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Exposition Universelle de Vienne, 1873 : France ; bois ouvrés ; 8e groupe ; rapport / par Charles Rossigneux
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des arts et de l’iiidustrie. Naturellement le nombre des exposants était considérable, mais les résultats obtenus étaient loin de répondre à leur bon vou­loir. Peu de luxe, du reste ; des meubles d’une simplicité primitive, presque tous calqués sur le même patron et dont le prix m’a paru supérieur à leur valeur réelle. En voyant ces expositions, j’ai regretté que le peu d’espace accordé à la France ne lui ait pas permis d’apporter en concurrence ses meubles à bon marché. Nul doute que la compa­raison ne leur eût été favorable sous le rapport du goût, du prix et de la bonne exécution. En me rappelant l’Exposition de Paris de 1867, l’Alle­magne m’a paru stationnaire.

Il y a lieu de s’étonner que Berlin se soit, pour ainsi dire, désintéressée du concours, et que cette ville où l’industrie des bois ouvrés est si considé­rable, se soit contentée de faire figurer un si petit nombre de ses produits, que ne rachetait pas d’ail­leurs le mérite du bien-faire.

Nous devons constater cependant qu’une grande émulation s’est manifestée entre les villes de l’Em­pire Allemand, et qu’une louable ardeur met en concurrence Hambourg, Berlin, Erfurt, Stutt­gart, Munich, Mayence, etc.

Dresde est évidemment la ville par excellence pour la production de l’ébénisterie, et deux Di­plômes d’Honneur sont venus l’attester. Le pre­mier de ces diplômes a été décerné à M. Tûrpe, qui exposait des lambris de salle à manger, coin-