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De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
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tion des Toitures autrichiennes, la rapidité des trains anglais, les journaux gratuits des compartiments hollandais, l’élasticité des banquettes allemandes, et la sécurité des lignes françaises, on aurait réalisé, croyons-nous, le chemin de fer idéal dans le meilleur des mondes possibles.

Chez nous, il est défendu de fumer dans les wa­gons, sauf dans quelques compartiments sacrifiés à ce défaut : il résulte de cette rigueur inapplicable que l’on fume partout. Dans les autres pays, il est permis de fumer dans les voitures, sauf dans quel­ques compartiments réservés aux pipophobes. Aussi les personnes qui ont horreur de la fumée du tabac sont-elles toujours sûres de trouver un asile où l’odeur même d’un cigare est inconnue. Yoilà donc un bon argument contre les protectionnistes. Signa­lons discrètement à la fin de ce paragraphe l’exis­tence dans les trains suisses de compartiments très- confortables, consacrés aux réalités inévitables de l’existence.

Nous remarquons à Bâle un système d’horloges électriques qui donne , dans toutes les rues et sur toutes les places, l’heure exacte du chemin de fer.

Ceci nous rappelle qu’un Guide de Vétranger en France signale aux touristes l’admirable installation dans la ville de Caen d’un télégraphe qui mettrait en rapport tous les postes de sapeurs-pompiers avec le dépôt central et la station des guetteurs d’incendie... Quel homme d’imagination que l’auteur de ce Guide!