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Urkunden zur Geschichte des Suezkanals / von Georgi und Albert Dufour-Feronce
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entrepris ce voyage avec l'autorisation de son gouvernement, la France par M. Paulin Talabot, l'Angleterre par M. Robert Stephenson. Après examen des travaux de M. Linant, nos trois ingénieurs ont déclaré:« Qu'aucune difficulté insurmontable n'existait qui pût rendre impossible l'exécution du canal.>>

En même temps ils ont demandé qu'une étude plus dé­taillée fut entreprise, tant de l'Isthme que de ses abords du côté de la Méditerranée au nord et au midi du côté de la Mer Rouge.

Pour accélérer ces études, le travail en a été divisé entre les trois ingénieurs:

M. Negrelli s'est chargé de faire lever le plan de la côte de l'Isthme du nord, du côté de la Mediterrannée, de faire sonder les abords de la mer et de soumettre un projet de jetée et de port assurant à la navigation, à toute époque, une entrée sûre et facile dans l'embouchure du canal.

M. Talabot expédiera depuis Marseille à Suez une es­couade de niveleurs chargés de vérifier les travaux existant et de les complèter par des sondages de terrains sur toute la ligne de Suez jusqu'à Tineh( l'ancien Pelusium); ces sondages sont indispensables pour l'établissement des devis des ouvrages d'art que nécessite le canal.

M. Stephenson s'est chargé de procurer les plans du Golfe de Suez existant à l'Amirauté anglaise, et de faire compléter sous sa direction ce que ces plans pourront laisser à désirer.

Après que ces travaux préliminaires seront faits, MM. Ne­grelli, Stephenson et Talabot se sont engagés à se rendre conjointement en Egypte pour y étudier eux- mêmes les localités et pour arrêter définitivement la direction à donner au canal. Une fois ces plans définitifs signés par les trois ingénieurs entre les mains du comité, le moment sera venu de former une compagnie d'exécution pour la construction du canal.

Nos trois ingénieurs s'étant déclaré renoncer à tout salaire pour la coopération à une œuvre, à l'exécution de laquelle ils se font gloire de contribuer, les frais d'étude atteindront à peine 100 à 150 mille francs qu'on a résolu de réunir au moyen d'une société d'études selon l'acte dont j'ai l'honneur d'annexer copie. Cette société se compose: