Dokument 
De Caen à Vienne : l'exposition universelle de 1873 : les exposants Normands : notes de voyage / par E. Chesnel
Entstehung
Seite
10
Rechtsdrehung 90°Linksdrehung 90° 
  
  
  
  
  
 
Einzelbild herunterladen

— 10 —

Mais ses compliments ont tout l’à-propos d’une averse au milieu d’une partie de campagne.

Où Caen toutefois peut prendre sa revanche, c’est pour l’organisation de ses écoles primaires. Si les schulen suisses ont la palme pour une propreté et une ventilation exceptionnelles, les écoles publiques de Caen l’emportent certainement par la richesse du mobilier scolaire et la perfection des moyens d’éducation par les yeux. Que ce système d’ensei­gnement soit venu de l’étranger, c’est possible ; mais du moins a-t-il été grandement perfectionné en France.

La renommée des écoles suisses résulte probable­ment de l’organisation des lois sur l’instruction primaire. Il n’y a pas de pays où l’on voie plus d’enfants fréquenter les écoles : à certaines heures, ils fourmillent sur les trottoirs ; et comme tous ces bambins sont propres, bien lavés, bien peignés, con­venablement vêtus ! les petits garçons avec leurs courtes vestes et leurs bérets ; les petites filles, les bras nus et leurs longs cheveux flottant sur leurs épaules. On les voit passer par bandes joyeuses, le sac bouclé militairement sur le dos, l’ardoise à la main. Beaucoup de ces enfants regagneront le soir la gare, prendront leur ticket et s’installeront tous seuls dans le wagon qui les ramènera au sein de leur famille.

Des chemins de fer et des écoles, disait un célèbre publiciste de la Havane, parodiant un mot bien connu ;