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Exposition universelle de Vienne en 1873 : notice sur les objets exposés par la Société des Charbonnages de Mariemont, l'Olive, Chaud-Buisson et Carnières et par la Société du Charbonnage de Bascoup ; Première Groupe - Exploitation des Mines et Métallurgie / par Arthur Warocque
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Cette charge énorme était alors presque entièrement soulevée, et la péné­tration dans le terrain houiller se faisait sous un effort de 650,000 kilog. y compris le poids du cuvelage lui-même. A mesure que la trousse pénétrait dans le terrain, on enlevait, au moyen de dragues, grappins, soupapes et autres instruments, les déblais sur toute la circonférence du puits. Ces instruments étaient manœuvrés du dessus du niveau de l’eau, et l’on ne faisait marcher la pompe d’épuisement que pour donner plus d’espace et rendre le draguage plus facile, tout en évitant de provoquer l’affluence des sables de l’extérieur du cuvelage dans le puits. L’excava­tion marchait donc presque parallèlement à la trousse dans les assises meubles et elle la devançait dans les assises plus résistantes, principa­lement dans le terrain houiller.

La base du cuvelage du puits d’air rencontra, à sa pénétration dans le terrain houiller, une veine de charbon assez puissante. Cette circons­tance étant très défavorable à la fermeture du cuvelage à niveau vide ; l’on se décida à employer l’air comprimé, ce qui réussit du reste parfai­tement et ne présenta rien de particulier à signaler.

Le même cas ne se renouvela pas aux autres puits. La trousse péné­tra d’abord dans le terrain houiller altéré et assez plastique et ensuite plus dur, ou malgré l’action des vis, la colonne en fonte refusa d’avancer. L’on se décida alors A épuiser complètement, pour aller poser à quelque distance en dessous de la trousse coupante les trousses à picoter qui devaient former la fermeture définitive du cuvelage. Les eaux supérieures ne purent se faire jour par le joint fermé par la trousse coupante dans le terrain houiller qu’en très petite quantité, et cette importante opération put se faire sans encombre et à l’aide d’un épuisement très restreint.

Les trousses à picoter étant posées, on y éleva une colonne de cuve­lage en anneaux fractionnés, jusqu’à la hauteur de la trousse coupante, que la prudence conseilla de ne pas démonter. Le joint définitif se fit au moyen d’une trousse renversée dont la face extérieure présentait une surface inclinée parallèle à la face intérieure de la trousse coupante. Le vide laissé entre ces deux surfaces fut soigneusement picoté et depuis leur établissement les trois cuvelages n’ont rien laissé à désirer.

Les trois puits furent alors continués dans le terrain houiller jusqu’à la profondeur de 250 mètres où doit être établi le niveau d’exhaure. Ils sont tous les trois maçonnés sur toute la partie qui n’est pas cuvelée.