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De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
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l’on savoure des friandises délicates. N’oublions pas que nous sommes à Vienne.

Un ascenseur hisse les visiteurs sur la coupole de la rotonde et du haut des galeries, l’on jouit d’une magnifique vue sur l’Exposition, sur toute la ville de Vienne et sur la plaine jusqu’aux montagnes.

Pendant que nous sommes occupés à donner des bons points au Palais de l’Industrie, ajoutons qu’on a eu la bonne inspiration de ne pas employer exclusivement à sa construction la fonte et le verre. Le palais établi à Paris avait un peu la physionomie industrielle d’une gare de chemin de fer. Ici, sauf la toiture, tout est en pierre ou en simili-marbre , orné de magnifiques bas-reliefs, de colonnades et de statues colossales. — Un point, à la ligne et j’arrête la section des éloges.

Le parc français était réellement magnifique : on avait bouleversé, mouvementé le Champ-de-Mars avec un goût exquis ; on y avait improvisé des montagnes, des cascades et des lacs. A Vienne, on a fait une grande machine plate avec des allées sablées , bordées de réverbères grêles et d’arbres malingres. La comparaison est ici tout en faveur de notre amour-propre national.

Après avoir donc établi aussi équitablement que possible la balance de mes impressions générales , j’entre plus spécialement dans l’examen des produits accumulés à Vienne. La France a l’avantage, c’est incontestable ; mais cela ne veut pas dire que nous