L’^GYPTE Ä L’EXPOSITION universelle de 1873 Ä VIENNE.
PARTIE I.
AGRICULTURE.
L’ agriculture en Egypte est la base la plus solide de la prosperity de ce beau pays. La nature en lui refusant les principaux elements de production industrielle, mais en le dotant largement d’un ciel et d’un sol exceptionnels, semble lui avoir assigne un role exclu- sivement agricole. Quand on considere toutes les richesses que le sol de la Vallee du Nil produit actuellement, et toutes celles qu’il peut produire encore, on reste couvaincu de la haute importance que presente pour ce pays le developpement de son agriculture qui en donnant satisfaction ä de graves et legitimes interets, doit devenir une source feconde de bien etre moral et materiel. Mais, pour obtenir tous les bienfaits que peut produire en Egypte le progres agricole, il est indispensable, non seulement de tenir grand compte des Iepons de F experience, et de l’observation des faits, mais encore d’eclairer la pratique des lumieres de la science. Si Fagriculture a fait en Europe des progres serieux, ce n’est que depuis que la science y a apporte son concours le plus devoue. Par eile, en effet, les questions d’amendements et d’engrais qui sollt les questions dominantes en agriculture, peuvent etre facilement elucidees. Par son intervention le cultivateur peut, non seulemeut ameliorer la constitution physique du sol par un choix rationnel de materiaux qui lui sont necessaires, mais encore observer avec connaissance de cause la loi de restitution qui lui est imposee pour conserver k sa terre tons les elements de fertilisation dont eile est pourvue, par Femploi des engrais. Ceux-ci renferment, en effet, les principes de nutrition qui sont indispensables ä l’existence et au developpement des cultures. En rendant au sol les materiaux qui en ont ete enleves par des cultures anterieures,