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haleine, dont nous allons nous occuper activement en Europe, de manière à pouvoir le soumettre dans quelques mois à Son Altesse; dès à présent nous nous empressons de Lui faire connaître nos conclusions:
1. Le tracé sur Alexandrie est inadmissible aux points de vue technique et économique.
2. Le tracé direct offre toute facilité pour l'exécution du canal maritime proprement dit, avec un embranchement sur le Nil, et des difficultés ordinaires pour la création des deux ports.
3. Celui de Suez s'ouvrira sur une rade vaste et sûre, accessible en tout temps, où l'on trouve 8 mètres d'eau à 1600 mètres du rivage.
4. Celui à créer dans le golfe de Péluse, que l'avant- projet plaçait dans le fond du golfe, sera établi à 10 kilomètres plus à l'ouest, dans la région où l'on trouve 8 mètres d'eau à 2300 mètres du rivage, où la tenue est bonne et l'appareillage facile.
5. La dépense du canal, des deux mers et des travaux qui s'y rattachent ne dépassera pas le chiffre de deux cents millions, portés dans l'avant- projet des ingénieurs du Vice- Roi.
Alexandrie, 2 janvier 1856.
Les membres de la Commission internationale pour le percement de l'Isthme de Suez:
Signé: Conrad, Président.
Renand.
Liesson, Secrétaire.
Negrelli. Mac Leen.
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Alexandrie, 4 janvier 1856.
La commission internationale pour le percement de l'Isthme de Suez vient de terminer ses explorations sur le sol égyptien et de remettre au Vice- Roi les conclusions de son rapport.
Partie de Suez le 21 décembre après avoir étudié la rade, elle a traversé l'Isthme, du Sud au Nord, reconnaissant sur sa route les sondages et les nivellements en cours d'exécution depuis trois mois et qui permettront de fixer définitivement