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De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
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avec instruments de jardinage et voitures du pays, même la margelle du puits, avec sa grande roue et ses engrenages en bois ; enfin, au fond, une écurie peuplée de chameaux avec leur sellerie, une étable garnie de petites vaches du Nil, et une bergerie avec béliers et moutons.

Auprès de l’exposition orientale, on rencontre les boxes réservés aux chevaux de toutes les nations. Notre célèbre compatriote, M. de la Ville, a remporté ici un succès immense par le nombre et la qualité de ses magnifiques élèves. Aussi , a-t-il reçu les félicitations de plusieurs souverains qui ont exprimé leur vive admiration pour notre race anglo-normande.

Une des grandes attractions de l’Exposition, ce sont les orchestres dirigés par Straus et Nicolaï ; les magnifiques musiques militaires; enfin, l’orchestre de dames. En parlant d’un nrchestre de dames, il faut s’entendre. Les instruments à cordes , les flûtes et la grosse caisse sont seuls réservés au beau sexe ; mais les clarinettes et tous les cuivres sont joués par des enfants de 10 à 15 ans. Cela n’en est pas moins curieux, car ces jeunes virtuoses ont de véritables talents. Un de ces précoces artistes exécute notamment le solo de clarinette de l’ouverture de Zampa avec une justesse et un sentiment extraor­dinaires. Une jeune femme tient le bâton de chef d’orchestre avec une remarquable maestria. L’or­chestre féminin doit venir à Paris. Il y obtiendra un grand succès d’intérêt et de curiosité.