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déjà le cachet des trois puissances par la formation des trois groupes et pourtant cette affaire avait le caractère d'une entreprise particulière constituée au profit d'intérêts privés. C'était une spéculation et non pas une œuvre politique. Vous pouvez même vous rappeler, que je craignais à l'origine de mêler trop la politique à notre affaire pensant que le moment n'était pas convenable et que l'intervention des Diplomates de l'une et l'autre puissance pourrait même compromettre notre affaire.- Aujourd'hui je crois au contraire le moment venu à l'instant, où la France et l'Angleterre s'unissent à l'Autriche pour résoudre la question capitale de paix européenne, vous vous trouvez vous- mêmes chargé de la guerre et des négociations.- N'est- ce pas une indication providentielle de la marche, que nous devons suivre aujourd'hui? Ne devons- nous pas au lieu de porter nos études dans les bureaux des Banquiers, les mettre sur la table des Diplomates? Je le crois fermement; j'ai la conviction que les banquiers sont impuissants aujourd'hui pour exécuter, pour patroner une œuvre pareille, et d'un autre côté je crois comme vous que les Diplomates peuvent y voir un moyen puissant de faciliter la solution de notre réorganisation sociale. J'écris en ce sens à Talabot, en lui envoyant copie de vos lettres et de ma réponse et je le presse de vous envoyer directement ce, qu'il aura pu préparer de matériaux pour la solution nécessitée par le dernier nivellement mais en supposant, que ces matériaux vous manquent, il me semble qu'il y aurait encore utilité, à ce que vous saisissiez fortement les Diplomates de l'idée en leur citant les études déjà faites, en leur faisant connaître les bases de notre Société, en réclamant leur patronage, en provoquant leur cordiale entente sur ce sujet, en cherchant à faire de ce travail commun des grandes puissances, une condition du traité de paix qu'elles se proposent de conclure l'occasion me paraît superbe et digne de vous, cher collègue, c'est évidemment à l'Autriche qu'appartient en ce moment, le rôle initiateur pour une pareille œuvre, son intérêt l'y pousse, autant que le sentiment de la gloire, qui serait attaché à ce premier pas dans la voie d'une diplomatie pacifique d'intérêt universel. Comme vous le dites de l'Europe entière, l'Autriche surtout a besoin de jeter l'excédant de ses masses ouvrières sur l'Egypte, comme la France
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