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Rapports publiés par le Ministère de l'agriculture et du commerce, Direction de l'agriculture, 1874 : l'agriculture à l'exposition universelle de Vienne / par M. Eugène Tisserand,... ; Ministère de l'agriculture et du commerce.
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AMÉLIORATIONS AGRICOLES.

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exposées ne valaient pas celles du prince de Sclnvartzenberg.

L’exposition de l’archiduc Albrecht, l’un des protecteurs les plus ardents de l’agriculture et que l’on trouve partout où il y a un intérêt agricole à soutenir ou à patronner, a aussi très-vivement attiré l’attention des visiteurs. Les produits de ses domaines, qui ne comptent pas moins de 100,000 hectares; les cartes et les plans des nombreuses améliorations qu’il a effectuées; de ses distilleries et de ses maisons ouvrières, formaient un ensemble des plus inté­ressants ; ses chanvres et ses grains étaient vraiment remarquables ; mais ce qui a surtout vivement frappé le public parmi les objets exposés, c’était une merveilleuse collection ou plutôt un véritable musée d’insectes nuisibles et utiles à l’agriculture : il n’est pas possible d’avoir un ensemble plus complet, mieux arrangé, plus méthodiquement classé, et d’arriver à préparer avec plus de per­fection les insectes les plus ténus ; les larves, les chrysalides et les papillons les plus fragiles s’y montraient comme s’ils étaient vivants; les chenilles surtout faisaient l’admiration générale. A côté de l’insecte, des tableaux faisaient voir les parties des plantes attaquées par eux et leurs dégâts: cette remarquable exposition, fruit dû au travail laborieux et délicat d’un des agents du prince, était cotée comme valeur à la somme de 80,000 francs; en voyant ce que peut le travail et la persévérance, on en vient à regretter que les pro­fesseurs de nos écoles n’occupent pas davantage leurs loisirs à réu­nir des collections analogues, nos écoles d’agriculture laissent bien à désirer sous ce rapport, avec du temps et delà persévérance elles pourraient à la longue se constituer de véritables et précieuses ri­chesses; c’est une œuvre de longue haleine, mais l’instruction des maîtres et leur enseignement y gagneraient.

Une mention particulière revient encore à l’exposition d’un au­tre grand propriétaire autrichien, le baron de Sina, qui exploite de vastes domaines en Moravie. Ses laines surtout étaient très-belles ; ses troupeaux de souche, qui comptent 4,654 têtes, appartiennent à la race électorale pure et viennent des bergeries de M. Gadegast, éleveur célèbre delà Saxe.

Les houblons de la Bohême, de la Moravie, de la Carintbie et de

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