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De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
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cipales contrées d’Europe ; à côté de ces tableaux, sont placées des boîtes qui renferment le nom des villes écrit sur de petits cubes de liège garnis d’épingles : l’élève doit fixer lui-même ces villes mobiles à l’endroit précis où elles existent réelle­ment. Enfin, entre les fenêtres, sont accrochés de petits fusils, des trompettes et des tambours : ce qui atteste que le corps n’est pas ici moins bien traité que l’esprit.

L’école allemande se rapproche beaucoup de l’école suédoise ; on y a peut-être poussé le principe de l’éducation par les yeux jusqu’à l’exagération, sans crainte de surcharger la mémoire des enfants de notions inutiles. D’énormes quantités de plantes moulées en plâtre garnissent les murailles ; tous les règnes de la nature se donnent rendez-vous dans ce microcosme, jusqu’à d’honorables vers à soie qui tissent tranquillement leurs précieux cocons. Signa­lons spécialement un fort joli lavabo, avec robinets en étain : la propreté n’est-elle pas la première con­dition de l’hygiène ?

L’école américaine n’offre rien de bien particulier : les sièges en bois sont formés de petites planchettes convexes. L’éducation par les yeux est ici beaucoup moins avancée que chez les deux nations précédentes.

Puisque nous parlons des enfants, disons un mot de ce fameux pavillon du jeune âge dont on a tant parlé. Ce n’est guère qu’une exposition de joujoux et de bimbeloterie : on y rencontre les jouets de tous les