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» mais, soumises au mouvement alternatif, s’usaient » de plus en plus et se transformaient peu à peu en 5) sable. )>
Nous pouvons également dire, avec M. le colonel Emy, que «Toutes les barres des fleuves sont des » dépôts apportés ou arrêtés par les lames de fond, n et que, sans elles, ces dépôts seraient repoussés au » large aussi loin que les fleuves portent leur cours, n Le Delta du Nil, ceux du Mississipi, du Gange, de » l’Escaut, de la Meuse, du Rhin et de la Camar- » gue du Rhône ont été originairement des barres » formées par ces mêmes lames de fond. »
Les langues de sable qui séparent l’étang de Tliau du golfe du Lion, la langue de terre sur laquelle Alexandrie est bâtie, celles qui séparent les lacs Rourlos et Mcnzaleh de la Méditerranée, sont des barres de sables formées par les lames de fond. Le banc de sable qui sépare de la mer Rouge le vaste bassin des lacs Amers a été sans aucun doute un gué élevé par les lames de fond qui, dans les temps de tempête, remontent cette mer avec le courant des marées chargées de sable. Le gué qui répond aujourd’hui à Suez a certainement été formé de cette manière par les lames de fond.
Nous pouvons dire aussi que l’isthme de Suez tout entier a été formé par les apports maritimes de la Méditerranée et de la mer Rouge. Nous croyons qu’avant les temps historiques, les deux mers ont