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Rapports publiés par le Ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, 1874 : l'agriculture à l'exposition universelle de Vienne / par M. Eugène Tisserand,... ; Ministère de l'agriculture et du commerce.
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MACHINES AGRICOLES.

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apparent, ils n’ont plus cependant la même signification. Ces quel­ques bocaux de grains, ces quatre ou cinq balles de coton, ces liasses de feuilles de tabac, ces carcasses de porc fumées prennent un tout autre aspect aux yeux de celui qui cherche à pénétrer au fond des causes et des effets. Pour lui, ils représentent la pro­duction agricole du pays. Ce n’est plus la machine seulement qui est en jeu, ce n’est plus un simple outil perfectionné en vue de tel ou tel sol; c’est l’agriculture entière; ce sont ses procédés, sa puissance productive et même les institutions du pays qu’ils con­duisent à examiner pour les comprendre dans leur sens vrai.

Quelle est la production actuelle de l’agriculture américaine? quels sont ses progrès? quelles sont les causes qui les favorisent? quel enseignement peut-on en tirer ? Telles sont, en effet, les ques­tions multiples qui se pressent dans l’esprit de l’observateur at­tentif, quand celui-ci passe devant ces échantillons modestes qui occupent une place si réduite au milieu des merveilles accumulées de l’industrie humaine?

Le développement des États-Unis date d’un nombre d’années relativement petit. Les premiers pionniers qui vinrent se fixer dans les États de la Nouvelle-Angleterre apparurent au commencement du dix-septième siècle; ils s’établirent entre les premiers con­tre-forts des Alleghanys et la côte de l’Océan, au moment même où la France commençait, de son côté, la colonisation du Canada.

Cette époque était un temps de fermentation intellectuelle et politique dans la Grande-Bretagne. Le principe de l’autorité, les droits des hommes et particulièrement ceux des Anglais, la nature, l’exercice et les objets du gouvernement y étaient les sujets d’une dis­cussion passionnée, et beaucoup d’individus avaient embrassé avec chaleur les maximes libérales. Déplus, comme la religion d’État tenait de la Couronne sa force et ses droits, l’Église anglicane sou­tenait la doctrine de l’obéissance passive et du droit divin, et les puritains, en défendant leur liberté de conscience, étaient forcés d’attaquer le pouvoir temporel et de défendre leur liberté civile. Ces circonstances poussèrent au delà de l’Atlantique un certain