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ments construits et exploités par la compagnie, aucun droit, impôt ou taxe quelconque, ayant pour effet soit de diminuer les avantages, auxquels elle aura droit pendant la durée de la concession, soit d'augmenter pour le commerce universel, après l'expiration du privilège de la compagnie, les charges, qui auront pu résulter de l'exercice de ce privilège.
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Copie d'une lettre du Rn. St. Hilaire à M. de Negrelli.
Paris, rue Richepin 9.
Très cher et très honorable ami!
18 janvier 1858.
J'ai reçu votre lettre du 15 de ce mois et je vous remercie du mémoire de M. le Baron de Czoernig. Il est arrivé encore à temps, pour que je puisse le publier dans notre prochain numéro. J'y reviendrai encore, quand vous m'enverrez l'imprimé.
Je vous prie de remercier bien vivement de notre part, M. le Baron de Czoernig. Cette démonstration nous fait le plus grand bien, et elle montre bien clairement, quel immense intérêt l'Autriche porte à cette grande affaire. L'ardeur avec laquelle parle Monsieur le rapporteur en est le témoignage éclatant: M. M. de Bruck et de Toggenburg sont bien aimables d'avoir prêté le secours de leur présence à cette lecture importante. C'est le cachet du gouvernement, qu'ils y ont doublement apposé, quoique le lieu et l'auteur parlassent déjà assez
haut.
Je suis très heureux de l'opinion de M. le Prince de Metternich sur le nouveau Grand Vizir. C'était aussi l'espoir, que je concevais; car je suis fier de le voir confirmé par le jugement d'un homme, que je regarde dans toute cette affaire comme la sagesse incarnée, sans parler d'une bienveillance qui ne s'épuise jamais.
J'ai reçu ce matin une lettre de M. de Lesseps. Elle est du 8 et il connaît la mort de Rechid sans connaître encore le successeur. Il est toujours plein d'espoir et je vois, que l'avènement d'Aali Pacha lui aura fait grand plaisir ainsi qu'à nous.
Georgi- Dufour, Urkunden.
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