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aussi, encouragés par les Beys, des gens de la même nation se sont glissés en Egypte; et il est à croire que, quand ils auront levé les cartes du pays, ils reviendront, pour en faire la conquête. Afin de prévenir ces desseins dangereux, sur la première nouvelle des ces opérations, nous avons enjoint à leurs Ambassadeurs d'écrire à leur cour, afin qu'elle eût à défendre aux vaisseaux anglais de fréquenter le port de Suez. Elle a accordé cette demande, et en conséquence, si quelque bâtiment anglais se permet d'y jeter l'ancre, la cargaison sera confisquée, toutes les personnes à bord seront emprisonnées, jusqu'à ce que nous ayons fait connaître notre bon plaisir.
( Martens: Recueil des traités: Vol. 6, pag. 148.) Moralité actuelle à tirer de ce document:
L'Angleterre et la Turquie en 1774 et en 1858.
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En 1774. La Turquie, maîtresse exclusive de la Mer Rouge et par conséquent propriétaire incontestée de Perim, clef de l'entrée de cette mer, défendait à l'Angleterre, qui y consentait, de naviguer et de commercer dans la Mer Rouge. En 1858. L'Angleterre qui prétend à la domination exclusive de la Mer Rouge par la prise de possession d'Aden et par son usurpation récente de Perim, non encore acceptée par l'Europe ( grâce au projet du canal de Suez) défend à la Turquie de commercer et de naviguer dans la Mer Rouge en s'opposant à l'exécution du canal de Suez.
La Turquie ne peut y consentir et l'Europe, garante de son intégreté, doit la soutenir.
Abschrift.
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Herr v. Negrelli an Staats- Kanzler Fürsten v. Metternich.
Euer Durchlaucht!
Ich erhielt soeben durch Khalil- Ben aus der Suite Ali Pashas beiliegende Exposé des Herrn de Lesseps über die Suez- Canal- Angelegenheit und beeile mich, ein Exemplar davon E. D. hiermit ehrerbietigst zu unterbreiten.
Wien, 18. Juni 1856.
E. D.
ganz ergebener Diener
v. Negrelli m./p.