a un goût de fruit sans amertume. Cette qualité moins douce que la précédente lui est inférieure. 3° Huile d’olives mûres ou après leur blettissement complet. La fabrication se fait en février, mars, avril. Elle donne une huile douce, légère, sans goût de fruit, et qui est surtout recherchée dans le nord de l’Europe. 4° Huile d’enfer. On l’extrait des eaux servant à échauder la pâte, et qui échappent au moment de la fabrication. 5® Ressences. Cette huile provient de la trituration des grignons, ou noyaux de l’olive. Elle est très recherchée pour la savonnerie. On consomme en Algérie beaucoup d’olives conservées en saumure, et surtout quand la récolte a été abondante. Les colons ont adopté pour cette production spéciale les plants de picholin et l’olive de Séville ou l’espa- gnen. Les fruits pour saler se vendent plus chers, 15 à 25 fr. le quintal. STATISTIQUE La statistique la plus récente relative à la production de l’olivier en Algérie porte sur 1865 et 1866. Pendant ces deux années les quantités d’olives récoltées chez les indigènes et les européens, s’élevèrent pour la première à 65 millions 1/2 de kilogr., et pour la seconde à 100 millions de kilogr. La quantité d’huile fabriquée est à peu près la même, de 150,000 hectolitres. Les colons, possédant 49 établissements, entraient dans cette production pour 6,200 hectolitres. Les indigènes pour le restant, dans 10,497 moulins ou ateliers de pressage. TROISIEME GROUPE. 117 L’exportation de l’huile d’olive d’Algérie suit la variation des récoltes. On peut dire qu’elle a surtout progressé par l’amélioration de la qualité plus que par la quantité. En voici le montant pour les dernières années : En 1867. 3,275,555 kilogrammes. 1868 . 891,501 — 1869 . 7,961,239 — 1870 . 1,718,624 — 1871 . 4,237,942 — 1872 . 2,528,144 — EXPOSANTS Allemand, à Milianah (dép* d’Alger). Huile d’olives vierge, 1872. Aynièa, à Serkadj (dép* d’Alger). Huile d’olives, 1872. Beauville, à Fort-National (dép 1 d’Alger). Huiles d’olives, extra-fine. Boissiei*, au Ruisseau, Kouba (dép 1 d’Alger). Huile d’olives vierge, 1872. Bouillon, à Bône (dép 1 de Constantine). Huile d’olives. Bourgoin (Célestin), vice-consul d’Autriche-Hongrie, à Bône (dép 1 de Constantine). Huile d’olive fine, 1 fr. 50 le litre; huile ordinaire, 1 fr. 10. Huilerie comprenant une machine à vapeur de 6 chevaux, 2 broyeurs, 4 pressoirs fabrication annuelle, 100,000 litres. Cbambon, à Mouzaïaville (dép 1 d’Alger). Huile d’olives vierge, 1872. Chatilloii, à Béni Mansour (dép 1 de Constantine). Huile d’olives ordinaire, idem vierge. Clarans (Balthazar), à Bougie (dép 1 de Constantine). Huile d’olives naturelle à brûler. Clarification naturelle sans agent chimique. r.oinpasnle française, à Boutarick (dép 1 d’Alger). * Huile d’olive pour l’horlogerie. Diibourg, à l’Allelik (dép 1 de Constantine). Huile d’olives. Fivria (Barthélémy), à Dra el Mizan (dép* d’Alger). Huile d’olives fine. 1 18 TROISIEME GROUPE. Hardy (Louis-Auguste), ancien directeur du Jardin d'acclimatation, à Kouba (dép 4 d’Alger). Huile d’olives vierge surfine, à 2 fr. le litre. Hérail (Léon), à Mouzaïaville (dép 4 d’Alger). Huile d’olives, 1872. Lafitte, à Béni bou Nileuk, Cherchell (dép 1 d’Alger). Huile d’olives, 1872. Lagier, à Aïn Tédeless (dép 4 d’Alger). ** Huile d’olives, récolte 1871. La vie (Pierre), à Constantine. ** Huile d’olives, récolte 1871 et 1872. Lazare, à Tlemçen (dép 1 d’Alger). Huile d’olives, récolte 1871. Lou.«tau, ferme du Bey, à Mascara (dép. d’Oran). Huile d’olives, 1872. Martel, à Pélissier (dép 4 d’Oran). Huile d’olives, 1872. Moutier (Simon), à Alger. Huile d’olives surfine fruitée, à 1 fr. 50 c. le kilo; idem non fruitée, 1 fr. 50 le kilo. idem mangeable, à 1 fr. 30 c. le kilo ; idem lampante, à 1 fr. le kilo. Usine de l’Oued Aïssi (Fort National), occupant 50 ouvriers et produisant 300.000 kil. d’huile. Les ouvriers indigènes, 1 fr. 75 c. par journée de 10 h.; contre-maîtres européens, à 5 et 7 fr. par jour. Orphelinat protestant de Dely Ibrahim, (dép 4 d’Alger). Chevaliey, directeur. Huile d’olives. Orphelinat de Misserghin (dép 1 d’Oran). Huile d’olives, Rachat (Michel), à Dra el Mizan (dép 4 d’Alger). Huile d’olives vierge, idem fine, Rivière, à Crescia (dép 4 d’Alger). Huile d’olives, 1872. Sarrané, à Tlemçen (dép 4 d’Oran). Huile d’olives, récolte 1872. Segui (M me veuve), à Ouled Mendil (dép 4 d’Alger). Huile d’olives, 1872. Teule (Léon), à Soumah. Huile d’olives vierge, 1872. Waetjen (Carlos), consul du Venézuéla. au haouch Bouladjoura, Chébli (dépi d’Alger), Huile d’olives, 1872. TROISIEME GROUPE. 119 § II- AUTRES CORPS GRAS ET LEURS DÉRIVÉS. VOIR II e GROUPE, GRAINES OLÉAGINEUSES EXPOSANTS Barthélemy, pharmacien, à Oran. Huile d'arachide, huile de lin. Compagnie Française, à Boufarick (dép‘ d’Alger). ‘Huile de colza, de graines de coton longue soie, de coton courte soie.de lin, d’œillette, de caméline. Cliirouzc, à Saint-Cloud (dép‘ d’Oran). * Huile de graines de lentisque (Pistacia lentiscus). 'Jar L’enseignement secondaire est donné au lycée d’Alger et dans les collèges de Bône, de Constantine, de Philippeville, d’Oran et de Tlemcen. Le nombre des élèves dans ces 6 établissements a varié de 1865 à 1870, de 1,099 à 1,189 élèves. Le lycée d'Alger entre à lui seul dans ce dernier nombre pour 582 élèves. Il reçoit des élèves indigènes au même titre que les européens. Des cours d'arabe sont institués au chef-lieu des trois départements. A Alger il existe une Ecole de médecine et de pharmacie qui, dans l'espace •de 6 années (1865-70), a délivré 10 diplômes d’officiers de santé, 27 de pharmaciens et 22 de sages femmes. Les commissions delà faculté d’Aix, qui font subir aux jeunes gens les examens pour le bacclialauréat, ont reçu dans le même temps 70 bacheliers ès-lettres et 43 ès-sciences. 174 VINGT-SIXIEME GROTTE. EXPOSANTS Ecole arabe française, d'Alger. Travaux des élèves. . Ecole communale de la rue Bleue, M. Ulmo, directeur, à Alger. Travaux des élèves. Ecole communale de la rue de l’Intendance. M. Sabatier, directeur, à Alger. Travaux des élèves. Ecole communale de Boufarick (dép 1 d’Alger). Spécimens des devoirs journaliers des élèves. Ecole communale de Cherchell (dép 1 d’Alger). M. Sainte-Marie Crùtel, directeur. Travaux des élèves. Ecole communale de jeunes tilles, dirigée par M me Laporte, à Alger. Travaux à l’aiguille. Ecole communale de jeunes filles de la rue de Bône, dirigée par M 1 " 0 Merz, à Alger. Travaux des élèves. Ouvrages à l’aiguille, coussin et chemise. Poupée habillée à la Mauresque. Ecole communale de jeunes filles de la rue Charles-Quint, dirigée par M me Niroy, à Alger. Travaux des élèves. Ecole de jeunes filles de la rue du Divan, dirigée par Mme Deltone, à Alger. Vide-poche brodé. Travail au crochet. Ecole communale de jeunes filles de la rue ftandon, dirigée par M rae R.uff, à Alger. Travaux des élèves. Ouvrages à l’aiguille. Ecole mixte de Blidah (dépt d’Alger). Directeur, M. Lai.lement, Travaux des élèves. ' Ecole mixte de la Rassauta (dép 1 d’Alger). Coupes et plans de constructions d’écoles primaires. Ecole normale «l’Alger. Travaux des élèves-maîtres. Ecole normale primaire, à Mustapha supérieur, à Alger. Coupes et plans des bâtiments de l’école normale primaire d’Alger. Travaux graphiques. Eycée (l’Alger. Travaux graphiques des élèves européens et des élèves arabes. Dessins d’imitation des élèves européens et indigènes. Maucler (Ulysse), ancien instituteur public en Algérie. Leçons de grammaire pour les enfants de six à huit ans. EXPOSITION TEMPORAIRE 175 Molinior-Viollc, instituteur, à Alger. L’Algérie en relief. Sainlc-Mai'ic Crutel, instituteur publié* à Cherchell (dep 1 d’Alger). Petite géographie historique de l’Algérie. « EXPOSITION TEMPORAIRE RACINES ET FRUITS FRAIS. ( Voir 7/° groupe, Légumineuses, Fruits secs et conservés). Racines. La culture des pommes de terre (Solanum tuberosum), a été introduite en Algérie par les Français qui lui ont donné une certaine extension en vue de la consommation locale et dè l’exportation pendant l’hiver. On en fait plusieurs plantations dans le cours de l’année : en août et septembre pour récolter en décembre et janvier, en février et mars pour juin et juillet, ce qui permet une culture intercalaire consécutive. On plante encore plus tard lorsqu'on irrigue. Les variétés qui réussissent le mieux sont la grosse jaune de Hollande, la plate lisse de Naples, la Mahonnaise, la Chardon. En général la pomme de terre de culture algérienne est moins farineuse qu’en France et de moins bonne conservation. Celle de la fin du printemps est la meilleure. Il faut souvent renouveler les tubercules, car ils subissent en Algérie une tendance marquée vers la dégénérescence. En raison de son origine il est permis de supposer que la pomme de terre des hauts plateaux se maintiendra mieux dans ses qualités primitives. Le rendement de la récolte d’hiver est de 40 à 50 quintaux, mais à cette époque elles valent de 18 à 20 francs le quintal. En été on obtient en terre sèche 50 à 80 quintaux, mais en terre irriguée et fumée le produit s’élève à 20,000 où 30,000 kilogrammes, et dans la province de Constantine, très- certainement plus favorable à cette plante, jusqu’à 50,000 kilogr. L’enquête Le Hon évalue les frais de cette culture dans le département d'Alger à 350 francs non compris la fumure, dans celui d'Oran à 305 francs y 176 EXPOSITION TEMPORAIRE. compris 50 francs de fumier. A la fin du printemps les- pommes de terre valent de 8 à 10 francs, le q. m., et à la fin de Tété de 1*2 à 15 francs. La culture de la pomme de terre S’étend en Algérie sur plusieurs milliers d’hectares, auxquels participent également les indigènes, qui commencent à apprécier les avantages de ce tubercule. La patate (Batatas edidis ), en arabe Batatat el Haloua, est au contraire en Algérie une culture estivale, car elle a besoin de chaleur autant que d’humidité. Elle y est à peine sortie du domaine de l’horticulture. La production pour la consommation et l’exportation porte sur les variétés plus fines, plus sucrées, au rendement moindre, qui demandent plus de soins et moins d’eau, et rentrent par suite dans la culture maraîchère. D’autres variétés se prêtent d’ailleurs très bien à la grande culture, et donnent, avec l’irrigation une récolte de 30,000 à 40,000 kilogr. de racines, qui constituent une alimentation supérieure pour les vaches laitières, en même temps que les fanes sont également utilisées comme fourrage. Les patates communes, contenant 15 à 16 0/q de fécule, et*4 à 6 0/o de sucre, sont éminemment propres à donner un rendement élevé à la distillation, dont le produit est très fin de goût. Elles peuvent jouer sur le littoral algérien, dans cette application, le rôle de la betterave dans les pays du Nord, car le résidu serait excellent pour l’engraissement du bétail. La pulpe de patate cuite se prête bien à la panification en mélange avec la farine de blé dur. Fruits. — Le climat de l’Algérie convient parfaitement à toutes les espèces de genre Citrus (voir III e groupe, Essences), depuis les orangers et les citronniers jusqu’aux pamplemousses et shadocks des pays tropicaux. Elles prospèrent dans la région du littoral jusqu’à une hauteur de 400 à 500 mètres, et n’y redoutent que la violence des vents contre lesquels elles ont besoin d’être protégées par des allées de grands arbres, dans les localités non abritées naturellement. A notre installation dans le pays, nous trouvâmes les beaux jardins d’orangers de Blidah qui appelèrent l’attention sur cette culture, qu’on s’est efforcé d’améliorer par un meilleur entretien des arbres à haute tige, par l’ameublissement du sol, par un emploi plus égal de l’arrosage ; enfin en créant des plantations nouvelles, où l’on adopte la direction des arbres en pyramide et à basse tige, de beaucoup préférable. Des variétés et des espèces nouvelles ont été propagées, qui donnent satisfaction au goût du public pour la nouveauté ou qui se prêtent à une exportation plus tardive, comme la sanguine. Les planteurs d’orangers et de citronniers ont encore bien des progrès à réaliser, et qu’ils apprécieront en connaissant mieux la pratique des pays qui les ont précédés dans cette culture. Ils y apprendront notamment le moyen économique de fumer ces arbres par l’enfouissement du lupin, et combien les engrais phosphatés, et surtout la poudre d’os, leur sont profitables. Les plantations EXPOSITION TEMPORAIRE. 177 d’orangers et citronniers sont plus étendues dans le département d’Alger que dans les deux autres. A Blidah, elles occupent environ 200 hectares, puis viennent dans l’ordre d’importance, celles de Coléah, Boufarick, Cherchell. On évaluait, en 1867, le nombre des orangers eu état de production, dans le département, à 102,000, produisant 34 millions d’oranges, dont un tiers était susceptible d’être livré au commerce. Dans le département de Constantine, les orangeries, comprenant aussi les autres arbres du groupe, comptaient à la môme époque 37,552 arbres en rapport, en partie sur les territoires de Bône et Philippeville. Dans le département d’Oran, ils ne sont nombreux qu’autour de cette ville. On estime le produit des orangeries de Blidah de 1,000 à 1,200 fr. par hectare ; dans la plaine et chez les Béni Moussa, où les arbres sont plus grands, il peut aller jusqu’à 1,500 et 2,000 fr. On vend sur pieds aux acheteurs pour l’exportation de 10 à 15 fr. le mille. Les grosses, hors choix, se paient jusqu’à 50 et 60 fr. le mille. Ces prix ne représentent que le tiers des autres frais nécessités par la cueillette, l’emballage et le transport à Alger. La culture des arbres fruitiers a été aussi beaucoup répandue par les colons, qui s’attachent généralement à former un petit verger dans les dépendances de leur habitation. Beaucoup de ces arbres sont plantés dans les orangeries et profitent des arrosages fréquents qu’on leur donne. En outre des figuiers, abricotiers, jujubiers, de la vigne dont on a déjà parlé, il faut citer parmi les fruits indigènes : les figues de Barbarie, qui fournissent à l’arrière-saison un aliment très sain, d’une grande ressource pour les arabes comme pour la population européenne, car au prix de cinq à dix centimes la douzaine, cela représente une masse pulpeuse de près de 400 grammes contenant 7 à 8 0/o de sucre. Puis l’arbouse ( arbutus unedo, l., en arabe Sassenou), à la baie parfumée, sorte de fraise sauvage que les enfants recherchent dans les broussailles ; la grenade ( punica granatum , l. Reumman) aux fruits volumineux, à la pulpe acidulé et acerbe,rafraîchissante et préservatrice des dyssenteries; les amandes du pin parasol ( pinus pinea , l. Zk’ouk’ou), etc. Parmi les fruits communs avec l’Europe, on trouve la pêche {amygdalus persica, l., en arabe Khoukh) qui est souvent attaquée par les vers et dont l’arbre a peu de durée ; les poires ( pyrus communis , l. Lendjass) qui ne réussissent à peu près bien que dans la montagne ; les pommes {pyrus malus , l. Teffah) supportant un peu mieux la chaleur, mais préférant l’exposition des premiers gradins de l’Atlas ; la cerise {prunus cerasus , L. H um el Mlouk) qui est absolument dans les mêmes conditions, ainsi que le groseiller et le framboisier; le prunier {prunus domestica , l. Berkouic et Aïn) dont le succès est complet dans la région des hauts plateaux ; on voit au Hamma de Constantine de magnifiques pruniers reine-claude plantés depuis près d’un siècle par les indigènes, et qui donnent d’excellents 12 178 EXPOSITION TEMP< »KAIRE. fruits. La fraise {frogaria vesca, u. Tout eu Qua, Tout en nessaraMzah) s’est au contraire parfaitement trouvée du climat du littoral et, soit en situation plus ouverte, soit à l’ombre des bananiers, elle donne ses fruits parfumés, depuis le mois de décembre jusqu’à la fin de l’été. Les essais de culture de végétaux étrangers qui ont été poursuivis depuis 30 ans au jardin d’essai d’Alger ont doté la colonie de plusieurs productions fruitières intéressantes. Le bananier ( Musa paradisiaca, sgpien- tum, etc.), réclame les localités chaudes et abritées, uii sol profond ét riche, une irrigation abondante. A ces conditions, qu’il rencontre surtout aux environs d’Alger, de Bône, de Philippeville, il donne un volumineux régime de fruits verts qu’on peut exporter au loin et qui achèvent pendant ce temps leur maturation. Les goyaviers ( Psidiumpyriferum, Cattleyanum , Sinense ) se sont parfaitement acclimatés en Algérie et leurs fruits, qui commencent à être abondants , semblent s’y être améliorés. Ils sont très-propres à faire des confitures excellentes. Le cherimolia {Anona che- rimolia ) se montre un peu plus délicat, il donne un fruit exquis, sorte de crème fondante très-parfumée. L’avocatier (Persea gratissima) qui prend un beau développement dans les lieux abrités, produit une grosse poire à la chaire butyreuse, considérée comme un des meilleurs fruits des tropiques. Enfin le roussaillier ( Eugenia Michelii) àux jolies cerisescannelées, à la pulpe aigrelette et un peu térébinthinée; le néflier du Japon ou biba- cier ( Eriobotrya Japonica) aux fleurs à odeur d’aubépine et au fruit printanier peu développé en chair, mais agréable ; le plaqueminier du Japon (Biospyros kaki), grand arbre dont le fruit ou figue kake, de la grosseur d’un abricot, se mange très-mûr, un peu bletti; YRovenia dulcis , dont les pédoncules floraux, se tuméfient, deviennent charnus, et acquièrent la saveur du raisin de Corinthe ; etc.. Cultures maraîchères. — La culture maraîchère a pris une grande extension dans les environs des villes du littoral et particulièrement d’Alger, de Bône, de Philippeville, d’Oran. Ses produits alimentent la consommation locale et une exportation assez considérable. En outre des récoltes racines et légumineuses dont il a été question, elle s’occüpe principalement de la production de l’artichaut ( Cynara scolymus L., en arabe Kheurchef en nessara); de l’asperge {Asparagus offidnalis , L., Sekkoum) dont la plantation est récente, car avant on ne consommait que les bourgeons de la plante sauvage; de la tomate ( Solarium lycopeh'sicum , L., Tou- matich) dont la production considérable est utilisée à faire des conserves ; des choux-fleurs ( Brassica oleracea, L., Flour) qui donnent tout l’hiver un produit abondant qui supporte assez bien le transport; des piments (Capsicum sp., Felfeul) ; enfin de toute la variété des légumes nécessaires aux besoins de la population. Cette culture est en partie pratiquée par des Espagnols et des Mahonais, très-habiles à travailler la terre à la houe. Ils se procurent l’eau pour l’irrigation par des norias. EXPOSITION TEMPORAIRE. 179 Exportation. — Elle est limitée par les frais de transport assez élevés qui grèvent la matière, et par les retards qu’éprouvent leà envois au préjudice de la conservation des légumes ou des fruits. L’Enquête Le Hon a reproduit plusieurs dépositions émises à cet égard par les colons algériens, qui se plaignent de trouver de moins bonnes conditions pour l’expédition de leurs produits en France, que les Espagnols de Valence, de Carthagène, de Malaga. Cette situation fâcheuse arrête l’essor de la production et maintient le commerce des primeurs dans une situation indécise , qui l’empêche de réaliser tous les progrès qui pourraient être apportés avec avantage dans l’expédition des produits alimentaires destinés pour Paris, le nord de la France et l’étranger. L’exportation des fruits frais qui consiste surtout en oranges, atteint dès 1863 un million de kilogr., est doublée en 1865, pour redescendre pendant plusieurs années au-dessous d’un million. En 1870 elle s’élève à 1,216,000 kilog., en 1871 à 2,175,000 et en 1873 à 2,292,000 kilog. En 1865 la quantité des oranges expédiées montait à près de 15 millions. Suivant les derniers documents publiés par l’administration des Douanes, il est entré en France en 1870, venant d’Algérie, 1,272,231 kilog. de pommes de terre et 1,456,864 kilog. de légumes verts. EXPOSANTS DecugiA, à St-Aimé (dép 1 d’Oran). Oranges et citrons. \icolas (Charles) à Guebar bon Aoun, Mondovi (dept de Constantine;. Limons, coings de Chine, oranges bigarades, citrons, pamplemousses. Orphelinat ries Frères «le l’Annonciation, à Oran. Patates de Malaga. l'agès, à Millesimo (dép 1 de Constantine). Patates rondes. I»cllict, à Mostaganem (dép 1 d’Oran). Citrons de Pélissier. Portelli, à Philippeville (dép 1 de Constantine). Citrons de ménage, Citrons doux. Cédrats. Oranges de Plaisance. Oranges ordinai* res. Oranges mandarines. Reverchon (Hippolyte), à Birkadem (dép 1 d’Alger). Patates rouges douces. Rivière, à Creseia (dép 1 d’Alger;. Calebasse monstrueuse (crescienta cujete). 180 EXPOSITION TEMPORAIRE. Rodriguez (Jean), au Tlélat (défi 1 d’Oran). Pommes de terre, 1873. Ruffat (Joseph), à Birkadem (dép 1 d’Alger). Pommes de terre de Hollande, récoltées le 25 janvier. Société d'AgricuMiire d'Alger. Patates rondes grosses. TABLE ALPHABÉTIQUE A Abel Allah ben Khalcd, gr. 2, p. 32. Académie d’Hippone, gr. 26, p. 174. Adam, gr. 2, p. 49. Aglavc, (V.), gr. 5, p. 147. . Ahmed bel Kadi, gr. 2, p. 59; idem, p. 72. Ahmed ben Mohamed, gr. 2, p. 106. Ahmed ben Mustapha, gr. 2, p. 72. Ahmed ben Seliman, gr. 2, p. 23. Ahmed cl Fekcïr, gr. 2, p. 24. Ahmed ou Ismaïl, gr. 21, p. 171. Ahmed ould Zin, gr. 5, p. 147. Alcssi, gr. 2, p. 23. Ali, gr. 2, p. 40. Ali ben bel Kassem, gr. 2, p. 76. Alibert (Charles), gr. 2, p. 23; gr. 4. p. 128. Alibert (Pierre), gr. 2, p. 32. Ali Mohamed IVaït Saïd, gr. 21, p. 171. Ali ou bel Kacem, gr. 21, p. 171. Ali ou el Mouhoub, gr. 21, p. 171. Allard (André), gr. 2, p. 38; idem, p. 66 . Allard, gr. 4, p. 128. Allemand (Joseph), gr. 2, p. 38; gr. 3, p. 117 ; gr. 4, p. 138. Allier, gr. 4, p. 138. Ainar Ali Naît Kaci, gr. 21, p. 171. Amar IVaït Abbas, gr. 21, p. 169. Amar IVaït Amar, gr. 21, p. 171. Amsalem (Jacob), gr. 2, p. 38. Ainyan Naît Aroun, gr. 21, p. 171. Andrau, gr. 2, p. 66. Anjaux (Cyprien), gr. 2, p. 106. Aoiidi IVaït Yaliia, gr. 21, p. 171. Aquilina (Luigi , gr. 2, p. 71. Arbi (El) IVaït Mohamed, gr. 21, p. 169. Arbi (El) ould el Hadji, gr. 2, p. 98. Arles Dufour (Alphonse), gr. 2, p. 46; gr. 5, p. 147. Arnal, gr. 4, p. 128. Arnaud (Marius), gr. 4, p. 138. Arnould (M me Arthur), gr. 4, p. 138. Arcski ben Haoussin ou Bekri, gr. 21, p. 171. Areski IVaït Babil, gr. 21, p. 172. Aussenac (Jules), gr. 2, p. 24. Averscng, gr. 5, p. 147. Ayinès, gr. 3, p. 117; gr. 4, p. 132 ; idem, p. 138. B Bachir ou Kabba, gr. 2, p. 40. Bakhry et C ie , gr. 2, p. 46; gr. 4, p. 143. Balestro, gr. 2, p. 40. Barnoln, gr. 2, p. 24 ; idem, p. 66; idem, p. 76. Baronnat, gr. 2, p. 38. Barrot (Ferdinand), gr. 2, p. 52; idem, p. 63. Barthélemy, gr. 3, p. 112; idem, p. 119 ; idem, p. 123. Bazet, gr. 4, p. 138. B. D, gr. 1 p. 13. Beauvïlle (Pierre), gr. 3, p. 117; gr. 4, p. 138. Becka (Pierre), gr. 2, p. 24. Bel Hadji ould Kliouan, gr. 2, p. 76. Bel Kassem ben Moklitar, ht. 2. p. 72. Bellecote (Albert de), gr. 2, p. 52. Ben Alain ben Bachir, gr. 2, p. 99. Béni Djennad, gr. 2, p. 97. Benoist frères, gr. 2, p. 38; gr. 4, p. 138. Benoit (Edouard), gr. 2, p. 52. Bergerie de ben Chicao, gr. 2, p. 72. Berr frères, gr. 2, p. 76; gr. 4, p. 128. Bertherand (le D r E.), gr. 4, p. 128; gr. 12, p.*160 ; gr. 14, p. 161. Berthon, Lecoq et C ie , gr. 2, p 97 • gr. 8, p. 156. Berton, gr. 2, p. 32;gr. 4, p. 138. Bertrand et C'°, gr. 4, p. 128. 182 TABLE ALPHABETIQUE Bessières, gr. 2, p. 24; idem, p. 46; gr. 4, p. 138. Besson (Pierre) et C ie , gr. 2, p. 97 ; gr. 8, p. 156. Beyer, gr. 2, p. 49. Biemeind, gr. 2, p. 98. Blancho, gr. 2, p. 106. Blay (M me v e ), gr. 4, p. 138. Boissier, gr. 3, p. 112; idem, p. 117. Bonnafous, gr. 1, p. 14 ; gr. 3, p. 111; gr. 18, p. 164. Bonnel, gr. 2, p. 68. Boniffay (Eugène), gr. 2, p. 77. Bordo, gr. 3,p. 113. Bossens (Félix), gr. 2, p. 99. Bosson, gr. 11, p. 158. Bosson frères, gr. 4, p. 144. Bon Aient ben Missount, gr. 2, p. 32. Bouehet, gr. 2, p. 32. Bou Dia ben «lettou, gr. 2, p. 77. Bou Diaf ben Mohamed, gr. 2, p. 40. Bouillon, gr. 3, p. 117. Bouilloud (Louis), gr. 2, p. 38; gr. 4, p. 132. Boulang, gr. 2, p. 59. Bourbon (Et.), gr. 4, p. 129. Bourceret, (Paul), gr. 2, p. 24. Bourgoin (Célestin), gr. 2, p. 99; gr. 3, p. 117 ; gr. 4, p. 138. Bourlier, gr. 2, p. 32; idem. p. 59. Bou Saâd Naît Mohamed, gr. 21, p. 169. Bouscarin, gr. 4, p. 138. Bousquet (Pierre), gr. 2, p. 24. Boyron (le Dr.) gr. 2, p. 24 ; idem, p. 63; gr. 12, p. 159. Braud (Charles), gr. 4. p. 138. Brault (Paul Marie), gr. 2, p. 98. Brotous (Pédro), gr. 2, p. 59. Bruyas (François), gr. 2, p. 32. Bruyas (Jean), gr. 3, p. 119. Burger (Georges), gr. 2, p. 27; idem, p. 46. Burtln, gr. 2, p. 38. C Cailloux, gr. 5, p. 147. Callot (Mgr.), gr. 2, p. 98. Carrière, gr. 4, p. 138. Castelli (André), gr. 4, p. 132, 138. Castigliola (Joseph), gr. 2, p. 24; gr. 4, p. 129. Caussadis. gr. 2, p. 99. Cercle de Batna, gr. 2, p. 106. Cercle tle Tizl Ouzon, gr. 2, p. 40, 99. César, gr. 2, p. 60. Chalianat, gr. 2, p. 99. Chahert, (Romain), gr. 11, p. 158. Chaliainel aîné, gr. 12, p. 160. Chaîner (Gustave V.), gr. 4, p. 132. Chainboii, gr. 3, p. 117. Chambre «le Commerce de Constantin«*. gr. 2. p. 2'r. 60.106. Chambre de Commerce de Pliilip- pevillc, gr. 2, p. 24. Chaniond, gr. 2, p. 24. Champ (Pierre Laurent), gr. 2, p. 63 ; gr. 3, p. 113. Chatlllon, gr. 3, p. 111, 117. Chaudoreille, gr. 4, p. 129. Clicick «le Cliattaba, gr. 2, p. 60. Chevrotât, gr. 2, p. 32, 41. Chiris (Antoine), gr. 3, p. 123. Chirouze, gr. 3, p. 119. Chomctte, gr. 2, p. 98. Choquet (Louis), gr. 4, p. 132, 138. Chuffart (Louis), gr. 2, p. 24. Churfart, gr. 2, p. 24. Chuffart, gr. 2, p. 46; gr. 4, p. 139. Civelli (Dominique), gr. 4,p. 139. Clair, gr. 4, p. 139. Claraz (Balthazar), gr. 3, p. 117. Comice agricole de Constantine, gr. 2, p. 32. Commune «1e Relizane, gr. 2, p. 49. Commune de Saint-Cloud, gr. 2, p. 69. Compagnie française h Boufarick. gr. 2, p. 52, 63; gr. 3, p. 113, 117, 119. Conseil municipal de Tiaret, gr. 18 p. 164. Cordier (A.), gr. 2, p. 104. Cornillac, gr. 2, p. 66; gr. 4, p. 139. Cornu«! (Laurent), gr. 2, p. 24, 32. Corporation des nègres, gr. 8, p. 157. Costerisan (Henri), gr. 2, p. 52, 55. 60. 68, 99. Courtines, gr. 2, p. 24. Courvoisier (Benjamin), gr. 4, 142. Créput, gr. 2, p. 67. Croses (Emile), gr. 2, p. 77. Crnzel, gr. 11, p. 158. Cucsta (Manuel), gr. 4, p. 132. D Dambricourt frères, gr. 11, p. 158. Dames trinitaires «le Misserghln, gr. 2, p. 68. Daudet, gr. 4, p. 139. Daudrieu (Eugène), gr. 2, p. 25, 32. Daur é, gr. 4, p. 139. necouflé (Louis-Gabriel), gr. 2, p. 24. Decugis, gr.'4, p. 139, 142. Exp. temp. p. 179. Delarivière, gr. 4, p. 139. Dclioud, gr. 2, p. 68. Delmas, gr. 2, p. 25, 52, 63. nélom, gr. 4, p. 129. Delorme, gr. 3, p. 123. Deloy, gr. 2, p. 38. Delpech et Ardisson, gr. 3, p. 113. Derrley, gr. 2, p. 25. Desaître, gr. 2, p. 41. Desnières, gr. 4, p. 129. Dessolicrs (Edouard), gr. 2, p. 25; gr. 4. p. 129. TABLE ALPHABETIQUE 183 Devreton père et fils, gr. 2. p. 25, 60 ; p. 25, 22. Dnbourg (Pierre-Prosper), gr. 2, p. 49, 53, 63; gr. 3, p.l!7 ; gr. 4, p. 139. D««forest (Jules), gr. 2, p. 60. Dufour, gr. 2, p. 49. Dufoure (Firmin), gr. 2, p. 99; gr. 4, p. 129. Duplnn aîné, gr. 2, p. 98; gr. 8. p. 156. Du Pré de Saint-Maur (J.), gr. 2, p. 49, 77. Dutruge (Francois), gr. 1, p. 14. E École arabe française, gr. 26, p. 174, École communale de Boufarick, gr. ^ 26, p. 174. École communale «le Cliercliell, gr. ^ 26, p. 174. École communale de la rue Bleue __ (Alger), gr. 26, p. 174. École communale «le la rue «le l’Intendance, gr. 26, p. 174. Ecole communale «le Jeunes lifies à Alger, gr. 26, p. 174. École communale «le jeunes tilles, rue de Bône, gr. 26, p. 174. École communale «1 «î jeunes filles, rue Cliarles-Qutnt, gr. 26, p. 174. École communale «1e jeunes lilles, ^ place Randon, gr. 26, p. 174. École de jeunes filles, rue «lu Divan, „ gr. 26, p. 174. École mixte «le Blidah, gr. 26, p. 174. Ecole mixte de la Rassauta, gr. 26, , P- l 7 ^. École normale «l’Alger, gr. 26, p. 174. Ecole normale primaire de Mustapha Supérieur, gr. 26, p. 174. E«l«lin (Si) ben Yaya, gr. 5, p. 151. Émerat, gr. 2, p. 38; gr. 4, p. 139. Escoffler, gr. 4, p. 129, 139. Etablissement «le la Sainte-Enfnnc«*, __ gr. 2, p. 68. Établissement thermal «U‘s bains de la Reine, gr. 3, p. 111. Evêque (le 6 r ), gr. 3, p. 111. F Fabre, gr. 2, p. 25. E’nlco (Ernest), gr. 2, p. 32; gr. 4. p. 129. Ferré, gr. 2, p. 49. Fivria (Barthélémy), g. 3. p. 117. Fleurieu (de), gr. 2, p. 53. 63. Flutet (Benoit), gr. 2, p. 25. Foacier de Ruxé et Samson, gr. 2, p. 25, 32. Fouet (Mme Ve), gr. 2, p. 32. Fouquet «le Bell«* Isl«‘, gr. 1, p. 14. Fo«irnier et C ie , gr. 4, p. 132. Frémont, gr. 2, p. 41. Freycenon (Xavier), gr. 4, p. 139. G Garéna, gr. 4, p. 139. Ga««din, gr. 4, p. 139. Géaud (Jules), gr. 4, p. 139. Gérard, gr. 4, p. 132, 139. Gérardin, gr. 8, p. 157. Gliaxali (El) bel Hadji, gr. 2, p. 67. Gilles (Jean-Baptiste), gr. £, p. 139. Girard et Peyré, gr. 4, p. 144. Gira«i«l frères, gr. 2, p. 60; gr. 5. p. 147 Goby (Frédéric), gr. 2, p. 63. Gourgas (de), gr. 2, p. 27. Granier, gr. 3, p. 119. Grasset, gr. 5, p. 148. Grellet (Claude), gr. 4, p. 139. Grïess-Tra«*t, gr. 2, p. 53. Grima (François), gr. 2, p. 32, 38, 63. Grivel, gr. 2^ p. 63. Guyonnet, gr. 2, p. 49, 63. . H Hadji (El) Ali Addad, gr. 21, p. 169. Hadji' (El) Ali Ha«la«len, gr. 21, p. 169. Hadji (El) bel Klicir lien Djabbar. gr. 2, p. 25. Ha«lji (El) Bon Alen* beu Add««, gr. 5, p. 151. Hadji (El) el Haoussin IVaït Abbad, gr. 21, p. 169. Hadji (El) Melio»id Saï«l,gr. 21, p. 172. llatlji (El) Mohamed ben Moktnr, gr. 2, p. 26. ■la«ljï (El) Mohamed Snï«l, gr. 2, p. 39, 67. Ha«lji (El) Saïd, gr. 21, p. 172. Haki (David) et Tabet, gr. 2, p. 46; gr. 4, p. 144. Haloche, gr. 2, p. 77. Hamman onld Zin, gr. 2, p. 27. Hommo ben Chanaon, gr. 2, p. 77. llaminon o«i Amnr Naïf TifeSla. gr. 21, p. 169. 11 smon (Delphin), gr. 4., p. 139. Hardy (Louis-Auguste), gr. 3, p. 118, llé«Sinrd, gr. 2, p. 38. Hérail (Léon), gr. 3, p. 118; gr. 4, p. 140. Herro««et (Mathurin), gr. 4, p. 132. 184 TABLE ALPHABETIQUE Herroiiet (Joseph), gr. 4, p. 140. Hilaire (Léon^gr. 5, p. 148. Hitler, gr. 2, p. 49. Hivert (André-Marius), gr. 4, p. 132. J •Jacob (Eugène), gr. 2, p. 63. •Janin (Charles), gr. 2, p. 46. Jardin d’Acclimatation d'Alger. M. Hardy, anc" dir r , gr. 2, p. 28, 32, 41, 49, 54, 63, 68, 99, 107; ar. 3, p. 119; ar. 4, p. 129. •Jardin d'essai du Ha in in a (Alger). M. Rivière, dir r , gr. 2, p. 29, 98, 104^ gr. 6, p. 154. Jusmina Naît Clmllal, gr. 21, p. 167. •Joly, gr. 3, p. 119. •lonquière, gr. 2, p. 99. Jourdan (Adolphe), gr. 12, p. 160. •Joyot, gr. 2, p. 25, 68. •Julia (Louis), gr. 2, p. 25. Jungfennan (Mme Ye), gr. 4, p. 142. •Jus (Henri), gr. 1, p. 14 ; gr. 2, p. 107 ; gr. 3, p. 113; gr. 5, p. 148. K Kada Kelouch. gr. 2, p. 38. Kaddour bel Hadji, gr. 2, p. 25. 39. Kanoui frères, gr. 4. p. 132. L Lubarrère (Eugène), gr. 4, p. 140. Ladet, £r. 2, p. 25. Latltte (Joseph), gr. 3, p. 118. Lutorêt, gr. 2, p. 25; gr. 4, p. 140. Lagier, gr. 3, p. 118. Lallemand, gr. 2. p. 39. Lallemand (Casimir), gr. 2, p. 49. Lallemant (Charles), gr. 2, p. 41-43; gr. 3, p. 111, 113; gr. 6, p. 154; gr. 12, p. 160. Lambert (Ernest), gr. 2, p. 84-97. Lambert (Adolphe) de Roissy, gr. 2, p.98, 99; gr. 8, p. 156. Laiiinr (Auguste), gr. 2, p. 25, 27, 33, 53, 63 ; gr. 4, p. 140. Lannoy, gr. 3, p. 119. Laperüer (Laurent), gr. 2, p. 27, 64. Laq utile, gr. 2, p. 98. Laurent, gr. 4, p. 132. Laurent fils, gr. 2, p. 25. Lavie (Pierre), gr. 2, p. 25, 53. gr. 3. p. 118; gr. 4, p. 129. Lazare, gr. 3, p. 118. Lebas (Jules), gr. 4, p. 140. Le Febvrc, gr. 2, p. 98. Léger, gr. 2, p. 33. Lejeune, gr. 4, p. 140. Léonaris, gr. 2, p. 71. Lcpesaut, gr, 4, p. 140. Lépïney (Eugène), gr. 4, p. 132, 140, Leroux, gr. 4, p. 143. Leroy, gr. 2, p. 27. Jjcsca (Léon), gr. 2, p. 99. Lescure (Jacques), gr. 1, p. 14. Lescure, gr. 4, p. 140. Lescure, gr. 18, p. 164. Lesègne (Alfred), gr. 4, p 140. J^cstiboudois, gr. 2, p. 53. facture, gr. 2, p. 33. Loche (Mme Ve), gr. 2, p. 98. Lorquin (Jean-Baptiste), gr. 3, p. 132. Louisin (Désiré), gr. 4, p. 133, 140. Loustaud, gr. 3, p. 118. I„utzovv (Baron de), gr. 2, p. 33. Lycée d’Alger, gr. 26, p. 174. M Maamar Naît Maamar, gr. 21, p. 172. Maamar Naît Mohamed, gr. 21, p. 172. Madon, gr. 4, p. 140. Magnier, gr. 2, p. 64. Malglaive (Esprit-Victor de', ar. 2, p. 25, 68. Manégat, gr. 2, p. 60, 71. Marcadel (Barthélémy), gr. 4, p. 133. Marès fD r Paul), ar. 2, p. 25. 28, 46; gr. 8, p. 157. Marïani, gr. 4, p. 140. Marill et Laverny, ar. 2. p. 98; gr. 8. p. 156. Marion, gr. 4, p. 140. Martel, gr. 3, p. 113, 118. Martel (Auguste), gr. 4. p. 140. Marthoud, gr. 4, p. 133. Martinez, gr. 2, p. 43. Masquelier fils et Cie, gr. 2, p. 25.49.64. Massot, gr. 2, p. 60. Mathieu, gr. 5, p. 148, Mauclcr (Ulysse), gr. 26, p. 174. Maures (les) d’Alger, gr. 8, p. 157. Maurin (D r Amédée), gr. 12, p. 160. M’Barreck Naît Mohamed Saïd, gr. 21, p. 172. Mercier, gr. 2, p. 43. Mercurin (Henri-Joseph), gr. 3, p. 123. Merle, gr. 2, p. 33. Merle , Jean-Baptiste), gr. 4, p. 140. Merle des Isles, gr. 2, p. 28. Merlin (M™« V«), gi'. 2, p. 26, 49, 53; gr. 4, p. 130. TABLE ALPHABETIQUE 183 Michaud, gr. 2, p. 26. Miergues (D r ) et Cl». Leroux, gr. 3, p. 113. Minier, gr. 4, p. 130. Mohamed, gr. 1, p. 14. Mohamed Amezian, gr. 21, p. 172. Mohamed hen A lui Allah, gr. 2, p. 07. Mohamed hen Isaa