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Rapports publiés par le Ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, 1874 : l'agriculture à l'exposition universelle de Vienne / par M. Eugène Tisserand,... ; Ministère de l'agriculture et du commerce.
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fi CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

de cheval ; et ce calcul est applicable à toutes les cultures à peu de

différence près.

En d’autres termes, tandis que pour l’exploitation d’une ferme de 100 hectares, l’agriculteur ne consacre guère que le travail de 8 à 10 chevaux de trait et d’une dizaine d’ouvriers, la nature lui fournit en force, l’équivalent de ce que lui donnerait une machine à vapeur de 1,300 chevaux travaillant sans répit ni relâche durant la période végétative.

Mais ces forces gratuites, l’agriculteur n’en a pas, tant s’en faut, la libre disposition : ce ne sont plus là des puissances immuables, comme la pesanteur, qui agissent simplement et à la moindre sol­licitation. Elles sont au contraire multiples, ondoyantes, capri­cieuses on pourrait dire, et le cultivateur ne peut la plupart du temps, que les regarder agir. Est-il surprenant qu’après cela les progrès soient si lents, si peu sûrs. Examinons maintenant quelle voie ils ont suivie pour faire sentir leur action à des puissances aussi complexes que libres dans leurs allures.

Le travail que commande l’homme n’entre, on vient de le voir, que pour une quantité bien minime dans la production agricole; il compte à peine pour 4 à 5 millièmes. Quels que soient par consé­quent ses efforts, le cultivateur ne pourra jamais arriver à des résul­tats comparables à ceux de l’industriel; car si le sol est l’usine et si la plante représente pour l’agriculture la broche du ülateur, cet outil qui sert à condenser et à transformer sous une forme utile à l’alimentation ou aux autres usages de l’homme, les matières pre­mières contenues dans l’atmosphère et dans la terre, ne saurait être multiplié indéfiniment sur le même terrain : un hectare ne peut en porter qu’une quantité déterminée; c’est la place qui manque au cultivateur; ni la matière première, ni la force ne font défaut. La matière première remplit l’Océan, constitue l’at­mosphère, couvre la terre et forme sa masse. La source en est iné­puisable, elle se régénère sans cesse. Quant aux forces, elles sont pour ainsi dire incommensurables. En effet, le soleil déverse sur le globe une quantité de chaleur équivalente à celle que produirait la combustion d’une couche de houille de 25 centimètres d’épais-