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De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
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enfants de la terre, même des petits chinois et des japonais au berceau. Il n’y a guère, au milieu de ces hochets, que trois appartements vraiment intéressants à visiter : — une nursery pour familles ouvrières, très-propre et fort économique ; — une nursery pour babies opulents, pour les petits millionnaires à la mamelle ; tout le luxe et le confortable imaginables ont été réunis dans ce charmant nid soyeux, d’une ravissante couleur bleu-ciel et gris-perle ; — enfin un spécimen d’une Crèche viennoise : nous y rencon­trons le système de petits bancs circulaires et de grillages qui est adopté chez nous.

Un autre pavillon fort visité, c’est celui de notre confrère de Vienne, la Neue freie Presse. Les rédac­teurs , les administrateurs et les machines tra­vaillent quotidiennement devant un public idolâtre qui s’arrache les numéros encore humides autour des presses. Quel plaisir de voir à l’œil nu des journa­listes dans l’exercice de leurs fonctions !

Les expositions orientales sont vraiment hors ligne. Le pavillon persan, l’habitation turque, les petits palais du Maroc, de la Chine et de l’Égypte sont d’une richesse et d’un éclat éblouissants. Ils semblent avoir apporté avec eux un rayon du ciel d’Orient. La demeure égyptienne, construite par le Khédive, est une habitation complète et entièrement meublée : on y trouve des appartements de service, des cuisines, le harem, la chambre des aimées ; derrière le palais s’étend un vaste jardin planté d’arbres égyptiens,