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Rapports publiés par le Ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, 1874 : l'agriculture à l'exposition universelle de Vienne / par M. Eugène Tisserand,... ; Ministère de l'agriculture et du commerce.
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MACHINES AGRICOLES. 103

cines. C’est aussi à l’aide de ces locomobiles que les petites localités seront appelées à jouir dans une certaine mesure des avantages précieux que les chemins de fer procurent aux centres de popula­tion qu’ils desservent : elles peuvent en effet gravir les pentes de nos chemins ordinaires et tourner dans leurs courbes : leur prix est très-abordable (14 à 15,000 francs pour une machine de 10 che­vaux et 1,000 francs par cheval-vapeur de plus). Le Jury du deu­xième groupe voulant reconnaître les services de MM. Aveling et Porter dans cette question a accordé à ces exposants un diplôme d’honneur.

Les machines à vapeur fixes et locomobiles semblent être arrivées à leur perfection. Elles ne montrent plus que de légères améliora­tions. Toutes celles qui ont été soumises à l’appréciation du Jury étaient remarquables par le fini de leur travail, et l’excellente dis­position de leurs organes :

Parmi ces machines, il y en avait une qui, exhibée par MM. Ran- somes, Head et Sims à Ipswich (Angleterre), a présenté une inno­vation au moyen de laquelle on peut substituer la paille au com­bustible minéral et au bois pour la production de la vapeur.

Depuis longtemps on cherchait dans la Russie méridionale où le bois manque et où la houille est d’un prix très-élevé, à utiliser la paille pour le chauffage des chaudières ; tous les systèmes essayés avaient échoué ; la paille se prend en masse quand on la jette sur la grille d’un foyer et se carbonise à la surface, en ne donnant pas de flammes ; on avait tenté d’en faire des briquettes ; le même incon­vénient s’était présenté. M. Schemioth, ingénieur russe, et M. Head, l’un des chefs les plus distingués de la maison Ransomes, sont par­venus à triompher de l’obstacle en inventant un système d’alimen­tation de paille qui assure la combustion entière de celle-ci. Nous en donnons le dessin (fig. 28). A la porte du foyer de la machine à vapeur se trouve placée la boîte d’un véritable hache-paille avec ses deux rouleaux alimentaires; ces rouleaux armés de dents reçoivent le mouvement à l’aide d’une manivelle, tant que la machine n’est pas en pression, puis, quand elle est en marche, à l’aide d’une cour­roie montée sur la roue motrice : la paille amenée entre les rou-