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De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
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ayons la supériorité dans tous les genres, comme nous l’ont chanté sur tous les tons certains courtisans patriotiques plus ou moins renseignés. Si la France n’est pas en retard , quelques nations ont fait des progrès considérables. Les fleurs artificielles, l’ameu­blement, les tentures, les instruments de musique, les voitures se font maintenant à Vienne presque avec la même perfection qu’à Paris. Pour les machines et les produits agricoles, nous n’avons pas le pre­mier rang, ni même le second. Mais nos soieries, notre bijouterie , nos dentelles, nos vins , nos draps laissent loin derrière eux toutes les imitations étran­gères.

Notre exhibition artistique est hors ligne : cela est très-vrai. Mais cela n’empêche pas qu’en Belgique et en Allemagne, il ne se forme des écoles où l’on tra­vaille très-sérieusement et où surgissent des noms nouveaux. Rappelons-nous seulement l’exposition des beaux-arts de Bruxelles en 18*72, et le musée des artistes vivants à Munich.

Que la France porte donc fièrement ses lauriers ; mais ce n’est pas une raison pour lui brûler obstiné­ment sous le nez des cassolettes de parfums affa­dissants.

En terminant ce premier aperçu, je me permettrai d’exprimer un regret. L’Exposition française gagne­rait beaucoup, s’il y avait plus de Français à en faire les honneurs. Dans les sections des autres pays, on trouve à chaque pas des ciceroni empressés, des